La Morning note de Mirabaud Securities

jeudi, 13.04.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la décadence du déficit budgétaire américain, ainsi que les enjeux économiques de l'élection présidentielle française.

Les indices américains ont fini en baisse hier soir dans le sillage des craintes géopolitiques (Syrie, Russie et Corée du Nord) et dans l’attente des publications des résultats des entreprises américaines (notamment JPMorgan Chase, Citigroup et Wells Fargo). Si la baisse s’est avérée mesurée, le Dow Jones a cependant clôturé sous sa moyenne mobile des 50 jours pour la première fois depuis les élections américaines.

Au niveau des secteurs, les valeurs industrielles (-1,32%), le compartiment des matières premières (-1,22%) et le secteur financier (-0,89%) ont tiré la cote vers le bas. Les valeurs technologiques (S&P Tech) continuent quant à elles leur descente aux enfers avec une 9ème séance de baisse consécutive. C’est la plus long série baissière (si on exclut le mois de mai 2012) depuis la création de l’indice il y a …28 ans !

En revanche, des valeurs défensives telles que les utilities (+0,74%) et les télécoms (+0,57%) ont permis à Wall Street de limiter les pertes.

Du côté des valeurs individuelles, l'action HP Inc a inscrit la plus forte hausse du S&P 500, avec un gain de 2,74% après que Morgan Stanley a relevé son objectif de cours sur la valeur, le courtier évoquant notamment une amélioration durable des résultats. Malgré une baisse moins marquée que prévu de son bénéfice du premier trimestre, Delta Air Lines a vu son action finir en repli de 0,53% tout comme le titre United Continental qui a encore cédé 1,10%, toujours sous le coup du tollé provoqué par l'évacuation forcée d'un passager d'un vol de la compagnie aérienne.

Seul indicateur macroéconomique du jour aux Etats-Unis, les prix à l'importation ont observé une baisse sans surprise en mars.

Au niveau des devises, à noter un excès de faiblesse du billet vert (face à un panier de devises) après que Donald Trump ait estimé que le dollar devenait trop fort et que cela pouvait à terme nuire à l'économie américaine. Le président des Etats-Unis a aussi ajouté qu'il voudrait voir les taux d'intérêt rester bas, ce qui tranche avec son discours de campagne électorale et a bien évidemment fait progresser le marché obligataire.

Les cours du pétrole ont légèrement baissé hier soir, malgré une actualité relativement encourageante sur une réduction de l'offre et une baisse des stocks de brut américain. C’est une prise de bénéfice assez « saine » qui a expliqué ce mouvement.

Concernant la volatilité (VIX), signalons qu’elle a continué sa progression en atteignant le niveau des 16 hier, niveau qui n’avait pas été atteint depuis novembre 2016. Malgré la légère baisse des indices américains hier soir, il y a rarement eu une telle faiblesse de la dé-corrélation entre le S&P 500 et le VIX.

1. Statistiques américaines

Il y avait hier des statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons relevé :

a. Forte baisse des prix à l’importation

Les prix à l'importation aux Etats-Unis ont enregistré en mars leur plus forte baisse en sept mois, en raison du recul des prix pétroliers. En détail, ces prix ont enregistré un recul de 0,2% le mois dernier, le plus fort depuis août après un gain de 0,4% en février, taux révisé en hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport à l'estimation initiale.Sur un an, les prix à l'importation ont progressé de 4,2% en mars contre +4,8% en février. Le consensus pariait aussi sur une baisse de -0.2%. Les prix des produits pétroliers importés ont baissé de 3,6% le mois dernier, leur plus fort repli depuis août, après une hausse de 1,3% en février.

Hors pétrole, les prix à l'importation ont avancé de 0,2% après une hausse de 0,3% en février. Hors automobile, les prix des biens de consommation importés ont reculé de 0,2% après un gain de 0,3% en février.

