La Morning note de Mirabaud Securities

jeudi, 06.04.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la croissance du secteur des services ainsi que le secteur de la grande distribution aux Etats-Unis.

Alors que l’on se dirigeait vers une séance de forte hausse pour les principaux indices américains, la tendance s’est littéralement retournée après la publication des Minutes de la Fed (voir Point 2) qui ont souligné une certaine incertitude quant aux relances budgétaires (notamment un impact qui ne serait visible qu’en 2018) de Donald Trump et un risque de correction du marché des actions (dû à une valorisation trop élevée).

La séance avait pourtant démarré sur les chapeaux de roue après la publication de l'enquête mensuelle d'ADP qui a comptabilisé 263’000 créations de poste dans le secteur privé en mars, contre 245’000 le mois précédent largement au-dessus du consensus. Ce chiffre est bien évidemment un bon test avant les chiffres de l’emploi de demain (qui feront l’objet d’un flash spécial).

Au niveau des secteurs, les actions des banques américaines s’étaient inscrites en hausse après les déclarations du gouverneur de la Réserve fédérale américaine (Fed) Daniel Tarullo (d’habitude inflexible), qui a laissé entrevoir la possibilité d'un allègement de la réglementation bancaire aux Etats-Unis. Le gouverneur a notamment plaidé en faveur de l'arrêt de la partie qualitative sur les tests de résistance, une décision qui pourrait procurer un soulagement majeur aux grandes banques.

Les cours du pétrole avaient même terminé en hausse hier soir (en touchant un plus haut d’un mois en séance) sur le marché new-yorkais Nymex malgré la publication d'une hausse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

Au niveau des valeurs c’était aussi l’euphorie pour la majeure partie des entreprises puisqu’Amazon (cf Point 3) par exemple a touché en séance un plus haut historique. C’était sans compter sur la publication des Minutes de la Fed. Le Dow Jones a perdu en séance près de 250 points entre ses hauts du jour et la clôture ce qui n’était pas arrivé depuis plusieurs années après la publication du rapport de la Fed et pas arrivé depuis 14 mois au cours d’une séance « classique ».

Au final, neuf des onze principaux indices sectoriels du S&P 500 ont terminé en baisse, celui des financières enregistrant le plus fort recul. Les secteurs défensifs des services aux collectivités et de l'immobilier, sont les seuls à avoir terminé en hausse.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,328%, contre 2,357% la veille, et celui des bons à 30 ans à 2,979%, contre 2,998% précédemment. Sans que personne n’en parle nous sommes tout de même revenu vers des supports très importants que sont les 2.31.

1. Statistiques américaines

Il y avait hier des statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons relevé :

a. Un ADP meilleur que prévu

De bon augure pour les chiffres de l’emploi de vendredi aux Etats-Unis. Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 263’000 emplois en mars, un chiffre nettement supérieur aux attentes, montre l'enquête mensuelle de l’ADP. Le consensus pariait sur un chiffre de 185'000 créations d'emploi. Le chiffre de mars est le plus élevé depuis décembre 2014.

Le chiffre du mois de février a été révisé en baisse à 245’000 emplois créés au lieu des 298’000 estimés initialement.

C'est de nouveau l'industrie des services qui a porté l'indice avec 181.000 emplois créés en mars, notamment dans les services aux entreprises (57.000), dans les loisirs (55.000) et la santé (46.000).

Dans le secteur des biens, la construction a tiré l'indice (49.000) tandis que le secteur minier a continué d'embaucher (4.000) après une longue période de déprime lié aux bas prix du pétrole.

Ce sont les petites entreprises qui ont le plus embauché (+118.000) devant celles de moyenne taille (100.000) et les grands groupes (45.000).

b. Recul de l’ISM des services

Selon l'enquête mensuelle de l’ISM, la croissance du secteur des services a décéléré nettement plus qu'on ne s'y attendait en mars aux Etats-Unis. En détail, L'indice ISM des services est ressorti à 55,2 le mois dernier contre 57,6 en février, alors que le consensus attendait un indice de 57,0. L'indice est au plus bas depuis octobre, soit avant les élections présidentielles….

