La Morning note de Mirabaud Securities

jeudi, 13.10.2016

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention les indices des prix à l’importation/exportation, et les nouvelles demandes d’allocation chômage aux Etats-Unis. En Europe, c’est l’inflation en Allemagne qui sera sous notre radar.

John F. Plassard*

Les indices américains ont fini sans tendance hier soir suite à la publication de Minutes de la Fed considérées comme fades et sans saveur. 70% des investisseurs attendent toujours une hausse des taux d’intérêt américains.

En termes de valeurs, Cisco a été impacté par le profit warning d’Ericsson. Apple a en revanche été le principal contributeur à la hausse du S&P-500 et du Nasdaq avec une septième séance consécutive de hausse.

Le marché a été un peu animé par une nouvelle méga fusion-acquisition entre les marques d'outillage Newell Brands et Stanley Black & Decker pour 1,95 milliard de dollars.

Le dollar a simplement légèrement effacé ses gains après avoir touché un plus haut de sept mois, à 98,043, face à un panier de devises de référence. Le billet vert a aussi atteint un pic de 11 semaines face à l'euro, à 1,1005 dollar.

Le rendement à 10 ans des emprunts du Trésor américain est passé au-dessus de 1,80% pour la première fois depuis le 3 juin avant de limiter un peu sa progression lui aussi.

Les cours du pétrole ont fini en baisse à New York, les investisseurs ne semblant plus se contenter des paroles engageantes des pays producteurs de brut sur une limitation de l'offre.

Finalement, la volatilité (VIX) a été entourée.

Les Minutes de la Fed

Trois semaines après chaque réunion sont publiées les Minutes qui contiennent un résumé des débats ainsi que le décompte nominatif des votes pour chaque résolution délibérée.

Les dernières Minutes étaient très importantes car elles avaient trait à la réunion de septembre 2016 (20 et 21), considéré par certains comme la seule date pour hausser les taux d’intérêt américains avant la fin de l’année.

Allons droit au but : Les Minutes ont indiqué d’une part que les membres du FOMC étaient divisés et d’autre part que l’idée d’une hausse de taux se précisait.

En détail, on a appris que plusieurs responsables de la Réserve fédérale américaine pensaient qu'une hausse des taux d'intérêt serait justifiée « relativement » ( ?!) bientôt si l'économie américaine continuait de se renforcer.

17 responsables ont participé à cette réunion, parmi lesquels 10 disposaient d'un droit de vote. Parmi ces derniers, comme au sein du groupe dans sa globalité, des divisions sont apparues au sujet du délai à attendre en matière de resserrement du marché du travail et de redressement de l'inflation avant de décider une nouvelle hausse de taux.

Trois des 10 membres votants du FOMC se sont effectivement prononcés en faveur d'une hausse des taux immédiate.

Les Minutes notent aussi qu’il a été relevé qu'une argumentation raisonnable pouvait être présentée soit en faveur d'une hausse dès cette réunion, soit pour attendre des informations supplémentaires sur le marché du travail et l'inflation.

Même si les responsables de la Fed sont en désaccord sur le point de savoir si le taux actuel d'inflation de 1,7% est suffisamment proche de leur objectif de 2%, de nombreux membres votants du FOMC ont remarqué qu'il y avait peu de signes d'émergence de pressions inflationnistes.

Une situation qui nous inquiète

Le sujet est très délicat mais nous avons décidé de l’aborder car il pourrait bien faire la une des journaux ces prochains mois (notamment après les élections présidentielles américaines) : L’enveniment de la situation politique et économique entre la Russie et le reste du monde.

Notre rôle n’étant pas de déterminer qui a tort ou raison dans les conflits militaires en Ukraine et en Syrie (malgré le drame humain), nous nous focaliserons sur les aspects politiques et économiques.

Les rires c’était hier

Qu’il est loin le temps des éclats de rire entre Bill Clinton et Boris Eltsine. 21 ans exactement. Depuis cette date, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. L'annexion de la Crimée, au printemps 2014, puis la guerre dans le Donbass, à l'est de l'Ukraine, n'ont fait que renforcer ce qui était déjà une réalité : les relations entre Moscou et la Maison Blanche (ou la majeure partie des pays occidentaux) sont exécrables et ce n'est pas l'intervention russe en Syrie pour soutenir Bachar el Assad qui risque d'améliorer les choses.

