La morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

mardi, 21.03.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la publication des chiffres de l’inflation en Grande-Bretagne et le discours du gouverneur de la BoE Mark Carney.

L'analyste de Mirabaud Securities

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont en légère hausse au lendemain d’une séance sans relief. Nous notons un nouvel accès de faiblesse du dollar face à l’euro qui repasse les 1.08 après un débat télévisé en France entre les principaux candidats à l'élection présidentielle française où Emmanuel Macron (En Marche !) et François Fillon (LR) ont été jugés les plus convaincant devant Marine Le Pen (Front National). Notons cependant qu’un sondage « secret » qui vient d’être publié ce matin donnerait la leader de l’extrême droite à près de 34% d’intention de vote au premier tour soit largement au-dessus des 26% dont on parle « officiellement »…

Il y avait aussi ce matin d’autres informations intéressantes et notamment concernant l’inflation en Grande-Bretagne. Le taux annuel a atteint 2,3% en février, contre 1,8% le mois précédent. Il s'agit du taux le plus élevé depuis septembre 2013 et c’est la première fois que l'inflation dépasse l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre (BOE) depuis novembre de la même année. Si la hausse est à mettre le compte de la progression des prix de l’énergie, c’est aussi la baisse de la livre sterling qui est l’une des raisons de cette progression. La banque d’Angleterre pourrait donc songer à normaliser sa politique monétaire plus rapidement que prévu…

Ensuite, nous notons une statistique quelque peu inquiétante qui traduit l’extrême difficulté qu’a représenté l’année 2016 au niveau de la gestion des portefeuilles. En effet, on a appris que l'année passée a été marquée par une décollecte massive et que 275 hedge funds ont mis la clé sous la porte au quatrième trimestre, selon les dernières statistiques compilées par le fournisseur de données Hedge Fund Research (HFR). L'exercice 2016 s'est soldé par 1’057 liquidations de fonds soit le plus haut niveau depuis 2008 (1'471). Le président du HFR note que les liquidations de hedge funds ont dépassé le pic de l'après-crise financière bien que les actifs sous gestion de l'industrie dépassent les 3’000 milliards de dollars, ce qui souligne le changement de tolérance au risque des investisseurs et la concentration croissante du capital au sein des fonds de moyenne et grande taille. Notons aussi que les disparités entre acteurs se sont encore creusées puisqu’en 2016, le premier décile a dégagé une performance de 32,7% (en hausse de plus de 12 points de pourcentage par rapport à 2015) alors que dans le même temps, la perte du dernier décile s'est réduite de 25,1% à 15,5%.

Enfin signalons la poursuite de la déception sur le secteur horloger puisque les exportations en suisse se sont encore repliées fortement en février avec une baisse de 10% en valeur nominale sur un an à 1,49 milliard de franc suisse. À l'exception de la Chine et du Royaume-Uni, où les exportations ont respectivement progressé de 6,7% et 1,9%, les ventes horlogères ont décliné chez les dix principaux clients. Si c’est une nouvelle douche froide pour le secteur, nous notons tout de même que la Chine confirme un regain de la tendance dans cette région. Regain confirmé aussi par les tous récents commentaires d’acteurs de poids comme Swatch group par exemple…


Les indices américains ont fini une nouvelle fois sans tendance dans ce que nous appelons le no man’s land boursier où aucune conviction ne ressort. Le Nasdaq a cependant touché un nouveau record historique en séance.

Sans aucun indicateur économique notable, les investisseurs ont pu se focaliser sur le communiqué du G20 à l'issue duquel les Etats-Unis ont refusé de valider le traditionnel passage où les 20 s'accordent à lutter contre le protectionnisme.

Au niveau des secteurs, la perspective d'une possible taxe sur les importations aux Etats-Unis a pesé sur le secteur de la distribution avec des replis de 3% à 4,77% pour Nordstrom, Macy's et Kohl's, les trois plus fortes baisses du S&P 500.

Signalons que l’action Apple a connu un nouveau sommet historique après la parution d’un article dans le journal The Barron’s indiquant que le titre pourrait encore progresser de 10% d’ici 6 mois.

Le dollar a touché un bas de six semaines face à un panier de devises de référence avant d'effacer ses pertes, comme face à l'euro.

