La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

lundi, 28.11.2016

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention les ventes au détail en Allemagne et la croissance des prêts en zone euro.

John F. Plassard*

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont en légère baisse après les nouveaux records historiques de vendredi. Les raisons du jour sont à mettre sur le compte d’une prise de bénéfice évidente et de la plus forte hausse du Yen (à l’ouverture des marchés) face au dollar depuis juillet 2016.

Il y avait pourtant ce matin une bonne nouvelle concernant la zone euro. On a en effet appris que la croissance du crédit aux entreprises dans la zone euro avait connu en octobre sa plus forte hausse depuis près de cinq ans et demi. En détail, le crédit aux entreprises a augmenté de 2,1% sur un an le mois dernier, le chiffre le plus élevé enregistré depuis juin 2011, après +1,9% en septembre. Les prêts aux ménages ont progressé de 1,9% sur un an, un peu moins qu'en septembre (+2,1%). Les crédits à la consommation ont augmenté de 3,5%, un peu plus que le mois précédent, et les prêts immobiliers de 2,3%, après 2,4% en septembre.

Là où le bât blesse c’est que la croissance en rythme annuel de la masse monétaire M3 est revenue à 4,4% en octobre, son rythme de hausse le plus faible depuis mars 2015, contre une progression de 5,0% en septembre. Le consensus tablait sur une augmentation de 5,0% de la masse monétaire. Si cette variable est considérée par certains comme un indicateur avancé de l’activité économique, son interprétation fait débat.

Ces chiffres ne sont cependant pas à même de faire changer d’avis les responsables de la banque centrale européenne (BCE) lors de la prochaine réunion qui devrait s’acheminer vers une extension de son programme de rachats d’actifs.

Ce matin, les dernières conclusions de l’OCDE en matière de croissance mondiale étaient aussi intéressantes à analyser. L’organisation de coopération et de développement économiques a en effet publié ses conclusions automnales et s’attend à un regain de croissance ces 2 prochaines années sous l’impulsion notamment de la croissance … américaine !

En détail l’OCDE voit la croissance mondiale passer de 2,9% cette année à 3,3% en 2017 - alors qu'elle n'attendait que 3,2% en septembre - pour atteindre 3,6% en 2018. Elle a notamment révisé en hausse ses anticipations de croissance de l'économie américaine, pour laquelle elle attend désormais 1,5% cette année (contre 1,4% précédemment) et 2,3% en 2017 soit 0,2 point de plus qu'auparavant).


Les indices américains ont fini en hausse vendredi soir en battant de nouveaux records historiques à l’issue d’une demi-séance très calme pour cause de Thanksgiving et de BlackFriday.

Les 3 indices principaux ainsi que le Russell 2000 continuent donc leur folle course vers des sommets encore inconnus auparavant. Le Russel 2000 a connu sa 15ème séance de hausse consécutive (du jamais vu depuis 1996) et son 9ème record d’affilée.

La dernière fois que l’indice des petites et moyennes entreprises avait connu une plus longue série, c’était en … 1988 !

Intéressant de noter que même après 3 semaines de hausse quasi incessante, les indices ont connu à la clôture un nouveau phénomène « d’achat panic ».

Au niveau des devises, le dollar a poursuivi sa progression ce qui a poussé le Yen et le Yuan encore plus bas (6ème semaine de baisse sur les 7 dernières).

L’argent et l’Or ont souffert une nouvelle fois de la vigueur du billet vert. Le métal jaune connait ses pires 3 semaines d’affilées depuis juillet 2013. Signalons que les investisseurs n’ont jamais été aussi pessimistes (bearish) sur l’Or depuis juillet 2015….

Les cours du pétrole ont terminé en forte baisse vendredi soir plombés par la crainte de ne pas voir la Russie se joindre à l'effort de réduction de la production que l'Opep essaie de mettre en place.

Sans surprise, les volumes furent faibles.

Le premier bilan confirme nos conclusions

Ce que nous supputions est arrivé: Les ventes et l'affluence dans les magasins ont diminué lors de Thanksgiving et du Black Friday.