Le sous-indice de l'activité dans les services recule à 58,9 contre 63,6 en février et 61,5 prévu. L'indice des nouveaux contrats s'est lui aussi tassé, passant de 61,2 en février à 58,9 en mars, alors que la composante des prix payés par les prestataires de services a nettement fléchi, à 53,5 contre 57,7 en février.

Ce sous-indice est au plus bas depuis septembre, où il était également ressorti à 53,5. Le sous-indice de l'emploi est lui au plus bas depuis août.

c. Hausse des stocks de brut américain

D'après les chiffres publiés par le département américain de l'Energie, les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont augmenté de 1,6 million de barils, à 535,5 millions de barils au total et battu un nouveau record, au cours de la semaine terminée le 31 mars.

A la même date, les statistiques montrent en revanche une baisse de 0,6 million de barils des stocks d'essence, à 239,1 millions de barils, et un recul de 0,5 million de barils des stocks de distillats, à 152,4 millions de barils.

Pour la cinquième semaine consécutive, les réserves stratégiques de brut ont par ailleurs été abaissées, cette fois de 500.000 barils.

2. Les Minutes de la Fed

Trois semaines après chaque réunion sont publiées les Minutes qui contiennent un résumé des débats ainsi que le décompte nominatif des votes pour chaque résolution délibérée.

Il était particulièrement intéressant de suivre ce rapport car il concernait la réunion qui a vu l’institution américaine remonter ses taux d’un quart de point dans une fourchette de 0,75% à 1%.

a. La hausse des taux de manière quasi unanime

Les Minutes, du Federal Open Market Committee (FOMC) des 14 et 15 mars, à l'issue duquel la Fed avait décidé de relever ses taux confirme que ce mouvement a été voté par 9 voix contre une.

b. Qu’en est-il de la croissance ?

Le Comité (FOMC) dépeint une économie américaine en croissance modérée et proche de ses objectifs de plein emploi et d'inflation à 2%. Il considère néanmoins que les élections en Europe font peser des risques à la baisse pour la croissance économique à court terme et long terme. Globalement les risques pour une accélération ou au contraire un ralentissement de l'expansion sont pour l'instant équilibrés.

c. L’incertitude Trump

Les membres de la banque centrale américaine (Fed) ont mis en avant l'incertitude de l'impact sur l'économie des éventuelles mesures de relance de l'administration Trump, selon les Minutes. Les participants ont souligné la considérable incertitude sur la date et l'ampleur des changements de politique budgétaire, et plusieurs d'entre eux prévoient que leur impact n'interviendra pas avant 2018. La moitié des membres n'ont même pas encore inclus ces éventuelles mesures de relance dans leurs projections économiques.

d. Que faire du bilan de la Fed ?

C’était la question clé qui taraudait les esprits des investisseurs (et du notre) depuis plusieurs mois. D’après les Minutes de la Fed, les responsables de la Réserve fédérale (Fed) sont tombés d'accord pour débuter une éventuelle réduction du bilan de la banque centrale américaine plus tard dans l'année. Tout ne semble pas pour autant réglé. En effet, il va falloir déterminer tout d’abord le rythme de la diminution d’un bilan hallucinant de près de 4'500 milliards de dollars.

Ensuite il va falloir savoir conjuguer hausse des taux d’intérêt et maintien (voire accélération) de la croissance américaine. Il ressort des minutes que pratiquement tous les responsables monétaires ont convenu que le calendrier d'un changement de politique dans la gestion du bilan devait dépendre des conditions économiques et financières et qu'ils préféraient dans l'ensemble réduire ou arrêter les investissements à la fois en obligations du Trésor et en créances hypothécaires.

e. Garder une marge de manœuvre

Certains responsables de la Fed pourraient vouloir conserver une marge de manœuvre en matière de rachats d'actifs notamment si l'économie se retrouve confrontée à des chocs inattendus.

