La Morning Note de Mirabaud Securities

mardi, 09.05.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention les estimations des agences de notations pour la France ainsi que les futures relations diplomatiques avec l'Allemagne.

Les indices américains ont fini … sans tendance pour la 9ème séance consécutive. Si le S&P 500 n’a toujours pas dépassé le seuil psychologique des 2'400 il a cependant réussi à battre un nouveau record historique en clôture tout comme le Nasdaq d’ailleurs.

Concernant les secteurs, le compartiment énergétique (+0,71%) a affiché la meilleure performance sectorielle du jour, devant le compartiment technologique (+0,42%).

Au niveau des valeurs individuelles signalons tout d’abord qu’Apple a dépassé la capitalisation boursière des 800 milliards de dollars hier soir et a apporté un gain de 30 points au Dow Jones en gagnant 3%.

Le titre Tyson Foods a cédé 6,08%, soit la plus forte baisse du S&P 500 après que le groupe a annoncé une chute de 21,3% de son bénéfice trimestriel, conséquence des incendies qui ont touché deux de ses sites de production. La séance a également été marquée par des fusions & acquisitions, avec notamment le rachat de Kate Spade (+8,31%) par le maroquinier Coach (+4,81%) pour 2,4 milliards de dollars.

Les cours du pétrole ont terminé hier soir en légère hausse à New York, profitant à peine d'une avalanche de déclarations de l’Opep et de ses partenaires. Rappelons que le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh s'est dit plutôt confiant que l'accord sera prolongé sur la deuxième moitié de l'année et probablement au-delà, tout comme le ministre du pétrole koweitien.

Les matières premières ont continué leur descente aux enfers initiée la semaine passée.

Au niveau des devises signalons que le dollar (face à un panier de devises) a connu sa meilleure séance depuis le 26 janvier malgré la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle française. Nous notons que le Bitcoin a atteint un nouveau record historique.

L'indice de la volatilité (VIX) a clôturé à un plus bas de 1993 et a un niveau inférieur à 12 lors des 11 dernières séances, égalant sa plus longue série dans ce domaine depuis novembre 2006.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,385% contre 2,352% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,023% contre 2,990%.

La question aujourd’hui, après la consolidation des marchés européens hier, est bien évidemment de savoir si les indices boursiers (européens et américains) vont poursuivre leur hausse. Cependant le plus important est peut-être de savoir quel pourrait être le nouveau carburant au fameux momentum que nous connaissons depuis novembre 2016.

On a constaté que la première phase de la hausse des indices a été initiée par les anticipations. Anticipations tout d’abord aux Etats-Unis que le nouveau gouvernement réindustrialise le pays, abroge Obamacare et réforme la fiscalité. Anticipation ensuite que l’extrême droite en Europe n’accède pas au(x) gouvernement(s) (on songe à l’Autriche, aux Pays-Bas et bien évidemment à la France). Anticipations enfin que les banque centrales (réserve fédérale américaine (Fed), banque centrale européenne (BCE), banque d’Angleterre (BoE) et banque du Japon (BoJ)) normalisent (à des rythmes différents bien évidemment) de plus en plus leur politique monétaire.

Cependant aujourd’hui, les investisseurs veulent du concret. Plus et plus vite. Si la saison des résultats des entreprises américaines et européennes est l’un des exemples concrets qui explique le fort momentum que nous continuons de connaitre sur les indices, la macroéconomie devra obligatoirement suivre aux Etats-Unis.

La fameuse data dependence devrait donc faire son retour très rapidement et les indices varier en fonction de cela.

1. Les agences guettent la moindre erreur

Nous en avions déjà parlé avant les élections présidentielles françaises mais les agences de notation se tenaient prête à agir en cas de victoire de Marine Le Pen. Cependant, le sacre d’Emmanuel Macron ne semble pas les satisfaire pour autant. Sur le moyen terme en tout cas. En effet, l'agence Standard & Poor's vient d’affirmer que l'élection du leader d’En Marche ! à la présidence de la République n'affectera pas la note souveraine de la France … dans l'immédiat. L’agence a en effet affirmé que la capacité du nouveau président d'appliquer son programme de réduction de la pression fiscale et de réforme du marché du travail dépendra de l'issue des … élections législatives du mois de juin.

