La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

mercredi, 08.02.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la décision sur les taux en Inde, tout comme l’inflation au Brésil ou l’état des stocks de brut américain.

John F. Plassard*

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont en légère hausse au lendemain d’un nouveau record historique pour le Nasdaq. En l’absence de statistiques économiques américaines cet après-midi, les investisseurs vont une nouvelle fois se focaliser sur deux thèmes majeurs :

  • Les tweets de Donald Trump
  • Les rebondissements politiques en zone euro (et plus particulièrement en France)

Avouons que si nous avions écrit cela il y a quelques mois, cela aurait prêté à sourire. Aujourd’hui cependant, c’est ce qu’il faut suivre en particulier. Si nous attendrons cet après-midi pour voir le président américain utiliser le réseau social en fonction de ses humeurs, sur le volet européen il y a encore un rebondissement ce matin. En effet, en France, si Emmanuel Macron semblait tenir la corde à gauche, un nouveau sondage commence à lui faire de l’ombre. On y apprend que Benoît Hamon commence à rattraper son retard sur le leader du mouvement politique En marche ! en grappillant 2 points (15% contre 22% (-1%) pour Macron). Rien n’est encore joué donc. Rappelons ici comme nous le faisions de manière plus détaillée dans un récent Morning & Synthèses que Benoît Hamon fait partie de la gauche radicale et voudrait mettre en place plusieurs mesures contestées, dont :

  • Suppression de la Loi du Travail
  • Mise en place du revenu universel
  • Déduction du temps de travail
  • Taxation des robots
  • Passage à la Vie République
  • Instauration de visas humanitaires pour les réfugiés
  • Légalisation du cannabis

Dans notre fiction du 1er février 2017, nous indiquions que la présidente du Front Nationale (FN) remportait la présidentielle face à Benoît Hamon le 7 mai prochain.

Avouons que si nous avions écrit cela il y a quelques mois, cela aurait prêté à sourire.

Le seul point positif qui ressort de ces multiples changements de tendances et de sondages réside dans le fait que les surprises (si elles ont lieu) auront moins de difficulté à être digérées par les marchés….


Les indices américains ont fini en légère hausse hier soir. Si le Dow Jones a flirté tout au long de la séance avec son record historique, le Nasdaq a une nouvelle clôturé à son plus haut niveau.

La baisse des cours du pétrole (qui revient sur sa moyenne mobile des 50 jours), sous la pression d'une faible demande et de signes indiquant un redémarrage de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis, a pesé sur la tendance, le secteur de l'énergie cédant 1,37% avec notamment des reculs de 1,4% pour Chevron et 0,65% pour Exxon Mobil.

Au niveau des indicateurs macro-économiques, le déficit commercial des Etats-Unis s'est réduit en décembre mais s'est creusé sur l'année 2016 pour atteindre son plus haut niveau en 4 ans. En cours de séance, les investisseurs ont pris connaissance d'un ralentissement de la hausse du crédit à la consommation en décembre, sous l'effet d'un usage moins intensif des cartes de crédit.

Sur le plan sectoriel, l'indice S&P des technologiques a pris 0,41%, équilibrant la baisse de l'indice de l'énergie.

Au niveau des valeurs individuelles, à la baisse, GAP a reculé 1% après avoir bondi en avant-Bourse de plus de 7% à la faveur d'une croissance de ses ventes, pour la première fois en huit trimestres.

General Motors a chuté de 4,7% après avoir lui aussi monté en avant-Bourse. Le constructeur automobile a publié un bénéfice net en recul au quatrième trimestre et annoncé une prévision de bénéfice par action stable pour 2017.

Du côté des hausses, Apple (+0,95%) a porté le S&P et le Nasdaq, Boeing (+1,53%) et IBM (+1,48%) enregistrant pour leur part les plus fortes progressions du Dow Jones.

