La Morning note de Mirabaud Securities

mercredi, 14.06.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la hausse des taux de la part de la Fed. Mais aussi du secteur de la restauration aux Etats-Unis.

Les indices américains ont fini en hausse ce qui a permis au Dow Jones, au S&P 500 et au Russell 2000 de battre de nouveaux records historiques. Le rebond des valeurs technologiques a grandement contribué à cette nouvelle progression. Nous nous rapprochons à grand pas de notre deuxième objectif sur le S&P 500, soit 2'450 points.

La hausse a une nouvelle fois eu lieu malgré les appels à la prudence de l’investisseur Bill Gross qui a affirmé lors d’une interview que « tous les marchés étaient proche de la crise »….

L'indice S&P regroupant les valeurs technologiques a repris 0,85%, deuxième plus forte hausse sectorielle derrière les matières premières (+1,31%), après avoir baissé de plus de 3,5% sur les deux séances précédentes à la suite d'un mouvement de prises de bénéfices.

Les fameux FANG (voire FAANG avec Apple) ont tous terminé en hausse (Apple : +0,80%, Alphabet (Google) : +1,11%, Amazon : +1,65%, Facebook +1,51% et Netflix +0.85%).

Les financières ont progressé avant la hausse des taux d’intérêt de la Fed et ont été soutenues par volonté des Etats-Unis de repousser des réformes bancaires élaborées à la suite de la crise financière. Très logiquement donc Visa (+1,69%) et Goldman Sachs (+1,03%) ont figuré parmi les plus fortes hausses du Dow Jones

Au niveau des baisses l'action General Electric (-1,69%) a accusé la plus forte baisse du Dow Jones, effaçant une partie des gains (+3,58%) accumulés la veille après l'annonce d'un nouveau directeur général à la tête du géant industriel.

La chaîne de restaurants Cheesecake Factory a vu son titre plonger de 9,86% après avoir que ses ventes trimestrielles à périmètre comparable allaient baisser (voire le POINT 3 ABSOLUMENT !).

Sur le plan des indicateurs, les prix à la production, une des composantes de l'inflation, ont stagné en mai en ligne avec les attentes des analystes.

Les cours du pétrole ont terminé en hausse de plus de 0,8% hier soir, profitant de l'accès de faiblesse du dollar par rapport à un panier de devises et d'une enquête de Reuters évoquant une baisse hebdomadaire des stocks de brut aux Etats-Unis.

Au niveau des métaux précieux à noter que l’or et l’argent ont fini en baisse pour la 5ème séance consécutive….

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,207%, contre 2,214% lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,864% contre 2,871% précédemment.

1. Statistiques américaines

Il y avait hier des statistiques économiques extrêmement importantes, voici ce que nous avons relevé :

· Le PPI au-dessus du mandat de la Fed mais

Hors alimentation, énergie et services commerciaux, les prix à la production ont reculé de 0,1% en mai, le premier déclin en un an, après un bond de 0,7% en avril. Leur hausse sur un an est restée à 2,1%, soit la plus forte progression depuis mai 2014. Ce chiffre est au-dessus du mandat de la Fed.

Cependant si on analyse les chiffres plus globalement, les prix à la production sont restés stables en mai aux Etats-Unis, le coût de l'énergie ayant notamment enregistré sa plus forte baisse en plus d'un an. Pour mémoire, les prix avaient progressé de 0.5% en avril.

En détail, la croissance des prix sur un an a ralenti à +2,4% en mai après +2,5% en avril, ce qui constituait alors la plus forte hausse annuelle depuis février 2012. Le consensus s'attendait à une stabilité d'un mois sur l'autre et à une hausse de 2,3% sur un an en mai.

Enfin on note que si les prix des biens ont baissé de 0,5% en mai après une hausse de même ampleur le mois précédent, les prix des services ont en revanche progressé de 0,3% après +0,4% en avril.

Rappelons que les prix à la production entrent dans le calcul de l'inflation aux Etats-Unis et leur mauvaise performance intervient à 1 jour de la prochaine hausse des taux d'intérêt.

Nous surveillerons maintenant avec attention la publication des prix à la consommation (CPI) cet après-midi.