Fitch Ratings quant à elle a estimé que si l'élection d'Emmanuel Macron réduisait les risques politiques en France (AA) et en Europe, elle a tout de même souligné que la capacité du nouveau président à réformer le pays se jouerait lors des législatives des 11 et 18 juin, dont l'issue est incertaine (dans le texte).

L’agence prévoit logiquement qu’en cas de victoire du parti Les Républicains lors des élections législatives de juin, une cohabitation compliquerait l'application du programme d'Emmanuel Macron.

Fitch confirme qu’abaisser régulièrement le niveau de la dette par rapport à son pic et adopter des réformes structurelles stimulant la croissance économique soutiendrait les notations de la France.

Rappelons que la dette publique du pays atteignait 96% de PIB en 2016

L'agence procédera à sa prochaine revue de la note française et actualisera ses projections économiques et budgétaires pour le pays le 28 juillet prochain. Cette revue tiendra compte des mesures annoncées par le prochain gouvernement et de sa capacité à les mettre en œuvre.

2. Les premières fissures ?

Emmanuel Macron a tout au long de sa campagne électorale loué l’Europe et son unité face à Marine Le Pen qui aurait théoriquement parié sur une dissolution du bloc. Si on pouvait imaginer le nouveau président français et Angela Merkel main dans la main tout comme François Mitterrand et Helmut Kohl l’avaient été à Verdun le 22 septembre 1984, les choses ne devraient pas être aussi simple. Angela Merkel vient de le rappeler au lendemain de l’élection du leader d’En Marche !

En effet, la chancelière a tenu a rappeler que la France devait surtout s'attacher à mener ses propres réformes avant de songer à ce que l’Allemagne ne fasse des concessions. Le gouvernement a affirmé que le soutien de l'Allemagne ne pouvait pas se substituer à la politique en France et que l’hexagone devait prendre ses propres décisions.

Rappelons qu’Emmanuel Macron souhaite renforcer l'union monétaire, notamment en dotant la zone euro de son propre budget, sujet dont lequel Angela Merkel ne veut surtout pas entendre parler : « L'opinion négative du gouvernement allemand sur les eurobonds n'a pas changé ».

La chancelière ne pense toujours pas qu'une augmentation des investissements est la solution ultime pour régler les problèmes de la zone.

L’avenir franco-allemand ne serait-il pas aussi rose que prévu ?

3. Le pari serait le bon

En France, lorsqu’un président de la République veut s’assurer de gouverner en ayant une majorité parlementaire il peut, en vertu de l’article 12 de la constitution de 1958, dissoudre l’assemblée nationale. Dans l’histoire de la Cinquième, deux présidents s’y sont essayés avec succès. Charles de Gaulle, deux fois, en octobre 1962 et en pleine crise de mai 68. François Mitterrand également, en mai 81 et mai 88, au lendemain de son élection.

On se souvient cependant qu’en difficulté dans les sondages, tout comme sa majorité, Jacques Chirac, élu à la présidence deux ans plus tôt, craint les élections législatives de 1998. Son secrétaire général, Dominique de Villepin, lui souffle l'idée de dissoudre l'Assemblée nationale, Jacques Chirac se décide à tenter le coup, et l'annonce solennellement le 21 avril. Les élections législatives sont organisées les 25 mai et 1er juin 1997, et la gauche plurielle l'emporte.

En Angleterre, la Première ministre conservatrice britannique Theresa May a appelé le 18 avril à la tenue d'élections législatives anticipées le 8 juin (soit 3 ans avant sa date prévue) un pari destiné à renforcer sa majorité en vue des négociations du Brexit.

Actuellement, le parti conservateur ne dispose que d'une courte majorité de 17 députés au parlement de Westminster et le gouvernement n'est pas à l'abri d'une rébellion dans son propre camp susceptible de freiner son action.

Un mandat renforcé permettrait également à Theresa May d'aborder plus sereinement la question de l'Ecosse qui s'est engagée sur la voie d'un nouveau référendum d'indépendance en réponse au Brexit, rejeté par une majorité d'Ecossais.

Le pari semble être le bon.

En effet, selon un sondage de l'institut ICM publié par le Guardian le Parti conservateur britannique dispose d'une avance record de 22 points sur le Parti travailliste en vue des élections législatives du 8 juin.

Le sondage crédite les Tories de 49% des intentions de vote, soit deux points de plus que lors de la précédente enquête ICM/Guardian la semaine dernière, alors que le Labour perd un point à 27%.

