La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

mardi, 29.11.2016

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la croissance française, les taux d’inflation en Espagne et en Allemagne, l’indice de confiance de la zone euro et la croissance aux Etats-Unis (nouvelle estimation).

John F. Plassard*

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont en hausse et pourraient n’avoir connu qu’une toute petite pause bien méritée. Dans l’attente de voir potentiellement les principaux indices outre-Atlantique battre de nouveaux records, les deux sujets du jour sont bien évidemment le référendum italien et la réunion de l’Opep.

Sur le premier sujet, si les banques italiennes tentent un rebond ce matin le stress n’est cependant pas fini. Comme nous le rappelions ce matin et la semaine passée, les conséquences d’un Non au référendum pourraient être dommageables pour la crédibilité de l’Italie mais aussi de la zone euro. Rappelons cependant qu’une potentielle démission de Matteo Renzi ne serait pas une première puisque lors des 70 dernières années, le pays n’a connu pas moins de … 63 gouvernements différents ! Il conviendra donc de relativiser et pourquoi pas d’exploiter toutes les faiblesses et les excès qui pourraient intervenir lundi matin (le Brexit et l’élection de Donald Trump nous prouvant qu’il ne faut pas sur-réagir).

Il faut aussi relativiser lorsqu’on lit les conclusions d’une enquête publiée par le cabinet d'études allemand Sentix ce matin. Cette dernière évalue à 19,3% le risque de voir l'Italie quitter la zone euro au cours des 12 prochains mois, un niveau encore jamais atteint depuis la création de cette enquête en juin 2012. L'enquête précédente, publiée le 1er novembre, évaluait ce même risque à 9,9% et montrait que l'Italie était pour la première fois perçue comme étant plus menacée d'une sortie de la zone euro que la Grèce. La probabilité qu'un pays, quel qu'il soit, quitte la zone euro est estimée à 24,1%, niveau bien en-deçà du pic de plus de 70% observé pendant la pire séquence de la crise de la dette de la zone euro en 2012.

Concernant l’évolution du prix du baril de pétrole, nous réitérons notre message du 28 septembre 2016 après « l’accord d’Alger ». Quel que soit la conclusion demain à Vienne entre les membres et les non-membres de l’Opep il s’agira de … relativiser.

En effet si la signature d’un accord devrait logiquement faire remonter le prix du baril vers les 50 dollars, l’assurance d’un quelconque respect des modalités n’est soumise à aucune sanction. Ensuite, l'avènement de la nouvelle administration américaine avec Donald Trump à sa tête pourrait compliquer davantage les affaires sur le marché pétroliers. Donald Trump et les Républicains pourraient encourager la production du pétrole de schiste en imposant des taxes sur l'importation du pétrole fossile. Cette politique impacterait négativement les décisions de l'Opep et les politiques entreprises et contribuerait à une nouvelle réduction des prix du pétrole.

Il faudra donc relativiser et de ne pas sur-réagir.


Les indices américains ont fini en baisse hier soir dans le sillage d’une prise de bénéfice bien méritée. La belle série haussière (16 hausses consécutives) s'est arrêtée pour le Russel 2000. Le Dow Jones et le Nasdaq ont cependant préservé leurs importants supports (respectivement 19'000 et 2'200).

Le secteur des banques a pesé sur le S&P-500, notamment Wells Fargo (-2%), Bank of America (-2,7%) et Citigroup (-2,3%). Les banques régionales quant à elles ont baissé de la manière le plus importante depuis 1 mois.

À noter la baisse surprise d'Amazon (-1,8%) qui a pourtant battu tous les records de chiffre d'affaire et de commandes expédiées de son histoire lors de la période de Thanksgiving.

Les cours du pétrole ont nettement monté à l'avant-veille d'un sommet très attendu de l’Opep, profitant de propos jugés encourageants de l'Irak quant aux chances d'un accord ambitieux de réduction de l'offre.

Sur le marché des changes, le dollar, qui avait gagné 4% face à un panier de devises de référence depuis le succès électoral de Donald Trump, a cédé un peu de terrain. Le Dollar/Yen a baissé de la manière la plus importante depuis 1 mois.