2. La hausse des taux c’est ce soir

La réserve fédérale américaine (Fed) devrait Sans aucun doute remonter pour la 3ème fois sous l’ère Trump d’un quart de point ce soir la fourchette de son taux interbancaire au jour le jour, qui évoluera donc entre 1% et 1.25%.

a. Les évidences

Conformément aux attentes des consensus, la Fed relèvera donc le coût du crédit aux Etats-Unis pour la quatrième fois depuis l'éclatement de la crise financière de 2008, qui l'avait contrainte à mettre en place une politique sans précédent de taux zéro pour stimuler la reprise.

Dans un très probable communiqué d’avant-conférence de presse, le FOMC justifiera cette décision en se félicitant que le marché du travail ait « continué à se renforcer » au cours des derniers mois. La Fed devrait aussi souligner que la consommation des ménages, moteur de la croissance, continue à progresser.

Potentiellement la Fed devrait aussi relever que l'investissement des entreprises, point noir de l'économie américaine ces derniers mois, semble s'être « quelque peu raffermi ».

b. Les questions

Il y a bien évidemment trois sujets sur lesquels il faudra se focaliser : Le rythme de l’expansion de l'activité économique dans son ensemble, la stabilité des prix et le fameux bilan de la Fed.

· La croissance

La croissance de l’activité économique au premier trimestre 2017 (+1.2%) a bien évidemment été une douche froide pour le gouvernement américain qui table, à moyen terme, sur une croissance d’envions 3%. Si des éléments saisonniers sont bien évidemment à mettre en compte, les férus de statistiques commencent à se poser des questions existentielles (auxquelles nous n’adhérons pas) et à faire des comparaisons avec la croissance des années 30.

En effet le hasard ( ??) veut que la croissance moyenne entre 1930 et 1939 et celle entre 2007 et 2016 ait été exactement la même ! (+1.33%)

· L’inflation

Stagnation des prix à la production en mai (cf. Point 1), faiblesse persistante (et inquiétante ?) des pressions inflationnistes aux Etats-Unis (l’indice core PCE est notamment revenu à 1,5% en avril contre 1.8% en février) qui se traduit par un effondrement des rendement obligataires, il faudra absolument que Janet Yellen tente de rassurer les investisseurs sur la stabilité des prix.

Ce d’autant plus que c’est la data dependancy qui est sensée dicter la conduite de la Fed….

· Le bilan de la Fed

Si on se réfère aux dernières Minutes de la Fed du 24 mai 2017, la quasi-totalité des membres du Comité de politique monétaire (Fomc) était d'accord pour commencer à alléger le bilan de la Fed dès cette année. Janet Yellen va-t-elle confirmer cet élément et si oui pourrait-elle donner un timing (à partir de novembre par exemple) ? Enfin, le début de la réduction du bilan de la Fed pourrait-il avoir une incidence sur le nombre de hausses de taux en 2017 mais surtout en 2018 ?

Rappelons que le bilan de la Fed a gonflé à environ 4’500 milliards de dollars en bons du Trésor et titres appuyés sur des créances hypothécaires acquis pour soutenir la reprise après la crise financière de 2008.

N’hésitez surtout pas à nous demander notre récent dossier spécial Bilan de la Fed !

c. Comment jouer l’annonce de la Fed

· Bonne nouvelle : On peut jouer l’annonce de la Fed en bourse !

· Mauvaise nouvelle : Il fallait commencer hier soir

En effet, selon les statistiques de la Fed de New York, depuis 1994, 80% de la progression des indices a été fait dans les 24 heures qui ont précédé l’annonce du FOMC. C’est ce qu’appelle la Fed de New York le Pre-FOMC Announcement Drift.

Le phénomène prévaut aussi pour les indices « internationaux ».

d. Conclusion

La Fed devrait se garder de tout excès d’enthousiasme. Contrairement aux attentes de plusieurs analystes, elle ne devrait pas tabler sur une accélération du nombre de hausse de taux cette année qui aurait pour le but de prévenir une surchauffe de l’économie.

Janet Yellen devrait confirmer à demi-mot qu’il ne devrait plus avoir qu’une nouvelle hausse (après celle de ce soir) avant la fin de l’année.