Le Parti libéral-démocrate (centre) gagne un point à 9% et l'UKIP (Parti de l'indépendance du Royaume-Uni, europhobe), cède deux points à 6%.

4. Alors, on monte les taux ?

Le consensus parie aujourd’hui sur une hausse des taux d’intérêt américains lors de la prochaine réunion de juin. Tous les membres de la Réserve fédérale américaine (Fed) ne semblent pourtant pas être sur la même longueur d’onde.

D’un côté James Bullard, le président de la Réserve fédérale de St. Louis, a affirmé que la Fed n'avait pas besoin de poursuivre sa politique de hausse de taux à un rythme soutenu. Il a justifié ses affirmations par le fait que la demande toujours forte pour les actifs sûrs et la faible croissance de l'offre de travail aux Etats-Unis maintiendront les taux d'intérêt à un bas niveau dans un avenir prévisible, ce qui signifie que la Fed n'avait pas besoin de continuer les hausses de taux à un rythme soutenu comme elle le prévoyait.

Il a aussi affirmé hier, lors d’une conférence que la situation de l'économie était aussi caractérisée par un recul du taux d'intérêt naturel, un concept auquel se réfèrent les représentants de la Fed et qui correspond au taux d'intérêt qui ne stimule pas mais ne freine pas non plus l'activité économique.

D’un autre côté, Loretta Mester, la présidente de la Réserve fédérale de Cleveland, a plaidé pour une poursuite des hausses de taux par la Réserve fédérale, estimant que les objectifs en termes d'emploi et de hausse de prix étaient atteints (proche de 2%).

Elle a également estimé que le ralentissement de l'inflation au mois de mars et de la croissance économique au premier trimestre était transitoire.

5. Aujourd’hui

Aujourd’hui nous surveillerons avec attention les chiffres de la production industrielle en Allemagne ainsi que l’indicateur préféré de Janet Yellen concernant l’emploi américain (le JOLTS).

Les indices européens devraient ouvrir en légère hausse ce matin dans le sillage des nouveaux records pour le Nasdaq et le S&P 500. Des prises de bénéfices pourraient cependant de nouveau se concrétiser fasse au manque de motivation des investisseurs.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent sans tendance ce matin dans le sillage du manque évident de motivation des investisseurs après les derniers évènements politiques et monétaires des dernières semaines.

Signalons que les électeurs sud-coréens se rendent aux urnes ce matin pour désigner le successeur de la présidente Park Geun-hye, dont la destitution pour abus de pouvoir et corruption a ébranlé comme jamais le système politique et économique du pays.

Actualité

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a annoncé que les pourparlers de paix entre le gouvernement de Damas et l'opposition reprendraient le 16 mai à Genève.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole évolue sans tendance ce matin en Asie dans l’attente d’informations concernant le niveau de production de pétrole ou la publication des stocks de brut américains.

Industrie / Minières / Automobile

► Air France-KLM a amélioré son chiffre d'affaires de 1,9% à 5,709 milliards d'euros au 1er trimestre 2017. L'amélioration des perspectives commerciales constatée depuis le début d'année s'est accélérée pour Air France-KLM. Le groupe a souligné que ses réservations ont augmenté notamment dans le segment du long courrier pour les mois àvenir, alors qu'il a prévu d'augmenter nettement ses capacités cette année. «On n'est pas en train de dire que tout va bien, on dit juste que les tendances qu'on avait indiquées sont bien confirmées, voire même s'améliorent un petit peu», a déclaré le directeur financier d’Air France-KLM, Frédéric Gagey. Ainsi, les réservations pour des voyages jusqu'en juillet inclus permettent, d'ores et déjà, d'augmenter le coefficient de remplissage des avions de trois àquatre points en rythme annuel. En termes de résultats financiers, Air France-KLM a creusé sa perte d'exploitation à143 millions d'euros au premier trimestre 2017 contre une perte de 99 millions un an plus tôt.

► Airbus pourrait avoir besoin de 12 à 18 mois supplémentaires pour résoudre les problèmes techniques de l'avion de transport militaire A400M, selon les conclusions d'un rapport confidentiel du ministère allemand de la Défense, auquel Reuters a eu accès. Les problèmes techniques et contractuels auxquels Airbus est confronté avec ce programme pourraient empêcher l'A400M d'être pleinement opérationnel, estiment les auteurs du rapport.

