La morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

lundi, 20.03.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la croissance des salaires en zone euro ainsi que le début de la réunion de l’Eurogroupe.

L'analyste de Mirabaud Securities

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont en légère baisse à l’entame d’une semaine qui sera marquée par l’absence de statistiques économiques importantes.

C’est donc les discours de plusieurs membres de la réserve fédérale américaine (Fed) qui seront à l’honneur ces prochains jours. Esther George, la présidente de la Fed de Kansas City, aura tout d’abord l'occasion de s'expliquer lors d'une conférence à Washington. Ensuite, la Banque de réserve de Boston publiera le même jour le texte d'un discours de son président Eric Rosengren.

Ensuite jeudi, la présidente de la Fed, Janet Yellen, ouvrira une conférence de deux jours sur l'éducation au cours de laquelle s'exprimeront également ses collègues Neel Kashkari (Minneapolis) et Charles Evans (Chicago).

Enfin, James Bullard, le président de la Fed de St Louis, clôturera vendredi cette séquence de la Fed en prononçant à Memphis un discours sur la situation économique et la politique monétaire. Malgré tout il ne faudra pas trop attendre de ces commentaires à peine une semaine après la hausse des taux d’intérêt directeur américain d’un quart de point. On se souvient que si les Dot Plots nous ont montré qu’il pourrait y avoir encore 2 hausses de taux cette année, c’est bien la data depency qui dictera l’évolution des taux et des … indices.

Se pose alors la délicate question de savoir si les indices vont rester dans le no man’s land dans lequel ils se trouvent depuis le début mars (2 mars 2017 : Premier objectif atteint – Morning & Synthèses EU Mirabaud Sec) ? Et la réponse n’est pas si simple que ça.

En effet, pour avoir cette fameuse troisième jambe de hausse aux Etats-Unis (l’anticipation de réindustrialisation étant la première et l’anticipation de réduction d’impôt étant la deuxième), les investisseurs demandent maintenant des éléments concrets, à savoir des statistiques économiques (américaines et européennes) probantes et/ou les détails du programme économique de Donald Trump (on songe en particulier à la réforme des impôts).

Cela étant dit, l’on ne peut donc pas exclure que la situation actuelle puisse ne pas durer un certain temps et tirer en longueur plusieurs mois (comme cela est souvent de coutume en été), au désespoir des investisseurs.

L’élément positif réside cependant dans le fait que le consensus est de plus en plus négatif concernant l’évolution des indices (à contrario donc)….


Les indices américains ont fini en très légère baisse vendredi soir dans une séance marquée par le manque d’enthousiasme et la digestion par les investisseurs d’une semaine pleine d’informations économiques et politiques majeures. Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a cependant pris 0,1%, le S&P 500 0,2% et le Nasdaq 0,7%.

L'indice S&P des valeurs financières a ainsi perdu 1,05%, recul sectoriel le plus marqué du jour, et Goldman Sachs (-1,72%) et JPMorgan Chase (-1,05%) ont accusé les plus fortes baisses du Dow Jones. Sur l'ensemble de la semaine, l'indice financier a perdu 0,94% ce qui correspond à sa deuxième plus mauvaise performance hebdomadaire depuis le début de l’année.

L'indice S&P des valeurs pharmaceutiques a reculé de 0,53%, subissant la deuxième plus forte baisse du jour.

À l’inverse, le secteur des Utilities a pris 0,58%, inscrivant la plus hausse la plus marquée de la séance, devant les télécoms (+0,55%) et les matières premières (+0,51%).

Le cours du pétrole et celui de l'or ont profité de l'accès de faiblesse du dollar pour inscrire une hausse infime. Le métal jaune a connu sa meilleure semaine depuis près d’un mois et demi mais a connu de fortes ventes au niveau de l’or physique.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissant à 2,502%, contre 2,536% la veille, et celui des bons à 30 ans à 3,109%, contre 3,146% précédemment.

Le dollar face à un panier de devises a connu sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis 8 mois. Au premier trimestre le billet vert a connu une baisse de 3% et est inchangé depuis mars 2015…

Les investisseurs devraient commencer à se focaliser sur l'élection présidentielle française qui fait figure de prochain test après l'échec des eurosceptiques du Parti pour la Liberté (PVV).

