La Morning note de Mirabaud Securities

mercredi, 19.10.2016

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la publication du Beige book américain pour tenter de comprendre si les taux d’intérêt américain pourraient être remontés en décembre 2016.

John F. Plassard*

Les indices américains ont fini en hausse hier soir dopés par des résultats trimestrielles de sociétés américaines en dessus des attentes dont Netflix, Johnson & Johnson, Omnicom et bien évidemment Goldman Sachs.

 

 

Sur les 52 entreprises du S&P 500 qui ont déjà publié leurs résultats, 81% ont fait état de bénéfices supérieurs aux attentes des analystes financiers selon l’agence Thomson Reuters. Désormais, les investisseurs tablent en moyenne sur une hausse de 0,2% des profits sur le troisième trimestre, alors qu'ils prévoyaient initialement une baisse de 0,7%.

 

 

Les 11 grands indices sectoriels du S&P 500 ont fini la séance dans le vert mais le mouvement général de hausse a profité en particulier au secteur de la santé, de la technologie et bancaires.

 

 

L'indice des prix à la consommation (le CPI qui a progressé de 0,3% en septembre aux Etats-U) a aussi été un élément de soutien.

 

 

Le marché obligataire a légèrement progressé alors que logiquement le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait

 

 

Sur le marché des changes, le dollar a fini pratiquement inchangé face à un panier de devises de référence, les investisseurs prenant des bénéfices après une hausse d'environ 3% depuis la fin septembre.

 

 

Finalement, les cours du pétrole ont légèrement monté hier soir, les investisseurs restant prudents sur les chances de mesures ambitieuses de baisse de production au sein de l’Opep et attendant les chiffres hebdomadaires sur l'offre américaine.

 

 

Les volumes restent toujours en dessous de la moyenne journalière des 30 derniers jours. La volatilité (VIX) revient vers ses niveaux de 15….

 

Statistiques américaines

 

 

Il y avait plusieurs statistiques économiques hier aux Etats-Unis, voici ce que nous avons relevé :

 

Hausse des prix à la consommation

 

 

Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont augmenté conformément aux attentes en septembre, soutenus par la hausse des loyers et des prix à la pompe.

 

 

En détail, on a pris connaissance hier d’une hausse de 0,3% de l'indice des prix à la consommation (CPI), qui avait déjà augmenté de 0,2% en août.

 

Sur un an, sa hausse s'est accélérée, à 1,5%, son rythme le plus marqué depuis octobre 2014, contre 1,1% en août. Le consensus misait sur des hausses de 0,3% sur un mois et de 1,5% sur un an.

 

 

Notons toutefois que l'inflation sous-jacente a montré des signes de modération avec le ralentissement de la hausse des frais de santé après la révision par le gouvernement des variations des prix des médicaments sous ordonnance.

 

 

Le core CPI (taux d'inflation de base) qui exclut les prix de l'énergie et des produits alimentaires, est quant à lui de 0,1% en septembre, après 0,3% en août.

 

 

Sur un an, la hausse des prix a également ralenti, à 2,2% à fin septembre contre 2,3% un mois plus tôt.

 

Recul en ligne de la NAHB

 

 

L'indice de confiance des professionnels du secteur de l'immobilier (NAHB) a baissé comme prévu en octobre, à 63 après 65 en septembre. Le consensus tablait sur un indice de 63. Le sous-indice des ventes de maisons individuelles a lui aussi reculé, à 69 contre 71 le mois dernier. Le sous-indice des acheteurs potentiels a fléchi de son côté à 46 après 47 en septembre, tandis que le sous-indice des perspectives à six mois progresse très modérément, à 71 contre 72.

 

Les Fed régionales seraient elles un indicateur avancé ?

 

 

Les Réserves fédérales d'Atlanta, de Kansas City, Richmond, Cleveland, San Francisco, Boston, St. Louis, Philadelphie et Dallas ont plaidé en septembre en faveur d'une hausse du taux d'escompte (celui que la banque centrale applique aux prêts à très court terme accordés aux banques commerciales) selon le compte rendu de leur réunion.

 

 

C’est une antenne fédérale de plus que lors du compte rendu d’août (la Réserve Fédérale d’Atlanta étant la nouvelle venue).

 

 

Les neufs Réserves fédérales plaident en faveur d'une hausse d'un quart de point (le taux d’escompte est actuellement fixé à 1%).