3. Un nouveau secteur sous pression

Si nous vous parlons depuis un certain temps des difficultés concernant les secteurs de la distribution et de l’automobile aux Etats-Unis, il est un autre secteur qui pourrait bien faire couler de l’encre ces prochains mois : La restauration. Analyse et synthèse.

a. Les faits

Selon les toutes dernières statistiques publiées par la fédération nationale de la restauration américaine (NRA), la performance de l’indice de la Restauration (qui suit la santé et les perspectives pour l’industrie des restaurant aux Etats-Unis) a encore perdu des plumes en avril (-1.5%) par rapport à mars pour sa rapprocher de la zone de contraction.

b. Soyons précis

L’indice de la NRA de la situation actuelle a baissé de 2.3% en avril et se retrouve à 99.1. C’est la 6ème fois en 7 mois que cet indice est en-dessous du niveau des 100.

L’indice concernant les attentes quant à lui a baissé de 0.7% en avril par rapport au mois précédent en atteignant les 101.4 points. C’est la plus faible lecture depuis 6 mois….

Si on se réfère maintenant aux derniers chiffres de BlackBox Intelligence qui compile les statistiques du secteur de la restauration aux Etats-Unis, le mois de mai 2017 a été une nouvelle déception pour les chaînes de restauration. Les ventes à magasin constant ont diminué de -1.1% ce qui représente une baisse de 0.1 point de pourcentage par rapport à avril. Pire, l’industrie de la restauration n’a pas annoncé un mois positif depuis février 2016….

La croissance des ventes à magasin constant a été inférieure à celle du mois précédent.

Les données se réfèrent à une base de ventes hebdomadaires de plus de 27'000 restaurants, plus de 155 noms différents pour un chiffre d’affaire annuel de plus de 67 milliards de dollars….

Les conclusions sont donc exactement les même : Il y a réellement un problème sur ce segment important de l’économie américaine.

c. Un changement fondamental

Depuis plusieurs trimestres la croissance dans l’ensemble du secteur de la restauration a ralenti en raison de plusieurs raisons spécifique

· Un manque de confiance et de moyen du consommateur

Nous en parlons depuis un certain temps, malgré l’amélioration officielle de l’emploi aux Etats-Unis la propension du consommateur à épargner a augmenté. Le doute concernant la politique économique du nouveau président rentrant en compte mais aussi la crainte de voir la hausse des taux d’intérêt américain impacter négativement le remboursement de leurs emprunts hypothécaires.

· Une hausse des prix

Pour beaucoup d'Américains, déjeuner dehors est tout simplement devenu un luxe. Le prix d'un repas à table a augmenté à mesure que le salaire minimum a été relevé dans un grand nombre d'Etats. Le prix moyen d'un déjeuner au restaurant aurait augmenté de près de 20% depuis la crise de 2008, à 7,59 dollars, selon le "Wall Street Journal".

· Un changement d’habitudes des consommateurs

La fréquentation des restaurants à l’heure du déjeuner a atteint un plus bas depuis plus de 40 ans, créant un manque-à-gagner de plus de 3 milliards pour l’industrie. Une des raisons réside comme l'importance croissante prise par le travail à domicile. Près d'un quart des actifs américains travaillent au moins partiellement de chez eux, selon le ministère du Travail, contre 19% en 2003. Les ménages tendent aussi à sortir moins souvent pour faire leurs courses, préférant acheter en ligne. Ils sont donc moins susceptibles de s'arrêter en route pour déjeuner au restaurant, dans un centre commercial ou ailleurs.

L'industrie de la restauration s'est certes adaptée à ces nouveaux comportements. Les restaurants font des promotions et sont de plus en plus nombreux à proposer des services de livraison. Mais ceux-ci ne suffisent pas toujours à amortir leurs coûts fixes. Certaines chaînes sont frappées de plein fouet, comme Dine Equity, Applebee's et Ruby Tuesday.

· Une volonté de manger plus sainement

Les consommateurs américains se montrent plus exigeants à l’égard des restaurants. Pour répondre à la demande, les établissements de restauration continuent de diversifier leurs menus et leurs offres promotionnelles dans le but d'accroître leur clientèle et d'exploiter de nouveaux marchés. Les préoccupations grandissantes à l’échelle nationale à l’égard des risques pour la santé que présentent les gras trans, conjuguées à la nouvelle réglementation visant l’étiquetage des produits et les listes d’ingrédients, auraient également un impact sur le secteur.

