La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

vendredi, 05.05.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention les indices européens qui devraient ouvrir en baisse ce matin dans le sillage des inquiétudes suscitées par l’effondrement du prix du baril de pétrole.

L'analyste de Mirabaud Securities

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les principaux indices américains évoluent sans tendance avant la publication des chiffres de l’emploi américain (qui fera l’objet d’un flash spécial) et dans le sillage de la remontée du prix du baril de pétrole (par rapport aux bas de ce matin).

Il fut un temps, pas si lointain d’ailleurs, ou la tendance des indices était exclusivement dictée par l’évolution de l’or noir. Cependant depuis l’accord du 30 novembre de l’Opep concernant la réduction de la production (l’Opep avait décidé d’une baisse de sa production de 1.2 millions de barils par jour (bpj)), plus personne ne semble s’en préoccuper. Même hier lorsqu’Exxon a perdu -1,3%, Chesapeake -7,4%, Oneok -5,5%, Transocean -3,9%, Occidental Pet -3,5%, Cabot Oil -3,2%, NR Energy, Conoco-Phillips et EOG -2,5%. Pour ne citer qu’eux. Le prix du baril de pétrole est revenu à ses niveaux d’août 2016 en flirtant avec ceux d’avril de la même année. Depuis le début de l’année le prix du baril de pétrole (WTI) a perdu près de 20%. De quoi faire perdre la tête à la majeure partie des investisseurs.

Cependant, nous rappelons une nouvelle fois ici ce que nous répétons depuis plusieurs années : L’évolution du prix du baril de pétrole n’est pas seulement dépendante de l’offre et de la demande.

En effet, sans refaire l’histoire de son l’évolution, l’on peut dire que théoriquement c’est un savant mélange d’évolution de la demande mondiale, d’abondance (ce qui inclus bien évidemment la hausse rapide de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis), de variation du dollar et des taux réels, la spéculation, dans une moindre mesure la météo (réduction de l’approvisionnement à cause de phénomènes naturels) et du nombre de tankers qui attendent dans les eaux internationales.

À cela, on peut ajouter l’évolution des conflits géopolitiques, qui dernièrement n’ont toutefois pas eu d’impacts significatifs.

Enfin, l’importance des revenus des dérivés du pétrole dans les budgets des producteurs est de plus en plus importante. On a effectivement vu ces deux dernières années à cause de la baisse du prix du baril de pétrole les finances publiques de plusieurs pays se détériorer, les devises dévisser et finalement des budgets de plus en plus difficiles à boucler.

En conclusion les choses ne sont pas binaire lorsqu’on tente de déterminer l’évolution du prix du baril de pétrole. Il convient ici de le répéter et de ne surtout pas l’oublier. Si aujourd’hui il est très peu probable que nous revenions sur des niveaux de 30 dollars le baril il est aussi très peu probable que le prix du baril de pétrole atteigne les 60 dollars rapidement. Il faudra réussir encore à vivre avec une volatilité ces prochains mois. Sans aucun doute.


Les indices américains ont fini sans tendance hier soir avec d’un côté l’effondrement du prix du baril de pétrole et d’un autre la première victoire de taille du président Donald Trump dans l’abrogation d’Obamacare. Le S&P 500 a continué à ne pas bouger de plus de quelques petits points. Enfin, le Nasdaq a réussi à sortir de la tête de l’eau in extremis grâce essentiellement aux biotechs Regeneron (+6,7%), Mylan (+2,2%) et Incyte (+1,5%).

Au niveau macroéconomique La baisse de -19’000 demandeurs d'emplois la semaine dernière (à 238.000) compense un creusement inattendu la semaine précédente. Les commandes de biens durables ont augmenté de 0,2% en mars alors que le consensus tablait sur +0,5% (après +1,2% en février).

Sans surprise c’est le secteur de l’énergie qui a fortement baisse : Exxon a perdu -1,3%, Chesapeake -7,4%, Oneok -5,5%, Transocean -3,9%, Occidental Pet -3,5%, Cabot Oil -3,2%, NR Energy, Conoco-Phillips et EOG -2,5%.