Le recul du dollar profite à l'or, qui a touché un pic de deux semaines à 1.235,50 dollars l'once au comptant, mais il ne suffit pas à enrayer le repli des cours du pétrole face aux difficultés apparentes de l'Opep à résorber l'excédent d'offre sur le marché.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,463%, contre 2,502% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,076%, contre 3,109% précédemment.

Finalement, signalons que les stratégistes de la banque Crédit Suisse ont relevé leur objectif de cours sur le S6P 500 de 2'400 à 2'500…

Statistiques américaines

Il y avait hier une seule statistique économique aux Etats-Unis, voici ce que nous avons noté :

  • Indice national solide

L'indice d'activité nationale américaine mesuré par la Fed de Chicago pour le mois de février 2017 est ressorti positif à +0,34, contre une lecture révisée à -0,02 pour le mois antérieur.

Inversion totale du consensus

Le 6 janvier 2017 nous écrivions (France Gall et le dollar) que la quasi-totalité du consensus pariait sur une parité euro/dollar en 2017 et qu’il fallait se méfier/s’interroger sur ce mouvement. Nous avancions que l’on pourrait connaître les 1.10 avant de connaître la parité. Si parité il devait y avoir un jour.

Aujourd’hui, le consensus semble aller dans notre sens et changer son fusil d’épaule assez rapidement. En reprenant une compilation de l’agence Thomson Reuters, voici ce que l’on note :

  • Deutsche Bank parie maintenant sur un euro/dollar à 1.08 au 2ème trimestre et 1.03 au troisième contre des prévisions à un dollar et 98 cents respectivement auparavant.
  • Barclays a relevé sa prévision à un an à 98 cents contre 95 cents
  • Morgan Stanley a relevé sa prévision à un an à 98 cents contre 95 cents
  • JP Morgan s'attend à un euro à 1,15 dollar à la fin de l'année
  • HSBC pense que l’euro va rebondir jusqu'à 1,10 dollar voire au-delà
  • Citi a relevé sa prévision sur l'euro à 1,04 dollar sur les six à 12 prochains mois, contre 0,98 auparavant.

L'historique des consensus de prévisions de Reuters montre que les dix banques les plus actives sur le marché des changes ont toutes sensiblement révisé leurs prévisions d'une baisse rapide de l'euro et de son passage sous la parité avec le dollar qui s'étaient généralisées à la faveur du mouvement haussier du billet vert amorcé à la fin 2014.

Le mouvement est donc à surveiller de très près….

Les Sages sont optimistes et critiques

Les économistes du gouvernement allemand appelés communément les Sages ont formulé leurs prévisions économiques dans leur rapport semestriel. Ces conclusions sont importantes car elles « guident » souvent  les sensibilités du gouvernement (allemand). Pour 2017, ils tablent désormais sur une croissance du PIB de 1,4%, ce qui est légèrement plus que le 1,3% escompté en novembre.

Ce regain d'optimisme s'explique par la toujours bonne situation du marché du travail, une perspective pour la conjoncture internationale légèrement plus positive, une politique budgétaire allemande pro cyclique, ainsi que la poursuite d'une politique monétaire extrêmement accommodante de la Banque centrale européenne (BCE), se traduisant par des taux d'intérêts au plus bas.

La croissance de l’Allemagne devrait ensuite accélérer en 2018, en atteignant 1,6%, ont indiqué les Sages dans leur première prévision pour l'année prochaine.

Rappelons qu’en 2016, l'Allemagne a enregistré une croissance de 1,9% après 1,7% en 2015.

Par ailleurs, ces économistes allemands ont réitéré leurs critiques à l'égard de la politique expansionnistes de la BCE afin de relancer la croissance et l'inflation en zone euro.

Face à une remontée de ces indicateurs, les Sages considèrent que la BCE devrait engager l'arrêt de son programme d'achat de titres de dettes aussi vite que possible, car les risques pour la stabilité des marchés financiers augmentent.

Finalement, les Sages ont balayé les critiques sur le nouveau record de son excédent commercial en 2016 (253 milliards d’euros) en affirmant qu’il n’y avait aucun signe de déséquilibre macroéconomique.

