La Morning note de Mirabaud Securities

jeudi, 08.06.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la réunion de la banque centrale européenne (BCE) à Tallin. Mais aussi les élections législatives en Grande-Bretagne.

Les indices américains ont fini en hausse hier soir malgré l’effondrement du prix du baril de pétrole. La progression ne fut que symbolique mais progression il y a eu tout de même à la veille d’une séance qui pourrait apporter encore un peu de stress aux indices.

Le momentum positif reste tout de même toujours bien présent et certains investisseurs ont été rassurés par une déposition de l'ancien directeur du FBI, James Comey, qui n’a rien apporté de bien nouveau.

Cependant (c’est un élément important à noter) nous constatons de plus en plus que le consensus est gentiment en train de devenir de plus en plus positif en ne pariant plus vraiment sur la correction tant attendue (les investisseurs seraient en train d’abdiquer).

Une consolidation des marchés pourrait donc intervenir sous peu.

Le secteur énergétique a fortement limité les gains du marché actions américain, chutant de 1,5% dans la foulée du plongeon de près de 5% prix du pétrole (plus forte baisse journalière pour le WTI depuis 3 mois….). Ce recul a notamment été à mettre sur le compte de l'annonce d'une hausse inattendue des stocks de brut et d'essence aux Etats-Unis, ce qui est venu alimenter les inquiétudes de ceux qui pensent que l'accord mondial de réduction de la production n'a finalement qu'un effet limité (cf Point 2).

La hausse du dollar face à un panier de devises (et notamment l’euro) n’est pas non plus étrangère à la baisse de l’or noir.

Dans la distribution, le groupe Sears a gagné 6,20% après des articles de presse annonçant de nouvelles fermetures de magasins après une première vague de suppression de 150 points de vente en 2016 et 2017. Une sorte de nivellement par le bas….

Du côté des hausses, le secteur financier a tiré son épingle du jeu après le rachat de Banco Popular par Banco Santander via le recours, pour la première fois, du mécanisme européen visant à éviter la contagion des crises bancaire.

Au niveau des valeurs individuelles, le titre Nike a avancé de 1,43% et l'action UnitedHealth Group de 1,32% après la décision du conseil de surveillance de l'assureur-maladie d'augmenter de 20% le dividende trimestriel.

Du côté des baisses, l'action Coca-Cola a cédé 1,02%, sous le coup d'un abaissement de recommandation d’un courtier.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,176%, contre 2,144% la veille, et celui des bons à 30 ans à 2,839% contre 2,810% précédemment.

1. Statistiques américaines

Il y avait hier une statistiques économique importante et elle concernant la consommation américaine, voici ce que nous avons relevé :

· Ralentissement de la hausse du crédit à la consommation

Le crédit à la consommation a ralenti sa progression en avril aux États-Unis, selon les chiffres publiés par la Banque centrale américaine (Fed).

En détail, l'encours des crédits à la consommation s'est élevé à 3.821,0 milliards de dollars, en données corrigées des variations saisonnières et en rythme annualisé, marquant une hausse de 2,6% sur un mois après un bond de 6,2% en mars.

Cela représente une progression de 8,1 milliards sur un mois, en-dessous des attentes du consensus (15,0 milliards). Cette décélération est marquée s'agissant des crédits dits renouvelables (principalement les cartes de crédit) qui n'ont progressé que de 1,8% en avril, à 1.010,6 milliards de dollars, contre 6,5% en mars.

Enfin, les crédits classiques non-renouvelables (crédits automobiles, prêts étudiants...) ont, eux, ralenti dans une moindre, en progressant de 2,9%, à 2.810,4 milliards de dollars, contre 6,1% le mois précédent.

2. Fort rebond des stocks de brut

C’est la douche froide. En effet, le prix du baril de pétrole est de retour à son niveau d’il y a un mois et potentiellement à celui d’août 2016 (45.13 dollars sur le WTI). La faute à la publication des stocks de brut américain.