L’Or a connu sa plus forte hausse depuis 1 mois en finissant cependant en-dessous des 1'200 dollars l’once.

La volatilité (VIX) a fini au-dessus des 13.

Finalement, concernant l’évolution des taux d’intérêt américain, signalons que la banque Morgan Stanley prévoit maintenant que la Réserve fédérale américaine (Fed) relèvera le loyer de l'argent non seulement le mois prochain, mais également à deux reprises en 2017 alors qu'elle misait auparavant sur un statu quo monétaire aux Etats-Unis au moins jusqu'à la fin de l'année prochaine…. La principale raison étant à mettre sur le compte de …. Donald Trump et de sa potentielle politique budgétaire pro cyclique….

Statistiques économiques

Il n’y avait hier qu’une statistique économique aux Etats-Unis mais elle était des plus intéressante, voire surprenante :

  • Expansion de l’indice de la Fed de Dallas

L'indice d'activité manufacturière régionale de la Fed de Dallas pour le mois de novembre 2016 est ressorti à 10,2, contre 2 de consensus et -1,5 un mois plus tôt. Si ce chiffre peut paraître anecdotique, il faut signaler que c’est la première expansion depuis 22 mois et que la composante « espoir » a rebondi pour revenir sur ses niveaux de 2007 ! Un nouvel effet Trump….

Les banques sur le gril

Cela n’a échappé à personne mais le secteur bancaire européen a été fortement sous pression hier, tout particulièrement en Italie et au Portugal. Explication :

Le stress du référendum

En effet si le Non devait l’emporter en Italie il y aurait une période d’instabilité politique qui s’en suivrait et qui pourrait potentiellement bloquer les réformes en cours pour le secteur bancaire comme nous le rappelions la semaine passée (En cas de victoire du Non, une des solutions serait la création d’un gouvernement technique qui « s’éteindrait » en février 2018 ? La plus mauvaise solution pour la zone euro et l’Italie puisqu’aucune décision économique ne serait prise pendant 15 mois – Morning & Synthèses EU 22-11-2016).

Les investisseurs pourraient être dissuadés de participer à une recapitalisation des banques qui ploient, au total, sous 360 milliards d’euros de créances douteuses. Il faudrait donc oublier des augmentations de capital imminentes et nécessaires.

Le Financial Times va même plus loin en citant huit établissements italiens qui seraient menacés en cas de victoire du Non au référendum constitutionnel organisé dimanche 4 décembre. Ces banques sont : Monte dei Paschi di Siena, Popolare di Vicenza, Veneto Banca,  Carige Banca Etruria, CariChieti, Bance delle Marche et CariFerrara.

Selon les experts, l’un des plus gros risques serait l’échec de l’augmentation de capital de 5 milliards d’euros de Monte dei Paschi di Siena (alors que 8 milliards seraient nécessaire) qui entraînerait une perte de confiance en l’Italie et mettrait en danger les solutions de marché pour les autres établissements en souffrance. Notamment UniCredit, qui doit aussi procéder à une recapitalisation de 13 milliards d’euros.

Scandale en haut lieu

Le président du conseil d'administration et 6 membres de la direction de la plus grande banque en termes d’actifs, la banque publique portugaise Caixa geral de depositos (CGD), a démissionné après des semaines de polémique concernant son refus de publier sa déclaration de patrimoine.

Si cela peut paraître anecdotique, il semble que les investisseurs craignent maintenant que plusieurs banques portugaises soient sur le point d’annoncer des augmentations de capital qui pourraient en définitive affecter les finances publiques si l’Etats était obligé d’intervenir….

Rappelons que fin août, la Commission européenne avait approuvé un plan de recapitalisation de la première banque portugaise pouvant dépasser les 5 milliards d'euros, dont 2,7 milliards injectés directement par l'Etat.

Recomptage des voix

Que l’on soit clair tout de suite : Le recomptage des voix aux Etats-Unis n’a aucune chance de voir Hillary Clinton devenir la 45ème présidente américaine à la place de Donald Trump. Cependant cela risque de perturber quelque peu le calme (presque) retrouvé. Décryptage.

