La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

mercredi, 08.03.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la production industrielle en Allemagne et l’ADP de l’emploi aux Etats-Unis.

L'analyste de Mirabaud Securities

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les principaux indices américains sont en légère baisse au lendemain d’une séance très calme de consolidation. À une semaine d’un très probable mouvement de la réserve fédérale américaine (Fed) ce sont les taux aux quatre coins du globe qui continuent leur folle progression. Aux Etats-Unis en particulier, les 10 ans américain reviennent tout proche des niveaux techniques et importants du 15 décembre dernier (2016) et de septembre 2014…. En Europe, le mouvement suit la même tendance (mais avec une moindre ampleur cependant) puisque le 10 ans allemand revient sur ses niveaux de mi-février 2017, tout comme le 10 ans français ou le 10 ans italien. C’est bien évidemment la réunion de la banque centrale européenne (BCE) de demain qui suscite encore des doutes. Doutes non pas sur le fait que Mario Draghi pourrait annoncer un tapering (ce qu’il ne fera pas) mais sur le fait que le président de la BCE pourrait peut-être assouplir son discours et (finalement) admettre que des tensions inflationnistes (au-delà de celles induites par la hausse des prix de l’énergie) sont de plus en plus présentes dans l’économie de la zone.

Pour revenir au rendez-vous de la Fed de la semaine prochaine (14 et 15), s’il est peu probable que nous assistions à un crash boursier cette prochaine semaine, c’est bien évidemment les chiffres de l’emploi de vendredi qui pourraient être un « game changer ». Entendre par là que si les créations d’emplois devaient être catastrophiques la Fed pourrait décider en définitive de ne pas hausser les taux en mars. La question est donc de savoir à partir de quel niveau de (faibles) créations d’emplois il faudrait s’inquiéter ?

 

 

La réponse est bien évidemment assez compliquée car plusieurs facteurs rentrent en ligne de compte (le momentum, les sous-indices de l’emploi, …), on peut cependant supputer qu’un chiffre entre 75'000 et 125'000 (le consensus se situe actuellement à 190'000) ne devrait pas empêcher Janet Yellen de remonter les taux d’intérêt américain d’un quart de point. En effet, depuis l’arrivée « au pouvoir » de la présidente de la Fed en janvier 2014, elle n’aura connu que 2 mois (mars 2015 et mai 2016) avec des créations d’emplois en-dessous de 100'000 (respectivement 86'000 et 43'000). La messe est donc (quasiment) dite….


Les principaux indices américains ont une nouvelle fois fini en légère baisse, les investisseurs se montrant toujours attentistes avant les chiffres de l’emploi américain et la réunion de la Banque Centrale américaine (BCE). Statistique intéressante, le Dow Jones et le S&P 500 n'avaient plus connu deux séances consécutives de baisse depuis fin janvier. Le Russell 2000 quant à lui a baissé pour la 4ème séance consécutive ce qui ne s’était pas vu depuis 3 mois.

Du côté macroéconomique on a appris que le déficit commercial des Etats-Unis avait connu une forte progression lors du premier mois de l’année notamment vis-à vis de la Chine pour atteindre son plus haut niveau en cinq ans.

Les crédits à la consommation ont également nettement ralenti leur progression au même mois, signant leur plus faible avancée depuis cinq ans, du fait d'un repli de l'usage des cartes de crédit.

Au niveau des secteurs, le secteur pharmaceutique a baissé suite au soutien de Donald Trump à une proposition de loi républicaine visant à abroger la plus grande partie de l'Obamacare.

Des valeurs comme Pfizer (-1,05%) et Merck (-0,77%) ont subi parmi les plus forts reculs de l'indice Dow Jones. Au sein du S&P-500, Eli Lilly a abandonné 1,3%. L'indice sectoriel a perdu 0,67%.

Le repli des compagnies aériennes s'est poursuivi au lendemain des prévisions de Delta Airlines pour le trimestre en cours dans le bas de sa précédente fourchette d'objectifs. Le titre Delta a perdu 2,48%, United Continental 0,68% et American Airlines 1,04%.

Enfin notons que l'action Snap qui avait déjà perdu plus de 12% lundi, a accentué sa correction avec une chute de presque 10%.