La demande pour des mets ethniques augmente aux États-Unis et les restaurants asiatiques à service rapide et à service complet affichent toujours une forte croissance.

Ces tendances entraînent une diminution de la fréquentation des restaurants, surtout celle des restaurants à service complet. De nombreux consommateurs modifient leurs comportements et passent des restaurants à service complet aux établissements plus abordables que sont les restaurants à service rapide et les restaurants à l’ambiance décontractée et à service rapide.

Les ventes du segment de la restauration collective aux États-Unis, dont des écoles, des collèges et des universités, ainsi que les établissements de santé ont connu une faible croissance et continuent de s'ajuster, notamment aux nouvelles demandes en matière d’alimentation et aux règlements plus stricts visant les aliments. Le changement des habitudes alimentaires des clients a eu une incidence profonde sur le segment de la restauration collective, alors que les employés exigent de plus en plus qu'on leur fournisse rapidement des aliments frais et sains sur leur lieu de travail.

d. Conclusion

Le sujet est bien plus important qu’il peut y paraître car le secteur de la restauration emploie, entre autre, une très importante main d’œuvre. Une poursuite de la baisse de fréquentation des restaurants pourrait donc avoir un impact négatif sur les prochains chiffres de l’emploi américain et bien évidemment sur la croissance (la consommation étant son premier pylône).

4. Aujourd’hui

Aujourd’hui, nous surveillerons bien évidemment avec attention la conférence de presse de Janet Yellen avec son annonce concernant la hausse des taux d’intérêt d’un quart de point. Cependant il faudra aussi surveiller le taux d’emploi (1er trimestre) et la production industrielle en zone euro (avril).

Les indices européens devraient ouvrir en hausse ce matin dans le sillage des nouveaux records pour le S&P 500, le Dow Jones et le Russell 2000. Méfions-nous cependant des commentaires de la présidente de la Fed ce soir qui pourraient potentiellement mettre un terme (momentanément) à l’euphorie actuelle.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent de manière mitigée ce matin dans l’attente des commentaires de la présidente de la Fed Janet Yellen. La tendance est aussi dictée par la publication d’une statistique économique mitigée en Chine. On a en effet appris que la production industrielle chinoise a augmenté de 6,5% sur un an le mois dernier, soit au même rythme qu'en avril. Si la hausse de la production industrielle est très légèrement supérieure aux prévisions du consensus (6,4%) elle reste en repli par rapport au score du mois de mars, lorsque la progression atteignait 7,6%. La performance des investissements est inférieure aux prévisions, avec une hausse de seulement 8,6% sur les cinq premiers mois de l'année, contre 8,9% à fin avril, alors que le consensus pariait sur une progression de 8,8%.

Actualité

La Première ministre britannique, Theresa May, a assuré, à l'issue d'un dîner avec le président français Emmanuel Macron, que les négociations sur la sortie de son pays de l'Union européenne commenceraient comme prévu la semaine prochaine.

Energie / Utilities

► La production canadienne de pétrole devrait être de 5,1 millions de barils par jour d'ici 2030, soit 32% de plus que le niveau de l'an dernier, a annoncé l'Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP). "Cette croissance de 1,3 million de barils par jour sera stimulée" par la production des sables bitumineux. Cette production devrait être de 3,7 millions de barils par jour (bpj) en 2030, soit 54% de plus que le niveau de production des sables pétrolifères l'an dernier.

► TechnipFMC a annoncé avoir décroché un contrat auprès de Statoil, lié à son projet Visund Nord situé en mer du Nord norvégienne

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole repart à la baisse ce matin en Asie suite à un rapport de l’API (American Petroleum Institute) qui signale que les stocks de brut américain aurait encore progressé la semaine passée….

Industrie / Minières / Automobile

► Boeing a annoncé son intention de restructurer sa division défense, espace et sécurité, l'idée étant de la subdiviser en davantage d'unités, le processus devant se traduire par la suppression de 50 postes. La division, qui a représenté près d'un tiers du chiffre d'affaires du géant aéronautique américain, sera divisée en sept segments, contre 5 actuellement, à compter du 1er juillet

► Les banquiers de l'alliance Renault-Nissan ont élaboré un projet permettant de verser des millions d'euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d'autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l'occasion, selon des documents vus par Reuters. La proposition préliminaire prévoit que Renault, Nissan et maintenant aussi Mitsubishi versent à la société enregistrée aux Pays-Bas une portion des nouvelles synergies dégagées grâce à l'alliance. Celles-ci devraient atteindre 5,5 milliards d'euros l'an prochain, un nouveau record après 4,3 milliards en 2016.

