La Morning note de Mirabaud Securities

mercredi, 12.10.2016

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la publication de la production industrielle en zone euro, le ZEW en Suisse et les Minutes de la dernière réunion du FOMC.

John F. Plassard*

Les indices américains ont fini en franche baisse hier soir dans le sillage de la publication des chiffres d’Alcoa, de la progression du dollar (face au pound notamment qui s’approche des 1.20), de la hausse des taux à 10 ans américain et d’une crainte que le Congrès américain (actuellement républicain) ne change de majorité à l’issue des élections présidentielles du 8 novembre.

Si l’adage qui dit que « quand Alcoa va, tout va » est vrai, il faudrait trembler pour la suite de la saison des résultats des entreprises américaines. Le producteur d'aluminium a effectivement chuté de 11,42%, sa plus forte baisse en une séance depuis cinq ans, après avoir publié au titre du troisième trimestre un chiffre d'affaires et un bénéfice inférieurs aux attentes.

Au niveau des valeurs, la tendance a aussi été plombée par la baisse de l’action d’Illumina qui a abandonné près de 25% après avoir revu en baisse pour la deuxième fois sa prévision de chiffre d'affaires trimestriel. La légère progression d’Apple suite aux déboires de Samsung n’a pas été suffisante pour maintenir les indices à flot.

En terme sectoriel, tous les sous-indices sectoriels du S&P 500 ont fini la journée dans le rouge, la plus mauvaise performance allant à celui de la santé (considéré comme l'un des plus à risque en cas de victoire de Hillary Clinton et d’une prise de pouvoir des démocrates au Congrès) avec un recul de 2,51%.

Les secteurs de l'énergie et des matières premières ont également pesé sur la tendance, sur fond de baisse marquée des cours du pétrole et de hausse du dollar.

Au niveau technique, le S&P500 est passé sous sa moyenne mobile des 100 jours ce qui n’est pas positif pour la suite.

La volatilité (VIX) a fortement progressé et est repassée au-dessus des 15 et de sa moyenne mobile des 200 jours.

Le baril entre désirs et réalités

On l’a tout d’abord vu avec « les accords d’Alger » et ensuite avec la promesse du président russe : Le gel (voire la baisse) de la production de pétrole serait à bout touchant. Si nous n’excluons pas un accès de fièvre qui pourrait encore faire remonter le prix du baril de pétrole, nous affirmons cependant ici qu’une potentielle hausse irait à l’encontre des fondamentaux et serait plus alimentée par de la spéculation (ou du short squeeze).

En effet les dernières informations « concrètes » ne vont pas dans le sens d’une euphorie.

Tout d’abord, on a appris que le ministre saoudien du Pétrole n'assisterait pas aujourd’hui à la réunion informelle prévue à Istanbul entre les membres de l'Opep et les pays extérieurs au cartel. D’autres rendez-vous « plus importants » étant dans son agenda.

Ensuite, les propos de Vladimir Poutine concernant la volonté de réduire la production de pétrole (ou en tout cas la geler) ont été largement minimisés par l’un de ses proches, Igor Setchine, qui n’est autre que le dirigeant du groupe public Rosneft (qui produit 40% du pétrole russe !). Ce dernier a en effet affirmé qu'il n'accepterait pas de geler ou de faire reculer sa production. Il pense d’ailleurs aussi que l’Iran, l’Arabie Saoudite et le Venezuela ne couperont jamais leurs productions.

À cela on peut aussi ajouter (c’est peut-être le plus important) que selon le dernier rapport publié par l’IEA, les pays producteurs n’ont jamais pompé autant de pétrole que le mois passé !

Tendance qui devrait s’accentuer ces prochains mois selon les récentes déclarations des dirigeants de pays comme la Libye, le Nigéria ou l’Iran.

Enfin, comme le rappelle le cabinet de recherche dédié à l’énergie, JBC Energy, si l'Opep devait effectivement réduire sa production et que les prix remontaient à 60 dollars le baril avant la fin de l'année, les grandes régions schisteuses des Etats-Unis, comme celle abritant la formation de Bakken dans le Dakota du Nord, reprendraient très certainement leurs activités et creuseraient de nombreux nouveaux puits.

