La Morning note de Mirabaud Securities

lundi, 12.06.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention le premier tour des élections législatives en France. Mais également la situation en Grande-Bretagne suite à la déconvenue de Theresa May lors des élections anticipées.

Les indices américains ont fini en ordre totalement dispersé vendredi soir avec d’un côté un nouveau record pour le Dow Jones à la faveur des valeurs liées à l’énergie (+2.48% pour le S&P Energie) et à la finance (+1.93% pour le S&P Finance) et d’un autre côté un effondrement en bonne et due forme du Nasdaq (qui a pourtant touché un record historique en début de séance) plombé par le segment technologique et plus particulièrement les fameux FANG (Facebook, Amazon, Netflix et Google) qui ont baissé de la manière la plus significative depuis les élections présidentielles américaines.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow gagne 0,3%, le S&P 500 cède 0,3% et le Nasdaq recule de 1,55%.

Si nous parlons souvent de la dépendance « malsaine » des indices (plus particulièrement le Nasdaq) à 5 valeurs, cela s’est totalement confirmé vendredi.

Songez seulement : Amazon a fini en baisse de 3,16% (en perdant 17 milliards de capitalisation boursière en 5 secondes !!), Apple de 3,88%, Facebook de 3,28%, Netflix de 4,73% et la maison-mère de Google, Alphabet, de 3,41%.

Les raisons de cette baisse ? Tout d’abord un rééquilibrage pour des valeurs qui avaient été trop hautes mais surtout trop vite. Ensuite des études des banque Goldman Sachs et UBS affirmant que la valorisation de certaines valeurs était « exagérée ».

Au niveau des valeurs individuelles Endo a chuté de 16,62% après la demande de l'autorité américaine du médicament (FDA) de retirer du marché son antidouleur opiacé, Opana.

Tesla a dépassé en séance la capitalisation boursière de BMW après avoir dépassé dernièrement celle de Ford et de General Motors.

Intéressant pour l’anecdote d’analyser la capitalisation boursière par voiture vendue. Rappelons que Tesla a vendu l’année passée 76'000 voitures (ce qui se traduit par une capitalisation de 800'944 dollars par voiture vendue !) alors que General Motors en a vendu 10 millions ( !!), Ford 6.65 et BMW 2.36.

Mais qui pense encore aujourd’hui que Tesla n’est « qu’un » constructeur automobile ? Pas nous en tout cas.

Du côté des devises, si le dollar a légèrement progressé face à un panier de devises rappelons que le billet vert avait touché un plus bas de sept mois en milieu de semaine, dans l'attente du scrutin britannique et de l'audition de l'ex-directeur du FBI par le Congrès.

Les cours du pétrole ont terminé en hausse, reprenant un peu de couleurs après avoir passé une mauvaise semaine marquée par une hausse surprenant des stocks de brut américain.

Concernant la volatilité (VIX), notons qu’en séance elle a touché (9.37) un plus bas de 24 ans !!

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,204%, contre 2,191% la veille, et celui des bons à 30 ans à 2,858% contre 2,851% précédemment.

Notons de manière surprenante que les volumes traités ont été largement supérieurs à la moyenne journalière de ce dernier mois (8.7 milliards de dollars contre 6.7).

Enfin pour les férus de valorisation, une petite piqûre de rappel :

1. Statistiques américaines

Il y avait vendredi une statistique économiques importante concernant les stocks des grossistes, voici ce que nous avons relevé :

· Baisse surprise des stocks

Les stocks des grossistes aux Etats-Unis ont baissé en avril plus fortement que le gouvernement ne l'avait d'abord estimé, accusant leur plus fort repli depuis plus d'un an. En détail on a appris que les stocks avaient reculé de 0,5% en avril, après une hausse de 0,1% en mars.

Par segments, les stocks de voitures ont baissé de 1,4%, tandis que les stocks de pétrole ont chuté de 5%, leur plus forte baisse depuis décembre 2015.

