La Morning note de Mirabaud Securities

lundi, 19.06.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention le renforcement d'Amazon dans le secteur de la grande distribution avec le rachat des supermarchés bio Whole Foods pour 13,7 milliards de dollars.

Les indices américains ont fini en ordre dispersé vendredi soir avec d’un côté un nouveau record pour le Dow Jones et un d’un autre une (légère) baisse pour le Nasdaq qui continue de souffrir de l’aversion aux FANG (leur pire semaine depuis les élections présidentielles américaines).

Sur la semaine, le Dow a progressé de 0,47%, le S&P-500 est stable (-0,01%), tandis que le Nasdaq, à forte composante technologique, affiche un recul de 0,93%.

L’information du jour fut bien évidemment le rachat par Amazon (+2.44%) de la chaîne de magasins d'alimentation bio Whole Foods Market (+29.1%) pour 13,7 milliards de dollars. À noter que Whole Food a clôturé au-dessus du prix proposé par Amazon….

Les investisseurs s'inquiètent maintenant de la menace que peut constituer le développement d'Amazon dans la distribution alimentaire pour les acteurs traditionnels, déjà confrontés à une guerre des prix (voir Point 3).

Si l'indice de la distribution a fini sur une hausse de 0,32%, les valeurs des biens de consommation essentiels ont terminé, elles, en queue de peloton, accusant un repli de 0,99%.

Dans le rouge aussi figurent les valeurs technologiques (-0,18%), dont les performances depuis le début de l’année incitent les investisseurs à des prises de profits.

A l'inverse, le secteur de l'énergie a terminé en hausse de 1,72%, meilleure performance des indices du S&P 500, à la faveur d'une remontée des cours du pétrole (qui connait cependant sa 4ème semaine de baisse consécutive soit la plus longue série négative depuis août 2015). Chevron a pris 1,9%, plus forte hausse du Dow Jones, et Exxon Mobil 1,5%, soutenus par des cours du pétrole en hausse.

Au niveau des valeurs individuelles, Wal-Mart Stores (plus forte baisse du Dow) a lâché 4,65%, Kroger a décroché de 9,24%, Costco Wholesale a abandonné 7,2% et Target a chuté de 5,14%.

Nike a (de nouveau) reculé de 3,4% après l'abaissement de la recommandation de JPMorgan, qui est passée à Neutre contre Surpondérer, en raison d'un contexte plus difficile pour le groupe en Amérique du Nord.

Concernant les statistiques macroéconomiques, les indicateurs du jour se sont montrés un peu décevants avec une baisse inattendue des mises en chantier de logements aux Etats-Unis en mai et un recul relatif du moral des consommateurs en juin selon l'Université du Michigan.

À noter que l’indice des surprises macroéconomiques revient à ses niveaux de 2011 lorsque Ben Bernanke avait lancé son fameux opération Twist (vente des bons du Trésor à court terme pour en racheter d'autres à plus long terme afin de donner un coup d'accélérateur à l'investissement des entreprises et à la demande de prêts au logement).

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,153%, contre 2,161% la veille, et celui des bons à 30 ans à 2,773% contre 2,783% précédemment.

1. Statistiques américaines

Il y avait vendredi des statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons relevé :

a. Baisse du moral des ménages

Le moral des ménages aux Etats-Unis a chuté en juin selon la première estimation de l'Université du Michigan. Il s'est établi à 94,5 points contre 97,1 points en mai alors que le consensus tablait sur 97 points. Le sous-indice mesurant le jugement des ménages sur leurs conditions actuelles a également reculé, à 109,6 en juin contre 111,7 le mois précédent. Le consensus était de 111,7. Les anticipations des ménages ont également reflué avec un sous-indice passé de 87,7 en mai à 84,7 en juin. Le consensus l'attendait à 87,5.

b. Baisse des mises en chantier

Les mises en chantier ont reculé en mai pour le troisième mois consécutif, à un plus bas de huit mois, en raison d'une baisse générale de la construction de nature à raviver les inquiétudes sur le ralentissement de la reprise du marché immobilier. En détail, les mises en chantier ont reculé de 5,5% en données corrigées des variations saisonnières, à un rythme annualisé de 1,09 million d'unités, soit le niveau le plus bas depuis septembre 2016. En avril, le rythme était de 1,16 million d'unités et non de 1,17 million comme donné en première estimation. Le consensus anticipait 1,22 million de mises en chantier en mai. Sur un an, la baisse est de 2,4%. Les mises en chantier de maisons individuelles, qui représentent la plus grande partie du marché de l'immobilier résidentiel, ont également reculé, de 3,9% à 794’000 unités le mois dernier, ce qui est aussi un plus bas de huit mois. La construction de maisons individuelles a perdu de son élan depuis le pic de près de neuf ans et demi touché en février. Le nombre de permis de construire a également diminué, de 4,9% à 1,17 million d'unités, le niveau le plus bas depuis avril 2016, ce qui laisse à penser que la construction de logements pourrait rester faible au cours des prochains mois.

