La Morning Note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

jeudi, 11.05.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la publication du bulletin économique de la BCE, la production industrielle en Grande-Bretagne, la réunion de la BoE et l’évolution des prix à la production aux Etats-Unis pour le mois d’avril 2017.

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les principaux indices américains évoluent sans tendance au lendemain d’une énième séance … sans tendance ! Si cette fameuse phrase d’introduction commence à être lassante, elle reflète cependant la réalité des faits : Le momentum positif s’est transformé (pour l’instant en tout cas) en immobilisme ou plutôt en attentisme.

Il y avait pourtant encore de bonnes nouvelles en zone euro ce matin. Tout d’abord le relèvement des estimations de croissance de la Commission européenne (CE) pour la majeure partie de ses membres. Dans ses prévisions de printemps, l'exécutif européen table désormais sur une croissance de 1,7% en 2017 (contre 1.6% précédemment) et 1,8% en 2018, après une croissance de 1,8% en 2016.
Nous notons cependant que la CE a nettement abaissé ses prévisions de croissance pour la Grèce. Si avant elle anticipait une croissance de 2,7% en 2017 et de 3,1% en 2018, maintenant c’est plutôt sur une croissance de 2,1% en 2017 et de 2,5% en 2018 qu’elle parie…. Cette baisse s'explique par la faible performance enregistrée par la Grèce au quatrième trimestre 2016.

Ensuite la bonne nouvelle provient de l’assurance d’un soutien sans faille de la banque centrale européenne (BCE) à l’économie de la zone euro. Le chef économiste de l’institution de Frankfurt, Peter Praet, a en effet une nouvelle fois répété ce matin ce que nous écrivions dans notre Morning & Synthèse EU du jour (Les chiens de faïence) : La fin de l’assouplissement quantitatif n’est pas pour demain, quitte à être … behind the curve. Bref, qu’il est plus risqué pour la banque centrale de commencer à retirer ses mesures de soutien monétaire trop tôt plutôt que trop tard….

La mauvaise nouvelle du jour est une nouvelle fois à mettre sur le compte de la Grande-Bretagne. On a en effet appris, juste avant la réunion de la banque d’Angleterre (BoE), que la production industrielle du pays avait reculé en mars pour le 3ème mois consécutif.
En détail, le recul a été de -0.5% en mars (consensus logé à -0.4%) après des baisse de -0.8% en février et -0.5% en janvier. Nous notons que le secteur manufacturier a également été mal orienté, en baisse de 0,6%, en raison d'une mauvaise performance dans les métaux de base.

Ce mauvais chiffre confirme notre théorie selon laquelle l’économie britannique est en phase de ralentissement après la phase euphorique post Brexit.


Les indices américains ont fini sans tendance hier soir dans le sillage des … 10 dernières séances. D’un côté un secteur énergétique porté par la vive hausse des cours du brut et, de l'autre, certains résultats d'entreprise jugés mitigés et la décision du président américain Donald Trump de limoger le directeur du FBI.

Le Nasdaq a cependant avancé de 8,56 points (+0,14%) à 6.129,14, enchaînant pour sa part son quatrième record de clôture de suite. Notons aussi le nouveau record du S&P 500 qui a clôturé à 4'399.63 points ! Intéressant cependant de noter que lors des 10 dernières séances, l’indice préféré des gérants n’a guère évolué (2388, 2387, 2389, 2384, 2388, 2391, 2388, 2390, 2399, 2399, 2397, et 2400 hier)

Au niveau des valeurs individuelles, l'action Walt Disney a perdu 2,15%, accusant la plus forte baisse du Dow Jones après que le géant des médias a fait état d'un chiffre d'affaires inférieur aux attentes et d'une baisse du nombre d'abonnés de son bouquet de chaînes de sport ESPN.

Le titre Allergan a pour sa part cédé 3,69% à 229,72 dollars, soit la deuxième baisse la plus prononcée du S&P 500, sous le coup d'un abaissement de recommandation de Goldman Sachs, passé d'achat à neutre.