Selon plusieurs données (notamment de RetailNext), les ventes nettes physiques en magasins ont baissé de 5,0% durant ces deux journées et le nombre de transactions a reculé de 7,9% par rapport à la période comparable de 2015.

Sur le seul Black Friday, les ventes en magasins ont chuté de 10,4%. La raison étant bien évidemment à mettre sur la montée du shopping en ligne puisque les ventes sur internet ont augmenté dans des proportions à deux chiffres durant ces deux jours dépassant pour la première fois les trois milliards de dollars pour le Black Friday.

En détail, les ventes en lignes de Thanksgiving et du Black Friday ont représenté 5,27 milliards de dollars, en hausse de 18% par rapport à l'an dernier et dépassant sa propre prévision qui était de 5,05 milliards.

Sur le seul Black Friday, les ventes en ligne ont progressé de 21,6% à 3,34 milliards de dollars, les achats fait à partir de matériels mobiles ayant représenté plus d'un milliard de dollars de facturations, deux montants records.

Nous surveillerons maintenant avec attention les chiffres du CyberMonday qui aura lieu (comme son nom l’indique) aujourd’hui.

Alors, la dette dans tout ça ?

On parle malheureusement très peu de la dette publique des pays. Le sujet a même été totalement oublié lors des débats à la présidentielle américaine.

Pourtant la dette du gouvernement fédéral américain (publique et dette nationale du gouvernement envers la Fed) devrait atteindre sous peu les 20'000 milliards de dollars.

Depuis l’accession de Barack Obama à la présidence, la dette de l’Etat a augmenté de plus de 8'500 milliards de dollars en 7 ans pour pratiquement doubler pendant son mandat. La même dynamique avait été enregistrée par les obligations de l’État à l’époque de son prédécesseur George W. Bush.

En juillet 2015, l’ex-sénateur républicain Ron Paul avait appelé à régler le problème de l’immense dette américaine. Selon lui une crise similaire à la Grèce menaçait le pays dans le cas contraire. Il pensait que les États-Unis devraient réduire notamment les dépenses militaires, les dépenses sociales et réduire les privilèges pour les entreprises. Aujourd’hui c’est Donald Trump qui est confronté à cet abysse.

Avant de nous attaquer dans un prochain Morning & Synthèses aux conséquences d’un futur accroissement de la dette des pays au pays mondial, il nous a semblé aujourd’hui intéressant de faire un bilan.

Les japonais toujours et encore

L'éclatement de la crise grecque puis irlandaise a sensibilisé les opinions publiques des pays développés au couperet que représente pour une nation un endettement trop élevé. Mais tous les contribuables ne sont pas sur un pied d'égalité à travers le monde.

Selon le tour d'horizon, qui rapporte l'endettement public d'un pays à l'échelle de chaque contribuable (données mi-2016), les Japonais sont de loin les citoyens sur lesquels repose l'endettement le plus considérable. Ainsi, chaque Japonais était virtuellement endetté à titre personnel à hauteur de 85'694.87 dollars !

Les bons et les moins bons

Assommés par une crise bancaire sans précédent à la fin 2008, les Islandais sont certes peu nombreux mais la dette nationale fait peser sur chaque citoyen 39'731.65 dollars, davantage qu'en Autriche (38'769.98 dollar) et au Royaume-Unis (36'206.11 dollar). A l'inverse, l’Espagne (26'800 dollars) et les Grecs (32’1000 dollars) qui subissent aujourd'hui les effets de la rigueur budgétaire sensée assainir leurs finances publiques, sont virtuellement moins endettés que les belges (44'202.75 dollars) et les américains (42'503.98 dollars)). Les Suisses sont endettés à hauteur de 27'500 dollars.

Souvent moquée pour son endettement excessif, la France n'impose pas à ses générations futures un endettement si insoutenable que cela. La dette publique par habitant atteint que 35'800 dollars, et sort virtuellement du « Top 10 » des pays endettés. L’Allemagne est toujours l’un des bons élèves en terme d’endettement (30'600 dollars par habitant) soit l’équivalent de celui des Pays-Bas (29'700 dollars).