Statistiques américaines

Pour bien finir la semaine il y avait vendredi deux statistiques économiques importantes :

Hausse du moral des ménages

Le moral des ménages aux Etats-Unis a progressé en mars, selon les données publiées par l'Université du Michigan.

En détail, il s'est établi à 97,6 points, en hausse de 1,3 point par rapport à février (96,3). Le consensus tablait sur un indice à 96,8 points. Selon les responsables du sondage, le niveau global de la confiance des consommateurs est resté élevé au début mars en raison de la force renouvelée des conditions économiques actuelles et de l'extraordinaire influence des opinions politiques sur les perspectives économiques. Intéressant (ou inquiétant) de noter que parmi les sondés de sensibilité démocrate, l'indice des attentes est à 55,3 points et laisse entendre qu'une profonde dépression est imminente alors que parmi les républicains l'indice est à 122,4 indiquant qu'une période de forte croissance économique s'annonce. Finalement, ceux qui s'identifient comme indépendants ont un indice à 88,3 ce qui correspond à peu près exactement à la moyenne.

Production industrielle au plus haut de 9 ans

La production industrielle américaine est restée stable en février par rapport au mois précédent mais le phénomène est essentiellement dû à la clémence des températures cet hiver qui a réduit la consommation d'énergie.

En détail, la production des fournisseurs d'énergie a décliné de 5,7%. Mais la production des usines a augmenté de 0,5% et atteint un pic depuis juillet 2008. La production de biens durables et non-durables continue pour sa part de progresser régulièrement, suggérant une demande robuste de la part des entreprises et des consommateurs.

Le secteur minier a également enregistré une hausse de 2,7% de sa production en février. Par rapport au même mois de l'an dernier, la production industrielle a au total progressé de 0,3%, grâce notamment à une hausse de 1,2% de la production dans les usines et en dépit d'un recul de 7% de la production des utilities.

Les flux de la semaine

Suite à la lecture de l’excellente étude hebdomadaire publiée par Bank of America Merrill Lynch on a appris que les fonds obligataires avaient subi leurs premiers rachats nets en près de trois mois sur la semaine au 15 mars (précédant la hausse des taux d’intérêt américain d’un quart de point).

Les fonds actions de leur côté ont enregistré une onzième semaine consécutive de souscriptions nettes sur la période, à hauteur de 14,5 milliards de dollars.

Selon les conclusions de l’étude, le basculement des flux d'investissement des obligations, dont la valorisation est pénalisée par la remontée des taux, vers les actions, dont les cours sont soutenus par l'amélioration de la croissance mondiale et avec elle des perspectives de bénéfices, se poursuit.

Depuis le début de l'année, les fonds investis en actions ont collecté 97 milliards de dollars tandis que ceux dédiés à l'obligataire ont collecté 79 milliards de dollars.

Sur la semaine du 15 mars, les sorties sur les fonds obligataires n'ont cependant été que de 100 millions de dollars, dont 5,7 milliards de dollars de rachats sur les fonds investis en obligations à haut rendement, soit le montant de sorties nettes hebdomadaires le plus élevé enregistré en plus de deux ans.

Les autres fonds obligataires ont bénéficié d'entrées nettes, en particulier ceux investis en obligations en catégorie d'investissement (+3,1 milliards de dollars) et en dette émergente (+700 millions de dollars).

Sur les fonds actions, ceux investis en actions américaines ont enregistré leurs souscriptions nettes les plus élevées en treize semaines à hauteur de 12 milliards de dollars tandis que ceux dédiés aux actions japonaises ont bénéficié d'une dixième semaine consécutive d'entrées nettes à hauteur de 1,2 milliard de dollar.

Les fonds investis en actions européennes ont subi des sorties nettes limitées (-200 millions de dollars) mais ceux spécialisés sur les actions émergentes, pénalisées par la perspective d'un renchérissement des coûts de financement en dollar, ont connu les rachats les plus élevés en onze semaines, à hauteur d'un milliard de dollars.

Finalement, les fonds dédiés aux métaux précieux ont aussi subi le contrecoup de l'anticipation d'une hausse des taux par la Fed avec des rachats nets au plus hauts en neuf semaines (-300 millions de dollars).

Fait-il se fier aux prévisions ?

Pour faciliter les projections économiques d’un pays, préparer et adapter des projets à moyen / long terme, prendre des décisions face aux évènements en cours il est souvent important et intéressant de se fier aux modèles de prévisions économiques.