On a en effet appris qu’ils avaient progressé de manière surprenante la semaine dernière aux Etats-Unis. Lors de la semaine achevée le 2 juin, les réserves commerciales de brut ont progressé de 3,3 millions de barils pour atteindre 513,2 millions alors que le consensus tablait sur une … baisse de 3 millions.

En tenant compte d'un nouvel abaissement des réserves stratégiques, les stocks totaux de pétrole brut ont augmenté de 1,6 million de barils.

Concernant les réserves d'essence, le département américain de l'Energie a annoncé une hausse de 3,3 millions de barils, tandis que le consensus prévoyait une augmentation moins marquée, de 900’000 barils. Les stocks de produits distillés quant à eux (fioul de chauffage...) ont progressé de 4,4 millions de barils, soit bien plus que la progression de 500’000 barils anticipée par le consensus.

C’est la plus forte progression des stocks (au niveau global) de brut américain depuis 2015.

Comme nous l’indiquions avant et au lendemain du récent accord de l’OPEP de prolongation de 9 mois de réduction de la production de pétrole, il ne faut jamais oublier que l’évolution du prix du baril de pétrole ne dépend pas seulement d’un facteur.

La volatilité sur le prix du baril de pétrole devrait donc se poursuivre ces prochains mois, en ligne avec nos estimations.

3. Aujourd’hui c’est la BCE

La réunion de la banque centrale européenne (BCE) prendra donc place cet après-midi avec la fameuse conférence de presse qui suivra. Si les investisseurs n’attendent pas grand-chose de cette réunion, il y a cependant plusieurs questions qui se posent et auxquelles il faudra forcément répondre. Passage en revue.

a. Que faire de la pression qui s’accumule ?

Si on savait le président Mario Draghi immunisé face aux critiques allemandes, qu’en sera-t-il des dernières recommandations de l’OCDE ? L’organisation vient en effet de déclarer que la BCE devrait diminuer ses achats d'obligations en 2018 et relever l'un de ses taux directeurs d'ici à la fin de l'année prochaine.

Cette recommandation est importante car elle marque une inflexion par rapport à mars, lorsque l'institution avait estimé que la banque centrale devait poursuivre ses mesures. L’argument des responsables de l’OCDE réside dans le fait de l'amélioration des perspectives économiques et du fait que l'inflation se rapprochera de l'objectif de la BCE d'ici à la fin de 2018.

L'orientation expansionniste de la politique monétaire devrait donc être atténuée.

b. Quels actifs acheter dans un environnement « sec » ?

Selon les données officielles qui viennent d’être publiées, la BCE a acheté en mai une proportion moindre (400 millions d’euros de moins que la règle ne le propose) de titres souverains allemands ce qui laisserait penser qu’elle aurait des difficultés à acquérir des actifs rémunérateurs. Bref, le marché serait à « sec ».

En détail on a appris que la maturité moyenne des obligations du secteur public allemand acquises par la Bundesbank et la BCE en mai a été de seulement quatre ans, la plus faible depuis le lancement effectif du QE en mars 2015.

Concrètement, cela voudrait dire que leur rendement sera d'environ -0,58% aux prix pratiqués en début de semaine, cela représente pour la BCE et la Bundesbank la garantie d'une perte qui ne sera pleinement couverte par les recettes tirées du taux de dépôt négatif de -0,4% qu'elles imposent aux banques sur leurs réserves excédentaires de liquidités.

Fait troublant, le mouvement serait inverse pour des pays comme l’Italie, la France ou l’Espagne.

c. La BCE pourrait-elle retourner sa veste ?

Il a un évènement dont l’on ne peut se défaire avant chaque réunion de la BCE : Les rumeurs. Cette fois-ci elles concernent les prévisions d’inflation de la part de l’institution de Frankfurt.

Selon les informations collectées par l’agence Bloomberg, Mario Draghi serait sur le point d’abaisser ses prévisions d'inflation jusqu'en 2019 pour tenir compte des prix du pétrole. Cette information non-fondée a fait chuter l’euro face au dollar notamment. Mais est-ce bien sérieux ?

Pas à en croire les multiples déclarations du président de la BCE depuis plusieurs mois. Ce dernier a en effet toujours mis l’accent sur le fait que l’évolution du prix du baril de pétrole ne pouvait pas rentrer dans le calcul de l’inflation (même l’effet de second tour pourrait prendre plus de temps que prévu).