Les pays émergents et de l’Est

Que ce soit en Europe de l'Est, en Afrique, en Amérique latine ou en Asie, les citoyens des pays émergents sont plus chanceux. Plus nombreux rapportés à la taille de leur Etat et de leurs économies, les Chinois et les Indiens ne supportent ainsi que 1’300 et 900 dollars d'endettement public par tête. Du fait de la cure d'austérité drastique imposée après la chute du communisme, les pays d'Europe de l'Est disposent également d'un endettement très modéré par rapport à l'Europe occidentale. C'est le cas notamment de la Roumanie (3'600 dollars) et de la République Tchèque (7'500 dollars). Certains pays développés se distinguent également, comme l'Afrique du Sud (2'300 dollars) et dans une moindre mesure l'Australie (23'400 dollars).

En visionnant l’infographie ci-dessous, on peut constater que tous les pays n'y figurent pas. Il est en effet très compliqué d'obtenir des données fiables et comparables pour certains pays.

Arrêt du processus d’adhésion à la Turquie

Voir 3 millions de réfugiés arriver en Europe ces prochaines semaines est un scénario que personne ne peut plus exclure. Les menaces du président turc Recep Tayyip Erdogan pourraient bien être mises à exécution. Comme le rapporte le Financial Times, ce dernier a une nouvelle fois averti Bruxelles que si l’union européenne n’adoucissait pas sa position sur Ankara c’est pourtant ce qui arriverait.

Les faits :

Le Parlement européen a demandé vendredi le gel des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, en raison de la répression disproportionnée en cours depuis le coup d'Etat avorté de juillet.

Dans une résolution adoptée à une très large majorité à Strasbourg, les eurodéputés appellent à un gel « temporaire » du processus d'adhésion entamé en 2005. Rappelons cependant que le vote des eurodéputés n'est pas contraignant.

Le texte (soutenu par les quatre principaux groupes au Parlement, conservateurs, socialistes, libéraux et Verts) a été approuvé à une large majorité par 479 voix pour, 37 contre et 107 abstentions.

La résolution indique textuellement que "Les mesures répressives prises par le gouvernement turc dans le cadre de l'état d'urgence sont disproportionnées, attentent aux droits et libertés fondamentaux consacrés dans la Constitution turque, portent atteinte aux valeurs démocratiques fondamentales de l'Union européenne".

Les eurodéputés indiquent même que « le rétablissement de la peine capitale par le gouvernement turc devrait entraîner une suspension officielle du processus d'adhésion ». 

Pas sûr que les dirigeants suivent la même voie

Il semble peu probable que les États européens suivent la recommandation du Parlement. Seule l'Autriche, dans un contexte d'élection influencée par l'extrême droite, se prononce clairement en faveur d'un arrêt des négociations.

Cependant, les conclusions des eurodéputés (que le président turc Recep Tayyip Erdogan estime sans valeur) risquent sans aucun doute d’amplifier les tensions entre Ankara et l’Union européenne. Quitte à laisser la Turquie se rapprocher encore un peu plus de la Russie….

Le risque Migratoire est bien réel

Certains dirigeants européens craignent que le régime turc ne renonce à appliquer l'accord sur les migrants signé en mars dernier avec l'Union et ne bloque plus les flux de réfugiés qui tentent d'atteindre l'Europe.

Car la menace migratoire est bien réelle. La Turquie abrite près de 3 millions de réfugiés. En mars dernier, l'Union Européenne (UE) avait passé un accord avec Ankara pour tenter d'endiguer les flux de migrants et échange d'une aide financière et d’une exemption de visa pour les citoyens turcs se rendant en Europe.

Jeudi soir, le premier ministre turc Binalu Yildirim avait déjà estimé que l'Europe serait «noyée» par les migrants si cet accord été rompu.