 

 

Les responsables ont mis en avant la volonté d’avoir cette hausse à travers le renforcement de l'activité économique et du marché du travail, qui devrait favoriser un retour progressif de l'inflation à 2% à moyen terme.

 

 

Globalement, cet élément, somme tout anodin n’est en tout cas pas à minimiser. Il laisse effectivement penser que la Fed se prépare à resserrer sa politique monétaire.

 

 

Rappelons-nous qu’en décembre 2015, la Fed avait relevé le taux d'escompte en même temps que l'objectif du taux des fonds fédéraux. Deux mois avant, …neuf de ses antennes régionales s'étaient prononcées pour une hausse du taux d'escompte !!!

 

La menace des ETF

 

 

Une très intéressante analyse du Wall Street Journal (The dying business of picking stocks) revient sur la crainte que peuvent susciter les ETF et tous les produits reflétant un indice ou un produit.

 

 

Le constat est à la fois simple et effrayant : Les fonds de pension, fonds de dotation, caisses de retraite et investisseurs particuliers se ruent sur les fonds d'investissements passifs et ne fient plus aux (dorénavant) anciennes stars de Wall Street qui étaient spécialisés dans la sélection de valeurs.

 

 

Au cours des trois derniers exercices, clos au 31 août, les investisseurs auraient placé près de 1’300 milliards de dollars sur les fonds passifs (et les ETF passifs), tout en retirant près de 250 milliards de dollars des fonds gérés activement.

 

 

Si les partisans des fonds passifs mettaient depuis longtemps en avant leur surperformance dans la durée, leurs frais moindres (parfois 0,03% voire moins) et leur simplicité, ils étaient surtout constitués des « petits » porteurs qui traitaient ce genre de produits.

 

Aujourd’hui, ce sont les institutionnels, les fonds de pensions les plans de retraite qui s’y mettent.

 

 

D'autant plus que la réglementation, les exigences des actionnaires et les comparateurs de performances détournent les investisseurs de la sélection active de titres.

 

 

En terme de gestion, selon Morningstar, si 66% des actifs de l'ensemble des OPCVM et des ETF restent gérés de manière active, le chiffre atteignait 84% il y a dix ans. La tendance pourrait s’accentuer.

 

 

 

 

Comme nous le répétons depuis plusieurs années, cela se fait cependant au détriment de la qualité, du service et de l’expertise des banques…. Avaient-elles besoin de cela aujourd’hui?....

 

Attention au marché monétaire

 

 

L'agence Fitch Ratings vient de publier un rapport très intéressant sur les réformes européennes du marché monétaire. 

 

 

Selon ses conclusions, l’agence signale que si les autorités européennes seraient sur le point d’élaborer leur propre réglementation pour les fonds du marché monétaire, les récentes expériences réalisées aux Etats-Unis, ainsi que le Brexit, pourraient perturber ce projet.

 

 

D’un côté, les Etats-Unis ont récemment observé, en réaction à des changements réglementaires, d'importants retraits des fonds du marché monétaire investissant dans les entreprises au profit des fonds spécialisés dans la dette souveraine. Les régulateurs européens voudront sans doute éviter de telles distorsions et opter pour une mise en œuvre plus progressive, précise Fitch.

 

 

D’un autre côté, les négociations à venir en vue du Brexit pourraient empêcher les régulateurs de se consacrer à la réforme du marché monétaire. Les fonds du marché monétaire investissent dans les titres de dette à court terme.

 

 

Un retard qui pourrait donc se payer cher.

 

L’immigration se fait ressentir

 

 

C’est officiel : Le taux de natalité en Allemagne a atteint l'an dernier son plus haut niveau depuis 1982, essentiellement en raison des bébés qu'ont eu les migrantes arrivées dans le pays.

 

 

Le taux de natalité chez les migrantes a été de 1,95 en 2015 en Allemagne, contre 1,86 en 2014. S'agissant des femmes de nationalité allemande, il a été de 1,43, contre 1,42 en 2014.

 

 

 

 

Plus globalement, le taux de natalité a été de 1,5 par femme en 2015, contre 1,47 l'année précédente. Il s'agit du chiffre le plus élevé depuis 34 ans, qui était alors de 1,51.

 

 

Le chiffre de 2015 représente le taux le plus élevé enregistré depuis la réunification allemande en 1990.

 

 

La croissance économique et la politique gouvernementale en matière familiale ont contribué à faire remonter le taux de natalité.

