La Morning note de Mirabaud Securities

mercredi, 12.04.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la situation en Syrie suite aux bombardements américains. Mais également les prévisions économiques de l'Allemagne ainsi que les relations des banques anglaises avec l'UE.

Les indices américains ont fini … sans tendance marquée hier soir. Essayer, pas pu serait-on tenté de dire. Il y avait une nouvelle fois de quoi expliquer une baisse des indices américains : Tensions géopolitiques importantes, incertitudes concernant la publication des résultats des entreprises américaines, progression de la volatilité (VIX) à un plus haut de novembre 2016, tension sur les devises (le Yen en particulier) et propos confus du président Trump concernant la réforme fiscale américaine. Mais le momentum haussier, une énième fois a pris le dessus. Le Dow Jones a même réussi (après l’avoir cassé en séance) à finir au-dessus de sa moyenne mobile des 50 jours.

Au niveau des secteurs, signalons que les cours de Bourse des banques américaines ont réduit leur recul hier soir, après que le président des Etats-Unis, Donald Trump, ait qualifié la loi Dodd-Frank d'horrible et indiqué que son administration travaillait à supprimer une grande partie de ces réglementations bancaires entrées en vigueur en 2010, après la crise financière.

Les valeurs technologiques quant à elles ont fini en baisse pour la 8ème séance consécutive, ce qui n’était pas arrivé depuis les élections présidentielles américaines.

L'indice Dow Jones regroupant les valeurs liées au transport a cédé 0,59%, accusant l'un des replis sectoriels les plus marqués.

Du côté des valeurs individuelles, le titre United Continental a terminé sur une baisse de 1,13%, sous le coup du scandale provoqué par les images de l'évacuation forcée d'un passager d'un vol de la compagnie.

Les mésaventures de United profitent à American Airlines, dont l'action a gagné 3,80%, inscrivant la plus forte hausse du S&P 500. Cette progression s'explique également par la révision à la hausse par le premier transporteur aérien américain de sa prévision de revenus unitaires.

Le prix du baril de pétrole a légèrement rebondi suite aux propos de l'Arabie saoudite aux représentants de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) selon lesquels elle souhaitait que l'accord de réduction de la production soit prolongé de six mois, lorsque l'Opep se réunira en mai.

Signalons que l’Or a touché les 1'275 dollars l’once, ce qui est le plus haut niveau depuis les élections présidentielles américaines. Il est ainsi passé au-dessus de sa moyenne mobile des 200 jours….

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait fortement à 2,300%, contre 2,364% le veille, et celui des bons à 30 ans à 2,935%, contre 2,991% précédemment.

Au niveau des devises, ce que l’on craignait et dont on parlait hier est arrivée : Le Yen a continué sa forte progression et a cassé son support important des 110 face au dollar. La hausse pourrait s’intensifier alors que le consensus parie une nouvelle fois sur le mouvement inverse….

1. Statistiques américaines

Il y avait hier deux statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons relevé :

a. Nouvelle baisse du moral des petits patrons

Le moral des patrons de petites et moyennes entreprises aux Etats-Unis a décliné pour le deuxième mois consécutif en mars selon la National Federation of Independent Businesses (NFIB), l'association américaine du secteur. En détail, l'indice de la NFIB a reculé de 0,6 point, à 104,7 points, alors que le consensus pariait sur un indice de 104,5 sur le mois. Mais une des composantes de l'enquête, sur la manière dont les patrons de petites entreprises envisagent l'avenir, pourrait signaler l'émergence d'un problème selon le NFIB. En effet, l'indice mesurant le degré d'incertitude des chefs d'entreprises a atteint 93 en mars, son deuxième niveau le plus élevé de l'histoire.

b. Inquiétude sur l’indice préféré de Janet Yellen

D'après le Département américain du travail, les ouvertures de postes pour le mois de février 2017 aux États-Unis (le fameux rapport JOLTS) sont ressorties au nombre de 5,74 millions, contre 5,6 millions de consensus de place et 5,63 millions un mois auparavant. Les plus fortes progressions en février concernent la santé et l'assistance sociale, l'hébergement et les services alimentaires, ainsi que le secteur finance / assurance. Le taux de progression souffre cependant le plus depuis 4 ans confirmant ainsi les mauvais chiffres de l’emploi publiés vendredi passé.