Les stocks de matériel électrique se sont repliés de 0,1% tandis que les stocks de machines sont restés stables. Les ventes des grossistes ont également reculé, accusant une chute de 0,4%.

Elles avaient déjà baissé en mars (-0,2%). Les ventes de matériel électrique ont progressé de 0,7% et celles d'automobiles de 1,3%. Les ventes de machines ont reculé de 0,8%.

Au rythme des ventes d'avril, il faudrait 1,28 mois aux grossistes pour épuiser leurs stocks, comme en mars. La croissance du 2ème trimestre devrait être impactée négativement par cette statistique.

2. Les flux de la semaine

Selon la fameuse et très intéressante étude hebdomadaire des flux de la Bank of America Merrill Lynch, les flux hebdomadaires de souscriptions nettes sur les fonds collectifs investis en obligations ont atteint un plus haut depuis plus de deux ans sur la semaine au 7 juin face à une succession d'événements potentiellement à risque pour les marchés. 
Les entrées nettes sur les fonds obligataires ont totalisé 16 milliards de dollars sur la période, le montant le plus élevé en 122 semaines. Des souscriptions nettes de 800 millions de dollars sur les fonds investis en métaux précieux, au plus haut de onze semaines, ont aussi illustré le regain d'aversion des investisseurs au risque avec la multiplication d'événements potentiellement perturbateurs. 
Les fonds dédiés aux actions ont quant à eux subi des rachats, d'une ampleur toutefois limitée, à hauteur de 1,3 milliard de dollars, toutes zones géographiques confondues. 
Pour les fonds dédiés aux actions américaines, qui ont enregistré des sorties nettes sur six des huit dernières semaines, les rachats ont atteint 5,1 milliards de dollars sur la période. Les dégagements sur les fonds en actions japonaises ont porté sur 1,7 milliard de dollars. 
Enfin, les fonds spécialisés sur les actions européennes ont bénéficié d'une onzième semaine consécutive d'entrées nettes, à hauteur de 900 millions de dollars et ceux dédiés aux actions émergentes ont enregistré des souscriptions nettes pour une douzième semaine consécutive (+1,2 milliard de dollars).
3.Pari… gagné !

47 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes ce week-end pour le premier tour des élections législatives qui suivaient les élections présidentielles. Le peu que l’on puisse dire c’est que les français ont pour une fois été unis dans leur conviction. En effet le parti du président Macron a largement survolé les débats en réussissant (en près d’un an d’existence) à déclencher un véritable raz-de-marée en obtenant la majorité.

Selon les estimations le parti présidentiel (En Marche) et le Modem ont obtenu plus de 32% des voix. La droite traditionnelle (le Républicains et l’UDI) obtiendrait environ 21% des voix et le Front National serait en total déconvenue avec moins de 14% des intentions de vote.

Selon les projections, la République en marche obtiendrait une écrasante majorité à l'issue du second tour, avec entre 415 et 455 députés sur 577, la droite aurait entre 70 et 110 sièges, le PS et ses alliés obtiendraient de 20 à 30 sièges, La France insoumise et le Parti communiste de 8 à 18 sièges, et le Front national de 1 à 5 sièges.

Á noter que l’abstention a obtenu un record historique avec plus de 51%, ce qui reflète le peu d’intérêt des français pour la politique.

Si Emmanuel Macron devait réussir son pari fou, la France (pour la première fois depuis plus de 60 ans) pourrait devenir gouvernable et les réformes indispensables (contrat du travail, formation et efficacité de l’Etat (productivité)) dont nous parlons depuis 5 ans être finalement appliquées…

Rappelons que le second tour aura lieu dimanche prochain, le 18 juin.

4. La révolte gronde

Il fallait s’y attendre. La déconvenue de Theresa May lors des élections anticipées de jeudi passé en Grande-Bretagne va laisser des traces et très probablement lui faire perdre la tête de son parti politique (Tories).