Le secteur des métaux a aussi connu un véritable carnage à New-York hier soir. L’Argent a connu sa 14 séance de baisse consécutive.

Au niveau des valeurs individuelles signalons que le cours de Tesla a dévissé de 5%, le fabricant de véhicules électriques de luxe ayant accusé une perte plus forte que prévu au premier trimestre.

Malgré l'absence d'actualité déterminante concernant l'or noir, les cours pétroliers se sont donc effondrés au plus bas de l'année et sont revenus sur des niveaux d’août 2016, sur la lancée d'un mouvement de défiance entamé deux semaines plus tôt face à une offre toujours élevée. Le WTI est passé sous sa moyenne mobile des 200 jours. En un peu plus de trois semaines, le brut a chuté de presque 15%.

Au niveau des devises la baisse du prix de l’or noir à fait fortement corriger le rouble face au dollar (au plus bas depuis 2 mois).

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,350% contre 2,321% le veille, et celui des bons à 30 ans à 2,998% contre 2,969%.

Statistiques américaines

Il y avait hier des statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons relevé :

La productivité en baisse

La productivité hors agriculture aux Etats-Unis a reculé au premier trimestre, après avoir connu l'an dernier sa plus faible progression depuis 2011. La productivité hors agriculture, soit le volume produit par heure de travail, a diminué de 0,6% au premier trimestre 2017 par rapport aux trois mois précédents, en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières. Le coût unitaire du travail s'est inscrit en hausse de 3% sur la période, en termes annualisés. Le consensus tablait pour le premier trimestre sur une diminution de 0,2% de la productivité et sur une progression de 2,7% du coût unitaire de la main d'œuvre. Dans l'industrie manufacturière, la productivité a progressé de 0,4% et le coût unitaire du travail a augmenté de 2,1%

Baisse des inscriptions au chômage

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué plus que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis et le nombre de chômeurs régulièrement inscrits est au plus bas depuis 17 ans, un nouveau signe d'un resserrement du marché du travail. Les inscriptions hebdomadaires au chômage se sont établies à 238’000 lors de la semaine au 29 avril, soit une baisse de 19’000 par rapport à la semaine précédente.

Augmentation plus faible que prévue des commandes industrielles

Les commandes industrielles aux Etats-Unis ont augmenté plus faiblement qu'attendu en mars. En détail, les commandes industrielles, qui sont en hausse pour le quatrième mois d'affilé, ont augmenté de 0,2% en mars tirées par le secteur des transports et de la défense, alors que le consensus tablait sur une hausse plus forte de 0,4%. Elles se sont établies à 478,2 milliards de dollars. Ce sont les transports et la défense qui ont entièrement tiré l'indice à la hausse. Les commandes dans les transports ont grimpé de 2,6%. Sans ce secteur, les commandes industrielles sont tombées dans le rouge à -0,3%, la baisse la plus importante depuis treize mois. Sans le secteur de la défense, qui a augmenté de 14,2%, les commandes ont reculé de 0,2%. Les commandes de biens durables ont progressé de 0,9% tandis que celles de biens non durables ont chuté de 0,5%.

La fin du Qe n’est pas pour demain

Comme vous le savez, nous sommes très souvent à l’écoute du très éclairé chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), Peter Praet. Ce dernier vient une nouvelle fois de mettre en garde contre un retrait prématuré des vastes mesures de relance mises en œuvre par la BCE (le fameux assouplissement quantitatif).

Si le membre du directoire de la BCE, a salué les indicateurs économiques récents qui suggèrent que l'économie de la zone euro se trouve en bonne santé, il a toutefois prévenu que tout changement de politique monétaire devrait être progressif et que la zone euro restait confrontée à des risques provenant de « l'extérieur ».

Rappelons que l'économie de la zone euro a cru à un rythme annualisé de 1,7% au premier trimestre, soit une croissance nettement supérieure à celle de l'économie américaine sur la même période comme nous vous le rappelions hier matin.