Le recul le plus marqué du S&P 500 a été celui de l'action Priceline (-4,52% à 1.824,77 dollars) après que l'opérateur de sites internet dédiés au voyage a fait état de prévisions pour le trimestre en cours moins bonnes que prévu.

Le dollar a fait du surplace et l'or a reculé de 0,2%.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans avançait à 2,404% contre 2,395% la veille, et celui des bons à 30 ans à 3,032% contre 3,025%.

Finalement, la volatilité a évolué tout au long de la séance proche des 10…

Statistiques américaines

Il y avait hier des statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons retenu :

  • Augmentation des prix à l’importation

Bonne nouvelle pour l’inflation américaine : Les prix à l'importation (aux Etats-Unis) ont augmenté plus fortement que prévu en avril avec la hausse des coûts des produits pétroliers et de diverses autres catégories de biens. En détail, on a appris que les prix à l'importation avaient progressé de 0,5% le mois dernier après une hausse de 0,1% en mars, soit le 5ème mois de hausse consécutif.

Sur un an cependant, la progression des prix à l'importation a été de 4,1% en avril, ce qui représente un léger ralentissement par rapport à la hausse de 4,3% en mars. Hors pétrole, les prix à l'importation ont augmenté de 0,4%, leur plus forte progression depuis juillet 2016 et leur quatrième mois consécutif de hausse. Sur un an, leur augmentation a été de 1,4%, soit la plus forte depuis mars 2012.

Notons que les prix à l'exportation ont pour leur part progressé de 0,2% le mois dernier après 0,1% en mars. Leur hausse a été de 3,0% sur un an.

  • Repli surprenant des stocks américains

les stocks commerciaux de brut, hors réserve stratégique, ont reculé de 5,2 millions de barils lors de la semaine close au 5 mai, à 522,5 millions de barils. Le consensus tablait sur une baisse de 1,8 million de barils. Les stocks d'essence ont pour leur part diminué de 0,2 million de barils, contre un repli de 0,5 million attendu, alors que les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont reculé de 1,6 million de barils contre une baisse de 1 million anticipée.

Les chiens de faïence

Les indices et les investisseurs semblent de plus en plus se regarder en chien de faïence c’est-à-dire avec une certaine méfiance et une certaine hostilité. Hostilité car le consensus des investisseurs parie de plus en plus sur une correction imminente des indices. Correction qui n’arrive pas, au grand désarroi de ceux qui voudraient rajouter encore un peu de risque dans leurs portefeuilles.

La question est bien évidemment de savoir d’où pourrait venir cette potentielle correction, ou consolidation.

  • De la politique ? Après les épisodes autrichiens, hollandais et français, des élections anticipées en Italie ou même les élections de septembre ne semblent plus faire peur à personne. En effet, en Italie cela ne serait qu’un énième rebondissement politique dont le pays et la zone euro sont habitués. En Allemagne (même si Angela Merkel (et la CDU) survol tous les sondages) l’arrivée au pouvoir de Martin Schultz, réputé comme pro-Européen et modéré, ne serait pas vraiment un game changer.
  • De la géopolitique ? En début d’année, nous avions notamment indiqué dans les fameux signes noirs qui pouvaient perturber la tendance des marchés en 2017 le cas nord-coréen. Il semble cependant que d’une part le nouveau président sud-coréen voudrait enterrer la hache de guerre avec son homologue Kim Jong Un et d’autre part, que la chine soit en train de prendre à bras le corps le problème.

La situation dramatique et triste en Syrie ne semble plus inquiéter personne et encore moins les indices.

  • De la Grèce ? Selon les dernières rumeurs, le Fonds monétaire international (FMI) devrait bel et bien participer au financement du troisième plan de sauvetage de la Grèce, ce qui serait symbolique et ne laisserait plus planer de doute concernant l’avenir immédiat du pays.

