La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

jeudi, 12.01.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la croissance allemande pour 2016, la production industrielle en zone euro et le Philly Fed aux Etats-Unis qui devraient apporter de la volatilité aux indices.

John F. Plassard*

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont dans le rouge au lendemain de la conférence de presse du nouveau président élu qui n’a pas apporté grand-chose en termes d’informations économiques mais a confirmé que Donald Trump restait … Donald Trump.

En un peu plus de 30 minutes, il a en effet réussi à se mettre à dos (ou confirmer la tension qui régnait avec) : La presse, les services de renseignement américain, le secteur de la pharma/biotech, le Mexique et la Chine. Pas très constructif donc, mais cela permet aux investisseurs d’espérer encore que le 20 janvier (ou dans les jours qui vont suivre cette date) le nouveau président annoncera quelque chose d’important concernant les réductions d’impôt (pour les individus mais aussi pour les entreprises).

Si les indices européens sont légèrement en baisse ce matin, il y avait pourtant de quoi se réjouir. Tout d’abord au niveau de la croissance allemande puisque celle-ci a augmenté de 1.9% (contre 1.7% de consensus) en 2016, au plus haut depuis 2011. Sans surprise l'activité économique en Allemagne a bénéficié principalement l'an dernier du dynamisme de la consommation privée et de la hausse des dépenses publiques liée entre autres à l'afflux de réfugiés. Ces deux évolutions ont plus que compensé la contribution négative (-0,1 point) du commerce extérieur, conséquence de la dégradation de la demande de plusieurs grands partenaires commerciaux de l'Allemagne. Le ministère de l’économie pense que cette bonne dynamique devrait se poursuivre en ce début d’année en tout cas.

L’autre bonne nouvelle concernait la production industrielle en zone euro. Cette dernière a augmenté de 1.5% en novembre contre un consensus situé à … +0.6% ! Sur un an la hausse est de 3.2% contre un consensus de 1.9%.... La raison de cette belle performance est à mettre sur le compte de la forte progression de la production de biens de consommation non durables (+2.9%) et de biens intermédiaires (+1.6%). La seule composante en baisse a été celle des biens de consommation durables (-0.1%).

Ces très bons chiffres ont mis un peu plus de pression sur la monnaie unique face au dollar. On revient ainsi à des niveaux du 8 décembre 2016 après avoir touché un plus bas le 20 décembre en clôturant 1.0388. On imagine que ce mouvement anti consensuel pourrait s’amplifier si le président Mario Draghi devait signaler quelques pressions inflationnistes la semaine prochaine lors de la réunion de la banque centrale européenne (BCE)….


Neil Young chantait : A dream that can last. Hier soir les marchés ont entamé ce refrain en finissant en hausse dans le sillage de la conférence de presse de Donald Trump (voir point 1) qui n’a rien dévoilé d’important et permis aux investisseurs de continuer à espérer que le 20 janvier des propositions économiques concrètes seront annoncées.

Les indices américains ont ainsi fini au plus haut de la séance et le Nasdaq a de nouveau battu un record historique (le 4ème de suite et 7ème séance de hausse consécutive).

Le secteur des biotechs et des pharmas a cependant souffert (l'indice des biotechnologiques du Nasdaq a abandonné lui pratiquement 3% après 6 séances consécutives de hausse !) après une phrase du président fraichement élu signalant qu’il y avait trop de laboratoires qui produisaient à l'étranger et qui vendaient trop cher une fois sur le sol américain. Résultat : Bristol Myers de -5,3%, Alexion de -4,9%, Biomarin de -4,8%, Mylan de -4,3%, Incyte -3,6%, Regeneron -2,3%, Pfizer (-1.82%) ou Johnson & Johnson (-1.23%).

Le S&P500 a été soutenu par les pétrolières (dans le sillage du baril remonté de +3,2% vers 52,4) et notamment Transocean +4,1%, Conoco +3,1%, Anadarko +2,9%, Nal Oilwell +2,1%, Marathon +1,5%.