Lorsqu’il s’agit de la croissance américaine, nous vous parlons souvent du modèle de la Réserve fédérale d’Atlanta qui s’appelle GDP Now. Cependant, ce dernier, qui historiquement « collait » avec la réalité, s’est récemment avéré avoir des failles. Est-ce la fin des modèles de prévisions économiques ? Analyse et synthèse.

Un exemple flagrant

Pour prévoir la croissance économique américaine du premier trimestre 2017 qui se terminera dans près de 10 jours, nous avons donc pris en considération deux modèles économiques réputés « sérieux ». D’un côté le fameux modèle de la Fed d’Atlanta (GDP Now) et d’un autre le modèle de la réserve fédérale de New York. Et la différence est plus que surprenante puisqu’elle est proche de … 2% !

En effet, selon la Fed d’Atlanta, l'économie américaine devrait enregistrer au premier trimestre une croissance de seulement 0,9% en rythme annualisé (ce qui serait l’une des plus faibles croissances depuis près de 3 ans), après la publication des dernières données sur l'emploi, les ventes au détail, les prix à la production et les mises en chantier.

Si l’on regarde maintenant le modèle de la Fed de New York le même PIB américain devrait connaitre une croissance de … 2,83% au premier trimestre en se basant sur les derniers indicateurs concernant les ventes de détail, le logement, la construction et la production manufacturière.

Les raisons de la différence

Il y a plusieurs raisons qui expliquent cette différence flagrante de prévision économique. Tout d’abord, les 2 modèles ne se fient pas exactement aux mêmes données économiques et n’y apportent pas le même poids. Le modèle GDP Now donne beaucoup plus d’importance aux « ventes au détail » que le modèle de la Fed de New-York qui lui donne plus de crédit à toutes les statistiques en lien avec l’industrie.

La deuxième raison de cette importante différence est aussi à mettre sur la marge d’erreur que se laissent les modèles prévisionnels. Dans nos deux cas, il est de 1%. C’est-à-dire que l’on pourrait se retrouver en définitive à une croissance de 1.9% (la moyenne ci-dessous en orange dans le graphique ci-après) au premier trimestre qui pourrait arranger tout le monde.

Mais n’est-ce pas tricher ? En effet, à la base, le modèle de la Fed de New-York nous prédit une accélération de la croissance américaine alors que d’un autre le modèle d’Atlanta affirme que la croissance américaine est en train de ralentir….

Se pose alors la délicate question de savoir à quoi sert réellement aujourd’hui les modèles de prévision économique ?

Impossibilité de se fier aux modèles prévisionnels

Les phénomènes incertains auxquels nous assistons dernièrement liés aux comportements humains et sociaux démentent toutes les prévisions. Ils rentrent mal dans des modèles économiques à bases de logique binaire, mathématiques linéaires, données historiques et lois de probabilité précises.

En effet, les consommateurs, producteurs, investisseurs, emprunteurs, prêteurs, entreprises, institutions publiques peuvent réagir de façon imprévue. Ils sont en effet sujets à divers biais comportementaux. Ces effets capricieux s'accordent mal à des équations mathématiques et aux recours à des données statistiques du passé.

On l’a vu dernièrement avec la réaction des marchés et l’évolution économique de la Grande-Bretagne après le Brexit. Alors que 100% des modèles économiques pariaient sur un effondrement de la croissance britannique dans les mois qui ont précédé le référendum, c’est le contraire qui s’est produit. Le taux de chômage britannique est même tombé à un plus bas de 40 ans sur la période novembre-janvier !

Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien

Même les têtes pensantes du monde économique admettent dernièrement que les prévisions économiques sont impossibles à maitriser. On se souvient qu’en août 2016, la présidente de la réserve fédérale américaine (Fed), Janet Yellen avait officiellement admis qu’elle n’avait pas la moindre idée de ce qui se passerait en terme d’évolution des taux d’intérêt les 3 prochaines années puisque 70% des projections de la Fed laissaient entendre que les taux directeurs pourraient évoluer entre … 0% et 5%.

Focus on reality

Aujourd’hui, il serait faux d’ignorer les probabilités de base car ça serait comme piloter en aveugle. Mais il faut-il être conscient que ces lois appliquées aux phénomènes humains et sociaux, supposent une certaine indépendance de comportement des acteurs entre eux.

