La Morning Note de Mirabaud Securities

mercredi, 10.05.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la volatilité sur les marchés, le défi de Macron pour l’assemblée nationale, et les statistiques des prix à la consommation en Chine.

Les principaux indices américains ont fini une nouvelle fois sans tendance hier soir. Le Nasdaq a cependant touché un nouveau record historique tout comme le S&P 500 en séance (2'404).

Signalons qu’au niveau macroéconomique, les stocks de grossistes au titre du mois de mars progressent de +0,2% aux Etats Unis (un peu plus que prévu).

Au niveau des valeurs individuelles, c'est une nouvelle fois Apple (+0,6% après un nouveau record absolu à 154,88 dollars) qui a fait la différence (avec 38 millions de titres échangés et dépassé des 800 milliards de capitalisation boursière). Le Nasdaq a également bénéficié de l'envol d'American Airlines (+4,8%), de C-Trip (+4,5%) puis Tesla (+4,6%, le titre revient à 1,5% de son record) et Marriott (de beaux résultats font grimper le groupe hôtelier de +6,4%).

La plus lourde correction du jour a frappé le loueur Hertz qui annonce une nouvelle perte trimestrielle: le titre a chuté de 14,2% après avoir dévissé de plus de 20% en début de séance.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans s'affichait à 2,395% contre 2,388% la veille soir, et celui des bons à 30 ans à 3,025% contre 3,026%.

Au niveau des devises, le dollar (face à l’euro) a touché son plus haut de 2 semaines et confirmé son caractère totalement anti-consensuel (tout comme le prix du baril d’ailleurs).

Concernant les matières premières, l’Argent a poursuivi sa baisse et connu sa 15ème séance de correction sur 16.

Les cours du pétrole ont terminé en baisse, la reprise apparente de la production libyenne venant renforcer la morosité du marché. La Libye, en proie à une guerre civile, cherche à faire repartir ses extractions et avait de ce fait été exemptée de réduire sa production par

L'indice de la volatilité (VIX) a entamé la semaine au plus bas depuis 1993 (cf Point 2).

1. Statistiques américaines

Il y avait hier des statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons relevé :

a. Baisse de l’indice de confiance des PME

Le moral des patrons de petites et moyennes entreprises aux Etats-Unis s'est dégradé au mois d'avril. L'indice de confiance de la National Federation of Independent Business (NFIB) aux Etats-Unis est tombé à 104,5 le mois dernier, contre 104,7 en mars. Le niveau de l'indice en avril est cependant en dessus des attentes du consensus qui attendait 104. Si l'indice de confiance de la NFIB s'est maintenu en avril près de ses plus hauts niveaux depuis les années 80, son recul est presque entièrement dû à la chute de 8 points de sa composante mesurant les perspectives d'amélioration de la conjoncture économique.

b. Hausse des stocks des grossistes

Les stocks des grossistes aux Etats-Unis ont augmenté de 0,2% en mars, après avoir déjà enregistré un rebond en février. Le consensus s'attendait à un déclin de 0,1% des stocks en mars. Les ventes sont par ailleurs restées stables sur le même mois, conduisant à un recul du ratio de stocks sur ventes, à 1,28 en mars contre 1,35 sur la même période de l'année précédente.

Ce ratio reflète le temps nécessaire aux entreprises pour écouler la totalité de leurs stocks. La reconstitution des stocks a été plutôt faible au premier trimestre, ce qui a participé à la modeste croissance de 0,7% du PIB entre janvier et mars. Mais avec des dépenses de consommation qui devraient accélérer de nouveau au printemps, les grossistes pourraient regarnir leurs stocks à un rythme plus soutenu au deuxième trimestre, ce qui devrait être favorable à la croissance du PIB

c. Le JOLTS au plus haut de 8 mois

D'après le rapport JOLTS du Département américain du travail et indice préféré de Janet Yellen, les ouvertures de postes aux États-Unis pour le mois de mars 2017 se sont établies au nombre de 5,743 millions, contre un consensus de place de 5,72 millions

2. Et si ça continuait ?

Nous avons déjà écrit beaucoup concernant la volatilité, mais il semble que plusieurs investisseurs continuent de se « brûler » les doigts en essayant d’investir dans ce thème des plus dangereux. Pourtant, l’histoire peut une nouvelle fois nous apprendre beaucoup et surtout à relativiser.