Les cours du pétrole ont terminé hier soir en petite baisse sur le marché new-yorkais Nymex à la suite des signaux contradictoires envoyés par le ministre saoudien de l'Energie. Khalid al Falih a en effet déclaré lors de la conférence CERAWeek sur l'énergie à Houston que l'accord conclu au sein de l'Opep et avec des pays extérieurs au cartel sur une réduction de la production mondiale avait permis d'améliorer les fondamentaux du marché pétrolier.

Il a toutefois jugé que cette évolution était uniquement due au fait que l'Arabie avait réduit sa production au-delà de ses propres engagements….

Concernant les métaux, signalons que l’Or revient à ses niveaux d’il y a 1 mois et que le cuivre a aussi connu une prise de bénéfice.

Concernant le sujet brulant de la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed) la semaine prochaine, signalons que les paris nets des hedge funds et des gérants d'actifs sur une augmentation des taux d'intérêt directeurs aux Etats-Unis dans une semaine se sont élevés à un niveau record la semaine dernière.

En effet, la valeur nette des contrats à terme sur eurodollar a atteint 2’680 milliards de dollars au cours de la semaine qui s'est achevée le 28 février. Ce montant est supérieur au précédent record de 2’440 milliards de dollars enregistré sur la semaine close le 17 janvier….

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,515%, contre 2,494% la veille, et celui des bons à 30 ans à 3,116%, contre 3,104% précédemment.

Statistiques américaines

Il y avait hier deux statistiques économiques intéressantes, voici ce que nous avons noté :

Forte hausse du déficit commercial

Les Etats-Unis ont accusé en janvier leur déficit commercial le plus élevé depuis mars 2012. En détail, le déficit commercial des Etats-Unis a augmenté en janvier de 9,6% par rapport à décembre, pour ressortir à 48,49 milliards de dollars.

Il s'agit donc du déficit mensuel le plus élevé depuis près de 5 ans.

Le consensus tablait pour janvier sur un déficit commercial de 48,7 milliards de dollars. Les exportations ont progressé de 0,6% par rapport au mois précédent, pour s'établir à 192,09 milliards de dollars, tandis que les importations ont bondi de 2,3%, à 240,59 milliards de dollars.

Intéressant de noter que les importations d'automobiles et pièces détachées ont atteint en janvier leur plus haut niveau jamais enregistré, tandis que les importations américaines de brut ont été les plus élevées depuis … juillet 2013.

Cette statistique, si elle devait être confirmée par la suite et dessiner une tendance négative peut risquer de freiner la croissance économique américaine et donner moins d’arguments à l'administration Trump…

Forte baisse du crédit à la consommation

La croissance de l'encours de prêts à la consommation est ressortie à son plus faible niveau depuis 5 ans en janvier aux Etats-Unis.

En détail, l'encours total de crédit à la consommation a augmenté de seulement 8,8 milliards de dollars, soit 2,8%, en janvier, à 3.770 milliards de dollars.

Il s'agit de la plus faible croissance observée depuis août 2011. Le consensus s'attendait à une hausse de 18,3 milliards de dollars de l'encours en janvier.

Le crédit à la consommation avait augmenté de 14,8 milliards de dollars en décembre. Les crédits renouvelables, principalement ceux effectués à partir des cartes de crédit, ont diminué de 4,6% en janvier.

Les crédits non renouvelables, notamment les prêts automobiles et les prêts étudiants, ont augmenté pour leur part de 5,5%.

Ces chiffres suggèrent que l'un des principaux moteurs de la consommation américaine pourrait s'essouffler plus rapidement que prévu ces prochains mois.

Premier signe tangible du tapering ?

On a coutume de dire qu’en fin d’année, la banque centrale européenne (BCE) ralenti ses rachats d’actifs car il y a moins de « papier » sur les marchés. L’institution de Frankfurt, pour arriver à ses 80 milliards d’euros d’achat mensuel essaie donc d’être plus active en novembre ou en janvier.

Ce qui est un peu plus étonnant c’est le mouvement auquel nous assistons depuis près de deux semaines. La BCE a en effet racheté pour 1,7 milliard d'euros d'obligations d'entreprises la semaine dernière, ramenant ainsi le montant hebdomadaire moyen à 1,8 milliard d'euros.

On constate donc une baisse des rachats d'obligations d'entreprises de la BCE qui pourrait constituer un premier signe d'un ralentissement du programme d'assouplissement quantitatif.