La volatilité peine toujours à décoller. Preuve en est, l'indice S&P-500 n'a ainsi plus fluctué de plus de 1%, à la hausse comme à la baisse, depuis le 7 décembre 2016 (un record !).

L’Or confirme son regain de vigueur en passant au-dessus de sa moyenne mobile des 10 jours et est en progression pour la 7ème séance sur les 8 dernières.

Sur le marché des changes, le dollar progresse de 0,48% face à un panier de devises de référence et de 0,5% face à l'euro, en raison des incertitudes politiques en Europe.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,392%, contre 2,416% la veille, et celui des bons à 30 ans à 3,024%, contre 3,055% précédemment.

Statistiques américaines

Il y avait hier des statistiques économiques intéressantes après la journée blanche de lundi, voici ce que nous avons relevé :

Contraction du déficit commercial

Le déficit commercial des Etats-Unis s'est contracté davantage que prévu en décembre en raison d'exportations à leur plus haut niveau depuis un an et demi et qui ont augmenté plus vite que les importations.

En détail, le déficit commercial a baissé de 3,2% à 44,3 milliards de dollars en décembre, après deux mois consécutifs de hausse. Sur l'ensemble de 2016, les Etats-Unis affichent un déficit commercial de 502,3 milliards de dollars, soit un pic de quatre ans, en hausse de 0,4%.

Cela représente 2,7% du PIB contre 2,8% en 2015. Le consensus s'attendait à un déficit de 45,0 milliards de dollars en décembre.

Le commerce extérieur a amputé la croissance de 1,7 point au quatrième trimestre pour une progression du PIB des Etats-Unis de 1,9% en rythme annualisé.

Les exportations de biens et services ont augmenté de 2,7% en décembre à 190,7 milliards de dollars, au plus haut depuis avril 2015, les livraisons de produits de technologie de pointe ayant notamment atteint un niveau record. Les exportations américaines restent néanmoins freinées par la vigueur persistante du dollar.

Les exportations vers l'Union européenne ont bondi de 10,1% en décembre, notamment de 12,4% vers l'Allemagne. Celles vers la Chine ont en revanche reculé de 4,1%.

Les importations de biens et services ont progressé de 1,5% à 235,0 milliards de dollars, un pic depuis mars 2015. Cette progression reflète en partie le renchérissement du pétrole et la vigueur de la demande intérieure. Les importations en provenance de Chine ont baissé de 7,6% et celles en provenance d'Allemagne ont augmenté de 1,4%.

Le déficit commercial des Etats-Unis à l'égard de ces deux pays s'est contracté l'an dernier, de 20,1 milliards de dollars à 347,0 milliards pour la Chine et de 10,0 milliards à 64,9 milliards de dollars pour l'Allemagne.

On comprend bien que ces chiffres donnent des arguments de plus à la nouvelle administration Trump qui voudrait ériger de nouvelles barrières douanières.

L’indicateur préféré de Janet Yellen

Selon le dernier rapport JOLTS du Département américain au Travail, les ouvertures de postes aux Etats-Unis pour le mois de décembre 2016 se sont établies sur un rythme de 5,5 millions, sans grand changement par rapport au mois précédent. Cette statistique est donc à même de rassurer la Réserve fédérale américaine (Fed) qui se rapproche de plus en plus d’une hausse des taux d’intérêt en mars 2017.

Décélération du crédit à la consommation

Le crédit à la consommation a augmenté en décembre aux Etats-Unis mais dans des proportions inférieures aux attentes alors que les Américains ont moins utilisé que prévu leurs cartes de crédit pour souscrire un emprunt.

En détail, l'encours de crédit à la consommation a augmenté de 14,2 milliards de dollars, soit une croissance de 4,5%, lors du dernier mois de l'année, pour s'établir à 3.760 milliards de dollars.

Le consensus s'attendait à une progression de 20 milliards de dollars sur la période. L'encours de crédits renouvelables, ceux obtenus à partir principalement des cartes de crédit, a notamment progressé de seulement 2,9% en décembre, après avoir bondi de 14,4% en novembre.