La tension monte de plusieurs crans

En observant le deuxièmes débat présidentiel américain dimanche soir passé une impression assez étrange nous a parcouru l’échine. La Russie était à nouveau au centre des discussions mais pour des raisons négatives qui pourraient s’apparenter à un retour de la guerre froide alors que les relations n’ont jamais été aussi mauvaises depuis 20 ans. La candidate démocrate, Hillary Clinton, a notamment eu des mots très durs à l’encontre du président Vladimir Poutine tout comme elle l’a eu ces dernières années (« grand parrain », Hitler (en 2014) ou moquant même son physique (lors d’une interview avec le journaliste Christian Amanpour)).

À cela on peut ajouter que le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson vient de déclarer que la Russie courait le risque d'être mise au ban des nations si elle continuait de bombarder des civils en Syrie. Il a affirmé que si la Russie poursuivait dans cette voie, il pensait que ce grand pays serait en danger de devenir une nation paria. Pour Johnson, il faut accentuer via des sanctions la pression exercée sur la Russie et sur le régime de Bachar al Assad.

Faut-il aussi rappeler que le président français vient d’annuler une entrevue avec le président russe ?

Les dirigeants de l'UE discuteront des relations avec la Russie les 20 et 21 octobre. Une réunion sur l'Ukraine envisagée le 19 octobre à Berlin entre les dirigeants allemand, français, russe et ukrainien semble par ailleurs compromise en l'absence d'avancées réelles.

Si une détente des relations entre la Russie et les autres pays occidentaux n’est pas à l’ordre du jour, il faut rappeler que mi-juin Vladimir Poutine s’était pourtant dit prêt à faire « un pas » en direction des Européens, mais le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait douché les espoirs d’une levée rapide des sanctions de l’UE en l’absence d’avancées concrètes dans l’application des accords de Minsk.

Un allègement des sanctions peu probable

Dans les milieux diplomatiques, on confirme qu’un éventuel allègement des sanctions de l'Union européenne contre la Russie en raison de son rôle en Ukraine semble désormais improbable voire impossible.

L'UE assure cependant et officiellement que l’Ukraine et la Syrie ne sont pas liés mais l'intervention militaire russe en Syrie et les bombardements meurtriers sur la ville d'Alep ont fortement tendu les relations entre Moscou et l'UE.

Si certains pays membres de l'UE, l'Italie, la Grèce et la Hongrie notamment, militaient jusqu'à récemment pour leur allègement estimant que le conflit en Ukraine devait être dissocié de la coopération économique, la donne semble avoir changé ces dernières semaines.

Les sanctions en cours

Plusieurs sanctions économiques sont déjà en cours à l’encontre de la Russie, voici les détails :

  • Sanctions économiques

L'essentiel des sanctions porte sur l'interdiction faite au secteur bancaire russe d'accéder aux marchés monétaires internationaux. S'y ajoute un embargo sur le commerce des armes. La vente d'équipement et de technologie dans le secteur de l'énergie est également bannie.

  • Sanctions sur les personnes physiques

Il existe une liste de 151 personnes et 37 entités existe pour lesquelles la délivrance de visa est interdite ou le gel des avoirs dans l'UE est prévu. Cette liste noire inclut des collaborateurs et de proches conseillers du président Vladimir Poutine, des parlementaires, des responsables des services de renseignement, de la défense, des militaires de haut rang et des dirigeants séparatistes de Crimée ou des rebelles présents dans l'est de l'Ukraine. Vladimir Poutine lui-même ne figure pas sur la liste. Ces sanctions sont en vigueur jusqu'au 15 mars 2017.

  • Sanctions concernant la Crimée

Une restriction des relations commerciales avec la Crimée, annexée en mars 2014 par la Russie, est en vigueur, y compris l'interdiction d'importer des produits en provenance de la péninsule de la mer Noire, d'y investir ou d'y offrir des services dans le domaine du tourisme. Les exportations dans les secteurs du transport, des télécommunications et de l'énergie sont également bannies. Ces sanctions sont en vigueur jusqu'au 23 juin 2017

Les sanctions occidentales décrétées contre Moscou en 2014, auxquelles s’est ajouté l’effondrement des prix des hydrocarbures, ont plongé la Russie dans sa plus longue récession depuis l’arrivée au Kremlin de Vladimir Poutine, en 2000

La faible réponse du berger

Afin de « défendre les intérêts nationaux russes », Vladimir Poutine a publié un décret présidentiel prolongeant jusqu’au 31 décembre 2017 l’embargo alimentaire russe imposé aux pays occidentaux en raison de la crise ukrainienne. Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, avait déjà annoncé, à la fin de mai, que la Russie s’apprêtait à prolonger d’un an et demi son embargo alimentaire, décrété en rétorsion aux sanctions des pays occidentaux contre Moscou.