Rappelons-nous que la dernière correction, ou choc, ou surprise non politique, économique, géopolitique sans lien avec la Grèce avait eu lieu lorsque la banque centrale chinoise avait décidé de dévaluer sa monnaie (Yuan) en anticipation (notamment) des prochaines hausses de taux américains.

On en revient donc à notre théorie de base : Les fortes corrections (ou hausses) sont souvent, voire très souvent initiées par des changements de politique monétaire.

Calendrier des prochaines réunions de banques centrales en 2017 :

  • Fed (US) : 14 juin, 28 juillet, 20 septembre, 31 octobre, 1er novembre, 13 décembre
  • BCE (Europe) : 8 juin, 20 juillet, 7 septembre, 26 octobre, 14 décembre
  • BoE (Grande-Bretagne) : 15 juin, 3 août, 14 septembre, 2 novembre, 14 décembre
  • BoJ (Japon) : 14 juin, 20 juillet, 21 septembre, 31 octobre, 21 décembre
  • PBOC (Chine) : À tout moment…

La croissance s’effrite-t-elle ?

On a constaté que la croissance américaine du premier trimestre 2017 avait été faible (+0.7%) en revenant à des niveaux d’il y a 3 ans (avec l’excès des -1.2% au premier trimestre 2014) ou même du dernier trimestre 2012 (+0.1%). La principale explication avait été à mettre sur le compte d’un tassement de la consommation et du moindre investissement dans les stocks.

On notait notamment que l’écroulement de la croissance des dépenses de consommation, qui n’avaient avancé que de 0,3 % contre +3,5 % au dernier trimestre 2016, constituait une mauvaise surprise. C’était leur plus médiocre progression depuis la contraction du PIB du 1er trimestre 2014. Les Américains avaient notamment acheté moins de voitures et de biens durables.

Oui mais ce chiffre, comme l’avait noté la Réserve fédérale américaine (Fed) quelques semaines après, ne devait être qu’une « erreur de parcours » à mettre sur le compte d’un effet saisonnier (« un ralentissement probablement temporaire de la croissance de janvier à mars » selon le communiqué du 3 mai 2017).

Le fameux modèle prévisionnel de la Fed d’Atlanta (GDPNow) avait d’ailleurs commencé à lancer ses paris pour le 2ème trimestre 2017 en avançant un chiffre de 4.3%. Chiffre qui devait largement compenser cette fameuse erreur de parcours du 1er trimestre et permettre à la croissance américaine de naviguer cette année au-dessus des 2% (2.3% selon le FMI par exemple).

Seulement la situation serait-elle en train de se retourner ? S’il est bien évidemment trop tôt pour se prononcer concernant la croissance du deuxième trimestre américain, on peut cependant constater que la Fed d’Atlanta vient de réduire ses prévisions de 0.6% pour arriver sur les chiffres de 3.6%.

La baisse de la croissance des dépenses de consommation et des investissements privés expliquent la baisse de cette prévision. Plus globalement la dynamique de croissance en avril commencerait à battre de l’aile.

Comme nous le rappelions en début de semaine il faut absolument que les prochaines statistiques économiques américaines soient probantes pour que les anticipations de croissance remontent rapidement.

Calendrier des prochaines statistiques économiques américaines en mai 2017 :

11 mai : PPI (pour avril)

12 mai : Inflation rate (avril)

16 mai : Production industrielle (avril)

25 mai : Commandes de biens durables (avril)

30 mai : Evolution des prix (PCE) (avril)

La véritable question

Nous avons toujours affirmé que l’un des plus gros risques pour les marchés financiers était une erreur de politique monétaire de la part d’une banque centrale.

Si l’histoire nous apporte une multitude d’exemples concernant des taux d’intérêt qui avaient été montés ou abaissés trop tôt ou trop tard, la véritable question aujourd’hui concerne la banque centrale européenne (BCE).

Est-elle behind the curve, ou en d’autres termes est-elle en retard sur le cycle économique ?

