La Morning Note de Mirabaud Securities

vendredi, 12.05.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la publication des chiffres de l’inflation aux Etats-Unis ainsi qu’à la production industrielle en zone euro pour mars 2017.

L'analyste de Mirabaud Securities

Les indices américains ont fini en très légère baisse hier soir alors que le début de la séance avait fait craindre le pire lorsque le Dow Jones a perdu plus de 150 points. En fait, c’est très exactement la 13ème séance de stagnation consécutive

Au niveau macroéconomique notons que les inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé de façon inattendue et les prix à la production ont rebondi plus que prévu en avril.

Huit des 11 grands indices sectoriels du S&P ont fini dans le rouge, avec un repli particulièrement prononcé pour ceux de la distribution (-1,15%) et des biens de consommation discrétionnaires (-0,6%), affectés tous deux par Macy's et Kohl's, les deux premières chaînes de grands magasins à publier leurs résultats trimestriels. Ceci est totalement en ligne avec notre vision de l’avenir de la grande distribution américaine (n’hésitez pas à nous demander notre étude sur le thème).

Autre secteur en difficulté, les valeurs financières ont perdu 0,53% dans le sillage de Wells Fargo (-1,79%).

Au niveau des valeurs individuelles, signalons qu’au sein du Dow Jones, c'est Home Depot qui finit lanterne rouge avec -1,2%, à égalité avec Microsoft. Au sein du Nasdaq, la distribution a également fait preuve de lourdeur avec Dollar Tree à -1,8% et Ross Stores -1,3%. Enfin Snap s'est effondrée de 21,45% à 18,05 dollars après de mauvais résultats trimestriels, revenant proche de son cours d'introduction en Bourse en février.

Au niveau des devises, l'euro restait à son niveau de la veille face au dollar, l'attention des cambistes étant largement concentrée sur d'autres devises comme la livre sterling, qui souffrait du maintien du statu quo de la Banque d'Angleterre (BoE).

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,391% contre 2,404% la veille, et celui des bons à 30 ans à 3,030% contre 3,032%.

Enfin pour les férus de statistiques, nous rappelons encore une fois que seulement 10 compagnies sont responsables de près de la moitié (46%) de la performance du S&P 500 depuis le début de l’année...

Statistiques américaines

Il y avait hier des statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons relevé :

Rebond des prix à la production

Les prix à la production aux Etats-Unis ont rebondi plus que prévu en avril. Ils ont progressé de 0,5% sur un mois, en données corrigées des variations saisonnières, alors que le consensus tablait sur une hausse de 0,2% après le recul de 0,1% en mars. En avril, l'indice a notamment été porté par le rebond des prix énergétiques (+0,8%) qui avaient dévissé de 2,9% en mars, et par celui des transports (+0,7%). Les prix alimentaires ont, eux, continué sur leur lancée en avril en gagnant de nouveau 0,9%. Sur un an et en données brutes, les prix à la production s'affichent en forte hausse de 2,5%, soit le plus haut rythme depuis février 2012, indique le ministère.

Recul des inscriptions au chômage

Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont reculé à la surprise des analystes. En données corrigées des variations saisonnières, le ministère a recensé le dépôt de 236’000 nouvelles demandes d'allocations chômage pendant la semaine close le 6 mai, soit un repli de 2’000 alors que les analystes s'attendaient à une hausse de 4’000.

Cela fait deux ans et quatre mois que les inscriptions hebdomadaires au chômage se maintiennent ainsi sous la barre symbolique des 300’000. Sur un an, les inscriptions au chômage sont en retrait de 17,5%. La moyenne des demandes sur quatre semaines s'est elle affichée en légère hausse (+500), à 243.500.

Trump n’est pas Nixon !

Les médias parlent de plus en plus de démission ou d’impeachment du président américain Donald Trump suite à la tempête suscitée par le limogeage du directeur de FBI James Comey.

Si ce cas de figure est très peu probable et absolument pas notre scénario de base, il convient de rappeler qu’aux Etats-Unis une procédure d’impeachment ne serait pas une première. Passage en revue.