Si on a vu que l’indice dit de la peur, le VIX, remonte à moins de 30 ans, on peut aussi prendre en considération l’historique de la volatilité du S&P 500 qui remonte elle à 1950.

a. Relativisons

Selon ce dernier indice, la faible volatilité que nous connaissons actuellement sur le S&P 500 (durée de 78 jours) n’est pas extraordinaire. En effet, les dernières périodes similaires remontent à 2006/2007 (79 jours), 2014 (75 jours), 1995/1996 (254 jours), 1992 (196 jours), 80 jours en 1985 et 178 jours en 1977.

b. La corrélation n’est pas celle que l’on croit

Tout d’abord la faiblesse de la volatilité n’est pas corrélée négativement à la performance des indices (-44% seulement entre 1959 et aujourd’hui). Ensuite, un rebond de la volatilité n’est pas un indicateur avancé concernant une performance positive future des indices.

c. 2017 est étrange mais

En 2017 il y a seulement 3 séances avec un mouvement de +/- 1% : Le 1er mars (+1.4%), le 21 mars (-1.2%) et le 24 mars (+1.1%). Si on se réfère à la moyenne des 67 dernières années, on constate que dans une année « classique », il y a 54 séances ou l’indices S&P 500 bouge de 1% ou plus. Un lissage devrait donc logiquement arriver dans le courant des prochains mois.

Si usuellement on dit que les périodes de hausse (de la volatilité) ou de forte volatilité sont associées avec des indices en déclin, il faut absolument rappeler que les périodes de faible volatilité, si elles correspondent à une période de marché « saine », elles ne sont en aucun cas des indicateurs avancés d’une embellie des conditions de marchés ou des données macroéconomiques.

3. Emmanuel Macron face à une montagne

On a affirmé avant la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle française qu’il aurait du mal à avoir une majorité présidentielle à l’assemblée nationale du fait de la « jeunesse » de son parti politique En Marche ! Cependant se dresse sur sa route aussi d’autres obstacles, et non des moindres. Passage en revue

a. Une majorité présidentielle sous forme de sacrifice

Si Emmanuel Macron devait avoir la majorité présidentielle après les élections législatives de juin prochain, cela sera à force de compromis et de sacrifices qui auront forcément un impact sur la politique économique du nouveau gouvernement. On rappelle aussi que le nouveau président n’a pas été élu avec la majorité du peuple français puisqu’au second tour, 56% des français ont soit voté blanc, soit se sont abstenu ou soit ont voté Marine Le Pen.

b. Se démarquer de François Hollande

On l’a vu lors de la poignée de main entre François Hollande et Emmanuel Macron hier lors des commémorations du 8 mai, le nouveau président a cherché à tout prix à ce que sa connivence avec le locataire de l’Elysée ne soit pas trop mise en avant. Le faible bilan économique de François Hollande doit absolument être oublié. Seulement voilà, ses anciens lieutenants se poussent au portillon du mouvement En Marche ! L’ancien premier ministre Emmanuel Valls en étant l’exemple le plus flagrant. D’autres suivront. L’étiquette de l’ancien président sera très difficile à décoller d’Emmanuel Macron.

c. Le pays gronde déjà

Que ce soit les groupes d’extrême gauche ou les syndicats, il n’a pas fallu attendre 24 heures avant que les premières manifestations apparaissent.