Tout d’abord, deux collègues stratégiques de la (toujours) première ministre ont jeté l’éponge ce week-end. Nick Timothy, qui a été un des stratèges de la campagne des conservateurs pour les législatives, a été le premier à annoncer sa démission. L'autre directrice de cabinet de Theresa May, Fiona Hill, qui joué elle aussi un rôle majeur dans la stratégie électorale des Tories, a également abandonné le navire.

Selon le journal le Sun, plusieurs personnalités du Parti conservateur voudraient se débarrasser de la Première ministre mais estimeraient qu’il faudrait attendre au moins six mois, car ils craignent que des luttes à la tête des Tories ne favorisent une arrivée au pouvoir du leader travailliste Jeremy Corbyn.

Il est cependant possible que la première ministre doive céder sa place à … Boris Johnson. En effet, cinq ministres britanniques viennent d’invité l’ancien maire de Londres à tenter de remplacer Theresa May au poste de Premier ministre, après le revers qu'elle a subi lors des législatives anticipées.

Quoi qu’il arrive ces prochaines semaines, l’intensification de la guerre interne au sein du parti conservateur va faire les affaires du parti travailliste qui était pourtant totalement distancé dans les intentions de vote il y a moins d’un mois….

5. Nouvelle alerte sur les cartes de crédit

Personne n’en parle plus donc c’est un sujet qui nous intéresse. Et quel sujet : L’endettement lié aux cartes de crédit aux Etats-Unis. Analyse et synthèse.

a. Les faits

Selon le dernier indice des défauts de cartes de crédit aux Etats-Unis (compilé trimestriellement par S&P/Experian), le taux de défaut sur les cartes de crédit est revenu à son niveau de juin 2013 à 3.31% (soit une progression de 13% par rapport à il y a 1 an) au premier trimestre de cette année.

b. Alerte de Moody’s

La forte détérioration des défauts de paiement a poussé l’agence de notation Moody’s à émettre une alerte en signalant que la (forte) hausse du taux de défaut des cartes de crédit au 4ème trimestre 2016 et 1er trimestre 2017 avait été la plus importante depuis 2009.

L’agence a indiqué que les normes de souscription pour acquérir une carte de crédit se détériorait et que la tendance pourrait potentiellement s’accélérer….

Moody’s note que la situation est d’autant plus étonnante que l’emploi tend à s’améliorer de plus en plus.

Il faudrait, toujours selon l’agence, se poser la question concernant la véritable tendance de l’emploi qui pousse de plus en plus d’américains à ne plus pouvoir payer les montants minimums requis pour les détenteurs de cartes de crédit.

Concernant la détérioration des normes de souscription, une autre alerte réside aussi dans le fait que la croissance des crédits commence à largement excéder la croissance du PIB américain. Cela tendrait à signifier que les émetteurs de cartes deviennent de moins en moins regardant quant aux souscripteurs.

Si les standards de souscriptions devaient continuer à dégrader, cela pourrait devenir de plus en plus dangereux en cas d’une détérioration de l’économie américaine.

(https://www.moodys.com/research/Moodys-Sharp-rise-in-charge-offs-indicates-deteriorating-underwriting-standards--PR_367899?WT.mc_id=AM%7ERmluYW56ZW4ubmV0X1JTQl9SYXRpbmdzX05ld3NfTm9fVHJhbnNsYXRpb25z%7E20170608_PR_367899)

c. Le problème fondamental

Mais le problème ne serait-il pas plus fondamental ? En effet, 2017 devrait être l’année ou la dette sur les cartes de crédit aux Etats-Unis dépassera le chiffre à peine imaginable de … 1'000 milliards de dollars (contre 978 milliards de dollars fin 2016) !

Le problème est grave car mis à part les prêts sur salaire, l’endettement sur les cartes de crédit est à peu près la pire dette que les consommateurs pourraient éventuellement détenir. Des taux d’intérêt extrêmement élevés (et qui vont continuer de progresser), combinés à des pénalités et frais sévères, peuvent étouffer les finances de presque toute une famille en un rien de temps.