Rappelons que si le montant sera ramené à 60 milliards d'euros par mois à compter d'avril, contre 80 milliards d'euros actuellement, un ralentissement des rachats n’est théoriquement pas obligatoire au mois de mars….

Affaire à suivre.

Et si on parlait des bénéfices ?

Alors que les publications des entreprises touchent à leur fin les données de Thomson Reuters nous montrent que les bénéfices des sociétés du Standard & Poor's 500 ont progressé de 7,9% au quatrième trimestre en variation annuelle, leur meilleure performance depuis le troisième trimestre 2014.

Leur redressement devrait s'amplifier au premier trimestre avec des estimations qui les donnent actuellement en hausse de 10,3%, selon le consensus.

Il y a deux mois, les analystes prévoyaient une croissance moyenne de 6,1% des bénéfices du quatrième trimestre.

Les résultats ont été meilleurs que prévu grâce notamment aux secteurs des hautes technologies et de l'immobilier, dont les bénéfices ont augmenté de respectivement 12,3% et 8,7%, au lieu de +7,8% et -0,8% anticipé il y a deux mois.

Les bénéfices du secteur financier ont en revanche été inférieurs aux attentes : leur hausse moyenne a atteint 11,5% mais les analystes attendaient +15,4% il y a deux mois.

La croissance moyenne des chiffres d'affaires a aussi été meilleure qu'attendu au quatrième trimestre. Par rapport aux trois derniers mois de 2015, ils ont augmenté de 4,2% en moyenne, leur plus forte progression depuis le deuxième trimestre 2014.

Et si on remettait une couche de pression ?

Pas un jour sans que l’on ne parle de la situation de la Grèce et que la communauté internationale ne mette une couche de pression pour forcer le gouvernement (grec) à mettre en place certaines réformes douloureuses. Cette-fois, c’est le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble qui a affirmé que la Grèce devait décider si elle voulait rester dans la zone euro ou non.

S’il a tenté de tempérer ses affirmations en signalant que Berlin était ouvert à des discussions portant sur l'allègement de la dette d'Athènes en 2018 si cela s'avérait nécessaire, Wolfgang Schäuble a tout de même rappelé que … ce potentiel allègement de la dette n'était pas à l'ordre du jour à l'heure actuelle et que l'objectif était d'achever l'examen des réformes…

Rappelons qu’en mai 2016 les membres de l’Eurogroupe se sont mis d’accord sur le principe d’un allègement la dette grecque à partir de 2018 au cas où le pays en aurait besoin pour se conformer aux critères du plan de sauvetage.

Etrange statistique en Chine

Après huit mois d’une interminable baisse des réserves de devises en Chine, elles sont finalement remontées en février au-dessus du seuil des 3’000 milliards de dollars. En détail, les réserves de change de la Chine se sont hissées à 3’005 milliards de dollars fin février, contre 2’998 milliards au mois de janvier. Le consensus tablait lui sur une baisse à 2'969 milliards.

Rappelons ici que la Chine dispose des plus importantes réserves du monde. Si la raison de la baisse des réserves est assez logique (rachat depuis plus d'un an de yuans afin de tenter de stabiliser le cours de la monnaie chinoise), la hausse à laquelle nous venons d’insister pourrait être les prémisses d’un cumul de plusieurs bonnes nouvelles.

Tout d’abord d’une croissance économique plus robuste. Ensuite d’un contrôle des capitaux plus stricte de la part du gouvernement

Malgré tout, sans vouloir rentrer dans la théorie de complot force est de constater que ces chiffres tombent à point nommé en plein Session annuelle du Parlement chinois. En effet, la logique, à la vue de la progression du dollar en février aurait voulu que les réserves de devises en Chine poursuivent leur effondrement….

Cela pose aussi une question cruciale : Pour le mois de février 2017, l'accusation lancée par le président américain Donald Trump selon laquelle Pékin intervient pour affaiblir sa monnaie ne serait-elle pas justifiée ?

Avec toutes les conséquences qui pourraient s’en suivre….

Aujourd’hui

Aujourd’hui nous suivrons la production industrielle en Allemagne et l’ADP de l’emploi aux Etats-Unis.