Les prix des biens alimentaires importés ont baissé de 0,7%. Les prix à l'exportation ont augmenté de 0,2% en mars après un gain de 0,3% en février.

Sur un an, ils ont progressé de 3,6%, la hausse la plus forte depuis décembre 2011, après +3,2% en février.

b. Baisse des stocks de brut américain

L'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a annoncé que les stocks américains de pétrole brut ont diminué contre toute attente la semaine dernière.

Les stocks de brut ont diminué de 2,17 millions de barils à 533,38 millions. Le consensus attendait une hausse de 90’000 barils. Les stocks d'essence ont baissé de 2,97 millions de barils à 236,13 millions, alors que le consensus attendait un retrait de 1,71 million de barils. Les réserves de produits distillés, qui incluent le fioul domestique, se sont contractés de 2,15 millions de barils à 150,22 millions.

Le consensus anticipait un prélèvement de 890’000 barils. Finalement, le taux d'utilisation des capacités des raffineries a augmenté de 0,2 point à 91,0%.

c. Déficit budgétaire à des hauts niveaux

Le déficit budgétaire des Etats-Unis est demeuré proche de son plus haut niveau depuis trois ans au mois de mars, en raison de la stagnation des revenus du gouvernement, couplée à la hausse des dépenses fédérales. Celles-ci ont dépassé les recettes à hauteur de 176,2 milliards de dollars le mois dernier. Le déficit budgétaire est supérieur de 68,2 milliards de dollars environ à son niveau de mars 2016. Sur les six premiers mois de l'exercice fiscal en cours, le déficit affiche une hausse de l'ordre de 15% par rapport à la même période de l'exercice précédent. Sur les douze derniers mois, le déficit budgétaire des Etats-Unis ressort à 651,5 milliards de dollars, contre 460,6 milliards un an plus tôt.

2. Et si une surprise se préparait ?

À près de deux semaines des élections françaises c’est le branle-bas de combat du côté des candidats (qui sont sur la dernière ligne droite), des investisseurs (qui se protègent pour éviter un mouvement trop important des marchés) et des agences de notation (qui pourraient abaisser la note du pays en fonction du programme économique du (de la) nouveau (elle) président (e) français (e). Tous sont suspendus à la publication des sondages quotidiens des diverses agences spécialisées.

Cependant, comme nous l’avons répété à de multiples reprises, c’est faire preuve de mémoire courte au regard des récentes erreurs de projection (Brexit, référendum italien, élection de Donald Trump et primaires socialistes et républicaines en France).

Pour y voir un peu plus clair (avant que nous analysions l’Elasticité de l’acceptation de la France la semaine prochaine) il faut peut-être plus se fier à deux éléments de poids beaucoup trop minimisés par les instituts de sondage : L’abstention et la conviction.

a. La conviction

Selon la définition, une conviction politique correspond à un principe, une idée qui a un caractère fondamental pour quelqu’un. Si on regarde une étude qui vient d’être publiée, on conçoit que « seulement » 71% de personnes interrogées sont sûr de leur choix pour la présidentielle française.

En y regardant de plus près on remarque que les plus à même de voir des « voix partir » au premier tour des présidentielles sont dans l’ordre Jean-Luc Mélanchon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron.

b. L’abstention

Six électeurs sur dix (59,4 %) considèrent que le scrutin ne vaut pas le déplacement : ce record de démobilisation a été observé lors des élections européennes en 2009. Pour les suivantes, en 2014, l’abstention avait timidement reculé à… 57 %.

Pour le choix de ses députés européens, la France se situe néanmoins dans la moyenne (56,89 %), mais loin derrière la Belgique (où le vote est obligatoire) et ses 10 %.

Les élections nationales sont plus mobilisatrices. Parmi celles-là, la présidentielle fait figure d’exception : de la première élection d’un président au suffrage universel direct de la Ve République, en 1965 (15,2 % d’abstention), à 2007 (16,2 %), c’est l’élection qui a le plus de succès.