Rappelle-toi de 2014

En avril 2014, avec un indice des prix de mars publié à 0.5%, l’inflation en zone euro n’arrêtait pas de surprendre à la baisse et flirtait dangereusement avec des niveaux de déflation. Face à ce risque, la BCE se devait d’agir et risquait de ne pas respecter son mandat de stabilité des prix en restant inerte. La question était donc posée : QE3 or not QE ? On connait la suite puisque l’institution de Frankfurt décidait le 1er mars 2015 de lancer son assouplissement quantitatif.

Le discours n’a (presque) jamais été aussi clair

On peut reprocher plusieurs choses à Mario Draghi, mais pas (plus) celle de ne pas être transparent et constant dans sa récente communication. En effet, le responsable de la banque centrale n’a de cesse de répéter qu’il ne faut absolument pas précipiter la normalisation de la politique monétaire.

Ce dernier vient de le réaffirmer devant le parlement allemand en indiquant que s’il existait de plus en plus de preuves que la croissance économique se raffermissait et s'élargissait, il était trop tôt pour crier victoire, car l'inflation de base restait faible et les salaires n'augmentaient pas suffisamment (le chômage dans la zone euro serait selon la BCE plus élevé que ne l'indiquent les statistiques officielles). Par conséquent, il était nécessaire de maintenir le niveau actuel, très élevé, d'assouplissement monétaire.

Les véritables craintes

En réalité, on l’a bien compris, ce message de patience traduit surtout les craintes que la BCE peut avoir des effets potentiels d’un premier durcissement monétaire 10 ans après le déclenchement de la crise des subprimes, et notamment des répercussions sur les devises, sur les marchés obligataires, et en définitive sur l’économie de la zone euro, encore convalescente.

Conclusion

Quitte à être behind the curve (comme la présidente de la réserve fédérale américaine (Fed) assumait l’être en mars 2015) le président Draghi ne devrait donc que très peu modifier son discours lors de la prochaine réunion de juin. Les adeptes de la théorie du temps cyclique rappelleront que c’est un durcissement monétaire (et budgétaire) trop important qui, en 1937, avait replongé les États-Unis en crise et vu le Dow Jones abandonner la moitié de sa valeur… Soit précisément 8 ans après le début de la grande dépression.

Aujourd’hui

Aujourd’hui nous surveillerons avec attention la publication du bulletin économique de la BCE, la production industrielle en Grande-Bretagne, la réunion de la BoE et l’évolution des prix à la production aux Etats-Unis pour le mois d’avril 2017.

Les indices européens devraient ouvrir une nouvelle fois sans tendance ce matin dans le sillage de la clôture des indices américain et dans l’attente de statistiques économiques probantes.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent sans grande tendance ce matin dans le sillage de la clôture américaine et malgré la forte hausse du prix du baril hier soir. Signalons cependant que le Nikkei revient à ses niveaux de novembre 2015.

Au niveau des statistiques économiques, on a appris que le Japon avait dégagé un nouvel excédent courant en mars, son 33ème d'affilée. Si celui-ci a légèrement diminué, il est ressorti supérieur aux attentes du consensus. En détail, sur la période, l'excédent courant s'est élevé à 2.907,7 milliards de yens (23,4 milliards d'euros au cours actuel), contre 2.972 milliards un an plus tôt, soit un recul de 2,2%. Les exportations ont augmenté de 13,1% à 7.165,9 milliards de yens, tirées par une amélioration de la conjoncture mondiale, tandis que les importations progressaient de 15,4% à 6.300,4 milliards, du fait d'une hausse de la facture énergétique.

Energie / Utilities   

►               L'oléoduc Dakota Access a laissé fuiter près de 320 litres de pétrole brut le mois dernier dans une station de pompage du Dakota du Sud, rapportent des documents officiels à quelques semaines de la mise en service du projet controversé.

►               SolarWorld, un temps le premier fabricant européen de panneaux solaires, a annoncé son intention de se déclarer en faillite, finissant ainsi par succomber à la concurrence de ses rivaux chinois contre laquelle a longtemps lutté Frank Asbeck, fondateur et président du directoire de l'entreprise.