Par ailleurs, les indicateurs d'activité du secteur privé (publié hier) se situent au plus haut depuis six ans et le taux de chômage dans la région a atteint un point bas depuis avril 2009.

Cependant et selon le mandat théorique et principal de la BCE (la stabilité des prix) Peter Praet a indiqué qu'il constatait des progrès insuffisants vers l'objectif d'inflation tout juste inférieur à 2% de l’institution.

Selon lui la zone euro resterait menacée par des vents contraires provenant de l'étranger, dont un possible ralentissement des marchés émergents comme la Chine, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et les futurs choix politiques de la nouvelle administration américaine.

Néanmoins et pour ne pas trop dégrader l’ambiance, Peter Praet a finalement ajouté que le rebond actuel de l'économie semblait différent des précédentes reprises avortées, car il était alimenté par la demande intérieure. Nous le pensons aussi…

Bruxelles envoie une première salve

On savait les tensions importantes entre la Première ministre britannique et le président de la Commission européenne Jean-Claude Junker. Si Theresa May n’est pas du tout d’accord sur le montant que son pays devrait payer pour quitter l’Union européenne (UE) elle a aussi accusé des responsables européens de vouloir s’immiscer dans les élections législatives britanniques en faisant filtrer le contenu de leurs discussions sur le Brexit.

Rappelons que des élections législatives anticipées auront lieu le 8 juin prochain. Elections qui devraient permettre à la première Ministre britannique d’affirmer son leadership.

Si les négociations en sortie de l’UE s’annoncent âpres, c’est cependant Bruxelles qui vient d’envoyer une première salve.

En effet, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, vient de frapper dans le cœur de la Grande-Bretagne (le secteur financier), en annonçant vouloir présenter avant l'été … 2017 des propositions qui pourraient conduire à relocaliser dans l'UE des activités de compensation de transactions en euro, actuellement à Londres.

Selon Valdis Dombrovskis, les membres de la Commission européenne constateraient que la situation serait en train de changer car l'essentiel des instruments dérivés libellés dans des monnaies de l'UE sont traités par des chambres de compensation au Royaume-Uni et par conséquent, il faudrait évaluer les implications que cela a pour la stabilité financière…

Une menace prise très au sérieux par la City.

Ce n’est que le début d’une longue guerre des tranchées…

Et s’il la dette en dollar progressait ?!

Même graduelle, la normalisation de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui s’est traduite à la mi-décembre 2015 par la première hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis depuis neuf ans et demi, entraine de plus en plus un resserrement de conditions financières dans les pays émergents et en développement au moment où leur économie stagne. L’endettement a fait ces toutes dernières années un retour en force sur la scène mondiale. Les pays ayant des besoins d’emprunter importants et des dettes élevées libellées en dollars ont bien évidemment souffert de l’augmentation des taux américains. La logique voudrait donc que ces pays tentent de se désendetter le plus rapidement possible. Pourtant c’est bien l’inverse qui est en train de se produire…

À en croire les chiffres annoncés par Bloomberg, les sociétés dans les pays émergents n’auraient jamais emprunté une telle quantité d’obligations américaine libellée en dollars à une telle vitesse. Très concrètement la vente des papiers libellés en dollar a progressé de 160 milliards de dollars, soit plus du double des ventes de 2016 et le plus important démarrage jamais constaté depuis que la statistique existe !

Si on ne crie pas (encore) au pompier on se souvient que ce type d’emprunt avait amené à deux crises majeures qui restent encore dans tous les esprits :

  • Le défaut du Mexique

Entre 1970 et 1982, la dette à long terme du Mexique est passée de 6 à 86 milliards de dollars. Cette dette est surtout détenue massivement par des banques commerciales dont l'encourt passe de 1,8 à 44,5 milliards de dollars. Rappelons cependant que la situation n’était pas la même qu’aujourd’hui.