Selon les Minutes publiées hier soir, ils ont toutefois prévenu que les rachats d'actifs reprendraient uniquement si « des conséquences économiques substantiellement défavorables justifiaient une politique monétaire plus accommodante que ce qui pourrait être assuré en abaissant le taux des fonds fédéraux à sa limite inférieure effective ».

f. Les actions commencent à être chères

C’est certainement la seule surprise de ces Minutes : Le marché des actions commencerait à être cher. C’est effectivement ce qu’il ressort du rapport où certains membres pensent que l’actuelle valorisation des actions américaines est assez haute par rapport aux normes classiques de valorisation. Ce qui suggère donc un risque de correction.

3. Le secteur de la grande distribution est-il mort ?

Sears, Nordstrom, L Brands et Macys et la plupart des valeurs de la grande distribution qui s’effondrent en bourse, les incertitudes qui s’accumulent et un futur incertain, il n’en fallait pas plus pour qu’un secteur qui autrefois était l’un des fleurons de l’économie américaine devienne un paria. Analyse.

a. L’effet Trump

L’élection surprise de Donald Trump comme nouveau président des Etats-Unis fût un séisme pour la politique, mais également pour plusieurs secteurs et notamment le secteur de la grande distribution. Le renvoi de millions de clandestins (de quoi bouleverser l’emploi dans de nombreuses chaînes) et l’augmentation drastique les droits de douane vias à vis des importations en provenance du Mexique et de la Chine (rappelons que les américains ont importé pour 482 milliards de dollars de biens chinois en 2015) ou l’instauration d’une TVA (qui n’existe pas aux Etats-Unis) font planer le pire pour ce secteur.

b. La taxation va impacter le secteur

La mise en place d’une « border-adjusted tax » (BAT), c’est à dire une taxe aux frontières, est présentée comme la réforme clé de la nouvelle administration. La président Donald Trump pourrait également invoquer une loi d’urgence de 1977, qui permet de prendre des mesures temporaires en cas de menace jugée « exceptionnelle » pour l’économie, et d’imposer des droits de douane individuels contre des entreprises, sans trop de risques juridiques. Le secrétaire du Trésor, Steven Mnuchin, a aussi rassuré les investisseurs en annonçant que la réforme fiscale « très importante » sera votée avant les vacances du Congrès en août. L’idée serait de concevoir un système de taxation (qui n’est pas directement comparable à la TVA Européenne) basé sur la combinaison d’une taxe sur la balance commerciale et d’une sur la consommation locale importée. Ceci aura un effet sur la grande distribution qu’on le veuille ou non (les enseignes sont sensés récupérer ce « déficit » à travers une baisse des impôts).

c. La hausse des taux va impacter le secteur

C’est une lapalissade de dire que la grande distribution est extrêmement consommatrice d’espace. Et qui dit espace dit location et remboursement. La décorrélation entre les volumes de transaction dans le secteur de la grande distribution et les prix de location s’est accrue depuis le début 2015 et devrait poursuivre ce momentum dommageable pour les marges de la grande distribution.

Ce qui a bien évidemment aussi un impact sur le cours de bourse de la grande distribution (moyenne des 8 plus grandes enseignes).

d. La paralysie se fait déjà sentir

Comme nous le rappelions début décembre 2016, la première réaction des consommateurs américains à l’élection de Donald Trump pourrait être le report de plusieurs achats dont les achats d’automobiles (ce qui s’est d’ailleurs vu au mois de mars) et potentiellement de biens immobiliers. La deuxième réaction pourrait être une hausse des prix (dans la grande distribution notamment) due au renchérissement des produits importés.

e. Le mal vient cependant d’ailleurs

Le récent appel à l’aide (« Nos résultats opérationnels historiques indiquent qu’il existe un doute substantiel quant à la capacité de l’entreprise à poursuivre son activité ») lancé par Sears, une enseigne créée il y a 131 ans et qui fût dans les années 1960 le plus grand distributeur du monde n’est pas vraiment une surprise. Voilà des années que Sears, comme beaucoup de ses concurrents, dont Macy’s ou JCPenney, affronte des vents contraires avec une classe moyenne qui s’étiole et des habitudes de consommation qui évoluent. Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord les erreurs stratégiques. En décidant comme beaucoup d’enseignes de créer des unités totalement autonomes, les patrons de plusieurs grandes enseignes ont oubliée purement et simplement la culture d’entreprise qui était tellement cher aux américains.