La mobilisation moins forte – et avec la même tendance baissière – se note lors des municipales et des législatives. Ces dernières semblent avoir soufferts de l’introduction du quinquennat, en 2000, et de la proximité avec le scrutin présidentiel.

Historiquement l’abstention profite aux candidats dont le socle de conviction est le plus solide. Les électeurs de marine Le Pen par exemple se déplaceront donc en masse aux urnes, c’est une quasi-certitude. Ce qui, en cas de forte abstention, entraînera mathématiquement un score plus élevé pour la candidate frontiste. D’autant que face à Marine Le Pen, certains camps peineront sans doute à mobiliser.

En résumé, si un camp parvient moins à mobiliser (imaginons une fuite de 15 à 20% des électeurs) qu’un autre, la défaite est assurée.

c. La messe n’est pas dite pour le deuxième tour

Même si Emmanuel Macron et François Fillon sont donnés par les sondages largement devant Marine Le Pen au second tour, la présidente du Front National n’est pas déjà battue pour autant.

Selon un simple calcul mathématique, il « suffirait », pour que Marine Le Pen gagne, que 90% de ceux qui lui donnent une intention de vote votent vraiment pour elle, tandis que seulement 70% des électeurs qui déclarent une intention de vote Emmanuel Macron ou François Fillon aillent réellement voter…..

d. Et enfin, le sondage peut-être le plus important.

C’est peut-être le sondage le plus important de la série. En effet, en cas de tête à tête Macron – Le Pen, le leader du mouvement En Marche ! serait « seulement » crédité de 58.5% de voix. Rappelons (c’est une autre époque cependant) que Jean-Marie Le Pen n’avait obtenu que 17.9% des voix face à Jacques Chirac en 2002. Les français seraient donc de plus en plus prêt à accepter l’impensable….

3. Décroissance de la production pétrolière

Au-delà des déclarations des divers membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), il est toujours intéressant de lire le rapport mensuel de l’Opep car il révèle des faits et non des supputations.

Dans le rapport de mars 2017 on y apprend plusieurs éléments très intéressants.

Tout d’abord que le mois dernier, le monde a pompé 95,82 millions de barils par jour (mbj), soit une baisse de 230’000 barils par jour (bj) par rapport à février, mais un surplus de 220’000 bj sur un an. À lui seul, l’OPEP a vu sa production diminuer de 153.000 bj, à 31,93 mbj soit en dessous du plafond qu’il s’était fixé.

Après une contraction de 690.000 bj à 57,32 mbj en 2016, l'offre non-Opep quant à lui devrait s'établir à 57,89 mbj cette année, soit une croissance de 580.000 bj, une nouvelle fois révisée à la hausse.

Celle-ci proviendra essentiellement des Etats-Unis (+540.000 bj, soit 200.000 bj de plus que la précédente estimation), où le nombre de puits de forage en activité se multiplie.

L’OPEP estime cependant que les Etats-Unis devraient produire cette année plus qu’anticipé. Dans son rapport mensuel, l'Opep a relevé sa prévision de croissance de la production américaine de 200.000 barils par jour pour 2017.

Plus globalement, la demande mondiale d'or noir devrait progresser de 1,27 mbj à 96,32 mbj.

4. Aujourd’hui

Aujourd’hui, il ne faudra surtout pas manquer les chiffres de l’inflation en Allemagne, en Italie et aux Etats-Unis (PPI). N’oublions pas non plus le début de la saison des résultats des entreprises américaines avec entre autre Citigroup, JPMorgan Chase et Wells Fargo. Rappelons finalement que la majeure partie des places boursières seront fermées demain mais que les indices américains seront ouverts lundi.

Lees indices européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin dans le sillage de la clôture américaine et avant le début « officiel » de la publication des résultats des entreprises américaines. Les investisseurs pourraient aussi être tentés de prendre quelques profits avant un long week-end de 4 jours….