Impeachment

Aux Etats-Unis, la procédure de destitution du président porte un nom : impeachment. Son fonctionnement est assez simple : La Chambre des représentants accuse et le Sénat juge l'accusé, équivalent d'une accusation devant un tribunal pour trahison, corruption, crime ou forfaiture.

La procédure peut déboucher sur un acquittement, ou une condamnation qui se traduit alors par le limogeage du chef de l'Etat. Hormis le président, l'impeachment peut viser nombre d'officiels de l'exécutif et du judiciaire au niveau de l'Etat comme au niveau fédéral. Depuis 1789, un total de 17 officiels ont été «empêchés», dont 13 juges fédéraux (7 ont été limogés, 4 ont démissionné, 2 ont été acquittés) et un sénateur.

Deux présidents

Deux présidents américains ont jusqu'alors fait l'objet d'une procédure d'impeachment : Bill Clinton et Andrew Johnson.

Le président Clinton tout d’abord a été la cible d'une procédure d'impeachment le 19 décembre 1998 pour parjure et abus de pouvoir après qu'il eut démenti sous serment avoir eu des relations sexuelles avec une employée de la Maison Blanche.

Andrew Johnson ensuite en 1868 connait une procédure à son encontre lorsqu’il passe outre le vote du congrès sur le Tenure of Office Act (« Loi sur le maintien en fonction ») qui enlève au président son pouvoir traditionnel de révoquer librement les titulaires des plus hautes fonctions de l'exécutif, notamment ministre et généraux. Une seule voix a manqué au Sénat pour voter la destitution d'Andrew Johnson.

Le cas Nixon

On compare dernièrement l’actuel président américain avec Richard Nixon. En effet, en octobre 1973, lors du fameux « Saturday night massacre », le président Nixon avait fait renvoyer Archibald Cox, le procureur spécial qui menait l’enquête sur un soi-disant cambriolage de troisième catégorie. Cela allait finalement conduire Nixon à sa chute.

Le président Richard Nixon, techniquement parlant, n'a pas été l'objet d'une procédure de destitution dans l'affaire des écoutes du Watergate. Il a en effet démissionné (en 1974) juste avant que ne commence la procédure d'impeachment, qui avait été approuvée par le comité judiciaire de la Chambre des représentants, et alors même que sa condamnation ne faisait plus de doutes.

Conclusion

Une procédure d’impeachment à l’encontre du président Trump est très improbable. Ce qui est plus probable c’est que la majorité républicaine commence de plus en plus à se fissurer en empêchant petit à petit le nouveau président d’accomplir ses réformes à temps…

Y a-t-il un problème sur les métaux ?

Le minerai de fer a perdu plus de -31% depuis le 21 février 2017. Pire, la majeure partie des prix des matières premières s’effondrent depuis le début de l’année dans les pays émergents et plus particulièrement en Chine. Tentative d’explication.

Les faits

Les futures (IOE1) sur le minerai de fer a baissé en 2 mois de près de 50% (49%) pour revenir à des niveaux d’octobre 2016, soit avant l’élection de Donald Trump. Si ces derniers réagissent à la stagnation de la croissance économique chinoise, plusieurs autres facteurs sont responsables du déclin de celui du minerai de fer et des matières premières.

Historique

Jusqu’au début des années 2000, le prix de la tonne de minerai de fer était exclusivement fixé par des négociations annuelles de gré à gré entre les producteurs et les sidérurgistes (japonais, coréens, européens et nord-américains) et se situait entre 10 et 14 US$/t. L’explosion de la demande chinoise en acier et le resserrement de l’offre en minerai de fer qui en a résulté ont bouleversé ce système, avec l’émergence et le développement d’un marché au comptant (marché spot) au début des années 2000.

Les sidérurgistes chinois, dont la production d’acier a progressé en moyenne de 23 % de 2000 à 2003, rencontraient des difficultés d’approvisionnement sur le marché conventionnel dominé par des clients non-chinois.