Sur la totalité de l'année 2016, l'encours de crédit à la consommation a augmenté de 6,4%, ce qui représente également un ralentissement par rapport à la croissance de 7% enregistrée l'année précédente.

Dans ce total, la croissance des crédits non renouvelables, qui comprennent les prêts étudiants et automobiles, a ralenti, à 7,7% contre 8,4% un an plus tôt. La progression de l'encours de crédits renouvelables a en revanche accéléré, s'inscrivant à 6,1% sur l'année, contre 5,2% en 2015.

Y a-t-il un problème au niveau des prêts ?

La progressive normalisation de l’économie américaine de la part de la Réserve fédérale américaine (Fed) signifie plusieurs choses.

Tout d’abord que les deux principaux mandats (pleine emploi et stabilité des prix) sont proches des attentes de l’institution américaine. Ensuite, le retour de la croissance n’y est pas étranger non plus (même si le 4ème trimestre 2016 a montré des signes de faiblesse).

Enfin que les prêts et les demandes de prêts soient en constante progression…. C’est concernant ce dernier point que nous émettons un bémol.

En effet, au regard des dernières statistiques (sondages) que vient de publier la Fed, il semble qu’il y ait un hic.

En y regardant de plus près, la situation semble se tendre de plus en plus. Si on observe par exemple les demandes de prêts (automobiles, cartes de crédit, résidentiels et commerciaux) on constate qu’elles ont réellement plongé ces trois derniers mois.

Si on observe particulièrement le segment des cartes de crédit, on voit clairement que la demande s’est effondrée et que les standards d’attribution se sont renforcés pour atteindre des niveaux d’il y a … 7 ans !

Même observation pour les demandes de prêt automobile qui ont plongé lors du dernier trimestre alors que les standards d’attribution se sont drastiquement renforcés.

Enfin, les demandes pour le secteur immobilier (construction, commercial, résidentiel) se sont aussi contractées lors des 3 derniers mois.

On sait que la clé de l’accélération de la vigueur économique et de la consommation vient aux Etats-Unis en grande partie de l’accession aux prêts et de la demande du consommateur. Il nous faut donc absolument surveiller l’évolution de ces chiffres ces prochaines semaines.

La BoE sur le point de relever ses taux ?

La Banque d’Angleterre (BoE) devrait bientôt remonter ses taux d’intérêt. Ce n’est pas nous qui le disons (quoi que…) mais un des hauts responsables de l’institution britannique.

Kristin Forbes, qui occupe l'un des neuf sièges du comité de politique monétaire de la BOE, a indiqué qu’elle pourrait bientôt voter en faveur d'un relèvement des taux d'intérêt au Royaume-Uni afin de contenir l'accélération de l'inflation.

Elle a aussi souligné que l'économie britannique semblait robuste malgré les incertitudes générées par l'issue du référendum sur le Brexit.

Kristin Forbes se dit de plus en plus mal à l'aise avec la politique actuellement menée par la BoE. Elle a notamment expliqué que la croissance et le marché de l'emploi étaient plus robustes qu'attendu et que l'inflation pourrait se renforcer plus rapidement que prévu.

Selon elle finalement, un léger relèvement des taux d'intérêt permettrait à l'économie de continuer à bénéficier d'un soutien monétaire substantiel

Rappelons que si le comité de politique monétaire, a maintenu à l’unanimité la semaine dernière son principal taux directeur à 0,25%, le gouverneur Mark Carney avait rappelé qu’il fallait s’attendre prochainement à des dissensions. Nous y sommes.

La Grèce et la France toujours

Cela devient un peu lassant, mais force est de constater que la France et la Grèce monopolisent les informations en zone euro ces derniers temps pour des raisons aussi diverses que variées mais qui tendent leurs taux.