Pas vraiment de stabilité

Alors oui je sais que vous allez me dire que l’on ne doit rien avoir d’autre à faire que de lire les 160 pages de la revue de stabilité financière publiée par la banque centrale européenne (BCE) pour le mois de novembre 2016, mais détrompez-vous, l’exercice fut des plus instructifs.

L’endettement en premier lieu

Dans son rapport la Banque centrale européenne (BCE) estime que les risques pour la stabilité financière de la zone euro s’accumulent et que des préoccupations concernant la capacité de certains pays à gérer leur dette pourrait refaire surface. Et ce en dépit de conditions financières relativement abordables sur le marché.

La politique est un risque

L’institution de Frankfurt note que des changements politiques, en particulier aux Etats-Unis, pourraient être source de volatilité brutale des prix des actifs et de retournement abrupt des flux financiers au risque d’aggraver les vulnérabilités existantes à une hausse des taux d’intérêt et des rendements.

La BCE pense qu’une incertitude politique plus dense pourrait déboucher sur des priorités économiques plus internes et susceptibles d’entraver la croissance. Cela pourrait se traduire par un retard des reformes budgétaires et structurelles qui s’imposent et, dans le pire des cas, aggraver les pressions sur les souverains les plus vulnérables.

Un calendrier tendu

Selon le rapport toujours, les marchés risquent de réagir brutalement à un calendrier électoral chargé de part et d’autre de l’Atlantique. Les membres de la BCE estiment que les risques d’une nouvelle correction des prix des actifs restent élevés et pourraient être amplifiés par les liens étroits unissant les catégories d’actifs.

Petit rappel :

  • 4 décembre 2016 : Référendum constitutionnel en Italie
  • 4 décembre 2016 : Elections présidentielles en Autriche
  • Fin 2016 : Revue des réformes en Grèce
  • 21 – 29 janvier 2017 : 2ème tour des primaires socialistes en France
  • Fin mars 2017 : Activation de l’Article 50 en Grande-Bretagne
  • 15 mars 2017 : Elections générales aux Pays-Bas
  • 26 mars 2017 : Elections législatives régionales dans le Saarland
  • 23 avril – 7 mai 2017 : Elections présidentielles en France
  • 7 mai 2017 : Elections législatives régionales en Allemagne dans le Schleswig Holstein
  • 14 mai 2017 : Elections législatives régionales en Allemagne en Westphalie du Nord
  • 11 – 18 juin 2017 : Election législatives en France
  • Septembre 2017 : Potentiel vote pour l’indépendance de la Catalogne
  • Octobre 2017 (date à déterminer) : Elections générales en Allemagne
  • Mai 2018 : Elections générales en Italie

Le Brexit est toujours un sujet important

Les incertitudes politiques devraient continuer à s’amplifier non seulement au niveau national, en raison de calendriers électoraux chargés en 2017 dans de grands pays de la zone euro, mais également au niveau de l’Union européenne dans le sillage du référendum au Royaume-Uni.

Un stress sur l’immobilier

La BCE observe des signes de surévaluation du marché de l’immobilier résidentiel dans certains pays comme le Royaume-Uni.

En cas d’intérêt, vous trouverez tous les détails sur le lien : https://www.ecb.europa.eu/pub/pdf/other/financialstabilityreview201611.en.pdf?f0feb4db4cc3aacc6f824b829c4f27d4

Cette semaine

Cette semaine sera placée sous le signe de l’emploi aux Etats-Unis (vendredi) et du référendum italien (dimanche).

Aujourd’hui nous surveillerons en particulier les ventes au détail en Allemagne et la croissance des prêts en zone euro.

Demain nous nous intéresserons aux ventes au détail au Japon, à la croissance française, au taux d’inflation en Espagne et en Allemagne, à l’indice de confiance de la zone euro et la croissance aux Etats-Unis (2ème estimation).

Mercredi c’est l’inflation en zone euro et aux Etats-Unis (PCE) qui devrait apporter de la volatilité aux indices. L’Opep tiendra aussi sa réunion à Vienne.