Aux Etats-Unis, 31 % de l’ensemble des ménages maintiennent un solde débiteur sur leurs cartes de crédit mois après mois. 27% de temps en temps.

Mais les statistiques inquiétantes ne s’arrêtent pas là :

· Il y a 195 millions d’américains qui ont au moins une carte de crédit

· Il y a 122 millions d’américains qui ont une dette envers l’émetteur de cartes de crédit

· Chaque détenteur de carte de crédit en a en moyenne 2.3 (les consommateurs « en difficulté » ont en moyenne …6)

· La dette moyenne par détenteur de carte de crédit est de 4'354 dollars (8'377 pour un ménage). Rappelons ici que plus de 60% des américains indiquent ne pas disposer de plus de 500 dollars d’épargne.

d. Conclusion

C’est un peu le phénomène du chat qui se mord la queue : D’un côté il faut absolument que l’américain continue de consommer faute de quoi la croissance va se détériorer (70% du PIB américain) et d’un autre il faut éviter à tout prix que le problème de défaut sur les cartes de crédit ne se poursuive car il pourrait se transformer en crise notoire et dramatique.

Nous observerons de très près ces prochains mois l’évolution de ce phénomène qui est bien plus important qu’on voudrait nous laisser croire….

6. Cette semaine

Cette semaine sera placée sous le signe de la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed). S’il n’y a quasiment aucun doute concernant la hausse des taux (actée à près de 98%) c’est les commentaires de Janet Yellen qui seront suivi à la lettre.

Aujourd’hui, nous suivrons avec attention la publication de la production industrielle en Italie ainsi qu’en Inde.

Demain c’est l’inflation en Grande-Bretagne qui faudra surveiller ainsi que le ZEW allemand. Les Etats-Unis ne seront pas en reste puisque seront publiés les PPI du mois de mai.

Mercredi il ne faudra surtout pas manque la réunion de la Fed par aussi la publication des chiffres de la production industrielle en Chine (mai) et en zone euro (avril) ainsi que les chiffres de l’inflation aux Etats-Unis (mai).

Jeudi c’est la réunion de la BNS qui pourrait animer l’évolution du franc suisse mais aussi et surtout la réunion de la banque d’Angleterre (BoE). Les chiffres de la production de mai aux Etats-Unis pourraient aussi apporter de la volatilité (finalement ?!) aux indices.

Vendredi finalement, c’est la réunion de la banque centrale qui devrait couronner cette semaine monétaire, mais aussi les chiffres de l’inflation en zone euro (mai) et la confiance du consommateur aux Etats-Unis.

Les indices européens devraient ouvrir ce matin en baisse dans le sillage de l’effondrement du Nasdaq. Si certains investisseurs commencent déjà à parler du dégonflement d’une bulle, nous voyons plutôt cela comme un juste rééquilibrage….

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en baisse ce matin dans le sillage de la clôture du Nasdaq à New-York. Les investisseurs semblent aussi nerveux à l’entame d’une semaine marquée par plusieurs réunions de politiques monétaires donc celle de la banque centrale japonaise (BoJ). Ce sont bien évidemment les valeurs dites Technologiques qui sont à la peine ce matin avec notamment Softbank, Nintendo, Recruit et Sony.

Actualité

Baisser le taux de TVA n'aurait qu'un impact limité sur le niveau de l'excédent commercial de l'Allemagne, jugé trop élevé par certains de ses partenaires et des organisations internationales, a déclaré dimanche le ministère allemand de l'Economie. Le journal dominical Welt am Sonntag a auparavant rapporté que le gouvernement allemand songeait à réduire le taux de la taxe sur la valeur ajoutée, actuellement de 19%, ainsi que le préconisent plusieurs économistes.

Cinq ministres britanniques ont invité le chef de la diplomatie Boris Johnson à tenter de remplacer Theresa May au poste de Premier ministre, après le revers qu'elle a subi lors des législatives anticipées de jeudi, rapporte le Sunday Times.