JBC Energy pense que 1 à 1,5 million de barils par jour de production supplémentaire pourraient voir le jour au cours des 18 prochains mois, un volume qui aurait de bonnes chances de correspondre au moins à celui d'une baisse de production de l'Opep !!!

Entre le marteau et l’enclume donc….

Les craintes (pour la chancelière) se confirment

La tendance se dessinait lentement mais jamais un sondage n’avait été aussi défavorable à la chancelière allemande Angela Merkel et à sa coalition (CDU/CSU). On a effectivement appris que les conservateurs allemands rassembleraient pour la première fois moins de 30% des intentions de vote dans un sondage de l'institut INSA.

A moins d'un an des élections législatives (septembre 2017), l'alliance CDU-CSU vient de perdre 0,5 point à 29,5% des intentions de vote, le plus faible pourcentage jamais calculé par cet institut de sondage.

Le Parti social-démocrate (SPD) gagnerait un point de pourcentage à 22% et le parti anti-immigrés AfD (Alternative pour l'Allemagne) est stable à 15%.

Les Verts, partenaires du SPD, gagneraient 0,5 point à 11% et le parti de la gauche radicale Die Linke est stable à 12%.

Comme nous vous l’avons indiqué à plusieurs reprises, la popularité d'Angela Merkel a souffert de sa décision d'ouvrir en 2015 les frontières de l'Allemagne à des centaines de milliers de migrants et réfugiés. La tendance devrait se confirmer ces prochains mois d’autant plus que le sentiment d’insécurité vient d’être exacerbé ces derniers jours avec la crainte d’un attentat imminent en Allemagne.

Tension palpable en Chine

La nouvelle est passée inaperçue tellement elle est rare. Cependant elle pourrait être le sommet de l’iceberg qui signale un problème sous-jacent. On a en effet appris que plusieurs centaines de militaires en treillis avaient manifesté à Pékin pour protester contre la suppression de leurs postes tandis que la police bloquait les rues près d'un bâtiment important de la défense.

L'armée chinoise, la plus importante du monde, est en phase de réorganisation et de modernisation. Le gouvernement a prévu de supprimer 300’000 postes. Officiellement, les priorités d'investissement étant réorientées vers l'armement de haute technologie pour la marine et l'armée de l'air.

Si aucune réaction officielle n’a filtré, il se pourrait que l’emploi en Chine devienne une des préoccupations de ces prochains mois. Analyse de la situation :

6 millions de licenciements !

En début d’année le gouvernement chinois prévoyait de licencier 5 à 6 millions de personnes, sur les trois prochaines années. Un programme qui s'inscrivait dans le cadre du treizième plan quinquennal, destiné à tracer les grandes lignes des politiques et priorités de l'économie chinoise de 2016 à 2020. Il pourrait bien s'agir du plan de suppressions de postes le plus ambitieux, depuis la fin des années 1990. La restructuration des entreprises d'Etat entre 1998 et 2003 avait entraîné le licenciement de 28 millions de salariés. Les autorités avaient alors mobilisé plus de 73,1 milliards de yuans pour assurer leur réinsertion, soit 11,2 milliards de dollars.

Des chiffres nébuleux

Selon les chiffres officiels, le taux de chômage enregistré dans les zones urbaines (« registered urban unemployment rate ») est de 4,05% au mois de juin 2016.

Il n’existe cependant pas à ce jour d’informations claires sur le taux de chômage dans les zones rurales et donc pas d’informations sur le taux de chômage pour toute la Chine.

Il faut noter que ce taux de chômage ne prend en compte que les chômeurs urbains détenant un Hukou urbain et qui se sont enregistrés auprès du bureau du travail (« employment service »). L’enregistrement n’est pas obligatoire.

La formule pour calculer le taux de chômage enregistré dans les zones urbaines est la suivante :

(Nombre de chômeurs urbains enregistrés) / (nombre d’actifs occupés + nombre de chômeurs urbains enregistrés)

Un revenu intermédiaire supérieur ?

La Banque mondiale classe la Chine parmi les pays à revenu intermédiaire supérieur en termes de revenu national brut par tête et pourtant son taux de chômage est inférieur à celui des pays à faible revenu.