Contre toute attente le prix du baril a en effet tenté un rebond important après une hausse des stocks américains. La faiblesse du dollar ayant été d’un grand soutien.

Au niveau des métaux, l’Or a poursuivi sa hausse en touchant les 1'200 dollars l’once (les prémisses d’une rotation du Bitcoin vers le métal jaune ?).

Sur le marché des changes, l'indice du dollar a touché un plus bas d'un mois en réaction à la conférence de presse, alors qu'il était en hausse auparavant. Il faudra surveiller ces prochains jours la tendance qui pourrait prendre de cours les investisseurs (attention à la réunion de la banque centrale européenne (BCE) la semaine prochaine) comme nous avertissions la semaine passée. Rappelons que le billet vert avait atteint un sommet de 14 ans de 103,820 le 3 janvier.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,366% contre 2,376% la veille, et celui des bons à 30 ans à 2,952%, contre 2,968% précédemment.

Les volumes ont été au-dessus de la moyenne journalière de ces 30 derniers jours.

Finalement la volatilité (VIX) s’est littéralement effondrée pour revenir à se niveaux de 2014.

La conférence de presse

Donald Trump tenait hier soir sa première conférence de presse en tant que président élu mais aussi depuis 162 jours exactement. Que fallait-il en retenir ? Notre analyse.

Les faits

Le président élu est apparu comme on l’avait laissé : Volontaire, conquérant, agressif, parfois brouillon mais surtout victime (selon lui) de la presse (250 journalistes étaient présents !). Comme on pouvait le pressentir hier, aucune précision sur ses promesses économiques au premier rang desquelles figuraient des allégements d'impôts, une réduction des réglementations touchant les entreprises et des dépenses d'infrastructures n’ont été données.

La conférence de presse a été dominée par l'affaire des documents prétendument compromettants que la Russie détiendrait à son sujet.

Les annonces

Les seules annonces « importantes » ont concerné cinq sujets :

  • Obamacare : Il y aura une abrogation/remplacement d'Obamacare (aucuns détails n’ont cependant été donnés)
  • Le mur : La priorité de Donald Trump semble être l'entame immédiate -de la construction du mur frontalier avec le Mexique, doublé par des barrières douanières imposées aux entreprises US rapatriant leur production vers les Etats Unis.
  • La Pharma : Selon le président élu il y aurait trop de laboratoires qui produisent trop à l'étranger et qui vendent trop cher une fois sur le sol américain. Il a indiqué qu'il fallait créer de nouvelles procédures d'appels d'offres pour l'industrie du médicament dans le but d'économiser des milliards de dollars.
  • L’emploi : L'objectif numéro un de Donald Trump est clairement l'emploi. Il s’est même laissé aller en affirmant que : "Je vais être le plus grand producteur d'emploi que le Bon Dieu ait jamais créé".
  • L’empire Trump : Pour éviter les conflits d'intérêts, les deux fils de Donald Trump vont diriger l'entreprise pendant la durée du mandat (ou des mandats) présidentiel (s).

Pas un mot sur les relations économiques avec l'Europe ou l'Asie -hors Chine- : les traités commerciaux non signés ne le seront pas (exit le TAFTA), pas un mot sur les relations avec l'Amérique du Sud.

Réaction de marché

Voici quelles ont été les réactions de marché après l’intervention du président élu :

  • Indices : Hausse
  • 10 ans américain : Forte baisse avant de se stabiliser
  • Dollar : Baisse
  • Pétrole : Hausse
  • Or : Hausse
  • Secteur impacté négativement : Pharma/Biotech

Conclusion

Toujours pas de programme économique mais un espoir qui demeure. Voilà ce qu’il faut retenir.

Les indices peuvent donc continuer de battre de nouveaux records. Il faudra cependant que le président élu annonce des éléments concrets très rapidement après son intronisation (notamment au niveau des baisses d’impôt) pour que le marché retrouve un deuxième souffle….