Ils se sont alors tournés vers le minerai indien, marquant ainsi le début d’un marché spot parallèle plus flexible et transparent. Les exportations de minerai en provenance des états de Goa, du Karnataka et de l'Orissa représentaient environ 80 % des transactions sur le marché spot du minerai de fer en 2009.  Suite à la chute de la production et des exportations indiennes en 2010*, les mineurs australiens et brésiliens en profitèrent pour partager une part plus importante de ce marché spot.

A partir de 2004, les trois grands producteurs mondiaux de minerai de fer, BHP, Vale et Rio Tinto, ont imposé une augmentation annuelle du prix de référence de leur minerai sur le marché de gré à gré, qui atteint ainsi par palier 60 US$/t en 2008 (dont une hausse de plus de 70 % en 2005).

Le système de fixation annuelle s’est finalement effondré en 2010 : BHP, Vale et Rio Tinto ont mis en place un système de fixation trimestrielle des prix plus proche des prix constatés sur les marchés spot, ces derniers ayant largement dépassé les prix de référence annuels fixés en 2008 (jusqu’à 100 US$/t d’écart en 2008 !). La plus grande partie du commerce du minerai de fer continue à se faire avec des contrats à plus ou moins long terme ; par exemple en 2014, Rio Tinto n’a vendu que 15 % de sa production sur le marché spot.

Les prix du minerai de fer ont depuis connu une grande volatilité liée à l’offre et à la demande.

Les exportations chinoises en question

Les exportations chinoises d’acier ont affiché un niveau historique sur la période janvier-novembre 2015, totalisant 101,7 Mt, soit 21,7 % de plus qu’en 2014. Ces quantités considérables sont supérieures à la production d’acier brut du Japon, le second producteur mondial d’acier (estimée à 96 Mt) sur la même période, ou à la production d’acier brut d’Arcelor Mittal en 2014 (93,1 t), le 1er producteur mondial d’acier! Confrontés à un ralentissement de la demande locale, les aciéristes chinois ont écoulé leur excédent hors Chine, alimentant ainsi les inquiétudes des producteurs européens et américains. La surcapacité de production chinoise d’acier se chiffre entre 300 et 400 Mt. Les conditions difficiles du marché n’ont cependant pas jusqu’à présent entraîné de fermetures majeures de capacités existantes. Selon la CISA, la plupart des grands producteurs opèreraient à perte, malgré la baisse du coût des intrants, le prix de l’acier ayant fortement décliné

Un lien direct avec l’immobilier et la surproduction

Les miniers sont soumis à une baisse des prix des métaux, dans un contexte de surproduction, et aux nombreuses incertitudes sur la santé économique de la Chine, en particulier son secteur immobilier (pour mémoire premier acheteur mondial de métaux et plus gros consommateur de fer et d'aluminium, avec 35% à 40% des approvisionnements).

En outre la Chine est soumise à un mouvement de concentration du secteur sur le plan local. Les entreprises du secteur doivent adapter leur infrastructure et elles mettent en place des programmes de réduction de coûts depuis 2013, suite au ralentissement de la consommation chinoise. Les acteurs doivent affronter une crise mondiale de surproduction.

Conclusion

La baisse du prix des métaux à laquelle nous assistons actuellement n’est pas anodine. Il convient de ne surtout pas la minimiser car elle pourrait traduire, au-delà d’une surproduction ou d’une concurrence accrue, un dégonflement de la bulle immobilière chinoise ou une décélération de la croissance mondiale. À surveiller de (très) près.

La BoE, tout va dépendre du Brexit

La banque d’Angleterre tenait hier une réunion très importante, voici ce que nous avons retenu :

Les faits

La BOE a laissé son principal taux directeur et son programme de rachats d'actifs inchangés, comme anticipé par le consensus. Son principal taux directeur est maintenu à 0,25% (où il se trouve depuis août 2016). Le montant du programme d'achats d'obligations d'Etat demeure à 435 milliards de livres sterling. La BOE a aussi déclaré qu'elle maintenait à 10 milliards de livres le montant de son programme d'achats d'obligations d'entreprises. Selon les minutes de la réunion de mai du comité de politique monétaire de la BOE, seule Kristin Forbes a voté pour une hausse immédiate des taux d'intérêt, les sept autres membres du comité s'étant prononcés en faveur du statu quo.