► Les employés de l'équipementier GM&S Industry ont annoncé qu'ils avaient à nouveau bloqué leur usine de la Souterraine, dans la Creuse, pour faire pression auprès du gouvernement et des constructeurs automobiles PSA et Renault.

► Le groupe de transport maritime CMA CGM a annoncé la conclusion d'un accord ferme en vue de l'acquisition du transporteur brésilien de conteneurs Mercosul auprès de Maersk Line, afin d'accélérer son développement en Amérique du Sud.

► Le patron de la direction de la concurrence allemande exclut toute aide publique pour la compagnie aérienne Air Berlin, lit-on dans un entretien dans Die Welt.

► Le conseil d'administration de Schinlder a nommé Julio Arce à la direction générale du groupe, avec la responsabilité du domaine "Field Quality and Excellence". M. Arce occupait jusqu'ici le poste de directeur général (CEO) de la filiale Schindler Iberia, indique le groupe. Il remplacera Albert Haffert, qui quittera le comité exécutif à la fin du mois de juin.

► LafargeHolcim est visé en France par une information judiciaire pour « financement d’entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie d’autrui », rapportent les médias français citant le parquet de Paris.

► CGG annonce à l'occasion du congrès EAGE le lancement de JumpStart. Conçus pour fournir sur un même support toutes les informations nécessaires à la compréhension globale des systèmes pétroliers, les programmes multi-clients JumpStart prennent en compte toutes les données géologiques, sismiques et de puits d'une même zone géographique.

Financières

► BNP Paribas et la Société générale ont annoncé avoir engagé la vente d'une partie de leur participation dans Euronext NV à des investisseurs institutionnels. Cette opération, qui se fera via un placement privé par construction accélérée de livre d'ordres, porte sur environ 4,4 millions d'actions Euronext, représentant environ 6,3% du capital de la société. A l'issue de ce placement, BNP Paribas et Société générale détiendront respectivement 2,22% et 1,50% du capital d'Euronext.

► KBC finalise l'acquisition de United Bulgarian Bank et d'Interlease. KBC a finalisé hier le rachat de United Bulgarian Bank et d'Interlease à la Banque nationale de Grèce pour un montant total de 610 millions d'euros, soit 1,10 fois la valeur comptable tangible d'UBB et Interlease en 2016.

Informations et Technologies

► Le directeur général d'Uber Technologies Travis Kalanick, de plus en plus contesté au sein du groupe, a annoncé qu'il se mettait en congé de l'entreprise qu'il a contribué à créer, évoquant la nécessité de faire le deuil de sa mère récemment décédée.

► Apple "se concentre sur les systèmes de conduite autonomes", a déclaré le patron du groupe, Tim Cook, dans une interview, confirmant ainsi officiellement l'intérêt du géant informatique pour cette technologie.

► Apple a lancé l'émission d'une obligation verte d'un montant de 1 milliard de dollars, la première opération de ce genre pour un émetteur corporate depuis la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat

Consommation

► Le groupe laitier bresilien Fabrica de Produtos Alimenticios Vigor est proposé à la vente à plusieurs entreprises, dont Danone et Lactalis, les propriétaires de l'entreprise devant lever des fonds pour honorer 14 milliards de reais (3,8 milliards d'euros) d'échéances de dettes et payer une amende de 10,3 milliards, ont dit des sources.

► Le Salon de la Haute Horlogerie de Genève (SIHH) poursuivra son extension en 2018. Il va accueillir Hermès et, dans le Carré des horlogers, les marques indépendantes DeWitt, Chronométrie Ferdinand Berthoud et Romain Gauthier.

Pharmaceutique

► GenSight Biologics annonce des résultats positifs de sécurité et d’acuité visuelle à 96 semaines de son étude de phase I/II avec GS010 pour le traitement de la Neuropathie Optique Héréditaire de Leber (NOHL)


 

 
 

 
 

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