Athènes ne veut (plus) pas céder

Dimitris Tzanakopoulos, porte-parole du gouvernement grec, a affirmé que la Grèce souhaitait la conclusion de la revue de son plan d'aide afin de pouvoir bénéficier du programme de rachats d'actifs de la Banque centrale européenne (BCE) mais qu’elle ne cèderait pas aux exigences irrationnelles (dans le texte) du Fond Monétaire International (FMI) pour de nouvelles mesures d'austérité après la fin de son plan en 2018.

Rappelons que dans sa revue annuelle de la politique économique de la Grèce, le FMI a appelé Athènes à élargir la base de l'impôt sur le revenu et rationaliser les dépenses de retraite. D’un autre côté, sortir de l'impasse pourrait permettre à la Grèce de bénéficier des rachats d'actifs de la BCE, d'obtenir une nouvelle tranche d'aide et de faciliter le remboursement d'un emprunt arrivant à échéance cet été.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a directement exclu tout effacement de la dette grecque mais il a dit que les créanciers pourraient envisager de nouvelles mesures pour en alléger le fardeau à condition que le gouvernement grec coopère en matière de réformes.

Conséquences directes de ce dernier rebondissement (mais en est-ce vraiment un ?), le rendement des obligations grecques à deux ans a bondi de plus de 100 points de base, à près de 10%. Celui à 10 ans revient à ses niveaux de début novembre 2016.

La France

Nouveau jour et nouvelle affaire en France. Que ce soit du côté de François Fillon (qui entame une guerre juridique avec le parquet national financier), d’Emmanuel Macron (sur qui Wikileaks aurait des dossiers compromettants), de Nicolas Sarkozy (renvoyé en procès pour le financement de sa campagne de 2012 et qui doit définitivement tirer un trait sur la présidentielle de 2017) ou de Benoit Hamon (qui fait de plus en plus des appels de pied à la gauche radicale française) la situation se tend une nouvelle fois.

Aujourd’hui

Aujourd’hui nous analyserons la décision sur les taux en Inde, tout comme l’inflation au Brésil ou l’état des stocks de brut américain.

Les indices européens devraient ouvrir en légère hausse ce matin dans le sillage du nouveau record historique du Nasdaq. Les investisseurs vont cependant recommencer à prêter attention à l’évolution du prix du baril de pétrole qui inquiète de plus en plus après être passé sous sa moyenne mobile des 50 jours.

Les valeurs de la pharmaceutique pourraient aussi être sous pression après les déclarations hier soir de Donald Trump concernant le prix « exorbitant » de leurs médicaments.

Finalement, rappelons que le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne devrait franchir aujourd’hui une étape cruciale avec un vote des députés britanniques qui devrait autoriser la Première ministre Theresa May à activer le processus du Brexit le mois prochain.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en légère hausse ce matin dans le sillage de la clôture dans le vert des 3 principaux indices américains. Nous avions ce matin aussi des statistiques économiques importants ce matin au Japon. On a en effet appris que le pays avait dégagé un nouvel excédent courant en décembre, son 30e d'affilée, et avait connu en 2016 sa plus belle année post-crise financière de 2008-2009.

En détail, l'an passé, l'excédent courant s'est élevé à 20.649,6 milliards de yens (169 milliards d'euros au cours actuel), contre 16.412,6 milliards un an plus tôt, soit un bond de 26%. Sur le seul mois de décembre, il a grimpé de 18,3% à 1.112 milliards de yens. La hausse s'explique par la nette amélioration du compte des échanges de marchandises qui a dégagé un surplus de 5.579,3 milliards de yens en 2016, alors qu'il était encore déficitaire en 2015.

Les exportations ont baissé de 8,5% en valeur à 68.885 milliards de yens, tandis que les importations ont reflué de 16,6% à 63.306 milliards de yens.

Actualité

Le président de la Bundesbank, la banque centrale allemande, a réfuté les accusations selon lesquelles un euro sous-évalué confère un avantage indu à l'Allemagne, qualifiant de "plus qu'absurdes" les déclarations dans ce sens d'un responsable américain.