 

 

Mais le problème de la natalité n’est pas réglé pour autant. Si l’Allemagne vient de dépasser le Japon en terme de natalité, le taux reste toujours trop bas. Selon les démographes le chiffre de deux naissances par femme serait le taux de fertilité minimal pour garantir le renouvellement de la population.

 

 

Le Japon est effectivement aujourd’hui le pays où le taux de natalité est le plus bas au monde. Entre début 2010 et fin 2014, le pays du Soleil levant a enregistré une moyenne annuelle de huit naissances par mille habitants. L'an dernier ce chiffre était de 8,34.

 

 

Entre 2010 et 2015, la population japonaise a reculé d’un million.

 

 

Le déclin démographique semble d’ailleurs relativement inexorable, du fait de la faiblesse de l’immigration au Japon, lequel accueillait seulement 2 millions d’étrangers fin 2013.

 

 

Le Japon n’est que le premier pays à connaître un tel sort. Le département Démographie des Nations Unies a récemment publié un rapport dans lequel il affirme que 48 pays connaîtront le déclin de leur population d’ici 2050, parmi lesquels une bonne partie des pays européens. A ce titre, aucun des pays de l’Union européenne (à part la France en 2014) n’a eu un taux de fécondité suffisant pour permettre le remplacement de la population.

 

 

Entre 2004 et 2014, l’âge médian a augmenté en moyenne de 0,3 an par année dans l’Union européenne, passant de 39,2 à 42,2 ans ; il a d’ailleurs augmenté dans chacun des Etats membres.

 

Aujourd’hui

 

 

Aujourd’hui nous nous focaliserons sur la publication du Beige book américain pour tenter de comprendre si les taux d’intérêt américain pourraient être remontés en décembre 2016.

 

 

Les indices européens devraient ouvrir en très légère hausse dans le sillage de la publication d’une croissance économique chinoise stable à 6.7%. Si les yeux sont toujours rivés vers les résultats de entreprises américaines et européennes, les investisseurs devraient commencer à songer quelque peu à la réunion de la banque centrale européenne (BCE) de demain….

Tendance asiatique

 

 

Tous les yeux étaient rivés sur la publication de la croissance chinoise ce matin, la majeure partie des investisseurs craignant toujours un hard landing. Les chiffres furent cependant rassurants au premier abord. La Chine a en effet enregistré au troisième trimestre une croissance économique de 6,7% sur un an, comme sur les deux trimestres précédents et comme prévu par les économistes l'augmentation des dépenses publiques et la vitalité du marché immobilier ayant compensé la faiblesse persistante des exportations. De son côté, le marché immobilier commence à manifester des signes de surchauffe. La croissance de l'investissement dans le secteur immobilier sur les neuf premiers mois de l'année a légèrement accéléré par rapport à la période janvier-août, à 5,8% contre 5,4%. Plus d'une dizaine de villes ont entrepris de limiter le nombre de transactions alors qu'en certains endroits, la flambée des prix dépasse 50%, ce qui alimente les craintes d'une correction brutale. Élément intéressant, les statistiques officielles montrent que la consommation a contribué à hauteur de 71% à la croissance du PIB de la Chine sur les trois premiers trimestres de 2016, ce qui est à comparer à la contribution de 66,4% en 2015.

 

On a aussi appris hier, après la clôture du marché chinois que le montant des prêts accordés par les banques (en Chine) avait connu un fort rebond en septembre après avoir déjà doublé en août. Les établissements bancaires ont accordé le mois dernier 1.220 milliards de yuans (165 milliards d'euros) contre 948,7 milliards en août, soit une progression de 30% d'un mois sur l'autre. Ce chiffre accentue donc les inquiétudes sur la dette chinoise….

 

Les indices asiatiques évoluent cependant sans tendance ce matin, digérant ces nombreuses statistiques….

 

Actualité

 

 

La balance des flux de capitaux investis à long terme aux Etats-Unis est restée dans le vert en août, même si son excédent a fondu en un mois, selon les données du Trésor américain. Le solde des flux de capitaux aux Etats-Unis a débouché sur un excédent de 31,1 milliards de dollars en données brutes, en net retrait par rapport aux 91,7 milliards dégagés en juillet. Ce solde positif traduit le fait que les Etats-Unis ont de nouveau attiré plus de capitaux investis à long terme chez eux en août qu'ils n'en ont investis à l'étranger.