Si nous aimons souvent vous faire part de plusieurs statistiques historiques, il est aussi évident qu’il faut continuellement se poser la question de savoir quelle sera la prochaine étape, et la suivante après celle-ci au-lieu d’extrapoler sur des modèles qui ne peuvent pas être appliqués au cycle économique dans lequel nous nous situons.

Les modèles peuvent être améliorées en imaginant de nouveaux scénarios à entrer comme paramètres (comme nous tentons souvent de le faire) pour pouvoir rapidement repérer ces situations possibles dès qu'elles donnent des signes d'émerger.

Vient alors notre précepte de base que nous essayons de mettre tous les jours à profit et qui s’intitule : Ignore mathematical models, focus on reality.

Les raisons du refus

Lors de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) la semaine passée, on savait qu’un seul des membres du FOMC avait voté contre une hausse des taux d’intérêt directeurs. Il était intéressant de savoir pourquoi. Le président de la Fed de Minneapolis Neel Kaskhari, puisque c’est lui, a donné ses explications. Ce dernier a affirmé qu'il s'était opposé à un relèvement des taux lors de la dernière réunion de la banque centrale américaine car il estimait que l'environnement économique et financier ne justifiait pas un resserrement monétaire.

Il estime que les deux mandats de la Fed (plein emploi et stabilité des prix) n’ont pas encore été atteints.

Neel Kashkari considère aussi qu'il n'existe pas de preuve de multiplications des pressions inflationnistes et qu'il ne semble pas y avoir de risques urgents en matière de stabilité financière, dans un environnement économique mondial globalement stable.

Le responsable indique toutefois que les prix des actions, de l'immobilier et en particulier de l'immobilier commercial, apparaissent un peu élevés sans pour autant parler de bulle.

Selon lui, la Fed possède des outils pour gérer une poussée d'inflation mais dispose désormais de moins d'options si de nouveaux problèmes économiques devaient se présenter.

Pour ces raisons, et dans la mesure où la politique monétaire est quelque peu accommodante, le président de la Fed de Minneapolis considère qu'il n'est actuellement pas nécessaire de rehausser les taux d’intérêt directeur américain.

Finalement, Neel Kashkari souhaiterait que la Fed définisse une stratégie sur la réduction de son bilan avant de procéder à de nouveaux relèvements de taux. Il suggère que la première étape pour normaliser un bilan serait de publier un plan détaillé sur la façon dont le FOMC va précisément s’y prendre pour réduire le bilan et indiquer quand ce processus démarrera.

Cette semaine

Aujourd’hui nous nous intéresserons à la croissance des salaires en zone euro ainsi qu’au début de la réunion de l’Eurogroupe.

Demain, c’est la Grande-Bretagne qui sera à l’honneur avec la publication des chiffres de l’inflation et le discours du gouverneur de la BoE Mark Carney.

Mercredi, nous analyserons les chiffres de l’import/export au Japon et plusieurs statistiques économiques américaines en lien avec l’immobilier.

Jeudi, il ne faudra surtout pas manquer les ventes au détail en Grande-Bretagne, ainsi que le discours de la présidente de la Fed Janet Yellen.

Vendredi finalement, nous suivrons avec attention les PMI en zone euro et particulièrement en Allemagne. Les commandes de bien durable aux Etats-Unis ne seront pas à négliger non plus.

Les indices européens devraient ouvrir sans réelle tendance ce matin dans le sillage de la clôture des indices américains vendredi soir. En l’absence de statistiques économiques importantes, la tendance devrait être dictée par les propos du président américain concernant ses futures réformes.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent en légère baisse ce matin sans grande conviction après une semaine des plus agitée qui a vu la Fed remonter ses taux et la BoJ de plus en plus proche d’une normalisation de sa politique monétaire.

Au moment où Donald Trump plaise pour un certain protectionnisme, la défense se durcit. En effet, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, ont plaidé dimanche soir pour le libre-échange et des marchés libres et ouverts.

Les premiers signes d’une guerre commerciale ?

Signalons que le Nikkei est fermé ce matin pour cause de jour férié.

Actualité

La Corée du Nord a annoncé dimanche avoir testé un nouveau moteur de fusée très puissant sur le pas de tir de Tongchang-ri.