Malgré les accélérations et ralentissements de la croissance chinoise, notamment lors de la crise financière mondiale de 2008-2009, le taux de chômage chinois est resté compris entre 4 % et 4,3 %. Cette stabilité (apparente) serait d’autant plus remarquable que la Chine a connu de profondes transformations ces dernières décennies avec la restructuration des entreprises publiques, l’intensification des migrations des campagnes vers les villes, l’accession à l’OMC et les progrès en termes de réussite scolaire.

Un chômage en progression

Pour redynamiser la croissance chinoise, dans le cadres du treizième plan quinquennal, un programme massif de licenciements vise les entreprises dites « zombies » (entreprises publiques déficitaires maintenues artificiellement par l'Etat et les banques publiques chinoises).

Résultat, cinq secteurs industriels affiliés au BTP sont aujourd'hui menacés. On pourrait même ajouter la construction navale et le charbon.

La société Markit (qui publie notamment les PMI) note que dans les retours de sondages qu’elle reçoit dernièrement, la crainte sur l’emploi est une des préoccupations majeures, alors que cela ne l’était pas avant.

Un risque de tension évident

Le gouvernement chinois redoute au plus haut point des tensions sociales qui pourraient déboucher sur des débordements difficilement maitrisables.

Le mécontentement risque d’ailleurs d'être plus fort que lors des réformes de 1997-2003, car les opportunités de reclassement sont moins nombreuses qu'auparavant. C’est là le problème principal.

Il s’agit de ne pas minimiser cette information, d’autant plus que selon les calculs, en-dessous d’un taux de croissance (officiel) de 6.5%, le nombre de sans-emplois a tendance à croitre….

L’Espagne suspendue au roi

Si cela n’a (heureusement) pour l’instant aucune influence sur la vigueur économique du pays, il est des plus probables que de nouvelles élections législatives (les 3èmes en 1 an) voient le jour en Espagne avant la fin de l’année.

Pour mémoire, l'Espagne est sans nouveau gouvernement depuis les élections législatives de décembre 2015 qui ont débouché sur un parlement fragmenté. Depuis, malgré de nouvelles élections en juin dernier, les quatre principales formations --PP, PSOE, Unidos Podemos et Ciudadanos (centre libéral) n'ont pas réussi à s'entendre.

Le roi Felipe VI d'Espagne a effectivement fait savoir qu'il attendrait jusqu'à la fin octobre pour consulter les chefs de partis et décider s'il dispose d'un candidat pour diriger le gouvernement.

Felipe VI recevra les chefs des partis représentés au Parlement les 24 et 25 octobre, moins d'une semaine avant la date limite du 31 octobre, au-delà de laquelle il devra dissoudre le Parlement et convoquer un troisième scrutin.

Après ces entretiens, le roi décidera s'il peut proposer un candidat à la présidence du gouvernement qui dispose des soutiens nécessaires pour que le Congrès vote la confiance.

En l’absence d’accord, le roi tente un dernier « coup » en essayant clairement de gagner du temps. Rappelons que le Parti socialiste (PSOE) est toujours autant divisé et ne sait toujours pas s’il doit décider ou non de s'abstenir pour reconduire le conservateur Mariano Rajoy au pouvoir.

Rappelons que le Parti Populaire de Mariano Rajoy (137 sièges à la Chambre sur 350), s'est jusqu'à présent heurté au véto des socialistes et de la gauche Unidos Podemos (anti austérité) qui disposent de 85 et 71 députés respectivement.

En cas de décision favorable à M. Rajoy, le plus probable est que les débats parlementaires sur son investiture se tiennent à la toute dernière minute, le dernier week-end d'octobre. Les opposants à l'abstention continuent cependant à se mobiliser et ont décidé de collecter des signatures afin d'imposer un congrès extraordinaire qui pourrait renverser l'actuelle direction intérimaire du parti.

Aujourd’hui

Aujourd’hui nous surveillerons avec attention la publication de la production industrielle en zone euro, le ZEW en Suisse et les Minutes de la dernière réunion du FOMC.