Ça sera 3 en 2017 voire 4…

On savait que cette semaine serait dictée par les commentaires de plusieurs différents membres de la réserve fédérale américaine (Fed). Et la semaine commence bien car il semble que les membres du FOMC soient sur la même longueur d’onde en termes de hausses de taux.

C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre Charles Evans, le président de la Fed de Chicago qui dispose d'un droit de vote cette année aux réunions du comité de politique monétaire. Ce dernier a en effet affirmé que la Réserve fédérale devrait relever ses taux d'intérêt deux fois encore cette année car il était davantage confiant dans les prévisions économiques.

Il a même affirmé que si l'inflation commençait à augmenter cela pourrait même justifier jusqu’à … 4 hausses.

Concernant le taux de croissance économique prévu par le président Donald Trump (4%), Charles Evans pense tout de même qu’il fallait raison garder.

Selon lui, il est difficile d'imaginer un tel taux de croissance au vu d'une économie qui se porte déjà bien, d'un marché de l'emploi très solide et de secteurs comme l'automobile dont les ventes atteignent leurs plus hauts niveaux.

Finalement, concernant l’inflation, il semble au même diapason que la présidente Janet Yellen qui a indiqué la semaine passée que l'inflation était proche de son objectif à moyen terme de 2% et qu’elle pourrait être disposée à laisser les prix augmenter à un rythme plus rapide. Sa propre mesure de la hausse des prix se situe à 1,7% aujourd'hui.

Selon lui il y a de la marge pour faire monter l'inflation à 2% et même d'aller légèrement au-delà de 2% pour être sûr d’y être vraiment….

Une première depuis 18 ans

Selon les dernières données publiées par la Banque centrale européenne (BCE), les investisseurs étrangers ont été vendeurs nets de dettes libellées en euro l'année dernière pour la première fois depuis 1999 et les investisseurs résidents ont encore massivement acheté de la dette étrangère offrant un meilleur rendement et une protection contre les craintes des résurgences d’un stress majeur dans la zone euro.

Les données suggèrent que les investisseurs ont profité des achats de la BCE pour sortir de la zone euro plutôt que de chercher à bénéficier de rendements plus élevés offerts par la dette de certains pays membres comme la BCE espérait qu'ils le feraient à la faveur de son programme d'achats massifs d'actifs.

En détail, les investisseurs ne résidant pas dans la zone euro ont été vendeurs nets de 192 milliards d'euros de dettes libellées dans la monnaie unique européenne, principalement des titres souverains et bancaires.

Ils ont par ailleurs réduit de plus de moitié leurs achats nets d'actions d'entreprises de la zone euro par rapport au niveau de 2015. Les investisseurs résidant au sein de la zone euro ont été, quant à eux, acheteurs nets de 364 milliards d'euros de dettes émises hors de la zone euro, soit juste un peu moins que le montant record enregistré en 2016.

La banque centrale européenne (BCE) pense que l'écart de taux durablement négatif avec d'autres économies avancées a été un déterminant important des flux de portefeuille négatifs sur les titres de dette en 2016. De plus, ces estimations laissent penser que l'aversion des investisseurs pour le risque a contribué dans une certaine mesure aux sorties nettes de portefeuille sur les titres de dette dans la seconde moitié de 2016, ce qui peut être lié au référendum britannique de juin 2016 sur l'appartenance à l'Union européenne.

Cela laisse donc entendre, à la vue des incertitudes avant les élections françaises et allemandes, que la tendance devrait s’accentuer ces prochains mois.

Aujourd’hui

Aujourd’hui c’est la Grande-Bretagne qui sera à l’honneur avec la publication des chiffres de l’inflation et le discours du gouverneur de la BoE Mark Carney.

Les indices européens devraient ouvrir sans tendance ce matin dans le sillage de la séance morne et apathique de Wall Street hier soir. Les nouvelles déclarations de membres de la Fed et l’intervention du président américain Donald Trump pourrait cependant donner un peu de volatilité aux indices…

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent une nouvelle fois sans tendance ce matin dans le sillage de la clôture américaine et européenne. Si nous vous parlions cette période de no man’s land boursier aux Etats-Unis, il semble qu’il soit de même avec les indices asiatiques. Les investisseurs attendent impatiemment les prochaines statistiques économiques et une évolution des devises pour déterminer la futures tendance.