2. Le secteur de la distribution : Suite et … fin ?

Le 6 avril 2017 nous publiions une étude intitulée : « Le secteur de la grande distribution est-il mort ? » (n’hésitez pas à nous le redemander) dans laquelle nous affirmions que les incertitudes s’accumulaient et que le futur était incertain.

Nous concluions en indiquant que « Le secteur de la grande distribution (alimentaire et non-alimentaire) vivait un tournant majeur pour son avenir car plusieurs facteurs négatifs s’accumulaient. Ne pas comprendre par exemple que l’avenir passe obligatoirement par le e-commerce est une erreur monumentale. » Cela se confirme aujourd’hui. Analyse et synthèse.

a. Les faits

Comme on pouvait s’y attendre, Amazon continue son carnage dans le secteur de la distribution aux Etats-Unis. Plus concrètement Amazon a annoncé qu’il allait racheter les supermarchés bio Whole Foods pour 13,7 milliards de dollars. Créée en 1980 sur le credo du commerce équitable et du manger sain, Whole Foods est présent dans trois pays (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni) et subit depuis deux ans une désaffection des consommateurs. C’est la plus grosse acquisition d’Amazon depuis sa mise en bourse.

Ce rapprochement fait planer la menace d'une nouvelle intensification de la guerre des prix dans un secteur où les marges sont déjà sous pression.

b. Implications

Suite à l’opération d’Amazon, tout le secteur de la distribution s’est effondré à New-York mais aussi en Europe (Target a perdu près de 10%, Costco 7%, Wal-Mart 5%, Carrefour 4% et Casino 3%). Plus de 55 milliards de dollars de capitalisation boursière se sont envolés vendredi à New-York. Plus globalement, le secteur de l'alimentation et des produits de consommation de base n'avait pas connu de pire séance depuis le 8 août 2011, après la dégradation de la note de la dette des Etats-Unis par S&P.

Le rachat de Whole Foods Markets fait craindre de nouveaux problèmes à l'horizon pour les principaux distributeurs américains déjà en proie à des difficultés à rivaliser sur les prix.

c. Un marché gigantesque

Il est difficile de se rendre compte de la taille du marché de la grande distribution aux Etats-Unis puisqu’il est estimé à … 700 milliards de dollars ! C’est pour cela que nous avons pris le choix de nous focaliser seulement sur un acteur comme Wal-Mart. Passage en revue

d. Rappel des faits

Nous indiquions dans notre analyse que le secteur de la distribution allait souffrir de plusieurs éléments très précis :

· Risque d’une hausse des droits de douane ou de l’instauration d’une TVA aux Etats-Unis

· Impact de la hausse des taux sur les loyers

· Augmentation de l’épargne et baisse de la consommation

· La forte hausse du commerce en ligne

Avec un graphique peut-être encore plus parlant :

Cela se traduisait d’ailleurs par des prévisions record de fermetures de magasins aux Etats-Unis.

e. Conclusion

Après avoir étendu son emprise sur la vente de produits technologiques, de livres et de vêtements, le prochain horizon du groupe est de vendre de l'alimentaire. Le lancement de services de livraison rapide ces derniers mois sur ses différents marchés rentre aussi dans cette logique pour livrer, par exemple, des produits frais.

C’est un nouveau réel coup dur pour le secteur de la distribution aux Etats-Unis. L’Europe ne devrait pas être épargnée pour autant. Si dans notre conclusion du 6 avril, nous indiquions que « Si c’est aujourd’hui le secteur américain qui est touché de plein fouet, demain ce sera le secteur européen. Forcément. », nous réitérons aujourd’hui nos propos et confirmons que opérations similaires de M&A auront aussi lieu.