►               EDF devrait conclure dans les jours à venir la vente de ses actifs polonais dans la génération d'électricité et dans le chauffage à un consortium de groupes énergétiques du pays, a déclaré le ministre de l'Energie Krzysztof Tchorzewski.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole poursuit sa hausse ce matin en Asie après avoir connu hier sa plus forte progression journalière depuis le début de l’année suite à la publication d’une baisse des stocks de brut américains.

Industrie / Minières / Automobile

►               Schaffner a nettement amélioré sa rentabilité au premier semestre de son exercice décalé 2016/17 clos fin mars. Le bénéfice net a été multiplié par plus de dix à 4,2 mio CHF par rapport à la même période l'année précédente, a indiqué le fabricant. Le résultat d'exploitation (Ebit) a atteint 6,0 mio, contre seulement 1,6 mio à la même période un an plus tôt. La marge correspondante a progressé de 4,6 points de pourcentage pour s'établir à 6,4%. Les ventes se sont également inscrites en hausse, de 2,2% à 94,6 mio CHF. En monnaies locales, la progression est de 4,5%. Certains marchés ont particulièrement soutenu la croissance à l'instar de l'électronique automobile, les machines-outils et les alimentations électriques. La répartition géographique des ventes n'a que légèrement évolué: l'Europe pèse pour 41%, l'Asie pour 37% et l'Amérique du Nord pour 22%, précise le communiqué. Les entrées de commandes se sont également inscrites en hausse, atteignant 99,7 mio CHF, contre 94,2 mio un an plus tôt.

►               La banque Barclays remonte son rating sur Renault de Neutre à Acheter

►               TLG Immobilien a annoncé qu'il allait lancer un offre en actions sur son concurrent WCM après avoir acquis une participation majoritaire de sa cible via le rachat des parts des grands actionnaires de WCM. TLG a précisé qu'il proposait une de ses actions contre 5,75 titres WCM, ce qui valorise sa cible à 3,15 euros par action, soit une prime de 4% sur le prix moyen du titre de ces trois derniers mois.

►               Les Etats-Unis ont ouvert une enquête antidumping sur des importations de tubes d'acier étirés à froid en provenance de plusieurs pays, dont la Suisse et l'Allemagne, et qui pourrait conduire à l'imposition de droits compensateurs.

►               Le directeur général (CEO) de Syngenta, Erik Fyrwald, a une nouvelle fois assuré que l'agrochimiste bâlois n'est au courant d'aucune tractation en vue de la fusion entre son repreneur chinois ChemChina et son compatriote Sinochem. "Nous n'avons aucune information concernant de tels pourparlers", a réaffirmé le patron du groupe à la "Handelszeitung". Des rumeurs sur un rapprochement entre les deux colosses étatiques ChemChina et Sinochem circulent depuis près de six mois et ont toujours été démenties par les intéressés.

►               Deutsche Post DHL a annoncé confirmer sa prévision de bénéfice pour l'ensemble de 2017 malgré une hausse moins marquée que prévu de son résultat d'exploitation sur les trois premiers mois de l'année. Le groupe précise que son bénéfice opérationnel a augmenté de 1,4% sur la période, à 885 millions d'euros, alors que les analystes financiers interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne 915 millions. Même si le groupe tire parti de la hausse du nombre de colis livrés du fait du développement du commerce électronique, Deutsche Post souligne que l'environnement de prix dans sa division fret reste difficile, notant n'avoir pas été capable de répercuter à ses clients la hausse de la facture payée aux transporteurs pour la livraison des biens. Le bénéfice d'exploitation de la division fret a ainsi baissé de près de 22%, à 51 millions d'euros, sur le premier trimestre.