Plusieurs milliers de personnes selon les organisateurs ont manifesté lundi sous la bannière du collectif Front social pour marquer leur mobilisation après l'élection du nouveau président. Les manifestants, rassemblés Place de la République se sont ensuite dirigés vers la Place de la Bastille en criant: «anticapitalistes».

d. Ne pas oublier les … oubliés

Si on compile (et non additionne) les près de 11 millions de votes au deuxième tour de l’extrême droite et les 20% du premier tour de Jean-Luc Mélenchon (Les Insoumis), on constate que les 2 extrêmes ne peuvent plus être exclus du débat politique en France. Comment Emmanuel Macron va-t-il pouvoir gérer et travailler avec cette nouvelle donne ?

e. Les tensions avec l’Allemagne sont déjà présentes

Nous en parlions hier matin, mais l’Allemagne n’a pas tardé à rappeler à l’ordre Emmanuel Macron en le priant de s’occuper de l’état de son pays avant de penser à modifier la politique budgétaire de l’Allemagne. Berlin a aussi fait comprendre que la mise en place d’une union bancaire n’était pas à l’ordre du jour.

Bref, au vue de son programme des 100 premiers jours, Emmanuel Macron n’a pas le droit à l’erreur et devra vite, très vite réagir en accomplissant quasiment l’essentiel de son programme, s’il ne veut pas (re)tomber dans les travers des deux anciens présidents.

4. Aujourd’hui

Aujourd’hui nous analyserons les statistiques des prix à la consommation en Chine, le discours de Mario Draghi (lors d’une conférence) et les prix de l’import/export américains.

Les indices européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin dans le sillage de la clôture atone et sans motivation de New York hier soir. Les investisseurs sont dans l’attente de faits réels qui pourrait alimenter le momentum positif initié depuis novembre 2016.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en hausse ce matin dans le sillage de la publication d’une statistique économique probante en Chine. On a en effet appris que les prix à la consommation en Chine avaient augmenté de 1,2% en avril sur un an, après une inflation de 0,9% en mars. Les prix alimentaires, principal composant de l'indice des prix à la consommation, ont reculé de 3,5%. Le consensus anticipait une inflation de 1,1%. Cependant, là où le bât blesse, c’est que les prix à la production (PPI) ont ralenti en avril pour le deuxième mois d'affilée en raison d'une nouvelle baisse des prix de certaines matières premières (charbon, minerai de fer). En détail, le PPI est en hausse de 6,4% sur un an, alors que le marché attendait 6,9%. En mars, les prix à la production avaient augmenté de 7,6%. Il s'agissait de leur premier ralentissement depuis sept mois.

Actualité

Le président des Etats-Unis Donald Trump a limogé le patron du FBI James Comey, provoquant une onde de choc à Washington où des élus ont évoqué le spectre du Watergate.

Le chômage est passé, aux Etats-Unis, en deçà de son seuil d'équilibre naturel et il risque de provoquer une inflation salariale et donc des hausses de taux accélérées si son taux tombe à moins de 4%, estime Eric Rosengren, le président de la Réserve fédérale de Boston.

Le nouveau président sud-coréen Moon Jae-In a prêté serment et s'est immédiatement dit disposé à se rendre en Corée du Nord

Energie / Utilities

► Suez a publié des résultats en hausse au titre du premier trimestre 2017, tirés par ses activités dans le recyclage et la valorisation de déchets en Europe, et a confirmé l'ensemble de ses objectifs annuels. Les objectifs du numéro deux mondial de la gestion de l'eau et des déchets, derrière Veolia, incluent une légère croissance organique de son chiffre d'affaires et de son Ebit, un cash-flow libre d'environ un milliard d'euros et un dividende supérieur ou égal à 0,65 euro. Ces perspectives n'intègrent pas toutefois le rachat en cours de GE Water, filiale de l'américain GE spécialisée dans le traitement de l'eau des industriels, dont la finalisation est toujours prévue pour le troisième trimestre. Suez a enregistré au premier trimestre un Ebit de 281 millions d'euros (+10,8% en variation brute, +2,6% en organique), un Ebitda de 614 millions (+7,1% en variation brute, +2,1% en organique) et un chiffre d'affaires de 3.721 millions (+4,7% en variation brute, +3,8% en organique). La division "Recyclage et valorisation Europe" du groupe affiche une croissance organique de ses ventes de 7,4%, principalement liée à la remontée des prix de matières premières, mais aussi à une hausse de 1,9% des volumes traités.