Les nouvelles prévisions

Dans ses dernières prévisions pour l'économie britannique, la banque centrale anticipe une croissance de 1,9% du produit intérieur brut (PIB) en 2017, portée par la hausse des exportations et l'investissement des entreprises, qui devraient contrebalancer le ralentissement de la consommation des ménages, touchée par l'accélération de l'inflation. La BOE a déclaré que ses dernières prévisions se fondaient sur l'hypothèse d'un Brexit light (entendre sans accros), avec une période de transition qui préservera l'essentiel des accords commerciaux et autres actuellement en vigueur pendant une période plus longue que les trois ans couverts par les projections de la BOE.

Réaction de marché

La réaction la plus importante a été à mettre sur le compte de la livre sterling qui a reculé en réaction au statu quo de la BOE. Il semble que le fait qu’il n’y ait eu qu’un membre qui ait voté pour une hausse des taux d’intérêt malgré les récentes tensions inflationnistes a surpris les investisseurs.

Aujourd’hui

Aujourd’hui, nous surveillerons avec attention la publication des chiffres de l’inflation aux Etats-Unis ainsi qu’à la production industrielle en zone euro pour mars 2017.

Les indices européens devraient ouvrir sans tendance ce matin dans le sillage de la clôture sans réelle tendance des principaux indices américains. Cependant un nouveau momentum pourrait bien émerger après la publication de l’inflation américaine…

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent une nouvelle fois sans direction précise avec d’un côté une tentative de rebond des indices chinois et d’un autre la baisse du Nikkei qui souffre de la vigueur du Yen face au dollar. Gageons cependant que la publication de l’inflation cet après-midi de l’inflation aux Etats-Unis.

Actualité

La conclusion du deuxième examen du plan de sauvetage de la Grèce aidera celle-ci à dépasser la prévision d'une croissance de 2,1% établie par l'Union européenne pour 2017, a déclaré un porte-parole du gouvernement grec.

La République en marche d'Emmanuel Macron et le MoDem sont en tête des intentions de vote aux législatives de juin, devant le tandem Les Républicains/UDI et le Front national, selon un sondage Harris Interactive indeed. Avec 29% d'intentions de vote, le duo République En Marche/MoDem gagne 3 points par rapport à une précédente enquête réalisée au soir du second tour de la présidentielle. Il devance Les Républicains et leurs alliés centristes de l'UDI à 20%, et le Front national, également crédité de 20% des voix, tous les deux en baisse de 2 points, selon cette enquête pour LCP.

Energie / Utilities   

►               La grève à la raffinerie Total de Feyzin, au sud de Lyon, est reconduite pour une semaine, a annoncé Force ouvrière (FO). Le syndicat, majoritaire à Feyzin, demande désormais, en plus de sa revendication sur les bonus, le départ de deux dirigeants du site, a précisé l'un de ses responsables. La production à Feyzin, qui produit 117.000 barils par jour, a été progressivement arrêtée depuis vendredi dernier.

►               EDF a annoncé avoir reçu de la part du groupe polonais Polska Grupa Energetyczna (PGE) une promesse d'achat unilatérale de l'ensemble des activités d'EDF Polska, filiale de l'énergéticien français.

Prix du baril

Le prix du baril poursuit sa hausse en Asie ce matin rassurés par des chiffres de l'Opep sur un déclin de la production en avril.

Industrie / Minières / Automobile

►               La justice américaine a approuvé le plan de Volkswagen pour indemniser quelque 78,000 propriétaires de voitures équipées de moteurs diesel truqués, refermant le volet nord-américain d'un scandale qui a coûté au groupe plus de 22 milliards de dollars. Au total, le groupe, qui a plaidé coupable de fraude et d'obstruction à la justice aux Etats-Unis, aura indemnisé quelque 600,000 clients américains, notamment en rachetant ou en remettant aux normes leurs voitures et en leur versant des indemnités en liquide.