Les Portoricains ont voté dimanche pour que leur territoire devienne le 51e Etat des Etats-Unis, lors d'un référendum consultatif marqué par une forte abstention

Le Mouvement 5 étoiles (M5S) sort perdant des élections municipales en Italie où, selon les sondages de sortie des urnes, le parti anti-système serait éliminé dès le premier tour dans les sept villes principales du scrutin. Selon un sondage de sortie des urnes diffusé par la télévision publique RAI, les candidats du M5S arriveraient troisièmes ou quatrièmes à Parme, Vérone, Palerme, L'Aquila dans les Abruzzes, mais aussi Catanzaro en Calabre, Tarente, dans les Pouilles, et Gênes, ville du fondateur du mouvement, Beppe Grillo.

Energie / Utilities

► Le Tchad, victime de la chute des prix du pétrole, a annoncé un accord pour régler un contentieux fiscal avec un consortium de sociétés pétrolières et prolonger leur permis d'exploitation du bassin de Doba (sud). L'accord, rendu public samedi, a été signé vendredi à N'Djamena entre le gouvernement et le consortium dirigé par Esso, filiale d'Exxon (Etats-Unis). "Il consiste à arrêter toute poursuite (contre le consortium) et à proroger le permis d'exploitation d'Esso jusqu'en 2050 pour lui permettre de développer une nouvelle technologie", a indiqué à l'AFP le ministre du Pétrole, Béchir Madet.

► L'autorité en charge des services collectifs à Dubaï, DEWA, a retenu EDF dans le cadre d'un contrat de 58 millions de dirhams EAU (un peu plus de 14 millions d'euros) pour des prestations de conception et d'assistance technique sur le projet hydroélectrique Hatta, une centrale de 250 MW qui sera implantée dans la zone montagneuse située à l'est, près de la frontière avec Oman. L'objectif est de pomper de l'eau dans un réservoir aval en utilisant l'énergie solaire. Le projet représente un investissement de 1,92 milliards de dirhams (467 ME).

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole tente un rebond ce matin en Asie après une semaine marquée par une très forte baisse qui a précipité les cours de l’or noir vers des supports techniques importants.

Industrie / Minières / Automobile

► Le président du directoire d'Opel, Karl-Thomas Neumann, prévoit de démissionner dès que General Motors aura conclu la vente de sa filiale à PSA, rapporte dimanche le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

► Airbus pourrait délocaliser de Grande-Bretagne la production de nouveaux modèles d'avions si ses exigences "non-négociables" en matière de liberté de circulation de ses employés et de barrières douanières ne sont pas respectées dans le cadre des futures négociations sur le Brexit, a déclaré Fabrice Brégier, cité par le Sunday Times.

► La compagnie aérienne iranienne Aseman a annoncé samedi avoir finalisé un accord pour l'achat de 30 Boeing 737 MAX, pour une valeur de 3 milliards de dollars, avec l'option d'en acheter 30 supplémentaires.

► Glencore a annoncé qu'il avait soumis une offre de 2,55 milliards de dollars pour les houillères de Rio Tinto de la Hunter Valley, en Australie, assortie de redevances qui seront fonction du prix du charbon

► Qatar Airways a annoncé une augmentation de son bénéfice net d'environ 22% pour l'année budgétaire 2016/2017, avant la mise au ban du Qatar par ses voisins du Golfe. "Nos résultats annuels reflètent à nouveau le succès de notre expansion et notre stratégie de croissance", s'est félicité le directeur général de Qatar Airways, Akbar al-Baker, dans un communiqué publié dimanche. Le bénéfice net a augmenté de 21,7% à 540 millions de dollars, alors que les recettes ont augmenté de 10% à 10,6 milliards de dollars. La crise avec les pays voisins du Qatar pourrait cependant faire plonger la compagnie aérienne dans une période d'incertitude. Ces résultats couvrent une période allant du 1er avril 2016 au 31 mars 2017, soit bien avant le début de la crise diplomatique entre le Qatar et plusieurs autres pays du Golfe.