Les indices européens devraient ouvrir sans tendance ce matin après que le Dow Jones et le S&P 500 aient connu deux séances consécutives de baisse ce qui n’était pas arrivé depuis fin janvier. Mais l’esprit des investisseurs est bien évidemment toujours focalisé sur la réunion de la BCE de demain et les chiffres de l’emploi de vendredi (qui feront l’objet d’un Flash spécial à ne manquer sous aucun prétexte !).

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en légère baisse ce matin (le Nikkei marquant sa 4ème séance de baisse consécutive) suite à la publication d’une statistiques économique chinoise assez rare. On a en effet appris que la balance commerciale avait été déficitaire en février sous l'effet d'une hausse bien plus importante qu'attendu des importations. En détail, Les importations libellées en yuans ont bondi de 44,7% sur un an, tandis que les exportations n'ont progressé que de 4,2%, faisant ressortir un déficit commercial de 60,63 milliards de yuans (8,79 milliards de dollars), Si cela peut laisser penser que l’économie chinoise s’accélérait en début d’année, on peut aussi penser que le gouvernement va songer à baisser le niveau de sa devise.

Au Japon, on a appris que la croissance de l'économie japonaise au quatrième trimestre a été révisée à la hausse, à 1,2% en rythme annualisé d'octobre à décembre, grâce notamment à une accélération des dépenses d'investissement, qui ont progressé à leur rythme le plus rapide depuis près de trois ans. La croissance est cependant inférieure aux attentes du consensus qui pariait sur une croissance de 1.6%…

Actualité

La Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement britannique, a accordé aux parlementaires des pouvoirs supplémentaires pour rejeter les termes qui seraient négociés pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, votant à l'encontre de ce que souhaitait la Première ministre conservatrice Theresa May.

Les institutions étrangères ont placé des montants record de liquidités auprès de la banque centrale allemande, montrent des données publiées qui laissent penser qu'elles sont à la recherche d'un refuge pour leurs euros dans un contexte de regain des incertitudes sur l'avenir de la monnaie unique européenne.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a appelé la Corée du Nord à suspendre son programme nucléaire et, dans le même temps, les Etats-Unis à stopper leurs manoeuvres militaires en Corée du Sud, afin de "désamorcer la crise" dans la péninsule.

Energie / Utilities   

►               Areva annonce avoir finalisé des opérations d'assainissement et de démantèlement des équipements de l'ancienne usine de fabrication de combustible MOX de Cadarache (Bouches-du-Rhône).

►               Leclanché a annoncé avoir obtenu des autorités chinoises un certificat reconnaissant la conformité de ses composants pour batteries LTO avec les derniers standards en cours dans l'Empire du Milieu. Ce feu vert permet ainsi au spécialiste de solutions de stockage d'énergie de charger les véhicules électriques, indique un communiqué.

►               Bourbon annonce un réaménagement durable de la majeure partie de l'endettement financier de l'entreprise, soit 910,8 millions d'euros, dans le cadre du plan d'action « Stronger for longer ».

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole est en baisse ce matin en Asie dans le sillage d’une prise de bénéfice après les récentes performance et dans l’attente de la publication des chiffres des stocks de brut américain.

Industrie / Minières / Automobile

►               United Continental Holdings, maison-mère de la compagnie aérienne United Airlines, n'achètera plus d'avions de la catégorie des très gros porteurs, a déclaré son directeur financier Andrew Levy. United, qui a récemment cessé de faire voler ses Boeing 747, était considéré comme un acquéreur potentiel de l'Airbus A380.

►               Volkswagen doit poursuivre ses efforts s'il veut regagner la confiance de ses clients et mettre derrière lui l'affaire des moteurs truqués, affirme le patron du géant allemand Matthias Müller, dans un entretien accordé à l'AFP au salon automobile de Genève.

►               Dormakaba a enregistré au premier semestre 2016/17, clos fin décembre, des ventes en hausse de 3,4% à 1,17 mrd CHF. La rentabilité a également pris l'ascenseur, moins toutefois qu'attendu par les analystes. Les résultats du groupe sur la première moitié de 2015/16 ont été compilés pour former la base de comparaison. Le groupe zurichois et son homologue allemand ont finalisé leur rapprochement à l'automne 2015. L'excédent d'exploitation avant charges d'intérêts, impôts, correctifs de valeur et amortissements s'est enrobé de 6,0% à 175,4 mio CHF, pour une marge afférente étoffée de 3 points de base à 14,9%. Le bénéfice net a pour sa part bondi de plus de 40% à 95,8 mio, après avoir été handicapé par d'importants frais d'intégration un an auparavant. Le groupe prévient toutefois que les dépenses vont prendre l'ascenseur sur la seconde moitié de l'exercice en cours. La direction vise toujours une croissance organique de 3% sur douze mois, pour une marge Ebitda stable par rapport à l'année précédente. Les objectifs à moyen terme sont également reconduits, comprenant notamment une marge brute opérationnelle de 18% à l'horizon 2018/19. La croissance doit s'établir 2 points de pourcentage

