La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

mardi, 22.11.2016

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la confiance du consommateur en zone euro et certaines statistiques sur l’immobilier américain.

John F. Plassard*

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont en hausse et pourraient connaître de nouveaux records historiques à la clôture de soir. La hausse est à mettre sur le compte de la poursuite de la progression du prix du baril de pétrole qui a touché ses niveaux d’il y a 1 mois. Un délégué nigérian de l'Opep a en effet déclaré que son organisation devrait trouver mardi prochain un consensus sur la mise en œuvre d'un plan de réduction de la production.

Si quelques statistiques économiques concernant l’immobilier américain devraient animer la journée, pas sûr qu’elles soient à même d’inverser la tendance qui a amener le Dow Jones à progresser 9 fois lors des 11 dernières séances….

Les jours se suivent et se ressemblent aussi en zone euro, mais concernant un sujet quelque peu différent : La politique monétaire accommodante de la banque centrale européenne (BCE). Si on jugeait dernièrement un prochain tapering envisageable, il semble que les membres de l’institution de Frankfurt se soient passé le mot : La politique monétaire restera accommodante ! Après Mario Draghi et d’autres membres, c’est maintenant au tour de Ignazio Visco, membre du conseil des gouverneurs de la BCE de confirmer que l'inflation ne montrait pas de signes d'augmentation persistante et restait une source de préoccupation. Il a insisté sur le fait que la politique monétaire de la BCE resterait accommodante et qu'elle ne pouvait pas être modifiée avant que ces conditions changent.

Finalement, signalons une mauvaise nouvelle (assez surprenante) concernant le secteur de l’horlogerie en Suisse. On a en effet appris que les exportations horlogères avaient chuté pour le 16ème mois consécutif en octobre. Si cela n’est pas réellement une surprise, c’est plutôt l’ampleur de la baisse (-16,4% en valeur nominale à 1,68 milliards de francs suisse en comparaison annuelle et -21.6% en terme réel) qui choc. Alors qu'un redressement était attendu pour le quatrième trimestre, les exportations horlogères ont enregistré leur plus forte baisse de l'année en octobre.

En termes de gammes, ce sont les montres de moins de 200 francs (prix export) qui ont affiché les replis les plus marqués: -22,6% en volume et -21,7% en valeur.

Au niveau géographique, Hong Kong, premier débouché, a enregistré une chute de 21,5% et les ventes vers les Etats-Unis (deuxième marché), ont également diminué de 16,5%.

C’est donc une nouvelle douche froide pour le secteur. Seul élément « positif », la baisse des ventes pourraient (en partie) être mise sur le compte de rachats de stocks de la part des manufactures.


Les indices américains ont fini en hausse hier soir dans la progression du prix du baril de pétrole et d’un regain de la confiance concernant le nouveau gouvernement américain qui commence à prendre forme.

Les 3 indices principaux ont battu leur record historique et fini au plus de la séance. Le Nasdaq qui était quelque peu à la traine après l’élection de Donald Trump a rattrapé son retard. Le S&P 500 n’est plus qu’à 2 points du niveau des 2'200 et le Dow Jones à 43 points des 19'000. Ces deux indices ont maintenant progressé de près de 8% par rapport aux bas du mercredi 9 novembre.

Le Russell 2000 (moyennes capitalisations) a progressé pour la 12ème séance consécutive, soit la plus longue série depuis … 13 ans !

Les indices poursuivent donc leur folle cavalcade et confirment le biais constructif que nous avons maintenu sur le marché des actions après le « choc Donald Trump » (qui n’est plus un choc pour personne maintenant).

Le prix du baril de pétrole a fini en forte hausse dans le sillage du regain de confiance des investisseurs concernant un potentiel accord de baisse de la production de l’Opep à la fin du mois, mais aussi que ce pacte puisse être rejoint par la Russie.

Le secteur technologique a été à la fête avec une progression de +1,5% pour Apple et +4% pour Facebook, qui a annoncé que son conseil d'administration avait autorisé des rachats d'actions pour un montant susceptible d'atteindre 6 milliards de dollars. Ses déboires post-électoraux semblent oubliés.

Aucune statistique économique américaine majeure n’était au rendez-vous.

Sur le marché obligataire, signalons que le 30 ans américain est repassé sous le seuil psychologique des 3%.

Le dollar a quelque peu décliné après 10 séances de hausse, reprenant son souffle (pour combien de temps ?).

Oublié le dollar fort qui pourrait perturber l’esprit des membres du FOMC puisque le vice-président de la Fed Stanley Fischer a déclaré que le raffermissement du dollar n'empêcherait pas la Réserve fédérale américaine (Fed) de faire ce qui lui semble approprié pour l'économie américaine.

Le sujet semble maintenant clos. À moins que les chiffres de l’emploi américain du 2 décembre ne soient catastrophiques ?

Fait assez étonnant, les pronostics concernant un hausse des taux d’intérêt américain en décembre prochain ont atteint hier les 100% !

Les indices n’ont pas été influencés par les derniers sondages inquiétants publiés par l’agence Gallup. En effet, les américains n’ont jamais (depuis l’histoire du sondage) eu la perception d’être aussi divisés.

Elément intéressant cependant, l’élection de Donald Trump n’a fait que confirmer une tendance qui était déjà bien entamée depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama….