Les années 1970 se plaçaient en effet sous le sceau d'une très grande instabilité. Le déficit commercial américain et les chocs pétroliers permettaient à de nombreux pays d'accumuler des dollars en dehors des Etats-Unis. Ils entendent bien les faire fructifier en les recyclant sous forme de prêts. Dans le même temps, pour lutter contre l'inflation, les taux d'intérêt augmentaient d'année en année. Le taux aux Etats-Unis, qui servait alors de référence aux emprunts des pays en voie de développement, passait ainsi de 6 % en 1977 à 12 % en 1979 et bien au-delà de 16 % en 1981.

  • La crise asiatique

Sous la pression du Fond monétaire international (FMI), plusieurs pays émergeants asiatiques acceptent de déréglementer leurs marchés financiers, attirants toutes sortes de capitaux. Pour soutenir leurs développements, ces pays empruntent à tout va, faisant grimper leurs dettes moyennes de 100% en 1993 à plus de 180% au maximum de la crise. De son côté le secteur privé fait également appel au crédit, la plupart du temps libellé en dollars US et sans être trop regardant sur les couvertures de risque.

Le gonflement de cette dette en dollars inquiète les entreprises privées, qui, par crainte d’une dévaluation à venir, remboursent leurs emprunts ou les convertissent en monnaie locale. On rentre alors dans une spirale de déflation par la dette qui a pour effet de s’auto-entretenir : le remboursement des dettes extérieures libellées en dollars entraine le renchérissement du billet vert, augmentant ainsi l’ardoise des créances restantes. L’octroi de crédit diminue, asphyxiant inexorablement le développement de l’économie.

On connait la suite avec l’attaque du Bath thaïlandais.

On conçoit bien évidemment que nous ne sommes pas dans la même situation aujourd’hui, cependant, comme nous la faisons souvent, il convient de suivre très près cette « anomalie ».

Aujourd’hui

Les indices européens devraient ouvrir en baisse ce matin dans le sillage des inquiétudes suscitées par l’effondrement du prix du baril de pétrole. La victoire de Donald Trump hier dans l’abrogation d’Obamacare ne semble pas réjouir les investisseurs plus que ça….

La publication des chiffres de l’emploi américain pour le mois d’avril pourrait cependant inverser la tendance cet après-midi.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en baisse ce matin dans le sillage de la poursuite de la baisse du prix du baril de pétrole. Cet important mouvement (en ligne avec notre théorie de la forte volatilité de l’or noir) a bien évidemment une influence sur le prix des matières premières qui poursuit aussi son effondrement notamment en Chine.

Rappelons que le Nikkei est encore fermé aujourd’hui et rouvrira lundi.

Actualité

Alexis Tsipras a appelé les créanciers internationaux d'Athènes à se mettre d'accord sur des mesures de restructuration de la dette grecque avant le 22 mai, lorsque les ministres des Finances de la zone euro se réuniront à Bruxelles pour examiner l'avancée du troisième plan d'aide à la Grèce depuis 2010.

Le Sénat américain a donné son feu vert définitif au projet de loi bipartisan qui permettra de financer les agences fédérales américaines jusqu'en septembre, un texte que le président Donald Trump devrait promulguer au plus vite.

Energie / Utilities   

►               Castleton Commodities, Energy Capital Partners ou EPH seraient sur les rangs pour racheter à Engie ses actifs britanniques de production au gaz et au charbon, a appris l'Agence Bloomberg auprès de deux bonnes sources. Le périmètre comprend trois centrales au gaz produisant 1.800 MW et la centrale au charbon de Rugeley, fermée en juin 2016 (1.000 MW). Dans son dernier document de référence, Engie indiquait disposer en production de deux centrales au gaz outre-Manche, Deeside (515 MW) et Saltend (1.197 MW). Le principal actif de production d'Engie au Royaume-Uni est le site de pompage-turbinage First Hydro, qui développe 2.088 MW et n'est pas concerné par l'opération.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole poursuit sa forte baisse ce matin en Asie malgré la correction déjà enregistrée hier. Les inquiétudes face à la surabondance de l'offre continuent de peser fortement…

Industrie / Minières / Automobile

►               Dong a annoncé avoir réglé son contentieux avec Technip et Daewoo après l'annulation de sa commande d'une plateforme de production d'hydrocarbures en mer du Nord.