► L'industrie automobile mexicaine a vu sa production et ses exportations augmenter en avril, portées par de meilleures ventes vers les Etats-Unis, son premier marché, malgré les craintes suscitées par l'administration Trump, a annoncé l'association mexicaine du secteur. Au quatrième mois de l'année, la production a progressé de 3,2% sur un an à 278.173 véhicules et les exportations ont grimpé de 16,1% à 228.810 unités, selon les chiffres de l'Association mexicaine de l'industrie automobile (Amia).

► Akzo Nobel a rejeté une troisième proposition de fusion du concurrent américain PPG Industries, estimant que cette offre de 26,9 milliards d'euros continue à le sous-évaluer, qu'elle risque de susciter la méfiance des autorités de la concurrence et qu'elle ne résout en rien des problèmes tels que les "différences culturelles".

► Hertz Global Holdings a fait état d'une perte trimestrielle plus marquée que prévu ainsi que d'un chiffre d'affaires inférieur aux attentes, le loueur de voitures ayant pâti d'une baisse des prix aux Etats-Unis. Dans des échanges d'après-Bourse, le titre Hertz chutait de plus de 15%, entraînant dans son sillage celui de son concurrent Avis Budget, qui perdait 3%. La perte nette des opérations poursuivies s'est établie à 223 millions de dollars (204 millions d'euros) sur les trois premiers mois de l'année, soit -2,69 dollars par action contre une perte de 52 millions (-0,61 dollar/action) il y a un an. Hors élément exceptionnels, Hertz a accusé une perte par action de 1,61 dollar alors que les analystes financiers avaient anticipé -0,91 dollar selon le consensus. Le chiffre d'affaires du groupe est passé de 1,98 milliard à 1,92 milliard contre un consensus de 1,94 milliard.

► Europcar Groupe annonce l'acquisition de son franchisé danois, l'un des plus importants en termes de chiffre d'affaires. Après l'acquisition de son franchisé irlandais en décembre 2016, le Groupe accélère l'extension de son réseau de filiales en passant de 10 à 11 pays et renforce sa position sur les marchés de la location de voitures et des véhicules utilitaires.

► Adecco a bouclé le premier trimestre 2017 sur un chiffre d'affaires de 5,73 mrd EUR, en hausse de 7% sur un an. La croissance organique, également de 7%, est ramenée à 6% corrigée des jours ouvrés, précise le numéro un mondial de l'intérim mardi dans son rapport d'étape. Le bénéfice net, après minoritaires, a quant à lui bondi de près d'un quart (+22,2%) à 176 mio. Le bénéfice brut dégagé entre janvier et mars a progressé de 7% à 1,08 mrd EUR, alors que l'Ebita, hors effets non récurrents, est ressorti à 273 mio, soit 20% de mieux en rythme annuel (+19% au niveau organique). Dans un communiqué, le groupe zurichois attribue sa performance en particulier à la bonne marche des affaires en Italie et en France, son principal débouché. Dans l'ensemble, les résultats sont nettement supérieurs aux pronostics du consensus. Alors que le chiffre d'affaires s'inscrit dans le haut de la fourchette des prévisions, la croissance organique, l'Ebita et le bénéfice net dépassent les expectatives les plus optimistes.

► DomusVi, le numéro trois français du secteur des maisons de retraite, aurait été mis en vente par le fonds PAI, ont appris 'Les Echos'. La banque Rothschild, en charge du dossier, aurait déjà reçu plusieurs marques d'intérêts de fonds d'investissement internationaux, d'assureurs et d'investisseurs asiatiques. Le quotidien des affaires évoque aussi l'existence d'un scénario alternatif, qui pourrait être confié à une autre banque : introduire en bourse la société. DomuVi serait valorisé environ 2 MdsE, 11 fois son résultat opérationnel.