►               Kardex a amélioré ses recettes et la rentabilité en 2016, a-t-il annoncé. Fort de ces résultats, néanmoins en partie inférieurs aux attentes du marché, le groupe a relevé le dividende de 30 centimes à 3,30 CHF par action. Le bénéfice net de la société zurichoise a augmenté de 8,1% à 30,8 mio EUR, tandis que le résultat d'exploitation (Ebit) a pris 11,3% à 41,3 mio, a détaillé Kardex dans un communiqué. Les entrées de commandes ont enflé de 6,9% à 373,6 mio EUR et le carnet d'ordres s'est amélioré de 10,9% à 137,8 mio en 2016, laissant augurer d'un solide chiffre d'affaires pour la suite. L'année dernière, les recettes nettes ont progressé de 6,1% à 358,5 mio. Hormis le chiffre d'affaires qui a manqué les attentes, l'Ebit et le résultat net ont répondu aux prévisions des analystes

►               Les résultats de Mersen ont fait de la résistance en 2016. Avec un chiffre d'affaires en légère baisse à 763,6 millions d'euros, le résultat opérationnel courant s'est établi à 59,9 ME, ce qui représente une marge opérationnelle courante de 7,8%, après 7,9% en 2015. Le résultat net se limite à 3,2 ME, après 2,6 ME un an avant. Le résultat des activités poursuivies est un peu plus robuste, à 9,3 ME, en hausse de 40%. Le taux d'endettement net a reculé grâce à une baisse de la dette à 202,8 ME fin 2016. Le flux de trésorerie net avant variation d'endettement s'élève à 37,7 ME alors qu'il était négatif un an avant. Un coupon stable de 0,50 euro sera proposé. Le résultat opérationnel est conforme aux attentes du consensus, tandis que la dette baisse un peu plus que prévu.

Financières

►               Crédit agricole envisage de céder sa participation de 31% dans Banque Saudi Fransi dans le cadre d'une opération qui pourrait rapporter 2,4 milliards de dollars à la banque, écrit l'agence de presse Bloomberg, en citant des sources proches du dossier. Selon ces personnes, aucun processus formel n'a encore été enclenché et il n'est pas certain que les dirigeants du Crédit agricole se décident in fine en faveur d'une cession.

Informations et Technologies

►               Open Internet Project (OIP), structure qui comprend entre autres l'éditeur Axel Springer et Getty Images, a accusé Google, la filiale d'Alphabet, d'imposer aux fabricants de smartphones Android des contraintes jugées anti-concurrentielles. Il s'agit de la deuxième plainte du groupement des éditeurs contre le géant américain de la technologie. L'OIP avait déjà déposé une plainte auprès de la Commission européenne (CE) concernant le comparateur de prix de Google.

Consommation

►               La filiale brésilienne de Carrefour sera mise en Bourse vers le milieu de l'année, a assuré le troisième actionnaire du distributeur français, Abilio Diniz. "L'IPO de Carrefour Brésil aura bien lieu cette année", a déclaré à la presse le magnat brésilien en marge d'une conférence à l'ambassade du Brésil à Paris. "Nous ne savons pas encore si cela se fera à la fin du premier semestre ou au début du deuxième", a-t-il précisé, ajoutant être confiant quant au redressement de l'économie brésilienne.

Pharmaceutique

►               AB Science a annoncé la publication d'un article détaillé qui présente le masitinib comme nouveau traitement possible, alternatif à l'arsenal thérapeutique disponible pour les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi connue sous le nom de maladie de Charcot.

►               Les analystes de la banque Barclays entement leur suivi avec un conseil à sous-pondérer sur Sanofi.

La statistique du jour



 

 
 



Agrandir page UNE

agefi_1970-01-01_jeu_01
 


...