Les faits

L’ex-candidate à la Maison Blanche Jill Stein (Green Party), a officiellement soumis, vendredi 25 novembre, une demande pour recompter les voix de l’élection présidentielle américaine dans le Wisconsin. La commission électorale de cet Etat du nord des Etats-Unis a ainsi confirmé se « préparer à recompter les votes » conformément à la requête de l’ancienne candidate du Green Party. La commission affirme que ce nouveau décompte devra prendre fin le 13 décembre au plus tard. La commission dit encore calculer la somme dont le parti écologiste devra s’acquitter pour cette opération (on parle de 7 millions de dollars). Jill Stein entend également demander un nouveau calcul des voix en Pennsylvanie et dans le Michigan, deux autres Etats très disputés qui ont basculé en faveur de Donald Trump.

Pour mémoire, la candidate démocrate a perdu le Wisconsin (10 grands électeurs) de 27 000 voix et la Pennsylvanie (20 grands électeurs) de 60 000 voix. Dans le Michigan (16 grands électeurs), l’écart serait de 10’704 voix, selon des chiffres encore non officiels.

Pas si surprenant que ça

Le 9 novembre au lendemain de la victoire de Donald Trump nous écrivions que plusieurs questions allaient rapidement se poser et potentiellement perturber la campagne présidentielle de Donald Trump, dont :

  • Hillary Clinton va-t-elle tenter de faire recours contre la décision du peuple américain ?

Si cette procédure a peu de chance d’aboutir, elle pourrait cependant « pourrir » le climat politique aux Etats-Unis sur le court terme. Ces prochaines semaines seront donc cruciales d’autant plus que des irrégularités auraient aussi été signalée en Utah, au Tennessee, dans le Wisconsin, en Pennsylvanie et en Caroline du Nord. (Morning & Synthèses EU 9 novembre 2016).

Nous y sommes aujourd’hui malgré le fait qu’officiellement le recomptage des voix n’a pas été demandé par la démocrate….

Les raisons officielles

Officiellement la candidate Jill Stein a expliqué que sa campagne pour obtenir un nouveau décompte des voix dans plusieurs Etats ne visait pas à remettre en cause la légitimité de l’élection de Donald Trump mais à vérifier l’intégrité des procédures de comptabilisation du vote. Certaines machines utilisées dans le Wisconsin auraient été interdites en Californie après qu’il a été démontré qu’elles étaient très vulnérables à des actes de piratage ou de reprogrammation malveillante.

L‘autre raison au recomptage des voix vise a mettre en doute la légitimité d’un scrutin lors duquel Hillary Clinton a recueilli deux millions de voix de plus que Donald Trump mais s’est inclinée faute de grands électeurs suffisants. Rappelons qu’au total, Donald Trump a remporté 290 grands électeurs contre 232 pour Hillary Clinton.

Perturber, pas annuler

On comprend bien que malgré le recomptage des voix Hillary Clinton n’a aucune chance de prendre la place de Donald Trump.

Cependant, l’initiative est tout sauf dénuée d’intérêt.

En effet, face à un parti Républicain qui est en train de se réunifier (on songe notamment à la potentielle responsabilité de Mitt Romney dans le futur gouvernement) le parti Démocrate perd de plus en plus d’influence après le choc du 8 novembre. Il convient donc de relancer le doute quant à la légitimité de Donald Trump à quelques jours de son investiture par les grands électeurs (19 décembre).

Tous les moyens étant permis…

La BCE sera accommandante, il n’y a plus de doute

L’annonce d’un tapering européen n’aura pas lieu lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) le 8 décembre. Ce n’est pas nous qui l’indiquons, mais Mario Draghi en personne. Ce dernier a même affirmé que l’institut de Frankfurt étudiera plusieurs options permettant de préserver le caractère très accommodant de sa politique monétaire, nécessaire pour ramener vers son objectif l'inflation dans la zone euro….