3. Les élections législatives françaises

Se déroulait hier le deuxième tour des élections législatives françaises. Si sans surprise le parti d’Emmanuel Macron (La République en marche) a gagné haut la main, il y a cependant eu des faits intéressants à noter.

a. Les faits

Selon les dernières estimations Ipsos/Sopra Steria, La République en marche et le MoDem obtiendraient 164 sièges (soit la majorité).

Les Républicains et l'UDI compteraient 131 députés. Il n'y aurait que 44 députés PS.

La France insoumise (avec le PC) aurait 28 sièges tandis que le FN multiplierait quasiment son nombre de députés par 4 par rapport à 2012 (7 contre 2).

Si le parti présidentiel obtient une majorité écrasante, notons cependant que ce score ne reflète pas les sondages qui lui donnait 425 sièges (au lieu des 364 sièges).

b. Le grand gagnant

L’abstention ! Effectivement, les français se sont démobilisés à l'issue d'une longue séquence électorale et ont boudé les urnes hier pour le second tour des législatives, marqué par une abstention historiquement élevée. Plus haute encore qu'au premier tour le 11 juin (51,29%), l'abstention pourrait atteindre 58%, selon les estimations fournies par des instituts de sondage. Cette abstention sans précédent devra inciter le camp des gagnants à la modestie, malgré la large majorité absolue pour la République en marche.

c. Le chemin de croix du parti socialiste

Suite à la déroute des élections présidentielle et législative, le nouveau (nouveau) numéro un du parti socialiste, Jean-Christophe Cambalélis a annoncé hier son départ de la tête du parti, ajoutant qu'une direction collégiale allait lui succéder dans les plus brefs délais. Rappelons qu’il y a quelques jours Jean-Christophe Cambadélis avait affirmé «qu'après le 18 juin, on fera le bilan de tout ça mais il est clair qu'il faudra une reconstruction voire une refondation du Parti socialiste. Le parti d'Épinay est mort et bien mort». Il sera donc tombé avec les armes et il est donc très probable qu’un nouveau parti voit le jour. Il faudra cependant du temps pour qu’il s’impose….

d. Conclusion

Si officiellement on peut saluer la victoire écrasante d’Emmanuel Macron on peut cependant aussi noter le record des chiffres de l’abstention confirme que le peuple français est fatigué par la récente élection présidentielle française et ne donne pas réellement un chèque en blanc à l’actuel gouvernement.

Au niveau boursier, les indices européens devraient saluer la victoire ce matin, mais les anticipations étaient déjà très importantes.

4. Le début du Brexit c’est maintenant !

L’épineux et compliqué dossier sur le Brexit débute officiellement aujourd’hui. Si les britanniques ont voté pour le détachement de leur pays de l’Union Européenne (UE), sa mise en application sera un véritable chemin de croix. Analyse et synthèses.

a. Les faits

La Grande-Bretagne a officiellement notifié Bruxelles en mars qu'elle quittait l'Union européenne. Malgré le nouveau choc provoqué par le revers électoral du 8 juin et la perte de sa majorité absolue à la Chambre des communes, la première ministre Theresa May a confirmé la date du 19 juin pour le lancement des discussions dans la capitale européenne.

b. En détail

L'ouverture des négociations sera assurée côté britannique par le ministre du Brexit, David Davis, et côté européen par le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier. Trois jours plus tard, Theresa May se rendra à son tour à Bruxelles pour un sommet avec les 27 autres dirigeants de l'UE, les 22 et 23 juin. La Première ministre aura l'occasion de présenter sa vision du Brexit au cours du dîner, jeudi.

Jusqu'ici, la dirigeante conservatrice s'est dite favorable à la sortie du marché unique et de l'union douanière.

c. Il faudra passer à la caisse

Quand vient la question de la facture que va couter la sortie de l’UE, les dirigeants européens et britanniques se font plutôt discret. Et on comprend pourquoi. En effet les évaluations du règlement financier oscillent entre 50 milliards d’euros et … 100 milliards ! Soit du simple au double.