Un retournement de veste sur ce sujet est hautement improbable.

d. Conclusion

Il est probable que la frustration sera de mise à la sortie de la réunion de la banque centrale européenne (BCE). La patience des investisseurs pourrait bientôt toucher à sa fin d’autant plus que le différentiel de taux entre les deux côtés de l’Atlantique devrait encore s’écarter après la prochaine réunion de la Fed….

4. Le résultat du pari c’est aujourd’hui

Fort d’une avance considérable sur le parti de l’opposition (Travailliste), Theresa May avait pris le pari moyennement risqué d’annoncer des élections anticipées afin d'obtenir une majorité renforcée aux Communes avant d'entamer les négociations sur le Brexit avec les Européens. Cependant, cette avance a fondu comme neige au soleil et la première ministre pourrait se trouver en situation extrêmement délicate. Analyse et synthèse.

a. Les faits

La Première ministre britannique Theresa May a appelé le 18 avril à la tenue d'élections législatives anticipées pour le 8 juin lors d'une annonce surprise devant sa résidence de Downing Street, trois semaines après le déclanchement du Brexit. La cheffe du gouvernement conservateur, en poste depuis un an, comptait tirer profit de l'extrême faiblesse des travaillistes dans les sondages pour conforter son mandat et sa majorité par le vote populaire avant les difficiles négociations sur la sortie de l'Union européenne.

Dans l'assemblée sortante, le Parti conservateur compte 330 élus, soit quatre de plus que la majorité absolue fixée à 326.

b. Que disent les sondages ?

Selon l'institut YouGov dans une projection publiée à la veille des élections législatives en Grande-Bretagne, le Parti conservateur de Theresa May (Tories) pourrait ne pas disposer d'une majorité absolue à la Chambre des communes. En effet les Tories sont crédités de 42% des intentions de vote mais n'obtiendraient que 302 des 650 sièges de la chambre basse du Parlement britannique. Le Parti travailliste obtiendrait 39% des suffrages et disposerait de 269 députés, ajoute l'institut de sondage.

c. Le risque politique

Ne nous voilons pas la face : Si Theresa May devait perdre les élections cet après-midi, elle serait dans l’obligation de démissionner, plongeant une nouvelle fois la Grande-Bretagne dans la crise politique avec de nouvelles élections à la clé.

Si elle devait « simplement » perdre la majorité, son leadership serait fragilisé et la rue pourrait bien gronder assez rapidement.

d. Le Brexit en ligne de mire

Le Brexit est bien évidemment l’enjeu principal de ces élections législatives anticipées. En effet, si d’un côté on a vu Theresa May se défendre bec et ongle face aux menaces (financières) de l’Union Européenne (UE), d’un autre, le leader travailliste Jeremy Corbyn n’a cessé de répéter qu'en cas de victoire de son parti, il ferait en sorte qu'un accord soit trouvé avec l'UE….

Rappelons que les négociations avec l'Union européenne doivent être menées jusqu'en 2019.

e. Conclusion

Le résultat des élections aura une influence forte sur la livre sterling et donc sur le FTSE. On rappelle ici que depuis le Brexit la devise britannique et l’indice ont évolué inversément tout comme le font le Nikkei et le Yen.

5. Aujourd’hui

Aujourd’hui, les indices européens devraient ouvrir en légère hausse dans le sillage de la clôture de New-York mais c’est bien évidemment la réunion de la banque centrale européenne (BCE) qui sera au cœur de toutes les discussions tout comme les élections législatives en Grande-Bretagne.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en hausse ce matin dans le sillage de l’accalmie sur le prix du baril de pétrole et suite à la publication de statistiques économiques encourageantes en Chine. On a en effet appris que les importations et les exportations avaient progressé au-delà des attentes du consensus. En détail, les exportations chinoises ont augmenté de 8,7% sur un an en mai (contre un consensus de 7%), et les importations de 14,8% (contre un consensus de 8.5%).