Jeudi nous observerons avec attention la publication des PMI manufacturiers chinois, le taux de chômage en zone euro et l’ISM manufacturier aux Etats-Unis.

Vendredi c’est la croissance du PIB Suisse qui nous intéressera mais aussi les créations d’emplois aux Etats-Unis, dernier élément perturbateur qui pourrait amener de la volatilité avant la réunion de la Fed du 14 décembre….

Les places européennes devraient ouvrir en légère hausse ce matin dans le sillage des nouveaux niveaux record des principaux indices américains. Les investisseurs seront cependant tentés de bientôt prendre leurs profits ce d’autant plus que le dollar est en franche baisse ce matin face à l’euro….

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent en ordre dispersé ce matin dans le sillage des records des indices américains vendredi mais d’une baisse du dollar et du prix du baril de pétrole. Le Nikkei, qui voit le Yen progresser met ainsi fin à 7 séances de hausses consécutives.

En termes de statistiques, on a appris hier que les bénéfices des entreprises du secteur industriel chinois avaient progressé de 9,8% en octobre par rapport au même mois de 2015. En détail, les bénéfices industriels ont atteint le mois dernier 616,1 milliards de yuans (84 milliards d'euros). En septembre, la croissance de ces bénéfices était de 7,7%, un chiffre marquant un net ralentissement par rapport à août. De janvier à octobre, les bénéfices industriels ont gagné 8,6% par rapport aux dix premiers mois de l'année 2015, un taux de croissance similaire à celui enregistré pour les neuf premiers mois de l'année (8,4%). Le secteur industriel a été porté en octobre par des ventes solides et des prix en hausse qui suggèrent que le renforcement de la deuxième économie mondiale est en bonne voie, quoique ses progrès privilégient surtout les industries polluantes.

Actualité

La Commission électorale du Wisconsin a accepté vendredi soir de procéder à un recompte complet des bulletins de vote exprimés lors de l'élection présidentielle du 8 novembre. La candidate écologiste Jill Stein, à l'origine de cette requête, explique qu'elle ne veut pas remettre en cause la victoire de Donald Trump mais vérifier la qualité et la fiabilité des procédures informatisées de totalisation des voix. Le Green Party, qui a lancé une opération de financement participation participatif pour couvrir les frais de ces recours, entend également obtenir un recompte en Pennsylvanie et dans le Michigan. Dans ces trois Etats, Donald Trump a devancé Hillary Clinton le 8 novembre dernier.

Dans l'attente du verdict des urnes aux Etats-Unis, les entreprises de la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) ont préféré rester à l'écart du marché obligataire. Selon Moody's, les émissions d'obligations à haut rendement ont chuté de 72% en octobre sur un mois et sont restées stables, à 4,3 milliards de dollars, par rapport à octobre 2015. De leur côté, les émissions de dettes à effet de levier (leveraged loans) se sont élevées à 8,8 milliards de dollars le mois dernier contre 8,9 milliards en septembre. Elles ont augmenté de 13% sur un an. Pour l'ensemble de l'année 2016, Moody's s'attend à ce que le niveau des émissions à haut rendement dans la zone soit inférieur à celui de 2016, soit 141 milliards de dollars.

L'Iran pourrait chercher à construire des bases navales en Syrie et au Yémen afin d'étendre son rayon d'action, a déclaré le chef d'état-major de l'armée iranienne, selon des propos relayés dimanche. "Nous avons besoin de bases lointaines et cela pourrait devenir possible un jour sur les côtes du Yémen ou de la Syrie, ou bien en utilisant des îles ou des bases flottantes", a déclaré le général Mohammad Hossein Baqeri, cité par le quotidien Shargh. Selon lui, disposer de telles bases serait bien plus utile que de disposer d'armements nucléaires.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker espère que les électeurs italiens ne rejetteront pas les réformes défendues par le président du Conseil Matteo Renzi lors du référendum constitutionnel du 4 décembre.