►               ACS a annoncé avoir dégagé un bénéfice net part du groupe de 233 millions d'euros au premier trimestre, en hausse de 6% sur un an. Ces résultats sont très supérieurs aux attentes du consensus, qui tablant sur 176 M EUR. En prenant en compte dans les comptes la vente de sa filiale de gestion de déchets Urbaser fin 2016, le bénéfice serait en hausse de 15,1%, selon le groupe. Le groupe ACS avait annoncé en septembre cette vente à un fonds d'investissement, contrôlé par un groupe chinois, pour près de 1,2 milliard. Son chiffre d'affaires consolidé se situe autour de 8,357 milliard d'euros au premier trimestre, en hausse de 11,2% par rapport à 2016. Cependant cette hausse est plus faible, de 5,2%, si l'on prend en compte le chiffre d'affaires rapporté au premier trimestre 2016, de 7,922 milliards, ne tenant pas compte de la consolidation. Concernant l'EBITDA, il est en hausse de 17,4% selon ces résultats consolidés, à 621 millions d'euros par rapport aux 529 retenus pour le premier trimestre 2016. Les résultats non consolidés affichent en revanche une hausse également plus réduite, de 3,8%.

►               Lagardère Sports a annoncé qu'il se retirait de l'appel d'offres pour la concession du stade du Maracana, le mythique temple du football, à Rio de Janeiro.

►               ArcelorMitall a redressé son Ebitda au-delà de ce qui était attendu au premier trimestre, profitant d'un contexte porteur qui se confirme. Les perspectives sont inchangées par rapport à ce qui avait été annoncé en début d'année. Le groupe a dégagé un chiffre d'affaires en vive hausse à 16,1 milliard de dollars, pour un résultat opérationnel qui a atteint 1,58 Md$, après 275 millions de dollars un an plus tôt. Le bénéfice net part du groupe ressort à 1 Md$. Au premier trimestre 2016, la société accusait une perte de -416 M$. L'Ebitda, qui est la ligne la plus regardée par les analystes, ressort à 2,23 Md$ alors que le consensus ressortait à 2,026 Md$. Il bénéficie d'une forte remontée des prix avec un Ebitda de 106$ la tonne contre 83$ au 4ème trimestre 2016 et 43$ au 1er trimestre 2016. La dette nette a progressé à 12,1 Mds$, mais cette tendance est saisonnière.

►               SGS va procéder à un nouveau programme de rachat d'actions, à hauteur de 250 mio CHF maximum. Le conseil d'administration a donné son feu vert à cette opération le 19 janvier dernier, indique vendredi le groupe genevois. Le programme débutera lundi 15 mai et prendra fin le 31 décembre 2018 au plus tard.

►               PSP Swiss Property (PSP) a dégagé au premier trimestre 2017 un bénéfice net (avant revalorisations) en baisse de 14,2% sur un an à 40,2 mio CHF. Ce recul était attendu, il est dû principalement à une baisse des recettes provenant de la vente de propriétés par étage, a indiqué la société dans un communiqué. Le produit des loyers a baissé de 1,5% à 68,38 mio CHF. Sur une base comparable, il a diminué de 2,9%. L'Ebitda a diminué de 12% à 57,2 mio CHF. Ces résultats sont en conséquence plus ou moins conformes aux prévisions des analystes, hormis le bénéfice qui est quelque peu inférieur. Le consensus avait tablé sur des revenus locatifs de 68,7 mio CHF, un Ebitda hors revalorisations de 56,2 mio et un bénéfice net hors revalorisations de 43,0 mio CHF. Le taux de vacance au cours de la période sous revue a baissé à 9,1%, après 9,3% à fin 2016, mais 8,7% à fin mars 2016.