La tendance n’a cependant pas été altérée par une véritable douche froide au Japon. On a en effet appris que la croissance de son PIB avait été révisée à 1,0% en rythme annualisé de janvier à mars, alors qu'elle avait été estimée à … 2,2% en lecture préliminaire. Pire, le consensus attendait 2.4% de croissance !

Actualité

S&P Global Ratings a abaissé la note de la dette à long terme du Qatar, de AA à AA-. L'agence d'évaluation financière a placé cette note sous surveillance avec une implication négative, ce qui signifie qu'elle pourrait à nouveau l'abaisser à court terme. Cette action de S&P survient après que l'Arabie saoudite et ses alliés ont rompu leurs relations diplomatiques et commerciales avec le Qatar. "Cela augmentera la vulnérabilité extérieure du Qatar et pourrait mettre la croissance économique sous pression", a expliqué l'agence de notation dans un communiqué.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé l'UE à s'engager à des investissements dopant la croissance grecque pour débloquer un accord en juin entre les créanciers européens et du FMI sur la dette du pays.

La Corée du Nord a tiré une salve de missiles de croisière sol-mer, nouvelle illustration de sa volonté d'avancer envers et contre tout sur la voie de ses programmes d'armement, selon le ministère sud-coréen de la Défense.

Energie / Utilities

► En réponse à certaines rumeurs qui ont circulé hier en France, l'Autorité de sûreté nucléaire a précisé la teneur de son calendrier concernant la cuve de la centrale EPR de Flamanville. L'Autorité a prévu de réunir, les 26 et 27 joints prochains, le groupe permanent d'experts pour les équipements sous pression nucléaire, concernant l'anomalie qui affecte la composition de l'acier du couvercle et du fond de la cuve. Postérieurement à discussions, elle établira un projet de position, qu'elle soumettra à la consultation du public jusqu'au mois de septembre 2017. Ce n'est qu'après cette consultation qu'une position définitive sera adoptée. Le régulateur, appuyé par l'IRSN pour la partie technique, instruit actuellement le dossier remis par Areva NP. Un rapport d'instruction sera soumis aux experts à la fin du mois. Le rapport final, qui intégrera les positions d'Areva NP et EDF dans le cadre de la procédure contradictoire, sera rendu public après la réunion avec les experts.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole tente un rebond technique ce matin en Asie après la plus forte baisse journalière depuis près de 3 mois.

Industrie / Minières / Automobile

► Blackstone (BX) a finalisé le "closing" d'un fonds de 7,8 milliards d'euros destiné à investir dans l'immobilier commercial en Europe, le plus important fonds de ce type jamais levé.

► Airbus a engrangé en mai 59 commandes, selon le décompte publié hier soir par l'industriel, pour 60 livraisons. Le carnet s'est enrichi de 20 A350-900 (China Southern Airlines), 30 A321ceo (Delta), 5 A320ceo et 4 A320neo. L'attentisme est toujours de mise début 2017, avant la tenue du Salon du Bourget à la fin du mois, comme l'illustrent les commandes nettes d'Airbus sur cinq mois, qui se limitent à 73 appareils (100 commandes brutes et 37 annulations). L'avionneur a livré dans le même temps 242 appareils, soit une moyenne supérieure à 48 par mois.

Financières

► Credit Suisse a déclaré que 99,2% des droits de souscription émis à l'occasion de son augmentation de capital avaient été exercés, ce qui a permis à la deuxième banque suisse de lever un montant net de quelque 4,1 milliards de francs. L'établissement a précisé que son ratio de solvabilité CET 1 (common equiy Tier 1) passerait à 13,4% après cet appel au marché, comme il l'avait dit fin avril, au moment de l'annonce de l'opération.

► Une rumeur circule depuis hier soir sur un rachat des minoritaires d’Euler Hermes par sa maison-mère Allianz. Euler serait donc retiré de la cote.