Financières

►               Crédit Agricole SA a dévoilé une forte hausse de son bénéfice net au titre du premier trimestre, grâce à la bonne tenue de l'ensemble de ses activités, en particulier dans les marchés de capitaux et la banque de financement et d'investissement (BFI). Sur les trois premiers mois de l'année, Crédit Agricole SA (CASA) a dégagé un bénéfice net part du groupe de 845 millions d'euros, multiplié par 3,7 par rapport au premier trimestre 2016, pour un produit net bancaire en hausse de 23,7%, à 4,7 milliards d'euros. Le bond du résultat net tient en partie à un effet de base favorable car les trois premiers mois de l'exercice 2016 avaient pâti du coût de la mise en place de l'opération "Eureka" de simplification de la structure capitalistique du groupe. Hors éléments exceptionnels, le PNB a crû de 14%, à 4,78 milliards d'euros, et le résultat de CASA a été multiplié par 2,3, à 895 millions d'euros. Le premier trimestre 2016 constitue une base de comparaison faible, en raison notamment des turbulences qui avaient agité les marchés financiers à l'époque. Le consensus anticipait en moyenne un bénéfice net de 701 millions d'euros pour les trois premiers mois de 2017, et un PNB de 4,57 milliards.

►               Zurich Insurance a subi une forte baisse de la rentabilité au premier trimestre, imputable selon le groupe à un changement technique dans le calcul des réserves de couverture au Royaume-Uni. Hors cet impact, la profitabilité de l'assureur a nettement progressé. La direction a confirmé ses objectifs pour l'année. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires est ressorti en baisse de 31% à 607 mio USD, tandis que le résultat opérationnel (BOP) s'est déprécié de 13% à 928 mio, a détaillé Zurich Insurance dans un communiqué. L'assureur a subi une charge de 289 mio USD sur son résultat opérationnel, suite à une forte baisse du "taux Ogden". Ce taux est utilisé en Angleterre et au Pays de Galles pour le calcul des réserves liées à la couverture des dommages corporels graves aux particuliers. Plus ce taux est faible, plus les indemnités exigibles et le niveau des réserves à enregistrer sont élevés. Hors cet élément, le BOP s'est envolé de 14% à 1,2 mrd CHF. Le résultat net a manqué les attentes des analystes fixées à 723 mio USD, tout comme le BOP attendu à 967 mio.

►               UniCredit a confirmé ses prévisions 2017, après avoir vu son bénéfice net plus que doubler au premier trimestre, à 907 millions d'euros contre 406 millions un an plus tôt, un chiffre très supérieur aux attentes. Le consensus de 22 analystes fourni par la banque tablait sur 612 millions d'euros.

Engagée dans une vaste réorganisation visant à solder son histoire passée, UniCredit avait subi une perte nette de 13,6 milliards d'euros au quatrième trimestre, en raison d'éléments non récurrents et de dépréciations. Jean-Pierre Mustier, qui dirige la banque depuis juillet et qui est à l'origine de cette réorganisation, s'est félicité de ce "premier trimestre prometteur, avec une contribution positive de la part de toutes les lignes d'activités". "Nous voyons déjà les premiers -mais tangibles- résultats de notre plan" stratégique, a-t-il noté, en soulignant que le groupe confirmait donc ses objectifs pour 2017, avec notamment un ratio de fonds durs propres supérieur à 12% à la fin de l'année.

Informations et Technologies

►               Altice a publié un chiffre d'affaires de 5,93 milliards d'euros au premier trimestre, en progression de 3,2% par rapport à l'an dernier, porté par la croissance de ses filiales américaines, Optimum et Suddenlink. Sur les trois premiers mois de l'année, le groupe coté à Amsterdam a vu son excédent brut d'exploitation (Ebitda) ajusté progresser de 9,5% (+7,5% à taux de change constants), à 2,24 milliards d'euros, en particulier sous l'effet d'une hausse de 31,2% aux Etats-Unis. Altice voit également sa filiale française SFR, qui représente toujours plus de 45% de son chiffre d'affaires global, poursuivre son redressement, avec une hausse de 0,6% de ses ventes, à 2,7 milliards d'euros entre janvier et mars. Second marché du groupe, les Etats-Unis portent la croissance d'Altice avec une hausse de 7,4% des ventes de ses filiales, à 2,17 milliards d'euros. Dans le détail, Optimum progresse de 6,8%, à 1,54 milliard d'euros, alors que Suddenlink est en hausse de 9%, à 621 millions d'euros. Les deux filiales américaines voient également leur Ebitda ajusté s'envoler de 31,2%, à 896 millions d'euros, avec une hausse de 35,3% pour Optimum, à 597 millions d'euros, et de 23,8% pour Suddenlink, à 299 millions d'euros.