 

 

Le Premier ministre italien Matteo Renzi a affirmé qu'il n'y aurait "pas de catastrophe majeure" si le non l'emportait lors d'un référendum crucial sur une réforme constitutionnelle visant à plus de stabilité gouvernementale en Italie.

 

 

Barack Obama a reproché à la Russie de ne pas respecter les normes internationales et a réfuté l'idée selon laquelle les Etats-Unis empiètent sur les intérêts de Moscou.

 

 

Energie / Utilities   

 

►               EDF a confirmé ses objectifs 2016 de production d'électricité d'origine nucléaire, en dépit de l'arrêt de cinq réacteurs exigés par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) afin de procéder à des vérifications. Un porte-parole d'EDF a également confirmé les objectifs de production 2017. L'ASN a en effet demandé l'arrêt d'ici trois mois de réacteurs situés à Civaux (réacteur 1), Fessenheim (réacteur 1), Gravelines (réacteur 4), Tricastin (réacteurs 2 et 4).

 

►               EDF et Engie vont verser une rallonge de 2,73 millions d'euros à la Belgique pour l'utilisation du réacteur de Tihange 1, a révélé hier soir la RTBF.

 

Prix du baril

 

 

Le prix du baril de pétrole est en légère hausse ce matin avant la publication des réserves de brut américain. La bonne tendance est à mettre sur le compte d’estimations faisant état d'une baisse surprise des stocks de brut américain.

 

Industrie / Minières / Automobile

 

►               FedEx a annoncé un investissement de 200 millions d'euros pour agrandir sa plate-forme de distribution à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle, qui constitue déjà son "hub" le plus important en Europe

 

►               Un juge fédéral de San Francisco s'est déclaré "fortement enclin" à approuver le projet de rachat par Volkswagen à leurs propriétaires de quelque 475.000 véhicules équipés du logiciel de trucage des tests anti-pollution, un plan d'un montant record de 10,033 milliards de dollars

 

►               AccorHotels a resserré sa fourchette de prévision de résultat annuel après une forte baisse de son activité au troisième trimestre en France, son premier marché plombé par la chute du tourisme après l'attentat de Nice. La France, qui pèse pour 30% des ventes et du résultat opérationnel du groupe, a vu son activité reculer de 4,7% cet été, après une forte dégradation de la fréquentation touristique à Paris et sur la Côte d'Azur. "Le climat s'est dégradé depuis Nice et la prolongation de l'état d'urgence", a déclaré Jean-Jacques Morin, directeur financier du groupe, lors d'une conférence téléphonique avec la presse. La chute de la fréquentation de la clientèle de loisirs a atteint 30% à Paris, où le revenu par chambre (RevPar), indice clé d'activité du secteur, a décroché de 18%.

 

►               A l'occasion du salon Euronaval 2016, le ministère de la Défense a révélé le programme de Frégate de Taille Intermédiaire (FTI) pour la Marine nationale. Aux côtés de DCNS, Thales a été choisi pour équiper plusieurs systèmes de dernière génération sur la future frégate.

 

►               Thales a revu à la hausse ses perspectives pour 2016, grâce au contrat Rafale en Inde et à une activité en forte hausse (+9,9%) au cours des neuf premiers mois de l'année qui porte le chiffre d'affaires à plus de 10 milliards d'euros. Les prises de commandes sont stables à 10,2 milliards d'euros, et l'objectif de prises de commandes pour 2016 est désormais de 16 milliards contre 15,5 jusque-là, indique le groupe dans un communiqué. "Thales affiche une solide dynamique commerciale, avec notamment des prises de commandes en forte hausse dans l'aérospatial et dans la défense" au cours des neuf premiers mois de l'année, a commenté le PDG Patrice Caine.

 

►               BHP Billiton a déclaré observer des signes de reprise des marchés de matières premières mais il a mis en garde contre le fait que l'offre restait supérieure à la demande. "Nous avons observé les premiers signes d'un rééquilibrage des marchés", a dit le groupe minier. "Les fondamentaux suggèrent que les marchés du pétrole comme du gaz vont s'améliorer au cours des 12 à 18 prochains mois. Les prix du minerai de fer et du charbon métallurgique ont été plus soutenus qu'attendu même si nous continuons de prévoir une croissance de l'offre plus rapide que celle de la demande sur le court terme", a dit la société.