Financières

► SIX juge irréaliste l'idée d'une "superbanque" en Suisse. L'opérateur de la Bourse suisse balaie le projet d'alliance caressé notamment par les grandes banques helvétiques pour la gestion et le traitement d'opérations administratives. SIX a analysé l'éventuelle mise en œuvre d'une telle infrastructure pour les 130 banques qui sont ses actionnaires. "Nous constatons que leurs priorités, systèmes et calendriers sont très différents", a indiqué à l'ats Julian Chan, porte-parole de SIX Group, confirmant une information de l'hebdomadaire SonntagsZeitung. "Il était tout simplement trop difficile de trouver un dénominateur commun".

Informations et Technologies

► Le PDG d'Orange estime dans une interview au Journal du Dimanche que les conditions d'une consolidation du secteur des télécommunications en France ne sont pas réunies.

► La Commission européenne a annoncé l'ouverture d'une "enquête approfondie" sur le rachat par Qualcomm, de son concurrent NXP pour 47 milliards de dollars

► Microsoft a dévoilé dimanche sa nouvelle console de jeux Xbox One X, destinée à concurrencer la PlayStation 4 du japonais Sony, avant l'ouverture officielle du salon des jeux vidéo E3 de Los Angeles.

► Dassault Systèmes a renforcé sa compétence dans le domaine maritime en rachetant l'éditeur de logiciels d'ingénierie pour l'industrie marine et offshore néerlandais AITAC.

Consommation

► L'Oréal a annoncé des négociations exclusives avec le groupe brésilien Natura Cosméticos, qui a soumis une "offre irrévocable" de 1 milliard d'euros pour acquérir sa marque britannique The Body Shop, en vue de créer un géant mondial de la cosmétique verte. Cette valeur d'entreprise correspond à ce que L'Oréal souhaitait obtenir pour cette marque britannique, que le groupe avait mis en vente en février, en raison de ventes décevantes et d'une rentabilité en berne.

Pharmaceutique

► Le directeur général (CEO) de Roche Severin Schwan est convaincu que Perjeta va jouer un rôle important dans le traitement du cancer du sein à un stade initial lorsqu'une guérison est possible. Il l'a dit dans une interview au dominical "SonntagsZeitung". Le risque d'une rechute est réduit de près de 20% avec ce médicament et même plus pour des patientes qui ont un risque élevé de rechute, a affirmé le patron du groupe. De nombreux experts dans le domaine du cancer du sein partagent ce point de vue, a-t-il ajouté.

► Roche a décroché auprès de Swissmedic une autorisation de commercialisation pour le Tecentriq (atezolizumab), en seconde ligne de traitement contre le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) métastatique. Le laboratoire rhénan souligne dans son communiqué lundi que le traitement représente le premier et unique anticancéreux immunothérapeutique anti-PD-L1 homologué par le gendarme suisse des médicaments dans cette indication.

► Sanofi et Regeneron ont publié des résultats porteurs lors d'un symposium aux Etats-Unis, en phase III, pour l'antidiabétique Praluent. Le médicament, en association avec des statines à la dose maximale tolérée, réduit significativement le cholestérol à lipoprotéines de faible densité, ce qui constituait le critère d`évaluation principale de l`étude ODYSSEY DM-INSULIN. En outre, l'effet sur la réduction du taux de cholestérol à lipoprotéines non de haute densité (non-HDL-C), le critère d`évaluation principale de l`étude ODYSSEY DM-DYSLIPIDEMIA, est supérieur au traitement habituel. Les deux études ont également montré qu`une majorité de patients ont atteint leurs objectifs lipidiques avec Praluent 75 mg administré toutes les deux semaines, avec un profil global de tolérance comparable à celui observé dans le cadre du programme ODYSSEY de phase III.


 

 
 

 
 

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