L'Elysée a catégoriquement démenti dimanche les rumeurs d'un remaniement imminent qui verrait Manuel Valls quitter Matignon à cinq mois de l'élection présidentielle de 2017 à laquelle le Premier ministre ne cache pas son envie de se présenter. Selon les informations du Parisien, plusieurs ministres et fidèles du président ont été "ulcérés" par les déclarations du Premier ministre au Journal du Dimanche, où il n'a pas exclu de se présenter à la primaire de la gauche face à François Hollande.

François Fillon était dimanche nettement en tête de la primaire de la droite et du centre, avec 69,5% des voix contre 30,5% à Alain Juppé, selon des résultats partiels du second tour portant sur 2.121 bureaux de vote.

Energie / Utilities   

►               BP a conclu un accord portant sur le rachat de 10% du champ gazier offshore de Zohr, situé au large de l'Egypte, auprès d'Eni. Cette participation, d'une valeur de 375 millions de dollars, permettra à BP d'accéder à l'une des plus importantes découvertes de gaz de ces dernières années. Le gisement de Zohr a été découvert par Eni en 2015 et pourrait contenir de l'ordre de 30.000 milliards de pieds cubes de gaz.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole est en baisse ce matin en Asie malgré la baisse du dollar. Les investisseurs craignent qu’il ne puisse y avoir d’accord lors de la réunion de Vienne.

Notons les déclarations du ministre de l'Energie saoudien qui pense que le marché pétrolier se rééquilibrera de lui-même l'an prochain même sans intervention des pays producteurs et qu'ainsi maintenir la production à son niveau actuel pourrait se justifier. Le gouvernement algérien a pour sa part proposé que les pays membres de l’Opep baissent leur production de 1,1 million de barils par jour.

Industrie / Minières / Automobile

►               Volkswagen a signé dimanche un accord en vue de monter des voitures en Algérie dans le cadre d'une coentreprise avec son importateur local SOVAC, visant une capacité de production de plus de 100 véhicules par jour à partir de juin 2017, ont déclaré VW et des responsables algériens. Les voitures seront montées dans une usine de 170 millions de dollars (160 millions d'euros) située dans la province occidentale de Relizane, a dit Abdesselam Bouchouareb, le ministre de l'Industrie algérien, lors de la cérémonie de signature à Alger.

►               Porsche (Volkswagen) anticipe pour sa première voiture électrique, la Mission E, des ventes annuelles de l'ordre de 20.000 exemplaires, écrit l'hebdomadaire Automobilwoche. Porsche compte créer au moins 1.400 emplois pour développer, construire et vendre cette concurrente de la Model S de Tesla qui doit être lancée en 2019.

►               Daimler prévoit d'investir jusqu'à 10 milliards d'euros dans le développement de véhicules électriques, a déclaré le responsable des activités de recherche et développement du constructeur automobile allemand. "D'ici 2025, nous voulons développer 10 voitures électriques à partir d'une même structure", a dit Thomas Weber, cité dans l'édition de samedi du journal allemand Stuttgarter Zeitung. "Pour cet effort, nous voulons investir jusqu'à 10 milliards d'euros", a-t-il ajouté. Thomas Weber a précisé que trois de ces modèles seraient de la marque Smart et que, grâce à des batteries plus grandes, leur autonomie serait portée à 700 kilomètres.

►               L'Iran compte acheter des avions de combat russes Sukhoï Su-30 pour moderniser son armée de l'air, a déclaré samedi le ministre de la Défense Hossein Dehghan, ajoutant que Téhéran pourrait à nouveau autoriser la Russie à utiliser une base aérienne iranienne pour ses opérations en Syrie

►               Le syndicat des pilotes Vereinigung Cockpit (VC) s'est déclaré dimanche ouvert au dialogue avec la direction de Lufthansa afin de trouver une solution au conflit salarial qui a donné lieu cette semaine à quatre jours de grève, tout en disant attendre une nouvelle offre de la compagnie aérienne allemande. "La manière dont le conflit va évoluer deviendra claire au fil de la journée", a dit à Reuters un porte-parole de VC. Lufthansa a annulé près de 2.800 vols de mercredi à samedi, ce qui a affecté plus de 350.000 passagers.