Le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a affirmé que la loi visant à remplacer l'Obamacare serait achevée cette année. Il s'est ainsi efforcé de dissiper l'idée selon laquelle le Parti républicain était en train de revenir sur sa promesse de démanteler au plus vite l'Affordable Care Act, l'une des réformes emblématiques de la présidence de Barack Obama.

Le gouvernement britannique a réaffirmé dans un communiqué qu'il ne rouvrirait pas de négociations avec l'Union européenne en cas de rejet par le Parlement d'un accord sur le Brexit.

Le parlement écossais dominé par les indépendantistes du SNP a voté symboliquement à une majorité écrasante contre le projet de loi du gouvernement britannique autorisant Theresa May à lancer le processus du Brexit. Ce vote, acquis par 90 voix contre le projet et 34 pour, n'a aucun poids à Londres : la Cour suprême a statué en janvier que seul le parlement à Westminster devait être consulté sur le déclenchement de la sortie de l'Union européenne, s'opposant à une consultation des parlements régionaux.

Energie / Utilities   

►               Areva doit mettre en place rapidement un contrôle spécifique afin de garantir que des irrégularités ne se produiront plus dans le suivi de la production de pièces de réacteurs nucléaires de son usine du Creusot (Saône-et-Loire), selon un rapport d'inspection diffusé sur le site de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Areva n'a pas analysé jusqu'ici pourquoi des irrégularités n'avaient pas été repérées, indique aussi l'ASN qui publie une lettre envoyée au groupe fin janvier à la suite d'une inspection au Creusot du 28 novembre au 2 décembre 2016.

►               L'administration américaine a relancé le projet d'oléoduc contesté par des Amérindiens dans le Dakota du Nord, revenant sur une décision prise au mois de décembre par l'administration Obama, a-t-elle annoncé. Le corps des travaux publics de l'armée américaine a approuvé le tracé de l'oléoduc dénoncé par la tribu sioux de Standing Rock. La tribu estime que l'oléoduc passe sur des sites sacrés où sont enterrés leurs ancêtres, menaçant par la même occasion leurs sources d'eau potable dans cet Etat du Nord des Etats-Unis.

►               Cinq administrateurs salariés d'EDF, qui avaient saisi la justice dans le dossier du projet de construction de deux réacteurs nucléaires à Hinkley Point, au Royaume-Uni, ont été déboutés par le tribunal de commerce de Paris, a-t-on appris de source judiciaire. Ces administrateurs demandaient l'annulation du feu vert au lancement de ce projet, donné par le conseil d'administration d'EDF le 28 juillet 2016.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole poursuite sa baisse ce matin en Asie. La tendance occure alors que Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh, a déclaré que l'Opep devrait réduire « un peu plus » sa production au second semestre. Gageons que la publication des stocks de brut américain devrait accentuer ou inverser la tendance cet après-midi.

Industrie / Minières / Automobile

►               Le fonds Colony est sorti du capital d'AccorHotels et a mis fin au concert qu'il détenait dans le groupe hôtelier avec Eurazeo, a fait savoir mardi l'Autorité des marchés financiers (AMF). Avec 4,9% du capital d'AccorHotels, Colony était le quatrième actionnaire du groupe derrière le chinois Jin Jiang Holdings (12,56%), le fonds du Qatar (10,36%) et celui d'Arabie saoudite (5,79%).