Financières

►               Banco Popular a "catégoriquement démenti" avoir engagé une procédure de vente en urgence. La banque espagnole réagit ainsi aux affirmations du journal El Confidencial, qui, citant des sources du secteur financier, a rapporté qu'elle avait choisi JPMorgan et Lazard comme banques conseil pour étudier sa vente éventuelle. Banco Popular dément tout risque de faillite ou l'idée selon laquelle son président Emilio Saracho a contacté d'autres établissements en leur disant avoir un besoin urgent de fonds.

►               La société de gestion de flottes d'automobiles ALD, filiale du groupe Société Générale, a annoncé l'enregistrement de son document de base auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF), marquant la première étape de son processus d'introduction sur Euronext Paris.

Informations et Technologies

►               Vivendi a lancé les grandes manoeuvres pour s'emparer d'Havas, en proposant de racheter la participation majoritaire de Groupe Bolloré dans la société publicitaire pour 2,4 milliards d'euros afin de renforcer l'emprise du conglomérat sur l'univers des médias, des contenus et de la communication.  Vivendi propose de racheter les 59,69% du capital d'Havas détenus par Groupe Bolloré à un prix de 9,25 euros pièce, soit une prime de 8,8% sur le cours de clôture d'Havas le 10 mai, a indiqué le géant des télécommunications et des médias dans un communiqué

►               Le chiffre d'affaires d’Eutelsat ressort à 364,3 millions d'euros au troisième trimestre, en baisse de 4,2% à périmètre et taux de change constants. Par rapport aux données publiées, le chiffre d'affaires est en repli de 4,9%. Le chiffre d'affaires des neuf premiers mois ressort à 1 119,4 millions d'euros, en repli de 2,0% à périmètre et taux de change constants. (-3,3% par rapport aux données publiées). Le chiffre d'affaires pour les Applications Vidéo ressort à 228,1 millions d'euros au troisième trimestre, en repli de 4,1% sur une base comparable. Le carnet de commandes s'établit à 5,2 milliards d'euros au 31 mars 2017 contre 5,3 milliards d'euros au 31 décembre 2016 et 5,9 milliards d'euros un an plus tôt. Il équivaut à 3,4 fois le chiffre d'affaires de l'exercice 2015-16. La Vidéo représente 84% du carnet de commandes. Par rapport à l'objectif d'un recul (à taux de change et périmètre constants) compris entre -3% et -1% pour l'exercice 2016-17, le chiffre d'affaires devrait se situer autour du milieu de cette fourchette indique le groupe. L'objectif est de revenir à une quasi-stabilité des revenus pour l'exercice 2017-18. Pour l'exercice 2018-19, le Groupe attend un retour à une légère croissance

►               SoftBank Group a investi dans la start-up britannique Improbable, spécialisée dans la création de mondes virtuels complexes pour jeux vidéo et autres applications, dans le cadre d'une levée de fonds de 502 millions de dollars.

Consommation

►               La récolte 2016-2017 de céréales et oléagineux au Brésil devrait augmenter de 24,3% par rapport à la précédente, et atteindre 232 millions de tonnes, un niveau historiquement élevé, selon l'estimation publiée par la Compagnie nationale d'approvisionnement (Conab). L'an passé, le pays avait récolté 186,6 millions de tonnes de céréales et oléagineux.

►               Une juge fédérale américaine a ordonné au directeur général de Wal-Mart Stores, Douglas McMillon, de témoigner dans le cadre d'une plainte déposée par des actionnaires désireux d'apprendre ce qu'il savait de faits présumés de corruption au Mexique de la part du numéro un mondial de la distribution.

Pharmaceutique

►               AB Science annonce que l'ANSM a demandé la suspension temporaire des études conduites en France suite à des écarts dans le respect des bonnes pratiques cliniques (BPC)

►               Un juge de l'Etat du Delaware a autorisé Cigna à abandonner son projet de rapprochement à 48 milliards de dollars avec son concurrent Anthem, déniant à celui-ci le droit d'obtenir davantage de temps pour sauver cette fusion, bloquée par plusieurs cours fédérales au motif qu'elle contrevient aux lois antitrust.

La statistique du jour


 

 
 



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