►               Un juge brésilien a ordonné le gel de biens d'une valeur totale d'environ 283 millions d'euros à l'ex-gouverneur de l'Etat de Rio Sergio Cabral, cinq de ses collaborateurs et Michelin. La décision de la juge Neusa Regina Larsen fait suite une condamnation prononcée en octobre contre les intéressés par un tribunal de Rio, qui a exigé le paiement au fisc du montant d'exonérations fiscales indument accordées selon lui à partir de 2010, à l'occasion de l'agrandissement de l'usine Michelin de la ville de Rezende.

►               La hausse de 0,76% des péages d'autoroutes en France qui s'annonce pour 2017 a été confirmée vendredi au comité des usagers du réseau routier national, a indiqué à Reuters une source proche du dossier.

►               Nebag envisage d'investir dans Syngenta, a-t-elle annoncé. Nebag, qui n'a pas détaillé le montant de sa prise de participation, estime qu'un investissement "temporaire" au cours actuel du groupe répond aux intérêts des actionnaires.

►               Sulzer souhaite acquérir le fabricant français de pompes Ensival Moret pour 85 mio CHF, a annoncé la société. L'entreprise doit être intégrée dans la division Pumps Equipment. La transaction doit être clôturée au deuxième trimestre 2017.

Financières

►               Des clients d'une banque du Liechtenstein ont été sommés de verser une partie de leur argent à des pirates informatiques faute de quoi ces derniers transmettront au fisc et aux médias des informations sur leurs comptes, rapporte le Bild am Sonntag. La Valartis Bank Liechtenstein a été vendue cette année par le groupe coté en Suisse Valartis Group à une holding basée à Hong Kong, Citychamp Watch & Jewellery Group.

Informations et Technologies

►               Stripe est désormais valorisée plus de 9 milliards de dollars après un nouveau tour de table qui lui a permis de lever quelque 150 millions de dollars, a indiqué le Wall Street Journal.

►               Gemalto annonce avoir signé un protocole d'entente avec Huawei, afin de concrétiser la vision globale de l'Internet des objets (IoT) des deux parties chez Huawei Connect, Europe 2016.

►               Wisekey s'est associé à un groupe d'entrepreneurs pour lancer une co-entreprise active dans la cybersécurité et l'internet des objets en Inde. Appuyé par Indian Potash Limited (IPL) en tant qu'investisseur et partenaire, Wisekey India aura pour mission de faciliter la transition numérique dans le pays, a indiqué le groupe

Consommation

►               Ferrero a annoncé samedi qu'il espérait boucler d'ici la mi-décembre l'acquisition des biscuits Delacre, qui appartiennent au groupe United Biscuits. L'offre a été présentée fin juillet par la direction de Ferrero, qui vise par cette acquisition à prendre pied sur le marché des biscuits haut de gamme et réduire sa dépendance aux produits à base de chocolat, à commencer par sa pâte à tartiner composée notamment de noisettes et de cacao. L'acquisition de Delacre permettrait aussi au groupe familial, basé dans le Piémont, d'étendre sa présence sur le marché nord-américain.

►               Jean-Claude Biver, patron du pôle horloger de LVMH, fait preuve d'optimisme. Selon lui, la branche de l'horlogerie est en train de remonter la pente. "Nous avons atteint le creux de la vague. Mais la situation s'améliore au second semestre", explique-t-il dans une interview parue dans les colonnes du Matin Dimanche et de la SonntagsZeitung. Sur l'ensemble de l'année, le patron table sur une augmentation entre 2 et 5% des exportations horlogères. Il estime, par ailleurs, que 2017 sera une année meilleure pour l'horlogerie, un secteur qui ne se trouve pas "en crise structurelle", selon lui.