Il fallait s’en douter

Nous vous l’avons assez rappelé, la pression sur la devise chinoise (le yuan) a permis au Bitcoin de revenir sur le devant de la scène en tant que valeur refuge. Les chinois craignant que la banque centrale chinoise ne soit tentée de poursuivre ses contrôles de capitaux. Les données montraient que la majorité des échanges de bitcoins concernaient la Chine, où toute augmentation de la demande avait donc un impact significatif sur la valeur de la monnaie virtuelle.

Si le Bitcoin n’est pas officiellement reconnu en Chine, la monnaie virtuelle était cependant tolérée et rentre dans ce que l’on appelle une zone grise. Les échanges de Bitcoins permettaient entre autres de contourner les contrôles de capitaux tels que ceux existant en Chine.

Pourquoi est-ce que j’utilise le passé, c’est parce que les éléments sont en train de changer très rapidement. En effet, la banque centrale chinoise a annoncé avoir lancé une série de contrôles sur les échanges de bitcoins à Pékin et Shanghai.

Les contrôles concernent notamment les plateformes chinoises d'échanges de bitcoins BTCC, Huobi et OK Coin et visent à rechercher d'éventuelles irrégularités, dont des manipulations de marché, du blanchiment d'argent des financements illégaux selon les précisions de la Banque populaire de Chine. Après cette information, la monnaie virtuelle s’est bien évidemment effondrée de près de 10% sur la plate-forme européenne Bitstamp et cèdait plus de 13% face au yuan sur Huobi.

L’avenir de la volatilité de Bitcoin sera donc dépendant des décisions de gouvernement chinois.

61 – 5 ne fait pas zéro

La cour des comptes espagnole vient de publier une estimation provisoire (qui pourrait donc grimper encore) du coût du sauvetage des banques (donc de sa restructuration) depuis 2009. Et ces chiffres font froid dans le dos du contribuable espagnole.

Ce dernier aurait en effet payé depuis 7 ans près de 60.7 milliards d’euros, soit 8.7 milliards par année !

Rappelons ici que le secteur bancaire espagnol a été frappé de plein fouet par une bulle immobilière sans commune mesure entre 2000 et 2008 et avait dû faire l'objet d'un plan de sauvetage en 2012.

Le pays avait, entre autres, reçu 41,3 milliards d'euros de prêts européens. On se souvient aussi que le sauvetage de la faillite de la banque Bankia (regroupant plusieurs caisses d’épargne en difficulté) avait couté plus de 22 milliards d'argent public et qu’il faudra au moins encore 2 ans pour la privatiser….

Si le problème ne concerne pas réellement les montants astronomiques dépensés, il est plutôt au niveau de ce que l'Etat espagnol a réussi à récupérer depuis 2009 : 5 milliards (seulement) selon les dernières estimations du Fonds de restructuration bancaire (FROB) et de la Banque d'Espagne….

Pas de référendum mais une baisse des taux (long)

Bonne nouvelle : Le « nouveau » gouvernement italien de Gentiloni (ou plus exactement de transition) ne devrait pas faire face à des élections anticipées.

Mauvaise nouvelle : Le code du travail en Italie (véritable clé de voute de la réforme de l’économie italienne) ne sera pas réformé de sitôt.

La Cour constitutionnelle italienne (la plus haute juridiction d’Italie) a en effet rejeté la requête présentée par le premier syndicat de la péninsule (CGIL) en faveur de la tenue d'un référendum sur la réforme du code du travail. Cette réforme consistait notamment a facilité les conditions de licenciement.

Suite à cette annonce, le rendement des obligations souveraines italiennes à 10 ans a logiquement baissé.

Ceci confirme notre vision que 2017 devrait être une année extrêmement compliquée pour l’Italie. Non seulement parce que le gouvernement de transition aura les mains liées mais aussi parce que le pays devrait payer son manque de réformes passées.

On rappelle ici que l’Italie a été le pays qui a le moins investi en zone euro, bien moins que les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Espagne et même la France.