Ces « mesures de rétorsion » interdisent depuis août 2014 l’importation de la plupart des produits alimentaires des pays occidentaux, principalement de l’UE, qui sanctionnent la Russie pour l’annexion de la Crimée en mars de la même année et son soutien présumé aux séparatistes de l’est de l’Ukraine. L’embargo, prolongé une première fois pour un an l’été dernier, est responsable d’un important manque à gagner pour les agriculteurs européens. Cependant il a aussi provoqué de son côté une flambée des prix en Russie.

Le risque de voir la Russie partir

En décembre 2014, dans un article intitulé « La situation russe est-elle tenable ? » (Agefi, 19 décembre 2014) nous nous inquiétions déjà des potentielles débouchés pour la Russie en cas d’aggravation de la situation.

Nous signalions entre autres que « (…) si l’Occident devait accentuer les sanctions et tourner radicalement le dos à la Russie, Moscou pourrait définitivement frapper à la porte de la Chine (comme le prouvent les dernières opérations financières d’envergure). La Russie pourrait aussi se refinancer auprès de la Chine pour développer sa propre production énergétique (malgré une différence de culture évidente. ».

La Turquie pourrait aussi être un nouveau débouché. On l’a d’ailleurs vu en début de semaine avec un accord sur la réalisation du projet de gazoduc TurkStream pour acheminer du gaz russe à l'Europe sous la Mer noire. Mardi encore, la Turquie s’est déclarée disposé à examiner une éventuelle offre de la Russie pour la construction d'un système de défense aérien, un contrat de plusieurs milliards de dollars.

Bref, les exemples ne manquent pas.

Quelles sont les solutions économiques pour la Russie ?

Suite au sanctions occidentales, la Banque centrale russe a tout d’abord fait le choix de l’injection de liquidités et de la hausse massive des taux directeurs avec les faibles impacts que l’on connait aujourd’hui.

Ensuite, elle a décidé le renforcement (si besoin est), du capital des banques et des entreprises financières, de nouvelles adjudications de devises (si nécessaire) et un gel de la réévaluation du portefeuille de titres des banques. Mais est-ce réellement assez ?

Si les tendances à la dévaluation devaient perdurer, d’autres méthodes sont envisageables tel le contrôle administratif des changes, la gestion politique des flux de capitaux et une réglementation stricte des devises. Cependant, ces actions ont peu d’impact sur l’économie tant que la confiance ne sera pas de retour.

Finalement, signalons qu’une réforme économique (au sens strict du terme) rapide, est extrêmement difficile dans un pays qui est composé de plusieurs régions dont plusieurs totalement gangrénées par la corruption (selon le baromètre officiel Global Corruption Barometer) et d’autre parfaitement intégrées à l’économie occidentale. 

Quelles sont les pays qui pourraient souffrirent d’un nouvel éloignement de la Russie ?

Les deux plus grands perdants en Europe d’un éloignement de la Russie sont sans aucun doute l’Allemagne et le Royaume-Uni. L’Allemagne assure en effet plus de 42% des exportations de la zone euro vers la Russie, ce qui explique les réticences du gouvernement d’Angela Merkel à accélérer les sanctions à l’encontre de Moscou sur le dossier ukrainien. 

La Grande-Bretagne de son côté pâtirait d’un éloignement de la Russie ; la problématique étant moins énergétique que financière. 

La City est en effet très prisée des oligarques russes qui y détiennent d’importantes liquidités et qui pourraient craindre un gel de leurs avoirs. 

Conclusion

Une confrontation sérieuse avec la Russie n’est dans l’intérêt de personne. On a vu que des sanctions avaient des effets directs sur Moscou mais aussi sur des pays européens. Le risque serait aussi que Moscou s’éloigne et scelle des relations durables avec d’autres pays qui marquerait le retour d’une scission entre l’est et l’ouest dont l’occident aurait certainement beaucoup à perdre (au niveau économique et politique).

Les dividendes

Une étude très intéressante de la Finanz und Wirtschaft (http://www.fuw.ch/article/dividenden-stossen-an-ihre-grenzen/) nous apprend que les vingt entreprises du SMI devraient à nouveau verser au printemps prochain une somme record de 37,5 milliards de francs à leurs actionnaires. Selon les calculs du journal, la hausse devrait se limiter à 0,2% par rapport aux 37,4 milliards de francs distribués cette année. La croissance des dividendes atteignait encore 4% au titre de l'exercice 2015.