 

►               Mitsubishi Heavy Industries (MHI) renonce à construire des bateaux de croisière de grande taille après de nombreux déboires qui lui ont fait perdre des sommes considérables

 

►               Technip a étoffé son carnet de commandes onshore d'un contrat avec le russe Kazanorgsintez, portant sur l'ingénierie et la fourniture de trois nouveaux fours dotés de la technologie propriétaire SMK à Kazan, en République du Tatarstan. Les fours seront intégrés à l'usine d'éthylène existante sur le site. Les deux sociétés se connaissent bien puisque Technip a déjà fourni des fours entre 2007 et 2015. La mission sera assurée par le centre opérationnel de Technip à Zoetermeer, aux Pays-Bas. L'achèvement des installations mécaniques est prévu pour 2018.

 

►               Clariant renforce sa collaboration avec la division Engineering Plastics du groupe taïwanais Shinkong. Les deux entreprises ont pour objectif de promouvoir les ignifugeants non halogènes de Clariant en premier lieu en Chine, a indiqué le groupe bâlois dans un communiqué.

 

►               Tabcorp et Tatts, deux acteurs australiens des jeux d'argent, ont annoncé qu'ils allaient fusionner et créer un géant pesant 6,5 milliards d'euros dans le secteur des courses hippiques et autres paris sportifs. Les deux groupes ont expliqué leur décision par leur volonté de réduire les coûts et de s'étendre à l'international.

 

Financières

 

►               Credit Suisse aurait conclu un accord avec les autorités italiennes et se serait engagé à payer une pénalité d'environ 100 mio EUR. La banque se voyait reprocher d'avoir aidé des clients italiens à transférer à l'étranger des fonds non déclarés au fisc italien. L'accord n'est pas encore définitif

 

►               Visa a annoncé un relèvement de son dividende trimestriel de 17,9%, à 16,5 cents par action contre 14 cents auparavant. Le dividende sera payable le 6 décembre aux actionnaires enregistrés à la date du 18 novembre

 

►               Banca Monte dei Paschi di Siena a réaffirmé son intention de mettre en œuvre le plan de renflouement élaboré avec JPMorgan pour renforcer son bilan et réduire ses créances douteuses, un projet qui prévoit une augmentation de capital de cinq milliards d'euros et la cession de 28 milliards d'euros de créances douteuses.

 

►               BNP Paribas est en négociations exclusives pour créer une filiale commune avec Matmut dans l'assurance dommage, écrit le journal Les Echos, confirmant une information déjà parue la semaine dernière dans la Lettre de l'Expansion.

 

Informations et Technologies

 

►               Intel a annoncé une hausse de 9,1%, supérieure ax attentes, de son chiffre d'affaires trimestriel, soutenue par l'amélioration du marché des PC et la croissance de ses activités de centres de données et d'informatique dématérialisée. Le groupe a précisé prévoir pour le quatrième trimestre un chiffre d'affaires de 15,7 milliards de dollars plus ou moins 500 millions, alors que les analystes financiers prévoyaient jusqu'à présent en moyenne un chiffre d'affaires de 15,86 milliards selon le consensus. L'action Intel perdait 3,9% dans les transactions hors séance à 36,29 dollars après ces annonces. Elle avait fini juste avant sur un gain de 1,23% à 37,75 dollars sur le Nasdaq. Au cours du trimestre clos le 1er octobre, le troisième de son exercice fiscal, Intel a réalisé dans ses activités historiques de composants pour ordinateurs individuels - qui assurent toujours plus de la moitié de ses revenus - un chiffre d'affaires de 8,89 milliards de dollars, en hausse de 4,5%.

 

►               Yahoo a publié un bénéfice trimestriel ajusté meilleur qu'attendu. Yahoo a mis en avant la croissance de 24,2%, à 524 millions de dollars du chiffre d'affaires de sa division "Mavens", qui regroupe les activités de croissance comme la vidéo et le mobile. A l'opposé, les revenus tirés du moteur de recherche ont chuté de 14,1% à 752,5 millions. L'action Yahoo était en légère hausse dans les transactions hors séance après ces résultats. Au total, le chiffre d'affaires de Yahoo a progressé de 6,5% à 1,31 milliard de dollars au troisième trimestre, dépassant très légèrement le consensus, qui le donnait à 1,30 milliard. Après déduction des commissions reversées aux sites partenaires, le chiffre d'affaires est en baisse de près de 15%, à 857,7 millions. Le bénéfice net, part du groupe, a quant à lui augmenté à 162,8 millions de dollars, soit 17 cents par action, contre 76,3 millions (huit cents par action) un an auparavant.