Les conservateurs allemands devancent les sociaux-démocrates d'un point de pourcentage dans un nouveau sondage réalisé à six mois des élections législatives du 24 septembre. Le bloc CDU-CSU (Union chrétienne démocrate, Union chrétienne sociale) est crédité de 33% des intentions de vote contre 32% au SPD, qui perd un point en une semaine dans cette enquête de l'institut Emnid pour le Bild am Sonntag. Le parti de gauche Die Linke est stable à 8% et les Verts gagnent un point, également à 8%. Le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) est quant à lui crédité de 9% des voix, un point de pourcentage de plus que la semaine dernière, tandis que les libéraux du FDP perdent un point mais se maintiennent à 5% des suffrages, le seuil à franchir pour être représenté au Bundestag.

Standard & Poor's a relevé d'un cran la note de la dette souveraine à long terme de Chypre, qui passe de "BB" à "BB+", tout en restant en catégorie spéculative. La perspective attachée à la note passe dans le mêdme temps de "positive" à "stable". L'agence de notation précise dans un communiqué que cette perspective stable reflète, d'un côté les progrès réalisés par le pays au niveau de l'équilibre budgétaire et de la croissance économique, et de l'autre le poids d'un montant de créances douteuses particulièrement élevé sur son système financier.

Standard & Poor's a confirmé les notes de crédit du Portugal, de l'Autriche et du Luxembourg, à respectivement BB+, AA+ et AAA, avec des perspectives "stables" attachées aux trois.

Standard & Poor's a dit avoir relevé la perspective attachée à la note "BB+" de la Russie de stable à positive, l'agence de notation disant s'attendre à une amélioration de la croissance du pays qui sort de deux années de récession. "Nous pensons que la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Russie va s'accélérer, s'établissant en moyenne à entre 1,7% par an entre 2017-2020, et nous voyons un moindre risque d'importantes sorties de capitaux, ce qui modère les pressions extérieures", précise S&P dans un communiqué. L'agence de notation a ajouté qu'elle pourrait relever sa note sur la Russie si l'économie du pays continuait à s'adapter à des cours du pétrole relativement bas.

La presse israélienne spécule dimanche sur de possibles élections anticipées après la décision de Benjamin Netanyahu de revenir sur un accord conclu avec un parti centriste partenaire de sa coalition gouvernementale. Un tel scrutin, avec deux ans d'avance, retarderait toute initiative diplomatique des Etats-Unis sur le conflit israélo-palestinien et pourrait également reporter une éventuelle inculpation du Premier ministre israélien pour des soupçons de corruption.

Energie / Utilities   

►               Total convoite une participation de 50% dans le projet iranien de South Pars estimé à quatre milliards de dollars, peut-on lire dans le rapport annuel du groupe pétrolier français publié qui détaille ses discussions avec les autorités iraniennes sur divers projets en 2016.

►               Le Parlement du Niger s'est prononcé à l'unanimité pour l'ouverture d'une enquête sur une vente présumée douteuse d'uranium dans laquelle serait impliquée le ministre des Finances et qui a donné lieu à un virement de 320 millions de dollars. Selon les informations publiées, et dont les députés d'opposition se sont émus, le nom de l'actuel ministre des Finances, Hassoumi Massaoudou, alors directeur de cabinet du président Mahamadou Issoufou, apparaît dans les documents liés à cette affaire où figure aussi le groupe nucléaire français Areva.

►               Meyer Burger a remporté une commande de 15 mio CHF de la part d'un client asiatique, a-t-il annoncé lundi. Ce contrat permettra au client, non identifié, de renforcer la production de cellules à haut rendement. La livraison et la mise en services de l'équipement sont prévues au second trimestre, selon un communiqué.

►               Engie a un projet de centrale photovoltaïque en Côte d'Ivoire. Le maire de Bouaké a annoncé hier lors d'un conseil municipal que l'énergéticien et ses services travaillaient ensemble à cette installation de 150 MW, a relayé l'agence de presse africaine APA. Engie a voulu investir en Côte d'Ivoire et a choisi la ville de Bouaké. Donc ce groupe s'est approché de la mairie c'est comme ça que nous avons décidé ensemble de l'installation de cette centrale solaire, a indiqué l'édile, Nicolas Youssouf Djibo.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole est en baisse ce matin en Asie malgré la faiblesse du dollar. Les craintes concernant la surproduction et le non-respect des accords d’Alger planent.