Les indices européens devraient ouvrir en baisse ce matin dans le sillage de la clôture américaine et des interrogations qui ont émergé suite à l’effondrement de l’action d’Alcoa hier soir. Le récent mouvement sur les devises (dollar et pound notamment) est aussi un sujet de préoccupation majeure.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques naviguent dans le rouge ce matin dans le sillage de la clôture de New-York. La tendance est cependant atténuée par le rebond du pounds face au dollar et la baisse du yen (face au dollar aussi). La hausse du prix du baril de pétrole est aussi l’un des facteurs qui expliquent que les investisseurs ne sombrent pas dans la déprime après la chute de l’action Alcoa hier soir et la poursuite de la baisse de l’action Samsung ce matin.

Actualité

Barack Obama va envisager différentes options pour riposter aux piratages informatiques d'organisations politiques américaines imputés à la Russie, a annoncé la présidence des Etats-Unis.

Donald Trump a perdu du terrain face à Hillary Clinton, le candidat républicain à l'élection présidentielle accusant désormais un retard de huit points dans les intentions de vote pour l'élection présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis par rapport à sa rivale démocrate, selon un sondage Reuters-Ipsos.

Le ministère russe de la Défense a qualifié d'"hystérie russophobe" les propos du ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson accusant la Russie d'être responsable de l'attaque en septembre contre un convoi humanitaire près d'Alep en Syrie.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole tente un rebond ce matin en Asie malgré la poursuite de la hausse du dollar. La réunion informelle en Turquie du jour donne un peu d’espoir aux investisseurs.

Industrie / Minières / Automobile

►               BASF a annoncé une baisse de 5,4% de son bénéfice d'exploitation au troisième trimestre, à 1,5 milliard d'euros, un résultat supérieur aux attentes du consensus qui prévoyait en moyenne un montant de 1,3 milliard. Le groupe allemand, numéro un mondial de la chimie, a expliqué que la principale cause de ce recul était la cession de ses activités de courtage de gaz naturel. "Les bénéfices des divisions Produits de performance, Matériaux et Solutions fonctionnels et Solutions pour l'agriculture sont nettement supérieurs à ceux du trimestre correspondant de l'année précédente", ajoute-t-il dans un communiqué. BASF devait initialement publier ses résultats trimestriels le 27 octobre. Il réaffirme prévoir pour l'ensemble de l'année 2016 un recul de 6% ou plus de son chiffre d'affaires et une baisse susceptible d'atteindre 10% de son bénéfice d'exploitation hors exceptionnels par rapport à l'an dernier.

►               Les syndicats d'Airbus ont averti qu'ils s'opposeraient à tout licenciement sec au sein de l'avionneur européen dans le cadre de sa restructuration structurelle, qui mènera à un "plan social", selon FO (majoritaire).

►               Technip a remporté un contrat EPCI auprès de DEA Norge AS pour le développement sous-marin du champ Dvalin (précédemment nommé Zidane) au large de la Norvège. Le développement du champ Dvalin consiste en un raccordement (tie-back) d'un nouveau modèle de collecteur à la plate-forme Heidrun par une conduite de production à double enveloppe de 15 km.

►               Volkswagen pourrait supprimer jusqu'à 2.500 emplois par an sur une période de 10 ans par le biais de pré-retraites, rapporte le quotidien financier Handelsblatt, citant Bernd Osterloh, le président du comité d'entreprise.

Financières

►               VTB a annoncé qu'elle pourrait réduire ses effectifs dans la banque d'investissement à Londres en fonction de l'issue des discussions à venir sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

►               Les véhicules électriques pourraient représenter deux tiers du parc automobile d'ici 2030 dans les grandes agglomérations à hauts revenus de la planète du fait de normes plus strictes sur les émissions polluantes, d'une baisse des coûts technologiques et de l'engouement des consommateurs, montre une étude. Le coût d'un "pack" de batteries lithium-ion a chuté de 65% en cinq ans, pour tomber l'an dernier à 350 dollars le kilowatt/heure, contre 1.000 dollars en 2010. Il devrait tomber à moins de 100 dollars dans les dix ans à venir, selon l'étude du cabinet de conseil McKinsey et de Bloomberg New Energy Finance (BNEF).

Informations et Technologies

►               Fujitsu a annoncé prévoir la suppression de 1.800 emplois au Royaume-Uni, pour améliorer sa compétitivité.