►               Vinci a publié un bénéfice net en hausse de 22,5% à 2,5 milliards d'euros en 2016, supérieur aux attentes, et annoncé tabler sur "une progression" de ses résultats cette année. Le consensus anticipait un résultat net de 2,33 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires de 37,71 milliards d'euros l'an dernier. Or, ce dernier est ressorti meilleur qu'attendu lui aussi, à 38,07 milliards. L'impact positif des dernières acquisitions réalisées par le groupe (+1,9%) a partiellement compensé la contraction de l'activité à structure comparable (-1,8%) et les variations de change (-1,2%). Pour le PDG, Xavier Huillard, Vinci "a réalisé en 2016 une performance d'ensemble remarquable : alors que le chiffre d'affaires consolidé s'est stabilisé, le résultat opérationnel et le résultat net enregistrent de fortes progressions et le cash-flow libre de l'exercice s'est maintenu à un niveau élevé". Le résultat opérationnel courant (ROC) a progressé de 10% pour atteindre 4,2 milliards d'euros.

►               Les modèles Fiat Chrysler (FCA) vérifiés dans le cadre de l'enquête en Italie sur les émissions polluantes des véhicules diesel ont été dispensés de certains tests essentiels pour découvrir l'éventuelle présence de logiciels de manipulation, selon un propre rapport du ministère italien des Transports. Comme dans plusieurs autres pays européens, dont la France, où la Direction de la répression des fraudes a transmis à la justice française les conclusions de son enquête sur Fiat Chrysler, l'Italie a cherché à mesurer les émissions réelles des véhicules diesel de différentes marques à la suite du scandale Volkswagen en septembre 2015.

►               Volkswagen a créé une filiale aux Etats-Unis destinée à gérer 2 milliards de dollars d'investissements dans les véhicules à zéro émission, tels que les voitures électriques. La création de cette filiale, baptisée Electrify America, correspond à l'un des engagements pris par le constructeur automobile allemand envers la justice américaine dans le cadre du scandale des moteurs diesels truqués.

►               Lagardère a annoncé la clôture de la vente des activités de Distribution de Lagardère Travel Retail. Lagardère Travel Retail a cédé toutes ses activités restantes de Distribution à travers la vente de sa holding française de Distribution Lagardère Services Distribution SAS à Adriatic Media Investors LLC, société de Gavin Susman.  Lagardère Travel Retail est désormais centrée exclusivement sur le Travel Retail.

►               Kuehne+Nagel lance une nouvelle solution, KN Packaging, pour le service d'emballage et d'envoi sur les marchés consommateurs, e-commerce et pharmaceutique. Pour ce projet, le spécialiste de la logistique travaille avec Nulogy, un développeur de logiciels pour l'envoi des commandes

►               Marwan Lahoud, directeur général délégué d'Airbus Group en charge de la stratégie, de l'international et des affaires publiques, quittera le groupe d'aéronautique et de défense à la fin du mois, a annoncé la société dans un communiqué

►               ABB a enregistré l'an dernier un excédent d'exploitation stable de 4,19 mrd USD, en dépit d'un tassement de 5% de son chiffre d'affaires, à 35,48 mrd USD. Le bénéfice net a grappillé 2% à 1,96 mrd USD. Le quatrième trimestre s'est avéré marginalement plus robuste qu'escompté par les marchés en termes de ventes, mais moindre en termes de rentabilité. Le conseil d'administration proposera un dividende de 0,76 CHF par action, contre 0,75 CHF au titre de 2015. Sur le seul dernier partiel, les revenus se sont érodés de 3% à 8,99 mrd USD et les entrées de commandes ont stagné à 8,28 mrd. L'Ebita a reculé de 4% à 1,06 mrd mais le bénéfice net a été multiplié par plus de deux à 489 mio USD. Le consensus anticipait un chiffre d'affaires trimestriel de 8,90 mrd USD, des entrées de commandes pour 8,11 mrd, un Ebita de 1,08 mrd et un bénéfice net de 569 mio. La rémunération des actionnaires était attendue un petit centime au dessus de la proposition de l'organe de surveillance.