2. Et si tout avait été planifié en 1983 ?

Alors que la crise en Syrie prend une nouvelle dimension avec les bombardements américains du week-end passé, un document qui vient d’être publié par la CIA montre cependant que tout aurait été publié et planifié il y a plus de trente ans. Synthèses et analyse d’une histoire à peine croyable qui explique beaucoup sur la situation névralgique de la Syrie….

a. Faire monter la pression

Selon le document officiel de la CIA qui vient d’être publié, l’ex agent Graham Fuller, avait insisté sur l’importance de la Syrie pour les intérêts américains au Proche et au Moyen-Orient. Il écrivait notamment que les Etats-Unis devaient sérieusement faire monter la pression sur Assad (Hafez, père de Bachar) en menant secrètement des attaques militaires simultanées contre la Syrie à partir de trois pays qui lui étaient hostiles, à savoir : l’Irak, Israël et la Turquie.

Le lien : https://www.cia.gov/library/readingroom/docs/CIA-RDP88B00443R001404090133-0.pdf

b. Trois ennemis historiques

Le document de la CIA révèle un plan très précis avec des attaques simultanées en provenance des trois pays précités. D’un côté, l’Irak devait mener des frappes aériennes contre la Syrie avec l’unique but d’ouvrir le gazoduc. Israël de son côté devait faire monter la pression au niveau de la frontière avec le Liban sans pour autant chercher à déclencher une guerre (ce qu’il ne voulait pas). Cependant, une hausse des tensions avec son voisin libanais aurait pu préoccuper le gouvernement Assad.

Enfin, la Turquie, était censée mener des frappes aériennes contre des camps terroristes dans le nord de la Syrie. Une déstabilisation psychologique.

c. Pousser l’Iran à arrêter la guerre

Selon un plan soigneusement détaillé, le gouvernement syrien, face à trois fronts agressifs, aurait probablement été obligé d’abandonner sa politique qui consistait à fermer le gazoduc. Une telle concession aurait soulagé la pression économique qui pesait sur l’Irak et ainsi pousser l’Iran à mettre fin à la guerre !

d. Les intérêts américains entravés

Dans le document, l’agent Graham Fuller estimait que la Syrie entravait deux intérêts clés des Etats-Unis au Moyen-Orient. D’une part le refus de la Syrie de retirer ses troupes du Liban garantissait l’occupation israélienne dans le sud et d’autre part la fermeture du gazoduc irakien par la Syrie avait été un facteur clé ayant permis de mettre à genoux l’économie irakienne, incitant ainsi l’internationalisation de la guerre dans le Golfe. L’idée de « transférer » la guerre Iran-Irak vers la Syrie faisait de plus en plus de sens….

Il fallait donc que les Etats-Unis face usage de la force pour menacer le gouvernement syrien. Obligatoirement.

e. Pourquoi la Turquie est-elle l’ennemi de toujours ?

Dans le document de Graham Fuller, on distingue tout à fait le rôle de la Turquie face à la Syrie et les trois raisons principales de sa colère. Tout d’abord le soutien présumé de la Syrie aux terroristes arméniens. Ensuite le soutien syrien aux guérillas kurdes qui combattaient en Irak au niveau des frontières turques et enfin le soutien de la Syrie au terroristes turcs qui opéraient depuis le nord de la Syrie contre la Turquie.

f. Le rôle de la Russie

Parler de la Syrie sans parler de la Russie serait impossible. D’une part, le document de la CIA révèle que l’URSS avait plusieurs fois demandé à Assad d’ouvrir le gazoduc pour venir en aide à l’Irak, un pays avec lequel l’URSS avait de bonnes relations. L’ex agent Fuller soulignait que les Russes seraient dans un grand dilemme de voir leurs deux alliés (Syrie et l’Irak) en guerre.

D’une part on connait aussi l’importance stratégique pour Moscou d’avoir un accès direct aux mers chaudes à travers une base naval sise en Syrie (Tartous).

g. 30 ans après

En 2012 (sous Barack Obama donc) un think thank américain reprend les documents de Fuller en soulignant, entre autre, l’importance de la Turquie dans le conflit en Syrie.