Plus concrètement, ces montants inclus les engagements pris dans les budgets annuels passés de l'Union européennes, mais pas encore payés. Les dirigeants du 27 voudraient aussi que les britanniques paient ses engagements dans la programmation budgétaire, jusqu'en 2020, incluant ce que l’on appelle les fonds structurels destinés aux régions et pays les plus pauvres de l’UE.

d. La question des frontières

Une des questions les plus épineuses concerne les frontières entre la Grande-Bretagne et le reste du monde. Rappelons en effet que d’un côté plus de 3 millions de ressortissants européens sont actuellement installés au Royaume-Uni, et que d’un autre côté, plus d'un million de Britanniques sont expatriés dans l'UE. Faudra-t-il préserver les droits acquis ou en cours d'acquisition par les citoyens, tels qu'ils découlent de la législation actuelle de l'UE ou doivent-ils être renégociés aussi ? Quel sera le sort de la frontière entre l’Irlande du nord (Britannique) et la République d’Irlande (UE) ?

e. L’appel du pied de l’UE

Dernière appel en date, la ministre allemande de l'Economie, Brigitte Zypries, a affirmé qu’elle se réjouirait de voir les Britanniques revenir sur leur décision de quitter l’UE, même si elle a jugé cela peu probable. Cela fait suite aux commentaires du président français Emmanuel Macron, du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble ou encore du vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans qui ont souligné que la porte de l'UE restait ouverte aux Britanniques tant que les négociations sur le Brexit ne seraient pas achevées.

f. Une session législative de … 2 ans !

Fait rare, voire inédit, le Parlement britannique va organiser une session législative de deux ans pour faire face aux complexités de la décision de la Grande-Bretagne de quitter l'Union européenne. Rappelons qu’une session parlementaire court généralement sur un an, d'un printemps à l'autre. Mais le gouvernement a décidé de multiplier par deux cette durée afin de permettre aux élus de débattre de la manière d'aborder le Brexit sans interruption pendant 24 mois.

g. Les tensions internes à leur sommet

Selon le journal The Sunday Telegraph, des hauts responsables conservateurs auraient affirmé que le leadership exercé par Theresa May sur le Parti conservateur serait immédiatement contesté par les eurosceptiques du parti si elle déviait de la ligne dure qu'elle s'était donnée pour le Brexit : « Si elle faiblit sur le Brexit, le monde s’écroulera et elle ouvrira la boîte de Pandore ». Ambiance, ambiance….

h. Conclusion

Nous vous en parlons depuis un moment mais qu’on le veuille ou non, l’équation boursière est assez simple. Si la livre sterling devait monter ces prochains mois, cela aurait une influence négative sur le FTSE 100 et inversément. Cela étant dit, si on devait avoir l’impression que Theresa May s’éloigne de la « ligne dure » concernant le Brexit, il est probable que la devise britannique reprenne des couleurs et impacte négativement le principal indice « anglais ». Ces prochain(e)s jours/semaines devraient rapidement nous apporter plus de clarté.

5. Cette semaine

Aujourd’hui, nous surveillerons avec attention des chiffres concernant la construction en zone euro. Il faut aussi noter que ce jour marquera le début officiel des négociations de sortie de l'Union européenne (UE) de la Grande-Bretagne.

Demain, il faudra suivre les PPI allemand pour le mois de mai.

Mercredi nous lirons les Minutes de la Boj et analyserons des statistiques concernant l’immobilier américain.

Jeudi il ne faudra surtout pas manquer la publication de la confiance du consommateur en zone euro pour le mois de juin ainsi que des chiffres concernant l’emploi aux Etats-Unis.

Enfin vendredi ce sont les PMI manufacturiers et des Services qui seront à la fête en zone euro ainsi qu’aux Etats-Unis.

Les indices européens devraient ouvrir en hausse dans le sillage du nouveau record pour le Dow Jones, de l’accalmie du côté des valeurs technologiques et plus particulièrement des FANG et de la large majorité parlementaire en France pour le parti présidentiel.

Secteurs attendus en hausse : Energie, Utilities, Matériaux

Secteurs attendus en baisse : Distribution alimentaire

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent en hausse dans le sillage du nouveau record pour le Dow Jones vendredi soir à New-York. La tendance est aussi portée par une statistique économique probante au Japon. On a en effet appris que les exportations japonaises avaient augmenté en mai à leur rythme le plus soutenu en plus de deux ans, à la faveur notamment de l'augmentation des livraisons de voitures et d'acier. En détail, ces exportations ont enregistré une hausse de 14,9% le mois dernier (une première depuis début 2015), contre une progression de 7,5% enregistrée en avril et un consensus d'une augmentation de 16,1%. Les importations ont pour leur part progressé plus que prévu en mai, la hausse étant de 17,8%, contre +15,1% en avril et un consensus de +14,8%.