►               Syngenta a dégagé en 2016 un bénéfice net de 1,18 mrd USD, soit un recul de 12% sur un an. Le bénéfice par action s'est élevé à 17,03 USD, comparé à 17,78 USD en 2015. Aucun dividende ordinaire ne sera proposé. Concernant la transaction avec ChemChina, celle-ci est prévue pour le deuxième trimestre 2017. Le chiffre d'affaires a reculé de 5% à 12,79 mrd CHF. A taux de change constants, la baisse est de 2%. Les volumes ont diminué de 4% et les prix sont montés de 2%. Le chiffre d'affaires est resté stable, hors modification des conditions de vente au Brésil, indique mercredi le groupe dans un communiqué. L'Ebitda est en baisse de 4%, mais en hausse de 2% à taux de change constants. La marge EBITDA de 20,8% est équivalente à celle de l'année précédente (2015: 20,7%). Ces résultats sont en conséquence en partie conformes aux prévisions des analystes. Le consensus avait tablé sur un chiffre d'affaires de 12,83 mrd USD, un Ebitda de 2,60 mrd et un bénéfice net de 1,24 mrd USD. Les analystes avaient prévu un dividende de 11,80 CHF par action.

Financières

►               La société d'investissement Ardian et Predica, filiale de Crédit Agricole Assurances, ont donné mandat à deux banques d'investissement pour vendre les parkings Indigo, ont déclaré à Reuters trois sources proches de l'opération. Indigo, anciennement Vinci Park revendu entre 2014 et 2015 par le groupe de BTP et de concessions Vinci, gère un réseau de parkings dans plus de 500 agglomérations réparties dans 17 pays.

►               Le responsable de la banque d'investissement de Deutsche Bank, Jeffrey Urwin, négocie son départ et pourrait être remplacé à son poste par l'actuel directeur financier, Marcus Schenck, rapporte le Wall Street Journal. Le Britannique Jeffrey Urwin avait rejoint la banque allemande en février 2015 en provenance de JPMorgan.

Informations et Technologies

►               Disney a déçu le marché avec un recul marqué de son chiffre d'affaires dans presque toutes ses activités à l'exception des parcs d'attractions. Au premier trimestre de son exercice décalé entamé début octobre, le groupe a vu son chiffre d'affaires baisser de 3% à 14,8 milliards de dollars. C'est une déconvenue pour les analystes, qui s'attendaient à le voir stagner à environ 15,3 milliards en moyenne. Le bénéfice net a également reculé, de 14% à 2,5 milliards de dollars, mais le résultat par action, qui sert de référence à Wall Street, s'est avéré un peu meilleur qu'attendu (1,55 dollar contre 1,50 dollar escompté). Cela n'a pas suffi à remonter le moral des investisseurs: l'action Disney perdait 1,87% après bourse. Le recul du chiffre d'affaires a été particulièrement marqué dans la branche de jouets et produits dérivés (vendus entre autres dans les Disney Stores): les ventes y ont chuté de 23% à 1,5 milliard de dollars. Le groupe invoque notamment dans son communiqué une comparaison difficile avec l'année précédente, où les produits dérivés des films La Guerre des Etoiles et La Reine des Neiges avaient eu énormément de succès pendant les fêtes. La très surveillée branche de télévision a vu pour sa part ses revenus reculer de 2% à 6,2 milliards de dollars, et le groupe continue d'évoquer des reculs des abonnements, y compris chez son bouquet star ESPN. Le chiffre d'affaires des studios de cinéma a également diminué (-7% à 2,5 milliards de dollars).

►               Swisscom a, au cours de l'exercice 2016, généré un bénéfice net de 1,60 mrd CHF, soit en hausse de 17,8% sur un an. Le géant bleu a maintenu son dividende à 22 CHF par titre. Pour 2017, l'entreprise vise des résultats stables et compte réduire 500 postes, indique le communiqué. Au cours de l'exercice sous revue, l'exécédent brut d'exploitation s'est fixé à 4,29 mrd CHF (+4,8%) et le résultat d'exploitation (Ebit) a avancé de 6,8% à 2,15 mrd CHF. Par contre, le chiffre d'affaire a reculé légèrement de 0,3% à 11,64 mrd CHF. A l'exception du chiffre d'affaires qui est quelque peu en deçà du consensus AWP, les autres résultats ont dépassé les prévisions des analystes. Ces derniers anticipaient des recettes de 11,65 mrd, un bénéfice net de 1,52 mrd, un Ebit de 2,12 et un Ebitda de 4,26 mrd CHF. Pour 2017, le groupe table sur une stagnation de ses résultats: ventes d'environ 11,6 mrd, un dividende de 22 CHF par action, un Ebitda de 4,2 mrd.