Il s'agirait de la septième hausse consécutive depuis la crise financière. Pour mémoire, depuis 2009, la somme totale des dividendes versées par les sociétés du SMI est passée de 25 à 37,5 milliards de francs, soit un bond de 50%.

Ce tassement reflète l'environnement plus difficile sur les marchés financiers et l'évolution en partie moins favorable des bénéfices. Pour la première fois depuis la crise financière, certaines entreprises du SMI pourraient même diminuer leur dividende.

La Finanz und Wirtschaft note que le montant du dividende n'est pas forcément lié à la marche des affaires. Richemont voudrait ainsi continuer d'augmenter son dividende, malgré le risque d'une chute du bénéfice de moitié. Le groupe serait en mesure de le faire car il est assis sur une montagne d'argent de plus de 5 milliards d'euros.

Sans surprise, les champions des dividendes sont les trois poids lourds de la Bourse suisse : Nestlé, Roche et Novartis. Les trois sociétés maintiennent leur politique de dividende à long terme et devraient relever leur versement de 2 à 7%.

Ne pas oublier la livre turque

Si tous les investisseurs se focalisent aujourd’hui sur l’évolution du dollar ou de la livre sterling, il ne faut pas oublier et minimiser d’autres monnaies. On a notamment vu hier le Bath Thaïlandais baisser sur des craintes de détérioration de l’état de santé du roi. Plus proche de nous, c’est aussi l’évolution de la livre turque qui est inquiétante.

Cette dernière est effectivement tombée à son plus bas niveau historique face au dollar. Son précédent plus bas datait du 20 juillet, cinq jours après une tentative de coup d'Etat ratée.

Cette baisse a été mise sur le compte d’un regain d'incertitude politique après les déclarations du Premier ministre sur sa volonté de modifier la Constitution pour renforcer les pouvoirs présidentiels. Les investisseurs craignent que l'ouverture d'un tel débat politique risque de détourner l'attention des dirigeants de la situation économique au moment même où elle se dégrade.

À cela on peut ajouter que la monnaie turque a souffert ces dernières semaines de la décision de l'agence Moody's de rétrograder sa note souveraine en catégorie spéculative. Les tensions militaires ne sont pas non plus à même de rassurer les investisseurs.

Aujourd’hui

Aujourd’hui nous observerons en particulier les indices des prix à l’importation/exportation, et les nouvelles demandes d’allocation chômage aux Etats-Unis. En Europe, c’est l’inflation en Allemagne qui sera sous notre radar.

Les indices européens devraient ouvrir en baisse ce matin dans le sillage de mauvaises statistiques économiques chinoises (importation et exportations en-dessous des attentes) laissant présager d’un ralentissement de la vigueur économique mondiale.

L’évolution des monnaies et la poursuite de la publication des résultats des entreprises américaines devraient certainement ramener un peu de volume dans ces marchés contrariés.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont ce matin en baisse dans le sillage de la publication de mauvaises statistiques économiques en Chine. On a en effet appris que les exportations avaient reculé de 10% en septembre sur un an et les importations de 1,9% après l'amélioration constatée en août. En détail, les exportations sont tombées le mois dernier à 184,5 milliards de dollars et les importations à 142,5 milliards. L'excédent commercial s'est inscrit à 42 milliards de dollars, soit une baisse de 30% par rapport aux 60,3 milliards annoncés en septembre 2015. Ces chiffres sont nettement plus mauvais qu'attendu par le consensus, qui tablait sur un repli de seulement 3,3% des exportations. Le repli des exportations confirme la baisse de la demande extérieure pour les produits chinois, après la baisse de 2,8% enregistrée en août.

Une fois n’est pas coutume après ce type de statistiques, les indices chinoises sont les seuls à être en … hausse ! (espoir d’intervention ou main magique ?).

Actualité

La Banque centrale européenne (BCE) pourrait débattre la semaine prochaine de modifications techniques à apporter à son programme de rachat d'actifs mais elle devrait renvoyer une décision à sa réunion de décembre, au cours de laquelle il sera aussi question de la prolongation du programme, a appris l’Agence Reuters auprès de sources proches des délibérations.

Une banque centrale risque de nuire à sa crédibilité si elle relève son objectif d'inflation pour provoquer une hausse des anticipations et donc des prix, une idée risquée qui n'a pas fait ses preuves, a déclaré Yves Mersch, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE).