Suite à ces chiffres nous notons cependant que le Japon a enregistré en mai un déficit commercial surprise. Selon les chiffres diffusés par le ministère des Finances, le solde s'est établi à -203,4 milliards de yens (1,6 milliard d'euros), contre -47,3 milliards un an plus tôt. Le consensus pariait misaient sur un surplus de 43 milliards de yens.

Actualité

Le ministère russe des Affaires étrangères a déploré dimanche le virage pris par l'administration américaine à l'égard de Cuba et a réitéré la solidarité de Moscou avec La Havane. Pour les autorités russes, le discours tenu à Miami par Donald Trump avait des relents de "Guerre froide".

Robert Kaplan, le président de la Réserve fédérale (Fed) de Dallas, a jugé la croissance américaine "particulièrement atone" à l'heure actuelle mais a déclaré anticiper un rebond de l'économie au cours de la seconde partie de cette année.

Les prix moyens des logements neufs dans 70 grandes agglomérations en Chine ont augmenté de 0,7% en avril par rapport au mois précédent, progressant ainsi au même rythme qu'en avril après +0,6% en mars et +0,3% en février.

Energie / Utilities

► Les autorités iraniennes espèrent signer dans les toutes prochaines semaines un accord avec la compagnie pétrolière Total sur une nouvelle phase d'exploitation du gisement de gaz naturel de South Pars, a déclaré samedi le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh.

► Engie acquiert 40% de Tabreed (National Central Cooling Company PJSC) et devient un actionnaire de référence de la société, qui reste détenue à 42 % par Mubadala (Mubadala Investment Company), société d’investissements stratégiques basée à Abou Dhabi.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole est en légère baisse ce matin en Asie. C’est bien le doute qui est toujours présent dans l’esprit des investisseurs après une semaine extrêmement mouvementée.

Industrie / Minières / Automobile

► La compagnie péruvienne à bas coûts Viva Air Peru est sur le point de conclure avec Airbus un contrat d'un montant d'environ 5 milliards de dollars pour la fourniture d'une trentaine d'A320neo et de 15 A320ceo, apprend-on auprès de deux sources du secteur.

► Lockheed Martin est près de conclure un accord sur la vente de 440 chasseurs F-35 à un groupe de 11 pays, dont les Etats-Unis, pour un montant de plus de 37 milliards de dollars, a appris Reuters dimanche auprès de deux sources au fait des négociations. Il s'agirait du plus gros contrat de vente du chasseur furtif américain qui sera dévoilé au Salon du Bourget cette semaine, premier avion de combat à y être présenté depuis des années.

► Le patron de la branche d'aviation civile de Boeing, Kevin McAllister, a indiqué qu'il tablait sur un besoin de 41’000 livraisons d'avions d'ici 20 ans, avec un marché en croissance d'environ 4% par an, à la veille du salon aéronautique du Bourget.

► Jaguar Land Rover (JLR), premier constructeur automobile en Grande-Bretagne, a dévoilé dimanche un plan de création de 5’000 emplois afin de renforcer ses compétences dans les voitures électrique et autonome.

► Fiat Chrysler Automobiles ne s'attend pas à ce qu'une plainte déposée aux Etats-Unis pour une affaire du type "dieselgate" ait un impact sur ses objectifs de 2018, a déclaré l'administrateur délégué du constructeur automobile italo-américain Sergio Marchionne.

► Le géant saoudien de la construction Saudi Oger, détenu par la famille du Premier ministre libanais Saad Hariri, devrait mettre la clé sous la porte fin juin, a-t-on appris auprès de salariés et de sources proches du groupe

► Thales va fournir trois simulateurs de vol pour former les équipages koweïtiens sur le H225M "Caracal" d’Airbus. Le pays a commandé 30 de ses hélicoptères multirôles.

Financières

► CaixaBank poursuit son développement au Maroc. La banque espagnole a ouvert une nouvelle agence bancaire à Agadir, la 3ème dans le pays, après Casablanca et Tanger.

► Les fonds d'investissement américains Fortress et Elliott se sont retirés des négociations en vue du rachat du portefeuille de créances douteuses de Banca Monte dei Paschi di Siena, a-t-on appris de trois sources, un coup dur pour le projet de renflouement par l'Etat.