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en baisse ce matin dans le sillage de la clôture des indices américains hier soir et des tensions géopolitiques croissantes. La baisse est aussi à mettre sur le compte de la vigueur du Yen face au dollar qui revient à ses niveaux d’il y a 5 mois….

Il y avait pourtant de quoi se réjouir ce matin puisqu’on a appris que la Chine avait vu ses exportations rebondir nettement en mars, enregistrant leur plus forte hausse mensuelle depuis deux ans. En détail, la Chine a enregistré le mois dernier une hausse de 16,4% sur un an de ses exportations, à 180,6 milliards de dollars. Le pays a ainsi pu dégager en mars un excédent commercial de 23,9 milliards de dollars. Le retour de la Chine à un excédent commercial conséquent s'explique non seulement par le rebond des exportations mais également par une modération des importations chinoises. Celles-ci ont grimpé en mars de 20,3% sur un an, à 156,7 milliards de dollars, une hausse toujours conséquente mais très en-deçà de l'envolée de 38% enregistrée le mois précédent.

Les deux chiffres sont supérieurs aux anticipations du consensus.

Actualité

Le président américain Donald Trump a plaidé pour une entente entre les Etats-Unis et la Russie, malgré une rencontre glaciale à Moscou entre les chefs des diplomaties des deux puissances nucléaires dont les relations sont "au plus bas".

La banque centrale du Brésil a, comme prévu, ramené son taux d'intérêt à un plus bas de plus de deux ans, l'institut d'émission accélérant son cycle d'assouplissement monétaire pour tenter de dynamiser une économie encore marquée par la plus grave récession de l'histoire du pays. Le comité de politique monétaire de la banque centrale (Copom) a voté à l'unanimité de ses neuf membres pour une baisse de 100 points de base de son taux de référence Selic à 11,25%

Energie / Utilities

► Engie a annoncé avoir remporté via sa filiale Solairedirect India un projet solaire d'une capacité totale de 338 MWc (Mégawatt-crête: puissance électrique produite au niveau maximal d'ensoleillement) et que le parc nommé NTPC Kadapa sera construit dans l'Etat d'Andhra Pradesh, au sud de l'Inde, et que sa mise en service est prévue mi-2018

► "Des zones d'ombre persistent" dans les premières déclarations publiques des paiements d'entreprises extractives françaises aux pays producteurs, estiment les organisations non gouvernementales Oxfam, ONE et Sherpa dans un rapport, qui épingle notamment Total et Areva. Au total les trois ONG ont passé au peigne fin les déclarations de six groupes français - Total, Areva, EDF, Engie, Eramet ainsi que Maurel et Prom - portant sur leurs activités d'extraction de matières premières (énergies fossiles ou minerais) en 2015.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole évolue sans tendance ce matin en Asie malgré la baisse marquée des stocks de bruts américain.

Industrie / Minières / Automobile

► Les actionnaires d'Airbus ont confié à Denis Ranque un nouveau mandat de trois ans en tant que président du conseil d'administration du groupe aéronautique. Ils ont également autorisé Paul Drayson, ancien ministre britannique chargé des achats pour la défense, à succéder à Lakshmi Mittal au conseil d'administration, ce dernier ne s'étant pas représenté. Deux autres membres ont vu leur mandat renouvelé. Les actionnaires ont par ailleurs approuvé le changement de dénomination sociale du groupe, qui devient Airbus SE, au lieu d'Airbus Group SE.

► Sodexo a confirmé son objectif d'une hausse de 8% à 9% à changes constants de son résultat opérationnel courant en 2016-2017, malgré la perspective d'une croissance interne de son chiffre d'affaires légèrement inférieure à ses attentes initiales. Le groupe de services externalisés aux entreprises table désormais, pour l'exercice en cours qui s'achèvera fin août, sur une croissance interne de son activité d'environ 2,5% contre une hausse de 3% attendue précédemment, «en raison d'un environnement moins dynamique que prévu en Europe et en Afrique, mais aussi de décalages entre la signature et la mise en oeuvre effective de quelques contrats". Pour le premier semestre de l'exercice 2016-2017, Sodexo a fait état d'une progression, hors effets de changes, de son résultat opérationnel avant coûts exceptionnels de 9,7% à 723 millions d'euros, ainsi que d'un chiffre d'affaires de 10,63 milliards d'euros, en hausse publiée de 0,4% et stable sur une base organique.