► Electricité de France (EDF) a confirmé ses objectifs pour 2017 et au-delà alors que son chiffre d'affaires s'est inscrit à 21,13 milliards d'euros au premier trimestre, restant stable en variation organique par rapport à la période correspondante de 2016 mais reculant de 1,5% en données publiées, notamment pénalisé par des effets négatifs de change (-1,2%) et de périmètre (-0,2%). Sur une base organique, l'activité du groupe en France a progressé de 1,7% dans les activités de production et de commercialisation et de 1,6% dans les activités régulées. Sur la même base, EDF a accusé un recul de 1,8% au Royaume-Uni et de 10,4% en Italie. Le consensus prévoyait en moyenne un chiffre d'affaires de 20,78 milliards d'euros. L'électricien a indiqué que la baisse organique de 1,8% du chiffre d'affaires au Royaume-Uni reflétait majoritairement la baisse des prix de marché, tandis que le recul de 10,4% en Italie était principalement lié à la baisse des prix réalisés dans le gaz. Cette baisse en Italie est "sans effet sur la marge", a souligné EDF.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole n’évolue guère ce matin en Asie avant la publication des stocks de bruts américains.

Industrie / Minières / Automobile

► Daimler a dit qu'il renonçait pour le moment à solliciter l'homologation de véhicules Mercedes-Benz diesel aux Etats-Unis cette année.

► Dans le cadre de l'offre publique d'achat de Syngenta, Chemchina a acquis 82,23% du capital-actions de l'agrochimiste bâlois, selon le résultat intermédiaire définitif. Les deux entreprises se sont félicitées de l'aboutissement de l'acquisition, le seuil d'acceptation minimum de 67% ayant été dépassé.

► Wolfgang Reitzle, le président du conseil de surveillance de Linde, pense qu'une alliance avec Praxair sera définitivement conclue dans les semaines qui viennent.

► Air France-KLM a annoncé que la recette unitaire au siège kilomètre offert (RSKO) hors change de son activité passage est en hausse par rapport à avril 2016. Celle du cargo (RTKO) continue en revanche à baisser, sans surprise. Globalement, le trafic passager du groupe a progressé de 8,5% à 8,4 millions de personnes transportées, avec un coefficient d'occupation très élevé, qui atteint 87,7%, puisque le trafic a progressé de 8,2% alors que les capacités ne se sont accrues que de 5,5%. Dans l'activité passage réseaux, qui regroupe Air France, KLM et Hop!, les capacités ont progressé de 4% et le trafic de 6,5%, pour un coefficient d'occupation de 87,5%, en hausse de 2,1 points. Chez Transavia, le trafic a bondi de 26,2% sur des capacités en hausse de 22,5% et un coefficient d'occupation de 89,3% (+2,6 points), avec l'ouverture de nouvelles liaisons. La RSKO hors change est en nette hausse chez Transavia sur un an, principalement imputable à la date de Pâques qui était positionné en mars en 2016. Dans le fret, le trafic a progressé de 1,4% et les capacités de 1,2%, aboutissant à un coefficient de remplissage de 61,1%, en légère hausse.

Financières

► Swiss Life a bien commencé l'année, déclare Thomas Buess, Group CFO de Swiss Life. Durant le premier trimestre 2017, nous avons à nouveau pu augmenter les revenus issus de frais et commissions et les actifs sous gestion. Ce résultat montre que nous avons accompli de nouveaux progrès dans la réalisation de notre programme d'entreprise ' Swiss Life 2018. Durant les trois premiers mois de 2017, le groupe Swiss Life a réalisé des recettes de primes de 6,5 milliards de francs (T1 2016 : 6,7 milliards de francs), ce qui correspond à une baisse de 1% en monnaie locale. Au 31 mars 2017, les provisions techniques en faveur des assurés affichaient une hausse de 2% en monnaie locale. Les revenus issus de frais et commissions ont progressé de 5% en monnaie locale durant le premier trimestre, pour s'établir à 340 millions de francs (contre 332 millions de francs au T1 2016). Sur son marché d'origine, la Suisse, Swiss Life a réalisé des recettes de primes de 4,6 milliards de francs (contre 4,9 milliards de francs au T1 2016), ce qui correspond à une baisse de 7%.