Actualité

L'administration Trump étudie un renforcement des sanctions contre la Corée du Nord en raison de son programme nucléaire et de missiles, en coupant notamment Pyongyang de ses financements internationaux, apprend-on dans l'entourage du gouvernement américain. Les sanctions feraient partie d'une approche à plusieurs volets, avec un renforcement de la pression économique et diplomatique, notamment sur les sociétés et les banques chinoises qui sont les plus en relation avec la Corée du Nord.

Le Parti social-démocrate allemand (PSD) gagne un point de pourcentage dans les intentions de vote pour les élections législatives de septembre prochain et passe devant les conservateurs de la chancelière Angela Merkel, selon un sondage publié par l'institut Insa pour le quotidien Bild. Le SPD, qui se retrouve à 32%, a gagné environ dix points dans les enquêtes d'opinion depuis qu'il a annoncé fin janvier sa décision de prendre l'ancien président du Parlement européen Martin Schulz comment chef de file. Sa nomination officielle a eu lieu dimanche. L'Union chrétienne-démocrate (CDU), avec son parti associé de Bavière, la CSU, est stable à 31%. Le parti anti-immigration Alternative pour l'Allemagne (Alternative für Deutschand, AfD) est inchangé à 11,5%, de même que Die Linke (La gauche) à 8,5% et les Verts à 6,5%. Le Parti libéral-démocrates (FDP), favorable aux entreprises, perd un demi-point à 6,5%.

Energie / Utilities   

►               Westinghouse Electric, la filiale américaine de centrales nucléaires au coeur des déboires financiers du conglomérat japonais Toshiba, a reçu des propositions de montages financiers qui lui permettraient de survivre à une procédure de faillite, a-t-on appris de personnes informées de ces projets.

►               Depuis le 1er janvier, Total est organisé en quatre divisions, contre trois historiquement. La branche "Gas, Renewables & Power" est venue s'ajouter aux plus classiques "Exploration-Production", "Raffinage-Chimie" et "Marketing & Services". "Gas, Renewables & Power" doit porter "les ambitions du groupe dans les énergies bas carbone", explique le management, notamment via le développement dans l'aval gaz et dans les énergies renouvelables, mais aussi dans les métiers liés à l'efficacité énergétique. La division chapeaute les anciennes directions Gaz et Énergies Nouvelles (hors biotechnologies), en les associant avec une nouvelle direction Innovation & Efficacité Énergétique. Les activités bioénergies sont en revanche logées dans un nouveau pôle Biofuels, qui dépend de Raffinage-Chimie.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole tente un rebond ce matin en Asie dans le sillage de l’affaiblissement du dollar. Les volumes ne sont cependant pas au rendez-vous ce matin.

Industrie / Minières / Automobile

►               Schlatter a renoué avec les bénéfices en 2016, dégageant un résultat net positif de 0,5 mio CHF, après une perte de 6,9 mio un an plus tôt. Malgré l'amélioration de la performance opérationnelle, le groupe ne versera pas de nouveau de dividende à ses actionnaires. L'entreprise a également rebondi au niveau du résultat d'exploitation (Ebit) qui s'est établi à 1,1 mio CHF, contre une perte opérationnelle de 5,9 mio en 2015. La marge s'est quant à elle redressée à 1,2%, après -7,1%, a précisé Schlatter dans un communiqué. Le chiffre d'affaires net, déjà publié fin janvier, a été confirmé à 90,5 mio CHF (+8,8%). A cette occasion, le groupe avait aussi dévoilé des entrées de commandes en hausse de 48% à 107,7 mio et un carnet de commandes de 49,0 mio fin 2016. Malgré le niveau toujours élevé du franc, la direction s'estime "bien positionnée" pour 2017. Le carnet de commande devrait "se normaliser" cette année, mais le groupe va continuer à renforcer sa présence dans les marchés émergents et notamment en Chine. Schlatter devrait réaliser un bénéfice supérieur à 2016.