Les américains considèrent comme vitale, la participation d’Ankara pour régler la crise, et suggère qu’elle ait un rôle encore plus important. La fameuse pression psychologique que la Turquie n’effectue pas assez sur Bachar Al-Assad est à même aussi de contrarier… l’Iran ! Dans ce think thank d’il y a 5 ans, six options sont envisagées pour faire tomber le gouvernement syrien :

1. La diplomatie

2. Un changement de régime par l’intimidation

3. L’armement de l’opposition syrienne

4. La libération de la Syrie à travers des frappes aériennes et avec l’aide de l’opposition syrienne

5. Un changement de régime par l’invasion

6. Une intervention de la communauté internationale (Otan)

Le lien vers ce think thank : https://www.brookings.edu/wp-content/uploads/2016/06/0315_syria_saban.pdf

h. Conclusion

Comme vous le savez, j’aime retracer le passé pour comprendre et mieux aborder le futur.

Cette histoire d’agent secret tout droit sortie d’un livre nous apporte des éléments essentiels à la crise actuelle et explique pourquoi les Etats-Unis, la Turquie et la Russie ne laisseront pas tomber le dossier syrien de sitôt. Au risque d’une intensification des tensions….

3. Bonne nouvelle pour l’Allemagne et la zone euro

La nouvelle va tomber aujourd’hui mais a déjà filtré : Les principaux instituts économiques allemands ont relevé leur prévision de croissance à 1,5% pour 2017 et tablent sur une hausse de 1,8% du produit intérieur brut en 2018.

En détail, les instituts tablaient jusqu'ici sur une croissance de 1,4% cette année puis de 1,6% en 2018.

Après les récents chiffres concernant le climat d’affaire IFO, l’indice des prix à l’importation, la production industrielle et le sondage ZEW, ces nouvelles projections confirmeront le bon démarrage de la croissance économique allemande en 2017.

4. Des protections, vite !

Nous vous le répétons presque tous les jours, mais la tendance prend une propension presque inégalée à près de deux semaines des élections françaises : Il faut se protéger !

Après la banque Goldman Sachs qui a conseillé de se protéger sur les obligations françaises (OAT), c’est au tour de la Société Générale de parier sur un rebond des OAT … après les élections présidentielles.

Pioneer Investment quant à eux pensent que la propension des investisseurs japonais à vendre les OAT françaises tout en achetant de la dette allemande, qui persiste depuis fin 2016, devrait se poursuivre jusqu'à ce que le brouillard se dissipe.

On se souvient qu’en début de semaine, le communiqué du ministère des Finances japonais avait rendu compte de la plus forte tendance à la vente qu'ait connue le marché obligataire français en février 2017 depuis au moins 2005.

Quoi qu’il en soit, le risque souverain français vient de remonter à son plus haut niveau depuis 5 ans et les protections contre une baisse de l’Euro ont fait de même.

5. La pression sur les banques

Avant la mise en place du Brexit, la pression se fait de plus en plus importante concernant les banques (une quarantaine) présentes au Royaume-Unis (domestiques et internationales). La banque centrale européenne (BCE) a en effet sommé les banques de déposer leur demande d'agrément pour continuer à opérer dans l'Union européenne après la sortie de la Grande-Bretagne.

L’argument principal de l’institution de Frankfurt est que « d’ordinaire » ( ?) cela prendrait 6 mois en vue d'obtenir une licence bancaire et peut-être moins quand il s'agit d'étendre une licence existante. Quoi qu’il en soit la BCE affirme que la décision doit être prise dans les 12 mois suivant le dépôt de la demande.

La BCE recommande aux banques de planifier en conséquence, afin d'être certaine d'obtenir la licence à temps. Si l’institution défendue par Mario Draghi ne participe pas aux négociations politiques en vue du Brexit, elle agit en tant que superviseur des banques de la zone euro et entend anticiper les impacts sur le secteur financier.

Rappelons qu’en cas de Hard Brexit, les banques basées au Royaume-Uni perdront leur passeport financier leur permettant de proposer leurs services à des clients des 27 autres pays de l'UE. Afin de pouvoir continuer à le faire, elles devront obtenir une nouvelle licence ou demander à étendre le champ de celle en vigueur.