► Axa a rapporté un chiffre d'affaires inférieur aux attentes du marché au premier trimestre et annoncé dans le même temps son intention d'introduire en Bourse (IPO) ses activités aux Etats-Unis en début d'année prochaine. Le groupe indique dans un communiqué avoir réalisé au cours des trois premiers mois de l'année un chiffre d'affaires en repli de 0,1% en publié à 31,6 milliards d'euros. D'après le consensus, les analystes attendaient en moyenne un chiffre d'affaires de 32,01 milliards d'euros, en progression de 0,82%. Sur la période, ses revenus ont crû de près de 9% dans la gestion d'actifs et de 1,2% dans l'assurance dommages. Ils ont en revanche reculé de 1,4% dans l'assurance vie, l'épargne et la retraite. Lors d'une conférence téléphonique, Gérald Harlin, le directeur financier d'Axa, a précisé que le projet d'IPO aux Etats-Unis concernait l'ensemble de ses activités outre-Atlantique, à savoir l'assurance vie et la gestion d'actifs d'AB (ex-AllianceBernstein).

► Credit Suisse prévoit de développer un centre Corporate à Raleigh, dans l'état américain de Caroline du nord. 1200 emplois devraient y être créés, en partie en délocalisant des activités actuellement sises en ville de New York, a rapporté Reuters, citant des déclarations de la banque aux deux voiles. Ces mesures doivent permettre des économies de coûts.

► Natixis a fait mieux que prévu en publiant un bénéfice net en hausse de 40% sur un an pour le premier trimestre, à la faveur notamment d'un net rebond de ses activités de marchés. De janvier à mars, le bénéfice net part du groupe a atteint 280 millions d'euros, contre 200 millions à la même période l'an passé, précise dans un communiqué la banque de financement et d'investissement du groupe BPCE (Banque Populaire-Caisses d'épargne). Le résultat de cette filiale cotée est meilleur que ne l'attendaient le consensus, qui tablait en moyenne sur un bénéfice net à 240 millions d'euros. Le produit net bancaire, équivalent du chiffre d'affaires, a quant à lui grimpé de 14%, à 2,35 milliards d'euros, légèrement au-dessus là encore des prévisions des analystes. Et le coût du risque, terme désignant les provisions pour faire face à des impayés de crédits, a diminué de 20%. "Natixis réalise un très bon premier trimestre grâce à la très forte dynamique de ses métiers coeurs, notamment dans la Banque de grande clientèle et l'Epargne, à la bonne maîtrise de ses charges et à la baisse du coût du risque", s'est félicité Laurent Mignon, directeur général de Natixis, cité dans le communiqué.

► Les banques Credit suisse, JP Morgan et Société générale ont été mandatées comme coordinateurs globaux pour l'introduction en Bourse d'ALD, la filiale de la SocGen spécialisée dans la gestion de flottes de véhicules, a-t-on appris de sources au fait du dossier.

► BPCE a vu son bénéfice net progresser de 8,9% à 623 millions d'euros, soutenu par son pôle Banque de grande clientèle, selon un communiqué. Le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) est ainsi ressorti en hausse de 5,75% à 6,06 milliards d'euros, conforté par une progression de 4,5% des encours de crédit de la banque de détail sur un an. Ces résultats reflètent "un très bon niveau d'activité de tous nos métiers", s'est félicité François Pérol, président du directoire du groupe BPCE lors d'une conférence téléphonique. Par métier, les revenus du pôle Banque de proximité - qui regroupe notamment l'activité des banques de détail Banque Populaire et Caisse d'Epargne - s'affichent toutefois en baisse de 0,8% à 4,1 milliards d'euros sur la période, affectés par les taux bas qui continuent de rogner les marges. Le groupe BPCE, qui a annoncé fin février un plan de transformation de sa banque de détail, a confirmé vouloir diminuer le nombre de ses caisses régionales à 26 d'ici à 2020, soit 12 établissements côté Banque Populaire et 14 côté Caisse d'Epargne.