►               SFR, filiale du groupe d’Altice, a annoncé une hausse de 0,6% de son chiffre d'affaires au premier trimestre, à 2,7 milliards d'euros, et confirmé ses objectifs pour l'exercice en cours. Sur les trois premiers mois de l'année, le groupe a vu son excédent brut d'exploitation ajusté reculer de 5,1%, à 820 millions d'euros, soit une marge de 30,3%, en repli de 1,8 point, "reflétant l'acquisition récente de contenus", précise SFR dans un communiqué. L'opérateur voit par ailleurs sa base clients progresser dans la téléphonie mobile pour le second trimestre consécutif, avec 68.000 abonnés post-payés (c'est-à-dire abonnés à un forfait) supplémentaires au 31 mars, en accélération par rapport au dernier trimestre 2016 (+33.000). Sur la totalité de sa base clients, SFR perd cependant 111.000 abonnés par rapport au 31 décembre 2016 et 351.000 abonnés sur un an, et compte désormais 14,51 millions d'abonnés mobile.

►               Snap a fait état d'un chiffre d'affaires trimestriel inférieur aux attentes ainsi que d'un ralentissement de la hausse du nombre de ses utilisateurs, le groupe pâtissant de la concurrence de Facebook. A la suite de ses premiers résultats publiés après l'introduction en Bourse de l'entreprise, intervenue début mars, le titre Snap plongeait de 25%, à 17,16 dollars, revenant vers son prix de mise sur le marché de 17 dollars après un pic de 29,44 dollars atteint le lendemain de son entrée en Bourse, le 3 mars. Snap a déclaré que son chiffre d'affaires avait été multiplié par près de quatre sur les trois premiers mois de 2017, à 149,6 millions de dollars, alors que les analystes financiers avaient anticipé 158 millions, selon le consensus. La perte nette du groupe s'est établie à 2,21 milliards de dollars, soit -2,31 dollars par action, contre un résultat négatif de 104,6 millions (-0,14 dollar/action) il y a un an, un creusement qui s'explique par le versement de rémunérations fondées sur des actions au moment de l'entrée en Bourse.

►               L'administration Trump pourrait étendre l'interdiction des ordinateurs portables en cabine à des pays européens, ont annoncé des responsables proches du dossier.

►               Sunrise a enregistré une forte hausse de son bénéfice net au premier trimestre à 13 mio CHF, contre 7 mio à la même période en 2016, influencé positivement par des charges de dépréciation et d'amortissement plus faibles. Grâce à la baisse des dépenses, la rentabilité a été améliorée malgré le repli du chiffre d'affaires, a précisé l'opérateur. Le résultat brut d'exploitation (Ebitda) ajusté s'est inscrit en hausse de 2,1% à 143 mio CHF pour une marge afférente améliorée de 2,4 points de pourcentage à 35,7%. Simplifier et numériser les opérations a permis de réduire à nouveau les coûts, précise le communiqué. Le chiffre d'affaires a décliné de 3,3% à 431 mio CHF, mais le repli n'est que de 1% après ajustement lié à la réduction des frais de terminaison mobile. Sunrise insiste sur le ralentissement de la baisse du chiffre d'affaires, qui s'était replié de 2,3% au quatrième trimestre. Si le nombre de clients est en hausse, le revenu moyen par utilisateur est inférieur, précise le communiqué.