Industrie / Minières / Automobile

►               L'armée allemande envisage d'utiliser 13 Airbus A400M pour ses propres besoins, selon une lettre du secrétaire à la Défense adressée vendredi aux députés, qui indique que le ministère de la Défense n'a pas trouvé d'acquéreurs pour ces avions de transport militaire d'Airbus.

►               L'ancien président du conseil de surveillance de Volkswagen, Ferdinand Piech, négocie la vente d'une fraction importante de sa participation dans Porsche, a annoncé le groupe automobile de luxe, qui contrôle Volkwagen. Porsche a ajouté que les membres des familles Piech et Porsche, qui disposent d'un droit de préemption, négociaient le rachat de ces parts de Ferdinand Piech. Une éventuelle transaction pourrait modifier la structure du capital de Volkswagen, dont Porsche détient 52,2% des actions ordinaires.

►               Porsche va investir des centaines de millions d'euros dans des services numériques afin de générer les revenus nécessaires pour compenser une baisse anticipée des ventes de voitures au cours des années à venir, a déclaré vendredi le directeur financier de la filiale de Volkswagen. La demande croissante pour le partage de véhicules et pour des services de type VTC (voiture de transport avec chauffeur) finira par rendre, d'ici sept à 10 ans, l'utilisation à temps partiel d'une voiture aussi commode que le fait d'en posséder une, a souligné Lutz Meschke.

►               Les bureaux du président du directoire de Volkswagen Matthias Müller ont eux aussi été fouillés lors de la vaste perquisition menée mercredi dernier chez Audi dans le cadre de l'enquête sur les émissions polluantes affectant le groupe automobile, rapporte le journal Bild am Sonntag. Une centaine d'enquêteurs ont fouillé mercredi le siège d'Audi à Ingolstadt, en Bavière et son usine de Neckarsulm dans le Bade-Wurtemberg, ainsi que le siège de la maison mère d'Audi, Volkswagen, à Wolfsburg, en Basse-Saxe.

►               Le rachat d'Opel par PSA Group apporte au constructeur français une nouvelle dimension pour réaliser ses projets d'expansion à l'international, déclare un représentant de la famille Peugeot dans un entretien publié dimanche par le journal allemand Welt am Sonntag.

►               Le ministère italien de l'Economie a reconduit en fin de semaine les patrons de Enel et de Eni, mais a changé les têtes de Leonardo et de la Poste italienne.

►               Le 6 mars dernier, ArecelorMittal et son partenaire Marcegaglia avaient officialisé le dépôt d'une offre de reprise de l'aciérie Ilva, la plus grande d'Europe, située en Italie, près de Tarente. Le montant de la proposition n'avait pas été rendu public. Le consortium, appuyé financièrement par Intesa Sanpaolo, avait uniquement indiqué prévoir 2,3 milliards d'euros d'investissements en plus du montant du rachat. Selon les informations obtenues par l'Agence Reuters auprès de plusieurs sources, ArcelorMittal aurait offert 1,6 MdE, ce qui représenterait donc un investissement global de 3,9 MdsE.

Financières

►               Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca ont dit avoir informé les autorités qu'elle avaient l'intention de solliciter une aide de l'Etat italien pour combler un trou dans leur bilan. Dans des communiqués séparés mais presque identiques, les deux banques italiennes précisent avoir dit au ministère de l'Economie, à la Banque d'Italie et à la Banque centrale européenne (BCE) qu'elles voulaient demander à Rome une recapitalisation préventive.

►               Les juges d'instruction chargés de l'enquête ouverte contre UBS pour démarchage illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale devraient rendre une ordonnance de renvoi de la banque suisse en correctionnelle dans les jours à venir, a-t-on appris dimanche de source judiciaire. "L'ordonnance de renvoi est attendue en début de semaine", a-t-on dit, confirmant une information du Journal du Dimanche. Une telle décision entérinera l'échec des négociations engagées par UBS avec le Parquet national financier (PNF) pour éviter un procès dans le cadre d'une "convention judiciaire d'intérêt public (CJIP)", une possibilité ouverte par la loi Sapin 2 adoptée fin 2016 et dont le décret d'application est attendu début avril. Selon le JDD, la banque refuse le montant de la transaction proposée par la justice française, qui serait de 1,1 milliard d'euros, soit le montant de la caution qu'elle a déjà versée.