Le président va-t-il donc évoquer une potentielle adaptation des règles que la BCE s'est donnée pour la mise en œuvre de son programme, surtout si elle est amenée à le prolonger d'ici la fin de cette année comme cela est largement attendu ?

La BCE pourrait par exemple assouplir les dispositions lui interdisant d'acheter des titres au rendement inférieur à son taux de dépôt et d'acquérir plus de 33% d'une ligne obligataire spécifique, estiment les observateurs. Mais des changements plus radicaux avec l'achat de nouvelles catégories d'actifs comme des obligations bancaires, des prêts non performants voire à l'extrême des actions, pourraient être aussi évoqués. Toute modification risque cependant de raviver l'opposition des responsables monétaires les plus orthodoxes de la BCE et même de membres plus modérés du Conseil des gouverneurs qui s'inquiètent des conséquences négatives indésirables des mesures de stimulation monétaire non conventionnelle.

Cependant, il est fort probable que la BCE observe de près le résultat du référendum italien et qu’elle ait dans ses mains deux plans distincts en fonction du résultat des urnes….

Une autre dette

Nous vous parlions hier de la dette des Etats. Aujourd’hui notre série sur la dette s’intéresse à la dette des ménages et notamment celle des chinois.

Selon les dernières données du cabinet Gavekal Dragonomics l'endettement des ménages chinois s'envolerait à un rythme alarmant, dopé par la fièvre des prix des appartements : un phénomène qui illustrerait les fragilités du système financier et les risques d'un retournement du secteur immobilier au sein de la Chine. Selon les estimations, la dette des ménages représente aujourd’hui près de 40% du PIB chinois, contre 28% il y a … cinq ans. Selon Dragonomics la dette des ménages en Chine pourrait même atteindre 70% du PIB d'ici quelques années.  

Si, comparé à d’autres Etats, le pourcentage d’endettement peut paraître « faible », ce qui inquiète est aujourd’hui le changement de tendance. En effet, historiquement les chinois n’ont jamais aimé l’endettement (et les crédits donc) et on toujours préférer payer jusqu’au dernier centime (en s’endettant par contre envers leur famille) pour acquérir un bien. Cependant la forte progression des prix de l’immobilier et le crédit « pas cher » a fait évoluer les traditions.

On imagine donc l’effet que cela pourrait avoir si les prix de l’immobilier devaient commencer à corriger…

Le Shadow Banking pourrait aussi potentiellement être dévastateur pour l’évolution de l’endettement des ménages chinois si la machine des microcrédits et des prêts entre particuliers devait s’emballer…

Cependant il convient de se demander si ce n’est pas le prix à payer pour que l’économie chinoise se dirige définitivement vers un modèle de croissance tourné vers la consommation intérieure (ce que nous avançons depuis fin 2013) et donc le crédit (le modèle américain serait-on tenté d’écrire…) ?

Aujourd’hui

Aujourd’hui nous nous intéresserons à la croissance française, au taux d’inflation en Espagne et en Allemagne, à l’indice de confiance de la zone euro et la croissance aux Etats-Unis (nouvelle estimation).

Les indices européens devraient ouvrir sans réelle tendance ce matin dans le sillage de la prise de bénéfice hier soir aux Etats-Unis. Les investisseurs devraient être quelque peu nerveux avant la réunion de de l’Opep de Vienne et suivre de très près l’évolution du secteur bancaire européen….

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent sans tendance ce matin dans le sillage de la clôture américaine. Le Nikkei est en baisse malgré la nouvelle faiblesse du Yen face au dollar. La raison principale est à mettre sur le compte de la nouvelle baisse de la consommation des ménages japonais.

La baisse est néanmoins nettement inférieure à celle des mois précédents. Cela fait maintenant huit mois d'affilée que la consommation des ménages est inférieure à celle mesurée mensuellement une année auparavant.

On a cependant appris que le taux de chômage était au plus bas depuis plus de 20 ans, à 3,0% de la population active en octobre, le même niveau qu'un mois plus tôt. On se souvient cependant que lors de la « décennie perdue », le chômage s’était aussi très bien comporté au Japon.