Ensuite, c’est bien évidemment la montée en puissance du commerce électronique. Le mode de consommation et le comportement des consommateurs se sont en effet transformer profondément et durablement beaucoup plus rapidement que prévu. Des changements auxquels certains distributeurs n’étaient pas préparés. Le e-commerce s’est développé d’une manière fulgurante depuis le début des années 2000.

Les consommateurs ont littéralement déserté les magasins (l’évolution du CyberMonday par rapport au BlackFriday est là pour le prouver) pour privilégier leurs achats sur internet, cela signifie une révolution du mode de consommation et de redoutables conséquences que n’ont pas pris en compte par les grandes enseignes.

Enfin, le comportement du consommateur a évolué. Ce dernier souhaite consommer autrement, non pas moins mais mieux, et il est de plus en plus exigeant envers l’offre alimentaire et en terme de qualité d’habillement. Le commerce de proximité (même aux Etats-Unis !), davantage tourné vers le client, a été totalement négligé.

Certaines enseignes ont tenté de s’adapter en adoptant le concept du drive qui permet de faire ses courses chez-soi, puis de venir les récupérer directement à l’enseigne. Mais c’est une goutte d’eau pour ce secteur.

f. Conclusion

Le secteur de la grande distribution (alimentaire et non-alimentaire) vit un tournant majeur pour son avenir car plusieurs facteurs négatifs s’accumulent. Ne pas comprendre par exemple que l’avenir passe obligatoirement par le e-commerce est une erreur monumentale. Amazon vient d’annoncer le recrutement de 100'000 personnes dans les 18 prochains mois et a, il y a bien longtemps (en 2015), dépassé la capitalisation boursière de WalMart.

Si c’est aujourd’hui le secteur américain qui est touché de plein fouet, demain ce sera le secteur européen. Forcément.

4. Aujourd’hui

Aujourd’hui, nous suivrons avec attention la réunion de la banque centrale en Inde et des chiffres sur l’emploi aux Etats-Unis. Les investisseurs auront aussi les yeux braqués vers le début de la rencontre au sommet entre le président américain son homologue chinois.

Les indices européens devraient ouvrir en baisse ce matin suite à la publication des Minutes de la Fed qui évoquent un risque de correction du marché des actions et une incertitude quant à la future politique budgétaire de Donald Trump. Le momentum haussier est testé….

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en baisse ce matin dans le sillage du retournement de tendance sur les marchés américains hier soir. La Japon souffre plus que les autres indices à cause d’un retour de la vigueur du Yen face au dollar. Le support clé des 110 est testé et la devise japonaise revient à ses hauts niveaux de novembre 2016 juste après les élections américaines.

Actualité

La Suisse a dégringolé au classement de la compétitivité touristique du Forum économique mondial (WEF). En l'espace de deux ans, elle a perdu de sa capacité à attirer les touristes et recule de quatre places pour terminer 10e sur 136 pays. Sur une échelle de 1 à 7, l'indice helvétique de la compétitivité touristique s'inscrit à 4,9, selon le dernier rapport du WEF. Lors de la précédente édition datant de 2015, la Suisse affichait un score de 5 et le 6e rang sur 141 pays examinés.

Donald Trump a remanié son Conseil national de sécurité (NSC), en excluant son conseiller Steve Bannon, a-t-on appris auprès de la Maison blanche.

Le président américain, Donald Trump, a déclaré que les Etats-Unis allaient "renforcer" leurs capacités militaires pour répondre à la menace nord-coréenne et a réaffirmé que toutes les options étaient envisagées.