►               Boris Collardi, le directeur général de Julius Bär estime que son institut est très bien positionné sur le marché en forte croissance d'Asie. Ces dix dernières années, Julius Bär s'est hissé parmi les dix principales adresses et va encore investir, a-t-il déclaré dans une interview au "Tages Anzeiger" (édition du 18 mars). Actuellement Julius Bär travaille à la réalisation d'une nouvelle plateforme informatique en Asie. Le groupe veut gagner des parts de marché en Asie. Il est encore possible de croître fortement à Singapour, en Indonésie ou aux Philippines, selon le patron. Dans ces pays, la classe moyenne ne fait que lentement se développer. En Grande-Bretagne, la faiblesse de la livre ouvre des opportunités d'acquisitions, selon le CEO. La place financière britannique a un besoin urgent de succès. Si Julius Bär devait y acheter quelque chose, les autorités locales l'accueilleraient certainement avec bienveillance. Le CEO est sûr que dans deux ou trois ans, le marché britannique sera de nouveau en forme. Quant à savoir s'il y a quelque chose à acheter actuellement, le CEO n'en sait rien.

►               Deutsche Bank a annoncé dimanche l'émission de 687,5 millions d'actions nouvelles dans le cadre de son augmentation de capital de huit milliards d'euros dont la période de souscription s'ouvrira mardi pour une durée de deux semaines. Le prix de souscription sera de 11,65 euros et le ratio de souscription de 2:1. Les actions nouvelles donneront droit à un dividende au même titre que les actions existantes, a ajouté la banque.

Informations et Technologies

►               Havas a annoncé à l'AFP qu'il retirait ses publicités de Google et YouTube destinées au marché britannique, après une polémique sur des bannières et vidéos publicitaires placées sur des contenus inappropriés ou choquants

►               Apple prévoit d'investir 3,5 milliards de yuans dans quatre centres de recherche que le géant américain de l'électronique ouvrira cette année en Chine, au moment où ses ventes de téléphones peinent face à la concurrence locale. Le groupe a annoncé sur son site internet en chinois l'ouverture de deux centres de recherche et développement dans l'est du pays, à Shanghai et à Suzhou, ville proche de la capitale économique chinoise

►               Uber Technologies a annoncé dimanche un nouveau départ au sein de sa direction, celui de Jeff Jones, un expert en marketing qui avait été engagé il y a sept mois pour améliorer l'image de la société américaine de services. Jeff Jones avait rejoint le groupe de San Francisco en août en provenance du distributeur Target, dont il avait modernisé la marque en tant que directeur du marketing. Chez Uber, il était considéré comme ayant vocation à venir l'adjoint du directeur général, Travis Kalanick, puisqu'il occupait certaines responsabilités liées au poste de directeur général adjoint (DGA).

►               La branche indienne de Vodafone et l'opérateur indien Idea Cellular ont annoncé lundi leur fusion, devenant ainsi le plus gros opérateur d'un secteur en plein chamboulement. "Vodafone Group Plc et Idea Cellular ont annoncé aujourd'hui qu'ils sont parvenus à un accord pour fusionner leurs opérations en Inde", ont déclaré les deux entreprises dans un communiqué à la Bourse de Bombay.

►               Jour J pour Atos qui intègre la CAC40 à la place de Klépierre

Consommation

►               Unilever se prépare à vendre pour six milliards de livres de marques alimentaires, rapporte la presse dominicale britannique. Le groupe a décidé de céder ses marques de produits à tartiner comme la margarine Flora et beurre Stork, croit savoir le Sunday Times. Le Sunday Telegraph, qui cite aussi ce chiffre de six milliards de livres, ajoute que l'activité de produits à tartiner ("spreads") pourrait intéresser des fonds de capital-investissement Bain Capital, CVC ou Clayton Dubilier and Rice.

Pharmaceutique

►               Le fonds d'investissement activiste Elliott aManagement détient une participation dans le capital d'Akzo Nobel et pousse le groupe néerlandais de peintures et de chimie de spécialité à discuter avec l'Américain PPG, selon des sources proches du dossier.

La statistique du jour


 

 
 

 
 

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