► ING a annoncé un bénéfice net meilleur que prévu au premier trimestre, à 1,14 milliard d'euros, grâce à une croissance de la distribution de crédit, à des coûts stables et à des créances douteuses en baisse. Le consensus anticipait un revenu sous-jacent net à 1,02 milliard d'euros pour les trois premiers mois de 2017, contre 1,257 milliard d'euros un an plus tôt. En 2016, la scission de son ancienne filiale NN Group a contribué à hauteur de 506 millions d'euros au résultat du groupe

Informations et Technologies

► News Corp a publié un chiffre d'affaires trimestriel meilleur que prévu, provoquant une hausse de l'action de 2,2% après la clôture. Le chiffre d'affaires du segment nouvelles et informations, qui représente plus de 60% du CA total, a augmenté de 2,6% au troisième trimestre clos le 31 mars grâce à sa transformation en média numérique. Le CA tiré de la publicité, segment qui englobe l'éditeur HarperCollins, a augmenté de 5,1% à 705 millions de dollars, tandis que celui de l'immobilier numérique, en forte croissance, a bondi de près de 13% à 219 millions de dollars. Ce segment incorpore REA Group, une société australienne prestataire de services immobiliers numériques sur des sites internet et des applications mobiles, et Move Inc, qui gère le site Realtor.com aux Etats-Unis et dans d'autres pays. Les services immobiliers numériques sont bien partis pour devenir la principale source de profits de News Corp, a dit le directeur général Robert Thomson.

► Le bénéfice trimestriel de Walt Disney a dépassé le consensus grâce au dynamisme de ses parcs de loisirs et au succès de "La Belle et la Bête". L'action perdait toutefois 1,7% après la clôture car le chiffre d'affaires a été lui un peu inférieur aux attentes. Il ressort en hausse de 2,8% à 13,34 milliards de dollars au deuxième trimestre clos le 1er avril mais il est en deçà du consensus qui le donnait à 13,45 milliards. Le CA tiré du segment câble, qui regroupe les chaînes ESPN et Disney Channel, a augmenté de 2,7% à 4,06 milliards de dollars, sous le consensus de 4,09 milliards. Le résultat d'exploitation de ce segment a diminué de près de 3% à 1,79 milliard de dollars, Disney évoquant une hausse des coûts de diffusion pour la chaîne sportive ESPN et le fait que les audiences les plus jeunes boudent de plus en plus les formules payantes habituelles. Disney met au point un service en ligne fonctionnant par abonnement pour ESPN et a pris en 2016 une participation de 33% dans la société de vidéo en ligne BAMTech moyennant un milliard de dollars. Le CA du segment parcs de loisirs a augmenté de 9,5% à 4,3 milliards de dollars, grâce surtout à l'ouverture du parc Shanghai Disney Resort en juin 2016. Le bénéfice net part du groupe a augmenté à 2,39 milliards de dollars, soit 1,50 dollar par action, contre 2,14 milliards (1,30 dollar) un an auparavant.

► L'action Electronic Arts gagnait 4,1% en après-Bourse même si l'éditeur de jeux vidéo projette pour le trimestre en cours un chiffre d'affaires un peu inférieur aux attentes du marché. Mais EA a annoncé par ailleurs un programme de rachat de titres de 1,2 milliard de dollars. Il projette un CA ajusté de 750 millions de dollars au premier trimestre, alors que le consensus donne 758,7 millions. Au quatrième trimestre clos au 31 mars, le CA a augmenté de 16,7% à 1,53 milliard de dollars. Les ventes du pôle numérique ont bondi de 30,6% à 934 millions de dollars, de plus en plus de joueurs téléchargeant leurs jeux plutôt que de les acheter sous forme physique. Sur une base ajustée, le CA a représenté 1,09 milliard de dollars, ce qui est conforme au consensus. Le bénéfice a diminué à 566 millions de dollars, soit 1,81 dollar par action, contre 899 millions (2,79 dollars) un an plus tôt.