► Le gouvernement italien est intervenu pour empêcher la banque en difficulté Veneto Banca d'avoir à rembourser des obligations subordonnées qui arrivent à échéance cette semaine, a indiqué une source du gouvernement.

► L'Etat espagnol pourrait ne récupérer que 28% des milliards d'aides publiques débloquées depuis 2009 pour sauver les banques du pays, estime la Banque d'Espagne dans un rapport

Informations et Technologies

► Telecom Italia va poursuivre son projet de déploiement d'un réseau de très haut débit dans les zones rurales ou isolées d'Italie en dépit de l'opposition du gouvernement, a déclaré dimanche l'administrateur délégué de l'opérateur télécoms.

► Sunrise s'estime armé face à l'abandon du roaming dans l'Union européenne (UE). Son directeur général, Olaf Swantee, précise que l'opérateur propose des contenus illimités à bas prix, ce qui n'est pas toujours le cas chez ses concurrents européens.

► Apple a embauché deux dirigeants de Sony Pictures Television afin de développer son offre de programmes originaux de télévision, faisant un pas supplémentaire dans le secteur des studios hollywoodiens et des services de streaming.

► La justice a débouté l'opérateur télécoms SFR, qui réclamait plus de 3 milliards d'euros à Orange dans un différend sur la couverture du territoire français en fibre optique, a-t-on appris de source judiciaire. Le premier devra verser 300'000 euros au deuxième.

Consommation

► Au premier semestre, les ventes de H&M ont été affectées par des conditions de marché difficiles dans plusieurs pays. H&M a enregistré une hausse de 4% de ses ventes en monnaie locale sur un an en mai. Une performance cependant inférieure aux 6% attendus par les analystes. H&M a enregistré des ventes inférieures aux attentes en mai. « Le groupe suédois, qui a connu des décennies de fortes croissances, a fait état d'une hausse de 4% de ses ventes en monnaie locale sur un an en mai », explique l’agence de presse Reuters. Ce chiffre est cependant inférieur aux attentes des analystes qui prévoyaient une croissance de 6%. «Au premier semestre, les ventes ont été affectées par des conditions de marché difficiles dans plusieurs pays», a expliqué dans un communiqué le groupe, qui est toujours contrôlé par la famille fondatrice, les Persson. Les ventes nettes trimestrielles de H&M ont atteint 51,4 milliards de couronnes (5,27 milliards d'euros) en mai, dernier mois du deuxième trimestre de l'exercice décalé du groupe suédois, contre 46,9 milliards un an plus tôt. Au cours de l'année écoulée, le deuxième distributeur mondial d'articles de confection a raté à plusieurs reprises le consensus sur ses ventes. Son bénéfice, lui, a été sous pression en raison d'importants investissements et de la concurrence des nouveaux acteurs en ligne, souvent bon marché. H&M souligne cependant que ses ventes se sont considérablement améliorées dans la deuxième partie du mois de mai.

Pharmaceutique

► Aevis Victoria améliore son offre pour le rachat de la clinique biennoise des Tilleuls. L'offre continue de courir jusqu'au 22 juin, mais le prix a été relevé à 3200 CHF en actions ou 3000 CHF au comptant, a indiqué le groupe fribourgeois, dimanche dans un communiqué. Le prix en action correspond à 55,06 actions Aevis pour une action Linde (Tilleuls), basé sur un prix de référence de 58,11 CHF.

► La nouvelle cheffe d'Actelion, la Britannique Jane Griffiths, veut continuer de développer les activités globales de la société pharmaceutique suisse, sous l'égide de Johnson&Johnson (J&J). Cette croissance se fera aussi en Suisse.

► DBV Technologies a annoncé la présentation d'une série de données sur l'immunothérapie épicutanée, sous forme de "posters", lors du Congrès de l'Académie européenne des allergies et de l'immunologie clinique (EAACI) qui se tient à Helsinki, en Finlande, du 17 au 21 juin 2017.

► Sandoz, filiale de Novartis dédiée aux médicaments génériques, a obtenu de la Commission européenne une homologation pour son biosimilaire du rituximab, le Rixathon. La substance pourra être prescrites pour l'ensemble des indications de la préparation de référence, le MabThera du concurrent Roche. La liste d'indications comprend ainsi le lymphome non-hodgkinien, la leucémie lymphoïde chronique ainsi que des maladies immunologiques telles l'arthrite rhumatoïde, la granulomatose avec polyangéite ou encore la polyangéite microscopique



 

 
 



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