Une coalition de 17 Etats américains a déposé un recours contre les mesures de l'administration Trump en matière d'environnement, signe des divisions grandissantes provoquées par la nouvelle politique de Washington sur le réchauffement climatique.

Energie / Utilities

► General Electric étudie la possibilité de vendre son activité historique d'éclairage grand public. Le conglomérat industriel américain a sondé des banques d'affaires au sujet de cette éventuelle cession, susceptible de lui rapporter quelque 500 millions de dollars d'après des sources proches du dossier. Rien ne garantit cependant qu'une transaction aura lieu.

► La ministre de l'Ecologie française a déclaré espérer que le conseil d'administration d'EDF acterait la fermeture de Fessenheim et mis en garde les administrateurs du groupe contre toute décision contraire qui porterait, selon elle, atteinte aux intérêts de l'électricien.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole est en légère baisse ce matin en Asie suite à la publication hier d’une forte augmentation des stocks de brut américain.

Industrie / Minières / Automobile

► Arianespace a indiqué à Reuters chiffrer à plusieurs millions d'euros l'impact financier du conflit social en Guyane, qui a entraîné le blocage du site de lancement de la fusée Ariane à Kourou. La société européenne, détenue à 74% par Airbus Safran Launchers, coentreprise à parité entre Airbus et Safran, confirme cependant son objectif de 12 lancements cette année, a déclaré une porte-parole.

► AccorHotels a annoncé l'acquisition d'Availpro, société française spécialisée dans les logiciels d'aide à la gestion hôtelière. Cette acquisition vient compléter celle de Fastbooking, réalisée en 2015, et "permettra aux hôteliers (...) d'accéder à un ensemble d'outils de pilotage et de services d'accompagnement permettant d'optimiser leur distribution en ligne et d'accroître leur chiffre d'affaires", indique AccorHotels dans un communiqué.

► La Commission européenne devrait autoriser sans conditions le rachat par Rockwell Collins de B/E Aerospace pour 6,4 milliards de dollars, ont dit deux sources proches du dossier.

► Dufry a conclu un contrat avec le croisiériste espagnol Grupo Pullmantur pour exploiter 2000 m2 de magasins sur quatre navires jusqu'en 2022, a-t-il annoncé. La société proposera toute la gamme de produits hors taxe à bord.

Financières

► BNP Paribas a annoncé la cession de sa part de 120 millions de dollars dans le projet américain controversé d'oléoduc souterrain "Dakota Access" (DAPL). La banque française précise que sa décision a été prise à l'issue d'une revue du projet et d'une consultation de tous les actionnaires pertinents, et indique qu'elle n'a plus d'exposition au DAPL.

► Le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle d'une filiale de BNP Paribas, accusée d'avoir commercialisé des prêts immobiliers controversés, a appris l'AFP de source judiciaire.

Informations et Technologies

► Vivendi a informé la Commission européenne qu'il pourrait contrôler "de facto" Telecom Italia après la désignation par l'assemblée générale des actionnaires de l'opérateur télécoms italien d'un nouveau conseil d'administration le mois prochain, ont dit trois sources proches du dossier.

Consommation

► Danone a obtenu l’accord du tribunal pour finaliser l’acquisition de WhiteWave

Pharmaceutique

► La Chambre américaine des représentants ne votera pas sur un projet de loi visant à remplacer l'Obamacare avant d'entamer une pause de deux semaines pour cause de vacances de printemps, a annoncé un élu républicain

► Le système d'hémoculture automatisé de bioMérieux a reçu l'accréditation 510(k) de l'agence américaine du médicament, qui permet sa commercialisation aux Etats-Unis. "BacT/ALERT VIRTUO" est ainsi disponible outre-Atlantique et dans les pays reconnaissant le marquage CE.

► Novartis s'est offert les droits hors Europe pour un lubrifiant ophtalmique développé par l'américain Lubris. L'ECF843, une forme recombinée de lubricine humaine, a démontré en étude de phase II un potentiel de soulagement immédiat des symptômes de sécheresse oculaire


 

 
 



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