La Banque du Japon (BoJ) va probablement abaisser légèrement sa prévision d'inflation pour l'an prochain lors de sa prochaine réunion, a appris l’agence Reuters de sources proches des débats au sein de la banque centrale, mais cela ne devrait pas la conduire à assouplir prochainement sa politique monétaire, réorientée le mois dernier.

Les présidents russe, français et la chancelière allemande se sont entretenus par téléphone pour préparer un sommet sur l'Ukraine dont l'Elysée espérait qu'il pourrait se tenir "prochainement", mais cette hypothèse a été écartée par Berlin qui a jugé que les conditions n'étaient pas réunies.

Les Américains ont tout intérêt à voter pour Donald Trump lors de l'élection présidentielle du 8 novembre s'ils ne veulent pas se laisser entraîner dans une guerre nucléaire, a déclaré l'ultranationaliste russe Vladimir Jirinovski, un allié de Vladimir Poutine.

Après la publication d'une vidéo le montrant tenir des propos obscènes à l'égard des femmes, Donald Trump est en difficulté dans l'Utah, bastion républicain où il fait désormais jeu égal avec Hillary Clinton, selon un sondage. Mené auprès de 500 personnes par l'institut Y2 Analytics, basé à Salt Lake City, le sondage fait état d'une progression du candidat indépendant Evan McMullin, un ancien agent de la CIA, au détriment du candidat républicain.

Nicole, un ouragan extrêmement dangereux, est passé en catégorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5 et se dirige vers les Bermudes, dans l'océan Atlantique, a prévenu le Centre national américain des ouragans (NHC)

Energie / Utilities   

►               CGG annonce l'attribution par l'Instituto Nacional de Petroleo (INP) du Mozambique d'un très vaste programme multi-clients pour acquérir des données sismiques au large des côtes du Mozambique et ainsi améliorer la connaissance de la géologie de la région et permettre aux entreprises pétrolières et gazières de mieux appréhender le fort potentiel de ce pays

►               Suez, via sa filiale Marinov, et Voies navigables de France (VNF) annoncent le contrat de concession relatif à la gestion et l'aménagement des trois ports de plaisance Van Gogh, Sisley et Port Bas, situés à Asnières-sur-Seine et Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) d'un montant de 32 millions d'euros de chiffre d'affaires sur 30 ans.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole est à la baisse ce matin en Asie dans l’attente de la publication des stocks de brut américain.

Industrie / Minières / Automobile

►               Le président du conseil d'entreprise de Volkswagen a déclaré que le groupe automobile pourrait supprimer jusqu'à 25.000 postes sur les dix prochaines années par le biais des départs en retraite, ce qui contribuerait aux économies annoncées pour relancer la marque VW après le scandale du "Dieselgate".

►               Le ministre polonais de la Défense, Antoni Macierewicz, a accusé Airbus d'être responsable de l'annulation de la commande d'hélicoptères passée à sa filiale Airbus Helicopters et estimé que le constructeur devrait indemniser la Pologne pour les pertes financières qu'elle pourrait essuyer.

►               Trois mois après avoir pris les commandes d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac a estimé que le groupe franco-néerlandais était confronté à des coûts élevés, une structure trop complexe et un manque de confiance au sein de l'entreprise. "Ce qui est frappant, c'est le fait que nous travaillons dans un secteur en croissance et que nous ne croissons pas au rythme du secteur", a déclaré Jean-Marc Janaillac à quelques journalistes à Berlin.

►               Fujifilm Holdings a annoncé un investissement dans une société pharmaceutique chinoise dans le cadre de sa transition vers le secteur médical. Fujifilm Holdings va acheter des actions ordinaires de la société China Resources Pharmaceutical (filiale du conglomérat China Resources Holdings) pour 820 millions de dollars de Hong Kong (96 millions d'euros). Cette opération se fera dans le cadre de l'entrée de la société en question à la Bourse de Hong Kong.

Financières

►               UniCredit, a annoncé la cession de 20% de sa filiale FinecoBank. Cette cession sera faite auprès de certains investisseurs institutionnels, selon une procédure accélérée "débutant immédiatement", a précisé la banque dans un communiqué. Selon des sources citées par l'agence d'informations économiques Radiocor, l'opération pourrait rapporter 544 millions d'euros à la banque.