► Helvetia a confirmé ses objectifs financiers à l'occasion de la journée "capital markets". Lors de cette manifestation, l'assureur présentera notamment un aperçu de ses activités ainsi que l'état d'avancement de la stratégie "helvetia 20.20", indique le groupe dans un communiqué. Helvetia vise un rendement des fonds propres de 8% à 11% pour 2020. "Helvetia est très bien positionnée et dispose de bases solides pour son développement ultérieur. Nous avons déjà très bien avancé dans la mise en œuvre de notre stratégie helvetia 20.20", a affirmé le groupe

 

Informations et Technologies

► Samsung Electronics veut doubler la capacité de production de téléphones mobiles de sa principale usine en Inde, pays où son concurrent Apple a également commencé à assembler des iPhone. Le groupe investira 49 milliards de roupies (675 millions d'euros) sur trois ans pour développer son usine dans la banlieue de New Delhi, indique le groupe dans un communiqué.

► Toshiba devrait faire connaître le 15 juin le nom de l'acquéreur de sa division de semi-conducteurs, ont rapporté des sources proches du dossier, alors que des tensions persistent entre le groupe japonais et son partenaire Western Digital, candidat au rachat de ses puces.

► Rockwell Collins rempile avec Dassault Systèmes, en adoptant la plateforme 3DEXPERIENCE comme système PLM. L'industriel est en train de déployer les applications Enovia et Exalead en vue de créer un environnement PLM pour ses départements ingénierie et technologie dans le monde.

► Gemalto annonce fournir à Market Pay, établissement de paiement filiale du groupe de distribution Carrefour, des cartes de paiement et sa solution de PIN digital pour C-zam.

Consommation

► Pernod Ricard a annoncé avoir signé un accord pour une prise de participation majoritaire dans le mescal haut de gamme Del Maguey Single Village afin d'étendre son portefeuille de marques. Selon les termes de l’accord, l’équipe de direction et celles de production du mescal Del Maguey fondé en 1995 dans la région d'Oaxaca, au Mexique, demeureront inchangées, explique le groupe de spiritueux dans un communiqué.

► Rémy Cointreau a publié des résultats annuels nettement supérieurs aux attentes et relevé ses prévisions, après une année très dynamique pour ses ventes de cognac aux Etats-Unis et un redressement confirmé en Chine. Le groupe a vu son résultat opérationnel courant grimper de 26,7% à 226,1 millions d'euros à l'issue de son exercice décalé 2016-20107 clos le 31 mars, un chiffre supérieur aux 211,5 millions du consensus des analystes réalisé par la société. A données constantes, sa hausse a atteint 13,8%, au lieu des 10,6% prévus tandis que la marge opérationnelle a progressé de 1,5 point à 20,7%, atteignant avec trois ans d'avance les objectifs que s'était fixé le groupe. Fort de ces chiffres, Rémy Cointreau a révisé à la hausse ses prévisions, tablant désormais sur une marge opérationnelle courante comprise entre 21,5% et 22,5% à l'horizon 2019-2020, contre 18%-20% précédemment.

Pharmaceutique

► Incyte Corporation et Bristol-Myers Squibb Company ont annoncé des données actualisées de l'essai clinique en cours de phase 1/2 ECHO-204 qui évalue l'innocuité et l'efficacité d'epacadostat, l'inhibuteur de l'enzyme IDO1 investigationnel oral d'Incyte, en combinaison avec Opdivo® (nivolumab), l'inhibiteur du point de contrôle immunitaire PD-01 de Bristol-Myers Squibb, dans le traitement de nombreuses tumeurs solides avancées. Ces données seront soulignées aujourd'hui dans le cadre d'une présentation orale lors de la réunion annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) qui se tient à Chicago, dans l'Illinois.

► Les fonds de capital-investissement Bain Capital et Cinven ont prolongé de deux semaines leur offre publique d'achat sur Stada Arzneimittel, en réduisant par ailleurs le nombre d'actions exigées. L'offre amicale de 5,3 milliards d'euros, qui devait expirer mercredi, est prolongée jusqu'au 22 juin et est désormais conditionnée à l'apport de 67,5% des titres, et non plus de 75%. Le directoire et le conseil de surveillance de Stada ont réaffirmé leur soutien à l'offre de Bain et de Cinven, qui proposent 66 euros par action.



 

 
 



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