La récente publication de la hausse du taux de chômage (pour mémoire il s’est établit à 11.9% en novembre soit le niveau le plus élevé depuis juin 2015 avec une explosion des jeunes sans emploi (39.4%)) qui va à l’encontre de la tendance des autres pays de la zone est le prémisse d’un long chemin de croix.

Le Brésil serait-il sur le bon chemin

Après une Annus Horribilis, le Brésil serait-il sur le point de remonter la pente en 2017 ? Les derniers chiffres de l’inflation plaident en tout cas dans ce sens.

On a en effet appris que l'inflation avait clôturé l'année 2016 à 6,29%, en-dessous du plafond fixé par le gouvernement et la Banque centrale (+6.5%) avec la publication d’une augmentation de « seulement » 0.3% des prix au Brésil, soit le plus bas niveau pour un mois de décembre depuis 8 ans !

Si le chemin est encore long, puisque le gouvernement brésilien vise un objectif d’environ 4.55%, c’est une très bonne nouvelle dans un pays qui connaissait en 2015 une inflation de 10.7%.

Ce chiffre est très important car il a poussé la banque centrale a fortement baisser son taux d’intérêt (-0.75 point à 13%) hier soir.

Rappelons cependant que le pays fait face à une récession sans commune mesure avec une croissance de -3.8% en 2015 et de -3.5% (selon les estimations) en 2016. La faute à des scandales politiques ainsi qu’à des resserrements monétaires et budgétaires plus importants qu’escomptés.

Aujourd’hui

Aujourd’hui nous suivrons la croissance allemande pour 2016, la production industrielle en zone euro et le Philly Fed aux Etats-Unis qui devraient apporter de la volatilité aux indices.

Rappelons aussi que Janet Yellen fera une intervention publique.

Les indices européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin malgré l’espoir qui perdure après la conférence de presse de Donald Trump hier soir. La nouvelle baisse du dollar et la progression du Yen (qui revient à ses niveaux d’il y a 1 mois face au billet vert) commence à inquiéter les investisseurs….

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en baisse ce matin dans le sillage de la forte hausse du Yen qui revient à ses niveaux d’il y a un mois face au dollar. Il semble que la conférence de presse de Donald Trump ait laissé des traces. Et pas seulement au niveau des devises, mais aussi au niveau de la tension avec la Chine. En effet, le président chinois Xi Jin Ping a affirmé au forum de Davos que le populisme pouvait conduire à la guerre. Message à peine voilé en réponse aux affirmations du président américain fraichement élu qui a affirmé hier que la Chine n’avait aucun droit de construire des îles en mer Méridionale de Chine….

Au niveau des statistiques, on a pris connaissance ce matin d'excédent courant au Japon (son 29e d'affilée), en progression de 28% en novembre grâce à un retour dans le vert du solde commercial, a annoncé le ministère des Finances. Il s'est élevé à 1.415,5 milliards de yens (11,6 milliards d'euros au cours actuel), contre 1.105,9 milliards un an plus tôt. Cette hausse s'explique par la nette amélioration du compte des échanges de marchandises qui a dégagé un surplus de 313,4 milliards de yens, alors qu'il accusait en novembre 2015 un déficit de quasiment autant.

Actualité

Le président mexicain, Enrique Pena Nieto, a déclaré qu'il aborderait les négociations avec le prochain gouvernement des Etats-Unis dans un esprit d'ouverture et qu'il chercherait à négocier un accord qui bénéficie à la fois au Mexique et à son voisin américain. "Toutes les questions qui définissent nos relations bilatérales sont sur la table, y compris la sécurité, les migrants et le commerce", a déclaré Enrique Pena Nieto lors d'un discours devant un groupe de diplomates.

Le Portugal a levé 3 milliards d'euros de dette à dix ans lors d'une opération marquée par un taux d'intérêt en forte hausse, sur fond de prudence des investisseurs concernant les pays du sud de l'Europe, a annoncé l'Institut de gestion du crédit public (IGCP). Sous la forme d'un emprunt syndiqué, le Trésor portugais a placé ces obligations arrivant à maturité en avril 2027 au taux de 4,227%, nettement supérieur à celui de 2,973% consenti en janvier 2016, lors de la dernière émission comparable.