► ChemChina a repoussé pour la septième fois le délai pour l'offre de rachat de l'agrochimiste Syngenta au 4 mai, contre le 28 avril précédemment. Il s'agira de la dernière extension, précise le groupe rhénan. L'opération doit être finalisée d'ici la fin du trimestre en cours.

► Airbus va-t-il enregistrer un nouveau coup dur? Les propos d'Ed Bastian ne sont en tous cas pas passés inaperçus alors que le patron de Delta Air Lines a indiqué que sa compagnie était en train de passer en revue ses commandes d'appareils gros porteurs, en l'occurrence des achats d'A350 et d'A330 neo, évaluées à 14 milliards de dollars

Financières

► GBL poursuit la diversification de son portefeuille avec l’acquisition de 15,0 % de Parques Reunidos en Espagne

► Julius Bär a annoncé le lancement de son application bancaire, créée en partenariat avec le développeur de logiciels bancaires Crealogix. Les clients du gestionnaire de fortune zurichois peuvent ainsi accéder à leur compte depuis un smartphone. Les détails financiers de ce partenariat n'ont pas été précisés.

► Novo Banco, que l'Etat s'apprête à vendre au fonds américain Lone Star, a annoncé avoir réduit en 2016 sa perte nette à 788,3 millions d'euros, contre 929,5 millions d'euros un an auparavant, grâce à la baisse des coûts opérationnels. Sous l'effet de la réduction des effectifs et la fermeture d'agences, ses coûts opérationnels ont diminué de 21,7% à 590,9 millions d'euros, selon le communiqué de la banque. Novo Banco a fermé ainsi 89 agences au Portugal au cours de l'année 2016 et en compte à présent 507 dans le pays. Parallèlement, le nombre de salariés y a été abaissé de 884 à 5.687. "Les objectifs du plan de restructuration ont été intégralement respectés", a assuré devant la presse le président exécutif de Novo Banco, Antonio Ramalho. Les comptes de la troisième banque du Portugal en termes d'actifs continuent cependant à être plombés par des provisions d'un total de 1,37 milliard d'euros, dont 672,6 millions au titre de mauvaises créances. La marge financière a augmenté de 14,2% à 514,5 millions d'euros en 2016, et le bénéfice opérationnel de la banque a triplé à 386 millions d'euros.

► Zurich Insurance a annoncé avoir finalisé "avec succès" l'acquisition de l'australien Cover-More, spécialisé dans l'assurance voyages. Le groupe suisse a racheté la totalité du capital-actions de la cible pour 741 mio AUD (562,7 mio CHF). Cover-More continuera d'opérer sous son appellation d'origine.

► Swiss Re a chiffré les dommages occasionnés mars par le cyclone Debbie en Australie à quelque 350 mio USD. Dans un communiqué, le réassureur dit s'attendre à ce que le sinistre se traduise par une part plus importante de pertes commerciales que par le passé. Au total, les pertes assurées pour les dommages causés par le vent, les inondations et les ondes de tempête sont estimées à 1,3 mrd USD.