Enfin, en Corée du Sud, signalons que la présidente Park Geun-hye, éclaboussée par un scandale de corruption, a demandé au Parlement de trouver un moyen pour la démettre de ses fonctions. Elle laisse également au législatif le soin de fixer la date de son départ.

Actualité

Un navire du corps des gardiens de la révolution iranienne a braqué ses armes sur un hélicoptère de la marine américaine dans le détroit d'Ormuz, indiquent deux responsables de la défense américaine. Selon eux, cette initiative constitue un acte "risqué et contraire au code professionnel".

La Chine va restreindre drastiquement les acquisitions réalisées par ses entreprises à l'étranger, en visant les opérations supérieures à 1 milliard de dollars, afin de juguler les colossales fuites de capitaux hors du pays, indiquaient ce matin plusieurs médias.

Energie / Utilities   

►               Le patron de l'activité Eau France de Veolia, Alain Franchi, quittera le groupe fin 2016, selon une lettre envoyée lundi aux salariés par le PDG Antoine Frérot, quelques jours après la mise à pied de deux cadres de cette branche soupçonnés de conflit d'intérêt.

►               Edisun Power a fait l'acquisition d'une installation photovoltaïque de 2,3 MW à Huelva, en Espagne. Dans son communiqué de lundi soir, l'entreprise précise que l'opération est réalisée par sa filiale espagnole Edisun Power Iberia, qui a repris 100% des actions de Tenpro Renovables S.L. ainsi que le financement d'une banque internationale

►               Royal Dutch Shell envisage de vendre ses participations dans des gisements de pétrole en Irak dans le cadre de son programme de cessions d'actifs de 30 milliards de dollars, a-t-on appris auprès des sources du secteur.

►               De nombreux prétendants vont se battre pour décrocher des permis dans l'offshore profond mexicain. En amont des enchères programmées le 5 décembre, la Commission nationale des hydrocarbures mexicaine a dévoilé les noms de 17 compagnies ou consortiums autorisés à participer. Parmi eux, Total, qui a prévu d'enchérir en solo mais via deux consortiums, l'un avec BP et l'autre avec ExxonMobil.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole est en baisse ce matin en Asie à la veille de la réunion de Vienne et dans le sillage de la hausse de la hausse du dollar.

Industrie / Minières / Automobile

►               Boeing s'est dit confiant de voir infirmée en appel une décision de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) jugeant qu'un avantage fiscal accordé à Boeing par l'Etat de Washington pour le développement de son modèle 777X constituait une aide illégale.

►               Airbus doit dévoiler aujourd’hui à ses employés les suppressions de postes qu'entraînera l'an prochain sa restructuration, les syndicats les évaluant à plus de 1.300 en France et en Allemagne, de quoi faire craindre des licenciements secs.

►               Lufthansa a annoncé lundi l'annulation de 1700 vols aujourd’hui et mercredi en raison de la grève de ses pilotes, nouvel épisode d'un conflit salarial qui s'enlise. Au total, ce sont 180'000 passagers qui seront affectés par ces annulations, a précisé Lufthansa dans un communiqué.

►               Volkswagen a annoncé avoir obtenu une prolongation de six mois de son prêt relais de 20 milliards d'euros destiné à l'aider à supporter le coût du scandale des émissions polluantes de ses moteurs diesel. Le constructeur automobile allemand avait négocié il y a tout juste un an cette ligne de crédit après le plus important scandale de son histoire qui a fait chuter sa capitalisation boursière et fait s'envoler le taux de rendement de ses obligations.

►               Arkema va accroître le prix de ses polymères techniques de 4 à 8% à partir du 12 décembre, ou dès que les contrats en cours le permettront. Cette mesure est due à l'inflation du prix des matières premières, le coût de conformité, ainsi qu'aux investissements qu'Arkema continue de réaliser en R&D et dans ses extensions de capacités de production pour soutenir la croissance de ses clients, explique le chimiste, qui appliquera des changements de grilles en fonction des régions et des types de grade.