Theresa May a pris ses distances avec l'idée d'imposer une taxe annuelle de 1.000 livres à l'embauche de tout employé qualifié venant d'un Etat membre de l'Union européenne lorsque la Grande-Bretagne n'en fera plus partie, comme un de ses ministres a semblé le suggérer devant une commission parlementaire.

Energie / Utilities   

►               Areva a fixé à 4,50 euros le prix des actions nouvelles qui seront émises dans le cadre de sa recapitalisation et a annoncé que l'Etat français offrirait dans ce cadre la possibilité aux actionnaires minoritaires de sortir du capital. L'Etat compte ainsi déposer un projet d'offre publique de retrait, ce qui permettrait à des actionnaires tels que le Koweït (4,82% du capital), EDF (2,24%) ou Total (0,95%) de se désengager d'Areva SA, transformée en structure de défaisance pour rembourser les dettes et assurer l'achèvement de l'EPR finlandais.

►               Meyer Burger a décroché un contrat d'un montant de quelque 8 mio CHF pour sa plateforme de coupe à fil diamanté DW 288 Series 3. Cette commande émane d'un client européen existant dont l'identité n'a pas été dévoilée. La livraison et la mise en service interviendront au deuxième semestre 2017, indique le groupe

►               La notation crédit d’Engie n'est pas affectée par la vente de 4,1% du capital par l'Etat, indique Moody's dans un commentaire de recherche.

Prix du baril

Le prix du baril du baril de pétrole est en légère baisse ce matin en Asie malgré la baisse du dollar. Il semble que la hausse des stocks de brut américain publiée hier soir perturbe quelque peu.

Industrie / Minières / Automobile

►               United Continental Holdings a annoncé que ses Boeing 747 en activité depuis 1970 seraient retirés du service à partir du quatrième trimestre de cette année et non plus à partir de la fin de l'année 2018.

►               Volkswagen a annoncé avoir passé un accord de 4,3 milliards de dollars au civil et au pénal avec le gouvernement américain afin de boucler le dossier de la fraude aux tests d'émissions polluantes. Cet arrangement, marqué par la plus forte amende qu'ait jamais dû régler un constructeur automobile, doit encore être approuvé par le juge Sean Cox du tribunal de Detroit. Le ministère public américain a également inculpé six responsables anciens ou actuel de Volkswagen pour le rôle qu'ils ont joué dans ce scandale qui s'est étalé sur près de 10 ans et qui a été porté à l'attention du public en septembre 2015.

►               Inficon s'attend à dégager des résultats en nette hausse sur l'exercice 2016, a-t-il annoncé. Le bénéfice d'exploitation est attendu en progression de 25,6% à 50 mio USD, tandis que le chiffre d'affaires devrait augmenter de 11,2% à 310 mio, selon les résultats préliminaires non audités.

Financières

►               Axa annonce dans un communiqué avoir réalisé avec succès le placement auprès d'investisseurs institutionnels d'une émission d'obligations subordonnées d'un montant de 1 milliard de dollars à échéance 2047. L'émission a été réalisée en prévision du refinancement d'une partie des dettes existantes.

►               Le Royaume-Uni et l'Union européenne devraient chercher à conclure un accord sur la régulation financière de l'après-Brexit, dans le but de préserver la stabilité financière, a déclaré Mark Carney, le gouverneur de la Banque d'Angleterre.