►               L'autorité comptable britannique a ouvert une enquête sur la manière dont KPMG a vérifié les livres de comptes de Rolls-Royce qui a accepté en janvier de s'acquitter d'une série d'amendes d'un montant total de 671 millions de livres pour solder une affaire de corruption outre-Atlantique.

►               Ferrovial a publié un bénéfice net de 72 millions d'euros au premier trimestre, en baisse de 54,1% sur un an en l'absence de plus-values liées à la vente d'autoroutes en 2016. Le chiffre d'affaires du groupe actionnaire de l'aéroport de Londres-Heathrow a cependant augmenté de 38,5% à 2,88 milliards d'euros, tiré par sa section services qui a bénéficié de l'acquisition du groupe de services australien Broadspectrum, finalisée en juin. Les services représentent à présent 62,6% de son chiffre d'affaires, loin devant la construction, qui en représente un tiers, même si le carnet de commandes dans ce département est prometteur, tiré par les Etats-Unis, l'Australie et le Royaume Uni, selon la société. L'excédent brut d'exploitation de Ferrovial a également progressé de 17% à 227 millions d'euros, également dopé par le rachat de Broadspectrum.

►               Atlantia a démenti un article du journal espagnol Expansion faisant état d'une offre "imminente" sur son concurrent Abertis.

►               La demande mondiale d'or a chuté de 18% au premier trimestre 2017, selon un rapport du Conseil Mondial de l'or (CMO) i, les investisseurs professionnels américains délaissant massivement le métal jaune depuis l'élection de Donald Trump.

►               Le fonds d'investissement Greenlight Capital est revenu à la charge avec sa proposition de créer deux classes d'actions General Motors (GM) en appelant les actionnaires du constructeur automobile américain à soutenir son projet et à voter en faveur de ses trois candidats au conseil d'administration lors de l'assemblée générale du groupe. Dans une lettre adressée aux actionnaires, le fonds du financier David Einhorn, qui détient 3,6% du capital de GM, estime notamment que sa proposition, dévoilée en mars, pourrait libérer jusqu'à 38 milliards de dollars de valeur pour les actionnaires.

►               La ville de Pékin a retiré de la circulation 180.000 véhicules considérés comme trop anciens et polluants entre début janvier et fin avril 2017, ont annoncé les services de l'environnement de la capitale chinoise dans le cadre de sa politique de lutte contre la pollution atmosphérique et les embouteillages. Selon un plan d'action publié en 2015, Pékin devra avoir retiré de la circulation un million de véhicules sur la période 2013-2017. Pékin doit en retirer 300.000 cette année pour atteindre l'objectif.

►               L'offre de reprise de Syngenta par Chemchina a franchi le taux minimal d'acceptation de 67% et peut être considérée comme aboutie. Au terme de la période d'offre principale, le géant chinois détient 80,75% du capital-actions de la société rhénane, selon des estimations. En tout, quelques 74,55 mio d'actions Syngenta ont été servies dans le cadre de cette opération, précisent les deux groupes dans un communiqué.

Financières

►               Le directeur général (CEO) d'UBS a fait miroiter à ses actionnaires, réunis en assemblée générale, des hausses de leur rétribution à l'avenir. "Si les coûts légaux et régulatoires diminuent de plus en plus, nous devrions être en mesure de reverser encore plus de capital à vous, les actionnaires, que ce soit sous la forme de dividende ou de rachat d'actions", a affirmé Sergio Ermotti face au parterre.