Le 4 mai sera organisé un séminaire destiné à informer les banques des règles à respecter pour obtenir une licence bancaire en Europe.

6. Aujourd’hui

Aujourd’hui, c’est au tour du chômage en Grande-Bretagne et des prix à l’import/export aux Etats-Unis d’être sous notre radar.

Les indices européens devraient ouvrir en légère hausse ce matin une nouvelle fois grâce à la force tranquille des indices américains hier soir. Le momentum haussier, bien trop puissant, a eu raison de plusieurs arguments de poids (géopolitiques entre autre) qui auraient justifié une baisse plus importante des marchés.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en baisse ce matin dans le sillage des incertitudes liées à la politique économique de Donald Trump ainsi qu’aux tension géopolitiques. Sur ce dernier point, notons que le président chinois Xi Jinping a plaidé pour une solution pacifique de la crise autour du programme nucléaire nord-coréen, lors d'un entretien téléphonique mercredi avec son homologue américain.

Nous avions ce matin en Chine aussi une statistique économique importante puisqu’elle avait trait à l’inflation. À ce sujet, les prix sortie d'usine se sont affichés en forte hausse en mars, témoignant d'une demande toujours robuste, en dépit d'un léger ralentissement, tandis que l'indice des prix à la consommation, principale jauge de l'inflation, marquait une légère remontée (+0,9%).

En détail, l'indice PPI des prix sortie d'usine, baromètre de la santé du secteur industriel et du renchérissement des matières premières, a grimpé de 7,6% sur un an le mois dernier. C'est en deçà du bond de 7,8% enregistré en février mais c'est mieux que la prévision moyenne des analystes sondés par l'agence Bloomberg (+7,5%) et c'est le septième mois consécutif de hausse.

Actualité

Fitch Ratings a annoncé confirmer la note AAA des Etats-Unis, à laquelle est assignée une perspective stable, en arguant de l'ample capacité de financement dont dispose le pays, du statut du dollar et de celui des bons du Trésor. Soulignant la solidité et le caractère diversifié de l'économie américaine, l'agence notation explique que, d'un point de vue macroéconomique, la politique de la nouvelle administration axée sur la déréglementation et l'assouplissement de la fiscalité a entraîné un regain de confiance au sein des entreprises et peut être en cela positive pour la croissance pour autant qu'elle soit menée jusqu'au bout. Elle pense par ailleurs que la Réserve fédérale procèdera à deux nouvelles hausses des taux d'un quart de point cette année et à quatre autres en 2018. Fitch observe que la note de crédit maximale s'appuie sur une souplesse financière sans équivalent dans la mesure où le dollar américain est la première monnaie de réserve mondiale.

Les Turcs vivant à l'étranger sont nombreux à participer au référendum sur l'élargissement des prérogatives présidentielles voulu par le président Recep Tayyip Erdogan

Le président de la Réserve fédérale (Fed) de San Francisco John Williams a affirmé que la banque centrale américaine devait ramener les taux à un niveau normal au cours de cette année ou l'an prochain, tout en s'assurant de ne pas freiner l'actuelle expansion économique. Dans un entretien au journal allemand Börsen-Zeitung, John Williams a répété à cet égard que "trois ou quatre hausses de taux" seraient justifiées à ses yeux sur l'ensemble de l'année.

Les 50 plus grandes entreprises américaines, dont Apple et Microsoft, stockent quelque 1.600 milliards de dollars dans des paradis fiscaux pour réduire leurs impôts aux Etats-Unis, affirme Oxfam dans une étude

Energie / Utilities

► Une augmentation de la production, couplée à une dépendance croissante des marchés asiatiques, va peser sur les prix du pétrole américain, a averti l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Celle-ci anticipe un prix du WTI à 52,24 dollars le baril en moyenne pour 2017, alors qu'elle tablait encore le mois dernier sur 53,49 dollars. Pour 2018, l'Agence pronostique un prix moyen de 55,10 dollars au lieu d'une précédente prévision de 56,18 dollars