► Mitsubishi Heavy Industries (MHI) a dit espérer un rebond cette année après avoir vu sa performance opérationnelle se dégrader en 2016/17, même si son bénéfice net a augmenté de 37% grâce à un gain exceptionnel. Durant l'exercice bouclé en mars, MHI a enregistré un résultat net de 87,7 milliards de yens (un peu plus de 700 millions d'euros au cours actuel), contre 63,8 milliards un an plus tôt. En revanche, le bénéfice d'exploitation a chuté de moitié à 150,5 milliards de yens, sur un chiffre d'affaires en déclin de 3,3% à 3.914 milliards de yens. Le groupe a vu décliner les ventes et profits de quasiment tous ses segments d'activités, notamment l'aéronautique, qui a fini l'année comptable dans le rouge. Le groupe avait prévenu fin avril que ses résultats seraient inférieurs à ses attentes. Il avait alors invoqué "un déclin des ventes des systèmes thermiques dans la division énergie, la détérioration des coûts dans la construction navale et des coûts de développement accrus" pour l'avion régional MRJ.

Financières

► Millennium BCP a annoncé avoir dégagé au premier trimestre un bénéfice net en hausse de 7,4% à 50,1 millions d'euros, déjouant ainsi les pronostics des analystes qui tablaient sur un résultat en baisse par rapport à la même période de l'an dernier. Le résultat opérationnel de la BCP a progressé de 20,7% à 295,8 millions d'euros, en raison notamment d'une baisse des coûts de 2%, à 238,3 millions d'euros. Son bénéfice net a toutefois été limité par une augmentation de 15,5% des provisions pour dépréciation d'actifs et pertes éventuelles s'élevant à 203,2 millions d'euros. Sur l'ensemble de l'année 2016, la BCP avait vu son bénéfice net chuter de près de 90% à 23,9 millions d'euros en raison d'un "niveau historique" de ses provisions. Les activités internationales de la BCP, présente notamment en Pologne, en Angola et au Mozambique, ont enregistré au premier trimestre 2017 un bénéfice net en baisse de 8,3% à 41,1 millions d'euros. Au Portugal, la première banque privée du pays a dégagé un bénéfice net de 9 millions d'euros, soit presque cinq fois plus qu'au premier trimestre 2016 (1,9 million d'euros).

► Commerzbank a annoncé une hausse plus forte que prévu, de 28%, de son bénéfice trimestriel en raison notamment d'éléments favorables exceptionnels dans son unité chargée des liquidations d'actifs. La banque a réalisé au premier trimestre un bénéfice net de 217 millions d'euros alors que les analystes attendaient 107 millions. Commerzbank dit avoir pour objectif de maintenir sa base de coûts stable et d'enregistrer cette année la première partie de ses charges de restructuration, avec une stabilité de ses provisions pour pertes de créances dans son activité principale. "Il est évident qu'il faudra un certain temps pour que notre croissance soit suffisante pour surpasser de manière significative le fardeau résultant d'un environnement de taux d'intérêt négatifs", a déclaré président du directoire, Martin Zielke, dans un communiqué.

Consommation

► Parmalat (Lactalis), a annoncé une hausse de 11,3% de son chiffre d'affaires net du premier trimestre, à 1,56 milliard d'euros. Pour l'année 2017, l'entreprise a confirmé ses prévisions d'une hausse de 4% de son chiffre d'affaires net et son excédent brut d'exploitation et ce à taux de change constants et hors sa filiale vénézuélienne. Il y a plus d'un mois, Lactalis a échoué à dépasser, au terme d'une offre publique d'achat, la barre de 90% des parts dans Parmalat, niveau qui était nécessaire pour poursuivre son projet de retirer le groupe alimentaire italien de la cote.

► Diageo a confirmé ses objectifs à moyen terme de ventes et de bénéfices, expliquant que l'exercice en cours évoluait favorablement. Le groupe britannique a redit prévoir une hausse autour de 5% de son chiffre d'affaires et une amélioration de 100 points de base de sa marge d'exploitation, hors changements de périmètre, sur les trois exercices s'achevant avec celui de 2019. Diageo organise mardi une réunion d'investisseurs à Londres.

Pharmaceutique

► Sanofi va conserver son activité de fabrication pour compte de tiers, CEPiA. La décision de conserver le périmètre a été annoncée vendredi en interne puis confirmée par un porte-parole du laboratoire. La rumeur d'une mise en vente de cette branche avait circulé en décembre dernier, avant qu'elle ne soit confirmée en février par le management, qui n'avait pas renoncé à conserver les actifs. Un montant de 500 millions à 1 milliard d'euros avait été évoqué pour la valorisation, une fourchette très large dont la véracité ne sera finalement pas connue.


 

 
 

 
 

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