 

►               Les députés grecs ont voté la levée du droit de veto dont disposait jusqu'à présent le Parlement sur toute modification du pacte d'actionnaires de l'opérateur de télécommunications OTE, ouvrant la voie à la cession par l'Etat de 5% du capital, qui pourrait lui rapporter 200 millions d'euros. OTE est détenu à 40% par Deutsche Telekom et l'Etat, bien qu'il ne possède que 10% des actions, peut nommer cinq des 11 membres du conseil d'administration et dispose d'un droit de vote spécifique sur les décisions stratégiques.

 

►               ASML Holding a publié un bénéfice en hausse de 23% pour le troisième trimestre, inférieur aux attentes. Le groupe néerlandais, important fournisseur de l'industrie des semi-conducteurs, a fait état d'un bénéfice net de 396 millions d'euros sur la période juillet-septembre, contre 322 millions pour la même période de l'an dernier, inférieur au consensus Reuters qui était à 410 millions d'euros. Son directeur général Peter Wennink a expliqué ce résultat décevant par le fait qu'ASML y a inclus une partie d'une de ses machines les plus récentes, qui coûtent 100 millions d'euros chacune, mais dégagent des marges bénéficiaires plus faibles. L'équipementier a également annoncé une prévision de chiffre d'affaires du quatrième trimestre situé entre 1,7 milliard et 1,8 milliard d'euros.

 

Consommation

 

►               Les ventes de Carrefour au 3ème trimestre n'ont pas révélé de surprises majeures, avec la poursuite des tendances observées précédemment. Le groupe a légèrement dépassé les attentes grâce à une solide dynamique de ses supermarchés français. Le management juge toujours que le consensus de résultat opérationnel 2016, soit 2,45 MdsE, est à portée. Le distributeur a réalisé un chiffre d'affaires de 21,8 milliards d'euros au cours du troisième trimestre 2016, en progression de 3,6% hors essence de 3,2% en comparable. Le consensus Bloomberg visait 21,71 MdsE de revenus. En France, le chiffre d'affaires se contracte de -0,1% hors essence mais progresse de 1,2% en comparable à 10,17 MdsE, un niveau-là aussi un peu plus élevé que prévu. Les hypermarchés baissent toujours dans l'hexagone (-1%, comme prévu) mais sont en amélioration par rapport au second trimestre. Les hypermarchés poursuivent leur ascension avec une hausse de 3,7% alors que le consensus ne visait que 2,7%. Dans les autres pays européens, l'Espagne et l'Italie confirment une orientation positive tandis que la stagnation de la Belgique était attendue. Le Brésil est en vive croissance en comparable, ce qui été attendu, tandis que la Chine poursuit sa contraction dans des proportions qui ne surprendront pas les analystes.

 

Pharmaceutique

 

►               L'autorité sanitaire américaine FDA a homologué Tecentriq (Atezolizumab) de Roche pour le traitement d'une forme spéciale métastasée du cancer du poumon non petites cellules (NSCLC), a indiqué sa filiale américaine Genentech

 

►               HBM Healthcare Investments annonce avoir injecté 10 mio USD dans le laboratoire californien True North Therapeutics. Ce dernier organisait une ronde de financement portant sur un total de 45 mio USD, précise le communiqué.

 

►               Sonova envisage de procéder à de nouvelles acquisitions. Des rachats d'entreprise pourraient ainsi intervenir dans la vente au détail, a précisé mardi le directeur général (CEO) Lukas Braunschweiler lors de la journée de investisseurs qui s'est tenue au siège de Stäfa. La couverture géographique souhaitée par le groupe zuichois n'est pas encore atteinte.

 

►               Böhringer Ingelheim a proposé des arrangements à la Commission européenne pour pouvoir racheter à Sanofi ses actifs dans la santé animale. Sanofi avait annoncé en décembre la négociation d'un échange d'actifs de plus de 20 milliards d'euros avec Böhringer Ingelheim dans le but de sortir de la santé animale où les synergies sont faibles et de se renforcer sur le marché très porteur des médicaments sans ordonnance

 

 

La statistique du jour

* Mirabaud Securities LLP


 

 
 



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