Consommation

►               Mondelez a enregistré une baisse plus importante que prévu de ses ventes en 2016, rognées par le dollar fort. Le chiffre d'affaires annuel a plongé de 12,5% à 25,92 milliards de dollars pour un bénéfice net de 1,66 milliard, en chute de 77,2% sur un an. Les analystes tablaient sur des ventes aux alentours de 26,11 milliards. Au quatrième trimestre, période reflétant la santé de l'activité récente, les revenus ont diminué de 8,1% sur un an à 6,77 milliards de dollars pour un résultat net de 93 millions. Mondelez avait accusé une perte nette de 726 millions de dollars au quatrième trimestre 2015. Ces résultats se traduisent par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, de 1,94 dollar sur l'année, conforme aux attentes, et de 0,47 dollar lors du dernier trimestre, soit 1 cent de moins que les anticipations des marchés. Le groupe, qui est sous pression de l'investisseur activiste américain Bill Ackman, explique avoir souffert des variations de change défavorables.

Pharmaceutique

►               Gilead Sciences a annoncé des prévisions de ventes décevantes pour 2017, ce qui faisait chuter son titre en Bourse. Elle table sur des ventes de ses médicaments phares - antiviraux et traitements contre l'hépatite C chronique - comprises entre 22,5 et 24,5 milliards de dollars pour l'exercice en cours. Les analystes anticipaient des ventes aux alentours de 27,9 milliards de dollars. En 2016, les ventes de ces traitements avaient atteint 32 milliards de dollars malgré une forte concurrence. Dans le détail, les médicaments Sovaldi et Harvoni contre l'hépatite C dont le coût est onéreux devraient générer des ventes comprises entre 15 et 15,5 milliards de dollars, en baisse d'au moins 21,5% comparé à 2016. Les antiviraux emmenés par le Truvada enregistreront, eux, des recettes comprises entre 7,5 et 9 milliards de dollars, soit un recul prévu d'au moins 42% sur un an. A Wall Street, ces prévisions étaient mal accueillies par les investisseurs: le titre Gilead perdait 4,01% après bourse.

►               Orpea a annoncé une hausse de 18,8% de son chiffre d'affaires en 2016 à 2,84 milliards d'euros, dépassant ainsi ses objectifs, alors que son activité a été portée par l'international et une croissance organique de 6%. Ce chiffre d'affaires est en ligne avec le consensus selon lequel les analystes tablaient en moyenne sur des revenus de 2,83 milliards d'euros en 2016. Pour le seul quatrième trimestre 2016, Orpea a fait état d'un chiffre d'affaires de 736,6 millions d'euros, en hausse de 13,5% à données publiées et de 6,2% en croissance organique. Pour 2017, Orpea anticipe "de manière sécurisée" un chiffre d'affaires de 3,13 milliards d'euros en 2017, soit une augmentation "solide" de 10%, "grâce à une croissance organique toujours soutenue et la contribution des acquisitions, dont Sanyres en Espagne sur 12 mois et 'Spitex Ville et Campagne' en Suisse sur 12 mois", a précisé l'exploitant dans un communiqué.

►               Roche a annoncé que l'autorité suisse de contrôle et d'autorisation des médicaments (Swissmedic) a homologué Alecensa (alectinib) pour le traitement de patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) métastatique ALK-positif.

La statistique du jour

* Mirabaud Securities LLP


 

 
 

 
 

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