►               Deutsche Telekom a confirmé ses objectifs financiers pour l'année, après avoir augmenté son chiffre d'affaires au premier trimestre, de nouveau aidé par son activité mobile aux Etats-Unis, et ce malgré une chute du bénéfice net pour des raisons comptables. Sur les trois premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires de l'opérateur télécoms allemand a progressé de 5,8% à 18,6 milliards d'euros, mais le bénéfice net a lui plongé de 76% sur un an à 747 millions d'euros. Cela s'explique essentiellement par une comparaison défavorable car le bilan du premier trimestre 2016 avait été gonflé par les gains de la vente de l'opérateur britannique EE. Sans tenir compte de cela, la baisse du bénéfice net se limite à 10%, un recul que le groupe explique "principalement par les dépenses occasionnées par une restructuration de T-Mobile US au premier trimestre".

Consommation

►               L'entreprise Cedexis, spécialisée dans la distribution de contenu, a été victime d'une importante attaque informatique, qui a perturbé nombre de sites français clients, dont ceux d'une partie de la presse. Selon l'Obs, les sites de grandes entreprises comme Airbus, Hermès, Longchamp, Pinterest ou Slack, ont également été rendus inaccessibles.

►               Eurazeo devrait enclencher à la fin du mois le processus de cession de sa participation de 60,5% dans le capital de la chaîne de restaurants Léon de Bruxelles, lit-on sur le site du quotidien Les Echos, qui cite une source proche du dossier.

►               LVMH a annoncé le lancement d'un nouveau site de commerce en ligne, 24Sevres.com, un successeur du site lebonmarche.com (du grand magasin parisien) présenté comme une avancée importante dans la stratégie numérique du groupe. La nouvelle plateforme du numéro un mondial du luxe, qui aura une dimension internationale, va démarrer le 6 juin, et proposer "pour la première fois des produits Louis Vuitton et Christian Dior dans un environnement multimarques sur internet", a déclaré à l'AFP le directeur général et fondateur du site, Eric Goguey.

►               Adidas a annoncé un accord pour vendre ses marques d'équipements de golf, TaylorMade, Adams Golf et Ashworth, au fond KPS Capital Partners pour la somme de 425 millions de dollars

Pharmaceutique

►               Chugai, filiale japonaise de Roche, fait l'objet d'une plainte déposée aux Etats-Unis par le laboratoire américain Baxalta (Shire) pour violation de brevet, a-t-elle indiqué. Baxalta accuse Chugai d'avoir violé l'un de ses brevets déposé aux Etats-Unis dans le cadre du développement d'un médicament, l'emicizumab, contre l'hémophilie A.

►               La banque Berenberg abaisse sa recommandation sur Sanofi d’Acheter à Neutre

►               Straumann souhaite prendre une participation stratégique dans Rapid Shape, un fabricant allemand d'imprimantes 3D. "Nous avons clairement signifié notre intention au directeur de l'entreprise", a déclaré le patron de Straumann Marco Gadola, cité par la "HandelsZeitung". La participation dépendra de la question du prix et M. Gadola a articulé un montant à deux chiffre en millions selon le montant de la participation.

►               Novartis a fourni des milliers de documents à la justice américaine sur de supposées compensations versées aux médecins en contrepartie de prescriptions de ses produits. Une décision de justice oblige le géant bâlois à livrer des documents sur quelque 80'000 congrès avec des médecins, indique le journal "Handelszeitung"

►               Ipsen a annoncé dans un communiqué des objectifs financiers relevés pour 2020 pour tenir compte notamment de la contribution des acquisitions annoncées depuis le début 2017. Ipsen vise des ventes supérieures à 2,5 milliards d'euros en 2020, avec une croissance des ventes de Médecine de spécialité de plus de 14% par an sur la période 2016-2020 et une croissance des vente en Santé Familiale comprise entre 4% et 6% par an.

La statistique du jour


 

 
 



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