►               Les livraisons mondiales d'ordinateurs individuels ont diminué de 3,9% au troisième trimestre par rapport à l'an dernier, à près de 68 millions d'unités, mais cette baisse est moins marquée qu'attendu, a annoncé le cabinet d'études spécialisé IDC. Il précise que ce chiffre est supérieur de 3,2% à ses prévisions. "Après avoir peiné à réduire leurs stocks pendant un an ou plus, les vendeurs de PC sont désormais en train de reconstituer leurs stocks pour le second semestre de l'année", explique-t-il dans un communiqué. "S'ajoutent à cela une amélioration des perspectives, une course au leadership du marché entre Lenovo et HP, et les efforts entrepris pour garantir l'approvisionnement en composants, qui deviennent autant de moteurs pour le marché." Le chinois Lenovo est resté numéro un mondial sur le trimestre juillet-septembre, avec 21,3% du marché global, mais son avance sur son dauphin, HP (21,2%), s'est réduite à 0,1 point seulement, contre 0,5 point un an plus tôt. IDC explique ce resserrement par le ralentissement de la croissance du marché chinois, sur lequel Lenovo est particulièrement bien implanté. Suivent dans l'ordre Dell avec 15,8% des ventes, Apple avec 7,4% et Asus avec 6,9%.

►               Google (groupe Alphabet) a annoncé l'acquisition de FairBit, une startup spécialisée dans la mise en relation des créateurs de vidéos sur sa filiale YouTube ou d'autres réseaux sociaux avec des marques désirant les sponsoriser.

►               L'action de Samsung continuait ce matin de dévisser (-2%), au lendemain d'une perte de 8% à la Bourse de Corée (KRX) due au fiasco de son smartphone-phare, le Galaxy Note 7 et à l'affaire des batteries explosives.

►               USAA va basculer tous ses comptes de marketing et de communication chez Publicis. L'unification sera effective d'ici la fin du premier trimestre 2017, a fait savoir dans un communiqué le groupe de services financiers dédié aux militaires américains, qui revendique 11,7 millions de clients.

►               Ericsson vient de publier des résultats « significativement » en dessous des attentes. Les programmes de réduction de coûts en cours ne compensent pas la baisse des ventes et de la marge brute. Les ventes du troisième trimestre ressortent à 51.1milliards de Sek contre un consensus en plus de 54.2 milliards. La marge brut ressort elle à 28.3% contre 33.9% (y/y). La demande atone est à blâmer. Le CEO Jan Frykhammar, qui prévoit de nouvelles mesures destinées à compresser les frais fixes.

Consommation

►               Kering a annoncé la nomination du Britannique Nikolas Talonpoika, son actuel directeur stratégique marketing, à la tête de la marque de mode Christopher Kane.

►               LVMH a-t-il signé un chèque de 400 millions d'euros au fisc français il y a un an ? Oui, affirme le journal le 'Canard Enchaîné', qui explique ce matin que le groupe a discuté pendant deux ans avec Bercy concernant le traitement fiscal de la plus-value réalisée sur la vente de ses actions Hermés International, pour finalement verser environ 380 ME d'impôts et 20 ME de pénalités de retard. L'hebdomadaire précise que "les actions Hermès hébergées au sein d'une filiale luxembourgeoise ont été rapatriées en France, mais pas la plus-value de 1 milliard d'euros réalisée au Grand-Duché". Un porte-parole de LVMH a démenti ces informations à l'Agence Reuters.

Pharmaceutique

►               Shop Apotheke Europe a annoncé avoir fixé à 28 euros son prix d'introduction en Bourse de Francfort. La société précise dans un communiqué qu'elle offrira au total 4,107 millions d'actions, dont 3,57 millions d'actions nouvelles.

►               Transgene a annoncé la signature d'un accord de collaboration avec Merck et Pfizer afin d'évaluer le potentiel du vaccin thérapeutique TG4001 en combinaison avec Avelumab, un anticorps monoclonal anti-PD-L1 IgG1 totalement humanisé en cours d'investigation, dans le traitement des carcinomes épidermoïdes de la tête et du cou (HNSCC) positifs au virus du papillome humain (HPV), après échec des thérapies standards, dans un essai clinique de Phase 1/2 dont Transgene est le promoteur.

La statistique du jour

* Mirabaud Securities LLP


 

 
 

 
 

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