Informations et Technologies

► TF1 a envoyé des courriers recommandés aux opérateurs télécoms et à Canal+ les avertissant d'une interruption de la fourniture de ses chaînes gratuites s'ils persistent à vouloir les diffuser sans rémunérer le groupe, selon plusieurs sources venant confirmer des informations des Echos. Plusieurs interlocuteurs de TF1 sur ce dossier ont indiqué à l'AFP avoir reçu des courriers menaçant d'une interruption de la fourniture des chaînes TF1, TMC, NT1, HD1 et LCI pour leurs offres dites OTT, c'est-à-dire la diffusion de ces chaînes via internet pour qu'elles soient consultables sur les ordinateurs, tablettes et via l'application MyCanal. "Il y a une menace sur le signal de TF1 en linéaire", a indiqué l'une des sources alors que le groupe de télévision n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

► Apple développe depuis plusieurs années, et dans le plus grand secret, une technique destinée à considérablement faciliter le suivi du diabète via des capteurs, a rapporté la chaîne américaine CNBC.

► En marge des résultats d’Indosys de l'exercice 2017/2018, le groupe a annoncé que la croissance de son activité se situera dans la fourchette 6,5 à 8,5% pour le nouvel exercice, alors que le consensus de place se situait entre 7,2 et 9,4%. La réaction initiale de la bourse indienne était négative. Pour faire passer la pilule, Infosys a annoncé un renforcement de son programme de rachat d'actions. Attention à des valeurs comme Atos ou Capgemini

Consommation

► L'analyste de Susquehana Pablo Zuanic a relevé sa recommandation sur PepsiCo de "neutre" à "positif", estimant que le producteur de boissons gazeuses et le groupe de confiserie Mondelez apparaissaient comme "les deux options de rachat les plus probables" pour le géant agroalimentaire Kraft Heinz après l'échec de son rapprochement avec Unilever. "Nous pensons qu'une transaction avec PepsiCo aurait plus d'avantages au plan stratégique" pour Kraft Heinz dans le cadre d'une offre conjointe avec Anheuser-Busch InBev, selon l'analyste qui relève son objectif de cours sur PepsiCo de 118 à 132 dollars

► L'Autorité des marchés financiers (AMF) a fait savoir qu'elle accordait à la holding Delfin, actionnaire de référence de Luxottica, la dérogation qui la dispense de lancer une OPA sur Essilor dans le cadre du rapprochement entre les deux entreprises. La fusion annoncée en janvier entre le français Essilor, numéro un mondial de l'optique ophtalmologique, et l'italien Luxottica, premier fabricant mondial de montures de lunettes, prendra la forme d'une absorption de Luxottica par Essilor. Techniquement, la holding familiale Delfin apportera sa participation de 62% à Essilor contre des actions nouvelles émises par le groupe français.

► Carrefour a annoncé une hausse de 6,2% de son chiffre d'affaires au premier trimestre, grâce à la progression du prix de l'essence et à des effets de change favorables. Sa croissance organique a atteint 1,9% hors effets de change et effets calendaires sur la période. Sur les trois premiers mois de 2017, le chiffre d'affaires du groupe s'est établi à 21,3 milliards d'euros. L'activité en France a accusé un un repli organique, hors changes et effets calendaires, de 0,6% à 9,41 milliards d'euros, tandis que le chiffre d'affaires à l'international a crû de 3,9% sur cette base, à 11,89 milliards d'euros. Le consensus des analystes établi par la société anticipait un chiffre d'affaires total de 21,2 milliards d'euros, dont 9,4 milliards en France et 11,6 milliards à l'international. Carrefour a par ailleurs confirmé la perspective d'une croissance de 3% à 5% de son chiffre d'affaires à changes constants cette année.

Pharmaceutique

► La filiale colombienne de Novartis est pointée du doigt pour avoir "menacé" le ministère colombien du Commerce et de l'Industrie de recourir à un tribunal d'arbitrage international pour éviter l'émission d'une licence obligatoire sur le Glivec (imatinib), son anticancéreux phare.Selon l'organisation non-gouvernementale Public Eye (ex-Déclaration de Berne), cette menace aurait amené les autorités colombiennes à se contenter d'une réduction de prix, elle-même contestée devant la justice colombienne.

► Cellectis a annoncé:la possibilité d'une introduction en bourse d'une part minoritaire de sa filiale agroalimentaire Calyxt.


 

 
 



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