Informations et Technologies

►               Les ventes mondiales d'ordinateurs personnels ont continué à baisser en 2016 pour la cinquième année consécutive, selon des estimations publiées par les cabinets de recherche Gartner et IDC. Gartner chiffre à 269,7 millions le nombre total d'unités écoulées, ce qui représente un recul de 6,2% comparé à 2015. IDC arrive à un total de 260 millions (-5,7%). Pour le seul quatrième trimestre, les deux cabinets évaluent la baisse des ventes à respectivement -3,7% et -1,5%. "Le marché du PC au sens large est statique, car les améliorations technologiques ne sont pas suffisantes pour entraîner une véritable croissance du marché", souligne Mikako Kitagawa, une analyste de Gartner, dans un communiqué. Elle explique que les nouveaux formats "deux en un" (avec des écrans qui se replient ou se détachent pour permettre un usage comme tablette), les efforts pour rendre les ordinateurs portables plus fins et plus légers tout en augmentant l'autonomie de la batterie, séduisent un marché d'utilisateurs "enthousiastes" et engagés, qui ne sont toutefois pas assez nombreux pour faire croître le marché.

►               La holding Fininvest, actionnaire de Mediaset, a fait savoir qu'elle n'avait reçu aucune proposition de Vivendi et qu'il n'y avait aucune négociation en cours avec le groupe de médias français.

Consommation

►               Richemont a enregistré au troisième trimestre de son exercice décalé 2016/2017, clos en décembre, un chiffre d'affaires en hausse de 6% à 3,09 mrd EUR et de 5% à taux de change constant (tcc), a indiqué le groupe. Les ventes de la division joaillerie ont rapporté 1,75 mrd EUR, soit un gain de 9% (8% tcc). L'horlogerie a généré durant cette période 813 mio EUR, un recul de 2% (-2% tcc). Pour la rubrique "autres", Richemont a engrangé une progression de 7% (+7% tcc) à 534 mio, précise le communiqué. Les résultats sont supérieurs au consensus qui tablait sur un chiffre d'affaires de 2,96 mrd EUR, une division joaillerie à 1,65 mrd et 780 mio pour l'horlogerie.

►               Sodexo a maintenu ses objectifs pour l'exercice 2016-2017, après avoir accusé, comme anticipé, un repli sensible de son activité lors du trimestre clos en décembre. Sur cette période, le chiffre d'affaires du groupe de services externalisés aux entreprises s'est établi à 5,45 milliards d'euros, contre 5,57 milliards d'euros un an plus tôt, soit un recul de 2,2% à données publiées et une baisse de 1,5% hors effets de changes et de périmètre. Par division, le chiffre d'affaires de l'activité de Services sur sites - qui gère la restauration collective - est ressorti à 5,24 milliards d'euros, en baisse de 2,8% à données publiées et en recul organique de 1,8%, tandis que celle de l'activité Services avantages & Récompenses - qui émet des titres de services prépayés - s'est établi à 216 millions d'euros, en hausse de 16,1% à données publiées et de 7,2% hors effets de change et de périmètre.

Pharmaceutique

►               Johnson & Johnson et Actelion se seraient mis d'accord sur un prix provisoire d'achat pour l'acquisition du laboratoire par le groupe américain. C'est du moins ce qu'a rapporté l'agence Bloomberg, citant une source "proche de la transaction". Actuellement, les discussions portent encore sur la valeur de l'unité qui serait séparée et comprendrait les activités de recherche et développement d'Actelion.

►               Roche a reçu l'homologation pour une nouvelle formulation de son médicament MabThera (rituximab) en Suisse auprès de Swissmedic. Désormais administré par voie sous-cutanée, le traitement cible les formes fréquentes de lymphome non hodgkinien, à savoir le lymphome folliculaire (LF) et le lymphome diffus à grandes cellules B (DLBCL), a annoncé le groupe pharmaceutique. La nouvelle formulation réduit sensiblement la durée d'administration, précise le communiqué. Cette dernière est désormais comprise entre cinq et sept minutes, contre environ deux heures et demie de perfusion dans le cadre de l'administration intraveineuse de MabThera.

►               Le Sénat américain a adopté une première résolution destinée à entamer la procédure de démantèlement de l'Obamacare, système élargi de protection médicale aux Etats-Unis, que le président élu Donald Trump souhaite voire achevée rapidement. La résolution a été approuvée par 51 voix contre 48 et va maintenant être examinée par la Chambre des représentants où elle devrait être également adoptée cette semaine.

La statistique du jour

* Mirabaud Securities LLP


 

 
 



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