Financières

►               Deux employés de la banque cantonale de Zurich ont plaidé non coupables aux Etats-Unis de conspiration pour avoir aidé des clients américains à cacher 423 millions de dollars aux autorités fiscales américaines. Ils avaient été inculpés en décembre 2012. Les deux hommes, âgés de 52 et 58 ans et qui vivent en Suisse, ont déposé devant une cour fédérale de Manhattan, à New York. Ils ont volontairement accepté de faire face aux accusations, a déclaré l'un de leurs avocats devant le tribunal.

Informations et Technologies

►               Time a rejeté deux offres émanant d'Edgar Bronfman Junior et d'Access Industries, qui valorisaient le premier éditeur américain de magazines 18 dollars par action, selon des personnes proches du dossier.

►               SFR a annoncé être entré en négociations exclusives avec l'homme d'affaires Marc Laufer pour la cession de son pôle de presse professionnelle NewsCo et du titre L'Etudiant. Dans le cadre du projet proposé, Marc Laufer deviendrait propriétaire de NewsCo, groupe qu'il a fondé et qu'il dirige, ainsi que de L'Etudiant. De son côté, SFR demeurerait coactionnaire de NewsCo et de L'Etudiant à hauteur de 25%, a indiqué le groupe dans un communiqué.

►               Samsung Electronics a annoncé qu'il envisageait de se scinder en deux entités distinctes, une opération jugée indispensable à la transmission des rênes du pouvoir à l'héritier présomptif Lee Jae-Yong.

Consommation

►               Les ventes du "Cyber Monday", la journée la plus active pour le commerce en ligne aux Etats-Unis, devraient avoir progressé de 9,4% cette année par rapport à l'an dernier, selon une première estimation publiée lundi par Adobe Digital Index. La firme de recherche, qui se base sur un décompte provisoire, estime que le total des ventes de la journée devrait atteindre 3,36 milliards de dollars

►               Carrefour aurait fixé entre avril et juin 2017 la fenêtre de l'introduction de Bourse de sa filiale immobilière Carmila, rapporte le journal Les Echos. Le quotidien, selon lequel d'autres sources "évoquent plutôt septembre", ajoute que Carrefour "envisagerait de coter autour d'un quart du capital" de la foncière des galeries marchandes, que le distributeur détient à 42% et dont "la valeur globale est estimée à 4,5 milliards d'euros". Toujours selon Les Echos, le groupe a confié cette opération à Société générale et Morgan Stanley.

Pharmaceutique

►               Le cours de Bourse de UnitedHealth gagnait plus de 2% lundi, dans les échanges après la fermeture de Wall Street, le groupe de santé ayant réaffirmé ses objectifs de résultats pour l'exercice 2016. UnitedHealth table sur un bénéfice par action de 7,45 dollars pour cette année, et sur un résultat par action ajusté de l'ordre de 8 dollars. Les analystes sondés par FactSet anticipent un bénéfice par action de 7,39 dollars et un résultat ajusté de 7,51 dollars par action. Le groupe vise un chiffre d'affaires supérieur à 184 milliards de dollars pour 2016, alors que la prévision des analystes ressort à 184,13 milliards en moyenne. UnitedHealth doit tenir sa conférence annuelle pour les investisseurs aujourd’hui à New York.

►               Actelion ne devrait pas forcément être avalée par l'américain Johnson & Johnson (J&J). Selon un article du "Financial Times", qui s'appuie sur "des personnes impliquées", les discussions entre l'entreprise bâloise et l'Américaine consistent plutôt à établir quelles parties des affaires pharma de J&J pourraient être jointes à Actelion. La transactions déboucherait alors sur la création dune nouvelle entreprise biotech, plus grande, selon le journal américain. J&J serait l'actionnaire principal de cette nouvelle entreprise et pourrait y injecter du cash pour rendre la transactions possible. Tant J&J qu'Actelion ont refusé de commenter. Le journal affirme encore qu'Actelion ne cherche pas activement une vente. Diverses options sont à l'étude et des conseillers y sont étroitement liés, par exemple Bank of America Merrill Lynch. Tout est en cours et il n'y a aucune certitude qu'une transaction aboutisse.

La statistique du jour

* Mirabaud Securities LLP


 

 
 



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