►               Conzzeta a amélioré sa performance opérationnelle à tous les niveaux en 2016, le bénéfice net ayant progressé de 7,8% à 63,9 mio CHF l'année dernière, a-t-il annoncé. La direction a relevé les reversements aux actionnaires et s'attend à un nouvel exercice de croissance au niveau des recettes et de la marge opérationnelle. Le bénéfice d'exploitation a pris 4,5% à 84,4 mio CHF et le chiffre d'affaires net s'est amélioré de 6,4% à 1,2 mrd, a détaillé Conzzeta dans son rapport annuel. Au niveau de la rémunération des actionnaires, le conseil d'administration a relevé le dividende pour la nominative A d'un franc à 11,00 CHF et de 20 centimes à 2,20 CHF pour la nominative B.

►               Vetropack a dégagé en 2016 un bénéfice net en hausse de 1,2% à 42,6 mio CHF. L'Ebit a baissé en revanche de 2,0% à 49,3 mio CHF et la marge correspondante a été ramenée à 8,2%, après 9,0%. Ce recul s'explique par les réparations périodiques des bassins de fusion en Suisse, en Autriche et en Ukraine, a indiqué le groupe dans un communiqué. Le chiffre d'affaires net a augmenté de 8,0% à 601,7 mio CHF, une augmentation à mettre sur le compte de la plus jeune filiale du groupe, Vetropack Italia, lit-on. En 2016, celle-ci a été consolidée pour la première fois pour un exercice complet. Le dividende par action au porteur ainsi que le dividende par nominative sont restés au niveau de l'année précédente. Le premier se monte à 38,50 CHF par titre et le second à 7,70 CHF. Ces résultats sont plus ou moins conformes aux prévisions des analystes, mis à part pour le dividende, qui était attendu plus élevé.

►               Solvay se lance sur le marché des dispositifs médicaux en ajoutant une nouvelle activité de soins dentaires à son portefeuille de polymères de haute performance. « Solvay Dental 360(TM) » offre une solution complète, depuis le matériau innovant qui remplace le métal dans les prothèses partielles amovibles, jusqu'au  workflow numérique qui permet aux laboratoires dentaires et aux dentistes de travailler plus rapidement.

►               TechnipFMC a annoncé dans un communiqué avoir remporté un contrat auprès de Eni Ghana E&P Limited pour la partie onshore du programme OCTP (Offshore Cape Three Points) de développement du champ de Sankofa au large du Ghana.

Financières

►               Danske Bank et Nordea ont déclaré coopérer avec les autorités qui enquêtent sur de possibles opérations de blanchiment d'argent via leurs filiales à l'étranger entre 2011 et 2014. Le journal danois Berlingske a rapporté que les deux établissements faisaient l'objet d'enquêtes de la part des autorités en Moldavie et en Lettonie pour blanchiment d'argent. Plus de 7 milliards de couronnes danoises (942 millions d'euros) ont été transférés vers des comptes enregistrés dans ces deux banques de 2011 à 2014, écrit le journal en s'appuyant sur des données auxquelles il a eu accès en collaboration avec l'organisation Organized Crime and Corruption Reporting Project. Danske Bank déclare dans un communiqué que ces transactions ont été quasi exclusivement réalisées via sa filiale estonienne et qu'elle a déjà discuté de ce sujet avec les autorités du Danemark et d'Estonie. Elle dit avoir reçu l'an dernier un blâme de la part de l'autorité danoise de supervision financière.

Informations et Technologies

►               Samsung va lancer un assistant vocal, appelé "Bixby", avec son nouveau smartphone Galaxy S8 qui doit être prochainement présenté, a-t-il annoncé. Bixby permettra aux utilisateurs de contrôler les applications sur leur téléphone comme le fait Siri chez Apple. "Bixby sera notre première étape pour ouvrir de nouveaux moyens pour communiquer avec votre smartphone", a assuré dans un communiqué le responsable de la recherche chez Samsung Electronics, Injong Rhee, le qualifiant de "nouvelle interface intelligente".

►               Altice est en train de finaliser le rachat de la jeune pousse française Teads, la place de marché publicitaire qui domine le secteur des vidéos en ligne avec sa solution "inRead". Cette société créée en 2011 revendique une audience mondiale dépassant 1,2 milliard de visiteurs uniques, dont 720 millions sur mobile. Le chiffre d'affaires de Teads a atteint 187,7 millions d'euros en 2016, grâce à une croissance annuelle de 44%. Le groupe de Patrick Drahi va payer 285 ME de valeur d'entreprise sur une base nette de trésorerie et de dette.