►               La marque horlogère IWC, détenue par le groupe Richemont, s'est lancée dans la vente en ligne de ses garde-temps via les sites en ligne mrporter.com et net-a-porter.com en novembre. Deux sites dédiés exclusivement à la vente de produits de luxe dans le domaine de la mode. "Nous avons déjà des retours très positifs et vendu quelques pièces", a déclaré vendredi à AWP un porte-parole de la marque basée à Schaffhouse. Pour le moment, les clients peuvent uniquement acquérir certaines montres se trouvant dans l'entrée de gamme de la marque, c'est à dire à partir d'environ 4000 CHF. "Nous réfléchissons également à la mise en place d'une stratégie en ligne plus importante", a ajouté le porte-parole sans entrer dans les détails.

►               Casino a fait état d'une hausse de 0,5% de ses ventes à magasins constants en France au mois d'octobre. Faisant le point sur le plan de redressement de son activité en France dans une présentation aux investisseurs mise en ligne sur son site Internet, le groupe a notamment indiqué que les ventes des supermarchés Casino avaient progressé de 2,4% au cours des 4 semaines se terminant le 27 octobre. Monoprix affiche une croissance de 1,5% sur la période, tandis que l'enseigne Leader Price se contracte de 1,4% et que les hypermarchés Casino se replient de 0,2% dans l'Hexagone. La progression des ventes du groupe de 0,5% en octobre succède à un repli de 0,6% au troisième trimestre.

►               Le 'Mail on Sunday' britannique a révélé que LVMH lorgnerait sur le spécialiste du textile pour cyclisme londonien Rapha, une marque très en vogue dans le milieu, notamment portée par l'équipe Sky, dont le leader Chris Froome est triple vainqueur du Tour de France.

►               Aryzta a réalisé au 1er trimestre de son exercice décalé 2016/17 (clos fin octobre) un chiffre d'affaires de 962,3 mio EUR, soit 3,3% de moins qu'à la même période un an plus tôt. Dans son partiel, le boulanger indique cependant s'en tenir à ses objectifs. Cité dans un communiqué, le directeur général (CEO) d'Aryzta, Owen Killian, parle d'une évolution "conforme aux attentes" au 1er trimestre. Selon lui, l'érosion du revenu sous-jacent (-1,2%) s'explique avant tout par le fléchissement attendu des volumes en Amérique du nord, ainsi que la consolidation de la production en Allemagne. Reste que la copie rendue par le groupe zurichois est inférieure aux projections des analystes sollicités par AWP. Le plus pessimiste d'entre eux tablait sur un chiffre d'affaires de 965 mio EUR, et aucun n'avait anticipé une croissance organique négative.

►               Marie Brizard Wine and Spirits, via sa filiale polonaise Sobieski Trade, a été sélectionné par Coca-Cola HBC Polska pour assurer la distribution de ses produits dans le commerce traditionnel en Pologne.

Pharmaceutique

►               Actelion et Johnson & Johnson ont confirmé vendredi être en discussion à la suite d'informations de presse faisant mention d'une éventuelle OPA du second sur le premier qui ont fait s'envoler l'action de la biotechnologique suisse. Les estimations parlent d’un prix oscillant entre 220 et 250 francs.

►               Sanofi pourrait aussi être intéressé par le dossier Actelion après avoir renoncé à racheter Medivation il y a quelques mois.

►               Innate Pharma dispose des moyens nécessaires pour financer ses études cliniques sur le traitement des cancers par immunothérapie et pour rester ainsi indépendante, a déclaré à Reuters Hervé Brailly, président du directoire et directeur général de la société.

►               Relypsa, appartenant à Vifor Pharma, qui est elle-même une entreprise du groupe Galenica, a obtenu l'autorisation de l'Agence américaine du médicament (FDA) de supprimer la mise en garde concernant l'interaction médicamenteuse de Veltassa. Cette modification va donner aux médecins une plus grande flexibilité pour prescrire Veltassa aux patients, a indiqué Galenica dans un communiqué.

La statistique du jour

* Mirabaud Securities LLP


 

 
 



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