► Trois opérateurs de télécommunications ont saisi la justice française pour réclamer 2,76 milliards d'euros à Orange, à qui ils reprochent un abus de position dominante sur le marché des entreprises dans l'Hexagone, a rapporté le magazine L'Express sur son site internet. Le groupe de télécommunications SFR, la filiale de BT et l'américain Verizon ont déposé des plaintes devant le Tribunal de Commerce de Paris, estimant avoir "subi les pratiques anticoncurrentielles du groupe sur le marché des entreprises (Orange Business Services)", selon L'Express.

Consommation

► Ahold Delhaize a publié un bénéfice net en hausse de 72,8% au premier trimestre, dix mois après la fusion des deux groupes, et a confirmé ses objectifs annuels. Le bénéfice net s'élève à 356 millions d'euros, malgré l'environnement déflationniste actuel aux Etats-Unis. Le résultat d'exploitation a augmenté de 69,3%, à 569 millions d'euros, "ce qui est principalement dû aux contributions des anciennes sociétés d'exploitation Delhaize". Sur base pro forma, pour tenir compte des effets de la fusion, l'EBIT s'élève à 553 millions d'euros, en hausse de 11,9%, selon un communiqué. Le groupe a engrangé un chiffre d'affaires de 15,9 milliards d'euros, en hausse de 65,1%. Sur base pro forma, le chiffre d'affaires a augmenté de 2,9%. Avec 56 millions d'euros d'économies en 2017 jusqu'à présent, Ahold Delhaize a confirmé son intention de réaliser des synergies nettes de 220 millions d'euros pour l'année et d'un total de 500 millions d'euros d'ici 2019. Le groupe souhaite voir sa marge opérationnelle annuelle augmenter par rapport à 2016.

Consommation

Ahold Delhaize a publié un bénéfice net en hausse de 72,8% au premier trimestre, dix mois après la fusion des deux groupes, et a confirmé ses objectifs annuels. Le bénéfice net s'élève à 356 millions d'euros, malgré l'environnement déflationniste actuel aux Etats-Unis. Le résultat d'exploitation a augmenté de 69,3%, à 569 millions d'euros, "ce qui est principalement dû aux contributions des anciennes sociétés d'exploitation Delhaize". Sur base pro forma, pour tenir compte des effets de la fusion, l'EBIT s'élève à 553 millions d'euros, en hausse de 11,9%, selon un communiqué. Le groupe a engrangé un chiffre d'affaires de 15,9 milliards d'euros, en hausse de 65,1%. Sur base pro forma, le chiffre d'affaires a augmenté de 2,9%. Avec 56 millions d'euros d'économies en 2017 jusqu'à présent, Ahold Delhaize a confirmé son intention de réaliser des synergies nettes de 220 millions d'euros pour l'année et d'un total de 500 millions d'euros d'ici 2019. Le groupe souhaite voir sa marge opérationnelle annuelle augmenter par rapport à 2016.

Pharmaceutique

► Torrent Pharma a racheté auprès de Novartis les droits des médicaments Regestone et Pregachieve en Inde. Les préparations hormonales sont utilisées contre les troubles du cycle de menstruations et l'infertilité, a indiqué le groupe. Aucun détail financier de l'opération n'a été révélé.

► Roche reconnaît l'échec de son étude clinique de phase III Imvigor211 sur le Tecentriq (atezolizumab), dans l'indication contre le cancer urothélial métastasique ou avancé (mUC). Le médicament n'a pas comblé son critère primaire d'évaluation, à savoir une extension du taux de survie des patients précédemment traités avec une chimiothérapie à base de platine

► Près d'un tiers des médicaments américains (32%) présentent des effets secondaires découverts après leur commercialisation par l'Agence américaine des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA), révèle une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

 


 

 
 

 
 

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