►               Monte dei Paschi di Siena, en cours de recapitalisation par l'Etat, a annoncé une perte au titre du premier trimestre et une chute de son ratio de fonds propres à 6,5%, bien en-deçà du niveau minimal de 10,75% exigé par la Banque centrale européenne. La banque toscane a fait état d'une perte nette de 169 millions d'euros pour la période janvier-mars, contre un bénéfice de 93 millions un an plus tôt. Elle a toutefois précisé avoir augmenté le niveau de ses dépôts de 5,5 milliards d'euros après des sorties de quelque 28 milliards en 2016. Pour autant, ses financements directs restent inférieurs de 10 milliards d'euros à leur niveau de mars 2016.

►               La justice espagnole enquête sur sept anciens directeurs de HSBC soupçonnés de blanchiment d'argent et d'association de malfaiteurs, ont indiqué des sources judiciaires à l'AFP.

Informations et Technologies

►               Vivendi a resserré son emprise sur Telecom Italia en désignant 10 des 15 administrateurs de l'opérateur télécoms italien. Réunis en assemblée générale, les actionnaires de Telecom Italia ont approuvé les candidats du groupe français par 49,4% de votes favorables. Les cinq autres administrateurs sont des candidats soumis par l'association de fonds Assogestioni.

►               JCDecaux a essuyé un nouveau revers dans le dossier Vélib', le tribunal administratif de Paris confirmant l'attribution au groupement Smoovengo de l'emblématique marché des vélos en libre service de la capitale.

►               Le gouvernement américain a ouvert une enquête criminelle contre le service de réservation de voitures avec chauffeurs Uber, soupçonné d'avoir utilisé un logiciel lui permettant de ne pas être repéré par les autorités dans les zones dont il est exclu.

►               Blizzard a relevé ses prévisions de bénéfice et de chiffre d'affaires pour l'ensemble de 2017 au vu d'un premier trimestre meilleur que prévu, grâce au succès de son jeu "Overwatch". Le groupe a réalisé sur ces trois mois un bénéfice net de 426 millions de dollars, soit 56 cents par action, contre 363 millions (48 cents/action) un an plus tôt, sur un chiffre d'affaires en hausse de 31,7% à 1,20 milliard de dollars. Les analystes prévoyaient en moyenne un CA de 1,09 milliard, selon le consensus. Pour l'ensemble de l'exercice, Activision table désormais sur un bénéfice par action de 1,88 dollar après ajustement, au lieu de 1,85 précédemment, et sa prévision de chiffre d'affaires passe de 6,30 à 6,33 milliards de dollars. "Overwatch", le jeu futuriste lancé le 24 mai dernier, a conquis plus de 30 millions de joueurs dans le monde, note le directeur général Bobby Kotick dans le communiqué de résultats. Le chiffre d'affaires de la division numérique, où les marges sont élevées, a augmenté de 50% au premier trimestre.

Consommation

►               Heineken a annoncé avoir complété le rachat de la totalité du brasseur américain Lagunitas, après en avoir acquis la moitié en 2015, souhaitant se positionner au sein de la bière artisanale au succès grandissant.

►               La banque Barclays abaisse sa recommandation sur Casino de pondération en ligne à souspondéré-

►               Standard & Poor's a assigné la notation crédit long terme préliminaire "BBB" à Cardety, la foncière de Carrefour, qui doit fusionner avec Carmila, dans le cadre d'une opération destinée à créer la troisième foncière commerciale cotée européenne. La perspective d'évolution de la note est "stable". L'agence considère que la société disposera d'une base solide, fondée sur son portefeuille immobilier valorisé 5,3 milliards d'euros, en France, en Espagne et en Italie, sans exposition à des projets de développement spéculatifs. Cette assise garantit à l'entreprise des loyers pérennes.

Pharmaceutique

►               La Chambre des représentants américains a adopté de justesse, le texte abrogeant et remplaçant le dispositif d'assurance santé Obamacare. Approuvé par 217 voix contre 213 contre, le texte doit désormais être transmis au Sénat.

►               Taconic Biosciences a annoncé qu'elle élargira l'offre d'un modèle murin clé de la maladie d'Alzheimer (AD), pour inclure les animaux âgés.

La statistique du jour


 

 
 



Agrandir page UNE

agefi_1970-01-01_jeu_01
 


...