►               Les dégâts économiques de l'ouragan Matthew devraient s'élever à 10 milliards de dollars aux Etats-Unis où il a déferlé après avoir dévasté Haïti et fait près de 500 morts, selon une estimation de la banque Goldman Sachs. Matthew serait ainsi le 22e ouragan le plus dévastateur en termes de destruction de propriétés depuis la Seconde Guerre mondiale, loin derrière Sandy en octobre 2012 dont les dégâts ont été évalués à 71 milliards de dollars.

►               Le fonds italien de sauvetage des banques a confirmé son engagement à investir jusqu'à 1,6 milliard d'euros dans la titrisation programmée des créances douteuses de Banca Monte dei Paschi di Siena.

►               Wells Fargo a annoncé le départ de son PDG John Stumpf et son remplacement au poste de directeur général par Tim Sloan, jusqu'à présent directeur exécutif de la banque américaine, fragilisée par un scandale portant sur la création d'environ deux millions de comptes fantômes à l'insu de ses clients.

►               Deutsche Bank a accepté de payer 9,5 millions de dollars pour ne pas avoir suffisamment protégé des informations de nature à influencer l'évolution du marché, a annoncé le gendarme de la Bourse américaine (SEC).

►               Bâloise perdra en avril prochain son directeur financier (CFO) German Egloff et son responsable des investissements Martin Wenk. L'assureur n'a pas encore trouvé de successeurs pour ces deux membres de la direction générale, qui resteront à disposition pour des tâches ponctuelles

Informations et Technologies

►               Google et Facebook vont s'allier dans le cadre d'un projet d'installation de câble sous-marin ultra rapide à travers l'océan Pacifique. "Nous allons travailler avec Facebook, Pacific Light Data Communication (un gestionnaire de réseau câblé basé à Hong-Kong NDLR) et TE SubCom (un spécialiste des technologies de communication sous-marines basé aux Etats-Unis) pour construire le premier système de câble sous-marin direct entre Los Angeles et Hong Kong avec une ultra haute capacité", a annoncé Google dans un message publié sur son site internet.

►               Mediaset a réclamé à la justice italienne la mise sous séquestre de 3,5% du capital de Vivendi. Une première audience aura lieu le 8 novembre. Cette fraction du capital correspond aux engagements pris par le groupe français en avril 2016 : elle aurait servi à rémunérer la prise de contrôle de Mediaset Premium et une entrée au capital de Mediaset. Sur la base du cours de clôture de la veille, une fraction de 3,5% du capital de Vivendi représente 821,5 millions d'euros.

►               Arthur Sadoun devrait reprendre les rênes opérationnelles de Publicis à Maurice Lévy, qui prépare sa succession. La nouvelle n'étonnera personne, mais la "soudaine accélération du calendrier" a surpris certains observateurs, écrivent ce matin 'Les Echos'

Consommation

►               Le ministère américain de l'Agriculture a encore revu à la baisse ses prévisions concernant la production de blé dans l'Union européenne dans son rapport d'octobre, une baisse qui serait compensée au niveau mondial par les récoltes canadiennes et australiennes. Le rapport ne revoit d'ailleurs que très légèrement à la baisse la production estimée record de blé au niveau mondial, à 744,4 Mt (-0,4 million de tonnes). En revanche, dans l'Union européenne (UE), la production de blé serait plus faible de 2 millions de tonnes qu'attendu le mois dernier, à 143,2 Mt.

►               Casino était surtout attendu ce matin sur ses objectifs 2016, que certains estimaient à risque. A l'issue du troisième trimestre, les prévisions ont été confirmées, notamment celle d'un résultat opérationnel courant supérieur à 500 millions d'euros pour la France. Le chiffre d'affaires du trimestre estival est en ligne avec les attentes, à 10,425 milliards d'euros, en hausse de 6,7% en données publiées et de 2,9% en organique. Sur cette dernière base, la France est étale et l'Amérique Latine en hausse de 13,2% dans la distribution. Le management se félicite de la croissance de 6,7%, la plus élevée depuis 13 trimestres et des gains de parts de marché dans les segments hypermarchés et les supermarchés.

Pharmaceutique

►               Innate Pharma va présenter prochainement à New York, lors du congrès mondial des lymphomes cutanés, des données de phase I sur IPH4102. Il s'agit de résultats préliminaires de tolérance et d`activité clinique chez des patients présentant un lymphome T cutané ("LTC") en rechute ou réfractaire. La présentation sera disponible en ligne après la session prévue entre 19h30 et 20h45 le 28 octobre prochain.

La statistique du jour

* Mirabaud Securities LLP


 

 
 

 
 

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