► Edisun Power a enregistré au cours de l'exercice 2016 une augmentation de son bénéfice net de 34% à 0,96 mio CHF. Ce résultat a notamment été porté par les acquisitions de parcs photovoltaïques réalisées l'année dernière, indique l'entreprise. Le bénéfice brut d'exploitation s'est pour sa part étoffé de 12% à 5,87 mio CHF. L'Ebit s'est inscrit à 3,01 mio CHF, soit un gain de 9%. Le chiffre d'affaires s'est étoffé de 8% et passe à 8,23 mio CHF. En 2016, la production d'électricité du groupe Edisun Power a pris 7% à 19,1 mio kWh. Le groupe examine la possibilité d'une augmentation de capital afin de poursuivre sa croissance de façon accélérée, souligne le communiqué.

Prix du baril

Le prix du baril de pétroles est en hausse ce matin en Asie dans le sillage des tensions géopolitiques et dans l’attente de la publication des stocks de brut américain. Signalons que selon les données officielles, l'Opep a réduit sa production au-delà de ses engagements en mars, dépassant ainsi le taux de conformité de ses engagements montrent des données tierces que le cartel utilise pour contrôler ses extractions.

Industrie / Minières / Automobile

► Faurecia a fait état d'une croissance solide de ses ventes au premier trimestre grâce à l'Amérique du Nord et à l'Asie et annoncé la nomination de Michel de Rosen comme nouveau président du conseil d'administration de l'équipementier automobile. Faurecia, dont PSA détient encore 46,4% a réalisé un chiffre d'affaires "à valeur ajoutée" - qui exclut les composants de systèmes d'échappement qu'il achète lui-même à des tiers - de 4,226 milliards d'euros au premier trimestre, en hausse de 10% en données publiées et de 9,8% en données organiques. "Les trois activités - sièges, intérieurs et systèmes d'échappement - ont enregistré de bons résultats et ont contribué à cette forte progression", a souligné le directeur général Patrick Koller, cité dans un communiqué. "Cette dynamique positive devrait se poursuivre au moins au second trimestre 2017."

► Daimler a dévoilé un bond de son bénéfice opérationnel de 87% pour le premier trimestre à 4 milliards d'euros. Un tel niveau "est fortement au-dessus des attentes du marché", a affirmé Daimler, qui doit publier l'ensemble de son bilan financier pour les trois premiers mois de l'année le 26 avril prochain. Le constructeur des voitures Mercedes-Benz et Smart, redevenu leader mondial du haut-de-gamme en 2016 devant BMW grâce à des ventes annuelles records, a vu sa performance opérationnelle essentiellement nourrie par la marque Mercedes-Benz (Ebit de 2,23 milliards d'euros) et par les camions Daimler (Ebit de 668 millions d'euros). Mais ce bénéfice calculé notamment avant impôts a aussi profité d'un effet positif de 183 millions d'euros lié à l'entrée de nouveaux investisseurs dans le groupe de cartographie Here, dont Daimler est actionnaire aux côtés de BMW et Audi. Daimler indique également avoir enregistré un gain de 267 millions d'euros grâce à une vente immobilière à MFTBC (Mitsubishi Fuso Truck and Bus Corporation), ainsi que de 240 millions d'euros pour l'annulation d'un investissement dans le chinois BAIC Motor.

► Volkswagen a dit qu'il allait proposer sur ses nouveaux SUV les plus longues garanties du marché aux Etats-Unis. Avant le salon automobile de New York, le constructeur automobile allemand précise qu'il mettra en place une garantie de six ans ou 72.000 miles (115.200 kilomètres) sur ses SUV Atlas et Tiguan qui seront commercialisés en cours d'année.

► Implenia a été chargée par l'Administration suédoise des transports (Trafikverket) de la réalisation d'un projet complexe de rénovation au coeur de Stockholm. Une grande partie de l'infrastructure ferroviaire de la capitale suédoise a été construite dans les années 1950 et devra être rénovée au cours des prochaines années. Le tronçon de Stockholm Getingmidjan constitue la porte d'entrée pour tous les trains venant du sud du pays et figure donc parmi les sections les plus fréquentées de Suède. Le montant du contrat s'élève à 885 millions de couronnes suédoises (environ 100 millions de francs).