►               Nintendo a gagné 2,68% à 26.265 yens mardi à la Bourse de Tokyo, porté par une information selon laquelle le groupe a décidé d'augmenter la production de sa nouvelle console Switch pour répondre à une forte demande. Le titre, en hausse pour la quatrième séance consécutive, a pris dans l'après-midi jusqu'à 3,8% à 26.555 yens, un plus haut depuis le 16 décembre 2016. Citant des sources au fait de prévisions internes, le Wall Street Journal écrit que le groupe japonais a décidé d'au moins doubler sa production de la Switch sur l'exercice débutant le 1er avril. La nouvelle console hybride, qui peut être utilisée comme console de salon en la reliant à un téléviseur ou comme équipement mobile doté de son propre écran, a été lancée début mars.

►               Crealogix a bouclé le 1er semestre de son exercice décalé 2016/17 (clos fin décembre) sur un bénéfice net de 0,7 mio CHF, contre une perte de 1,35 mio un an plus tôt. Le chiffre d'affaires et la performance opérationnelle s'inscrivent également en nette hausse. Dans un communiqué, la direction confirme ses objectifs pour l'ensemble de l'exercice. Entre juillet et décembre, le développeur a vu ses revenus bondir de 28% sur un an à 35,8 mio CHF. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a également pris l'ascenseur à 4,1 mio, alors qu'il était tout juste à l'équilibre au 1er semestre 2015/16. Crealogix attribue sa performance en premier lieu à la collaboration avec "de nouveaux clients prometteurs", comme la banque privée Notenstein La Roche, propriété de la coopérative bancaire Raiffeisen, ainsi qu'au développement des partenariats existants.

Consommation

►               LVMH a renforcé sa division parfums avec la marque de luxe parisienne Francis Kurkdjian, dans laquelle le groupe a pris une part majoritaire pour aider cette maison à assurer son développement à long terme. Le président Marc Chaya et le directeur de la création Francis Kurkdjian conservent leurs fonctions et restent présents au capital. Les modalités financières de la transaction n'ont pas été communiquées.

►               Les fonds d'investissement sont à l'affût de The Body Shop, la division que L’Oréal cherche à vendre. Reuters a appris de plusieurs sources que Bain Capital, BC Partners, CVC et Advent fourbissent leurs armes. Compte tenu de l'échec relatif du développement de l'entreprise entre les mains d'un professionnel du secteur, les analystes estiment que les investisseurs financiers ont plus de chances de relancer l'enseigne. Les prétendants ont jusqu'au milieu du mois d'avril pour se dévoiler. L'Oréal espérerait 1 milliard d'euros de son actif, mais les informateurs de l'agence de presse laissent entendre que les fonds n'iront pas au-delà de 700 millions d'euros.

Pharmaceutique

►               MDXHEALTH a annoncé avoir signé un accord de distribution afin de rendre son test SelectMDx(TM) for Prostate Cancer accessible aux clients urologues du laboratoire clinique Lab21 au Royaume-Uni.

►               La Commission de la concurrence (COMCO) clôt l’enquête portant sur la commercialisation d’informations médicales électroniques avec une sanction d’environ CHF 4.5 mio contre HCI Solutions AG appartenant au Groupe Galenica. La COMCO est arrivée à la conclusion que HCI Solutions AG détient une position dominante dans le domaine de la commercialisation des informations médicales électroniques en Suisse et qu'elle en abuse en empêchant l'accès de concurrents sur le marché ainsi qu'en imposant l'achat de prestations couplées à ses partenaires commerciaux.

►               Novartis revendique de nouvelles données d'études faisant état d'un potentiel changement de statut pour son médicament contre le psoriasis Cosentyx (secukinumab). La substance serait susceptible de modifier la maladie d'un patient sur cinq au terme de douze mois de traitement et non plus seulement d'en atténuer les symptômes, avance le mastodonte pharmaceutique rhénan dans un communiqué. Les résultats démontrent que 21% des patients ont bénéficié d'une année de rémission sans traitement et 10% de deux ans.

La statistique du jour


 

 
 

 
 

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