► La situation pourrait se corser dans l'industrie ferroviaire pour Alstom, si ses deux principaux rivaux, Siemens et Bombardier, unissent leurs forces comme le laissent penser les rumeurs. Hier, l'Agence Bloomberg a révélé que l'allemand et le canadien ont entamé des discussions qui en seraient à un stade relativement avancé. L'existence de contacts a été confirmée par l'Agence Reuters un peu plus tard. Les bruits de couloirs sont fréquents dans le secteur, car les principaux acteurs sont peu nombreux et qu'ils savent qu'ils vont bientôt être confrontés à une concurrence chinoise d'envergure, avec la création du conglomérat CRRC en 2015.

Financières

► Les investisseurs qui ont déposé une plainte en mai contre des banques et des traders devant la justice américaine pour manipulation des cours sur le marché mondial des obligations para-souveraines ont ajouté quatre banques à leur liste, dont BNP Paribas.Une version modifiée de leur plainte montre que, outre la banque française, HSBC, RBC et TD Bank sont également visées par l'action en justice, tout comme le trader obligataire Gary McDonald, qui a travaillé dans trois de ces quatre établissements.

Informations et Technologies

► La banque Goldman Sachs vient d’intégrer Vivendi dans sa liste Conviction List

► Le spécialiste de la réservation de voitures avec chauffeur Lyft a levé 600 millions de dollars de capitaux frais, a dit l'un de ses investisseurs. Le fonds KKR a ainsi précisé avoir participé à nouveau tour de table de 600 millions de dollars, une somme qui devrait aider la compagnie basée à San Francisco à rivaliser avec son concurrent plus grand Uber. Des sources proches de Lyft avaient dit la semaine dernière que la société était sur le point de boucler une levée de fonds la valorisant à 7,5 milliards de dollars, soit deux milliards de plus que lors du précédent tour de table, remontant à il y a plus d'un an.

► L'alliance entre Orange et Canal+ deviendrait presque un serpent de mer des marchés tant elle a été évoquée par le passé sans jamais aboutir. Pour 'Les Echos', la remise en jeu par l'UEFA des droits de la ligue des champions de football pour trois saisons risque de précipiter les choses. La filiale de Vivendi se retrouverait en situation délicate si elle venait à perdre ces droits. L'opérateur de télécommunications, son premier distributeur, en pâtirait évidemment. Un vaste accord de distribution se dessine, explique le quotidien financier, plutôt qu'un achat de droits en commun

Consommation

► Christian Dior a réalisé des ventes de 10,4 milliards d'euros au premier trimestre de l'exercice 2017, en croissance de 15 % à taux courants par rapport au premier trimestre 2016. La croissance organique des ventes s'établit à 13 %. Les ventes de Christian Dior Couture s'élèvent à 506 millions d'euros, en hausse de 18 % à taux courants et de 17 % à taux constants. Le groupe a réalisé des ventes de 9 884 millions d'euros au premier trimestre 2017, en augmentation de 15 %. La croissance organique s'établit à 13 % par rapport à la même période de 2016. La croissance est positive en Asie, en Europe et aux Etats-Unis.

► Barry Callebaut a bouclé le premier semestre de son exercice décalé 2016/17 sur un bénéfice net de 142,1 mio CHF, soit 31,7% de mieux que sur la même période un an plus tôt. La performance est à mettre sur le compte de l'accélération des ventes au deuxième trimestre ainsi qu'au lancement réussi du programme "Cocoa Leadership", explique le négociant dans un communiqué. Le chiffre d'affaires réalisé par le groupe entre septembre et février se monte à 3,54 mrd CHF, en hausse de 3,3% sur un an (+2,5% en monnaies locales), alors que le volume de ventes n'a augmenté que de 1,4% à 947'000 tonnes. Le résultat opérationnel (Ebit) s'est enrobé de 18,8% à 238,4 mio CHF. Ajustée des effets d'acquisition, la progression est de 10,6%. Les chiffres publiés par Barry Callebaut s'inscrivent dans la moyenne des prévisions du consensus. Si le chiffre d'affaires et le bénéfice net sont ressortis au-dessus des 3,49 mrd CHF et des 132,9 mio attendus, l'Ebit en revanche s'est avéré légèrement inférieur aux 224,0 mio pronostiqués.


 

 
 



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