Le pragmatisme

Pragmatisme : Etymologie : du grec pragmatikos, qui concerne l'action de pragma, action, affaire. Dans le langage courant, le pragmatisme est l'attitude d'une personne qui s'adapte à la réalité et qui préfère l'action pratique.

Important de connaître la définition du pragmatisme pour lire entre les lignes des dernières déclarations de François Villeroy de Galhau, membre du conseil des gouverneurs de la BCE. Ce dernier a en effet affirmé que la Banque centrale européenne (BCE) adopterait dans les mois à venir une « approche pragmatique » pour faire évoluer tous ses outils de politique monétaire face aux récents facteurs d'incertitude.

Il a confirmé qu’au cours des prochaines réunions de politique monétaire les membres de la BCE décideront, avec une approche « pragmatique », de la meilleure évolution au-delà du mois de mars de tous les outils à leur disposition. On songe bien évidemment au programme actuel de rachats d'actifs, qui arrive à échéance en mars 2017.

Le membre du conseil a exclu un arrêt brutal de la contribution de la BCE à sa politique accommodante en mars faisant ainsi écho au dernier message de Mario Draghi d’il y a 5 jours….

François Villeroy de Galhau a souligné que la BCE pouvait moduler de multiples manières l'utilisation de ses divers instruments pour faire face aux incertitudes provoquées par des événements tels que le vote en faveur du Brexit ou l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.

Pas question ici de Tapering mais plutôt d’action pratique (selon la définition).

Il faudra cependant oublier dans un premier temps les rachats d’actions. C’est en tout cas le message qu’a délivré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, en affirmant que l’institution sis à Frankfurt n'avait jamais abordé la question de rachats d'actions et qu’elle était loin d'avoir à envisager un tel schéma même si d'autres, comme la Banque du Japon, l'avaient fait.

Le gouvernement allemand confiant malgré tout

Malgré un dernier trimestre mitigé (+0.2%) la banque centrale allemande surfe toujours sur le Wishful Thinking. La Bundesbank, a en effet estimé que la croissance économique allemande devrait regagner en dynamisme sur le dernier trimestre de l'année après un été au ralenti.

La Buba pense que le dernier trimestre devrait renouer avec le niveau plus soutenu de la première moitié de l'année. L’institut allemande, dans son rapport mensuel note que la dynamique conjoncturelle de base est de nouveau bien solide en s’appuyant surtout sur la remontée des baromètres mesurant le moral des acteurs économiques.

Selon la Bundesbank, l'économie allemande devrait être tirée sur la fin de l'année avant tout par la consommation privée et les dépenses publiques.

La Bundesbank anticipe une croissance du PIB de 1,7% sur un an en 2016 en Allemagne, comme en 2015.

Italie : J-12

Un des derniers évènements politiques en Europe (avec l’élection présidentielle en Autriche) est le référendum constitutionnel italien qui a été proposé par Matteo Renzi.

Si le Président du Conseil des ministres a dernièrement tenté de minimiser l’issue du vote, cette élection semble bien plus importante qu’il n’y parait.

Décryptage.

Que disent les derniers sondages

Contrairement aux Etats-Unis où les sondages fleurissent jusqu’à la dernière seconde on a pris connaissance du dernier sondage publiés avant l’échéance du 4 décembre 2016.

Celui-ci relève toujours une nette avance pour le camp du Non. le Non a partout de l'avance, mais c'est une avance faible et le résultat dépendra évidemment du comportement des 20 à 25 % d'électeurs qui n'ont pas encore fait leur choix.

Nous nous garderons cependant de toute conclusion hâtive, les derniers sondages politiques (Brexit, élections présidentielles américaines et primaires des Républicains en France) ayant été littéralement catastrophiques.

Pourquoi les italiens votent Non ?

L’une des principales raisons pour laquelle les italiens devraient ( ?) voter Non au référendum, dans 12 jours prend sa source dans le nombre de sièges en moins au Sénat qui pourrait en découler. Si le Oui gagnait, le Sénat serait en effet formé de conseillers régionaux et de syndicats. Au total, il y aurait 100 sièges au lieu des 315 actuels. En revanche, si le Non gagnait, la Constitution dans sa version actuelle resterait valide.

Un vote sur la loi électorale est aussi en complément des réformes soumises au référendum. Cette loi doit assurer une majorité absolue à la future chambre des députés qui sera désormais la seule devant laquelle le gouvernement italien sera responsable. Elle prévoit de donner la majorité absolue des sièges au parti ayant obtenu 40 % au premier tour ou ayant obtenu la majorité lors d'un ballotage opposant les deux premiers partis du premier tour si aucun n'a obtenu lesdits 40 %.

Si le Oui gagne

Si le Oui gagne, Matteo Renzi serait bien évidemment renforcé dans son rôle politique. Rappelons que c’est lui seul qui a voulu ce référendum, alors que la majeure partie des partis politiques (le sien inclus) lui conseillaient d’éviter de prendre autant de risque. Une victoire le 4 décembre prochain devrait donc le propulser jusqu’à la fin de son mandat en février 2018 (prochaines élections législatives). Un Oui pourrait aussi lui permettre de faire le « ménage » au sein de son parti, le Parti démocrate (PD).

Si le Non gagne

En cas de victoire du Non il sera difficile au Président du Conseil des ministres de ne pas remettre sa démission. Si on se souvient que ce dernier a récemment minimisé la victoire d’un potentiel Non, on voit difficilement comment Matteo Renzi pourrait contenir l’opposition et son propre parti politique. Comme nous le rappelions précédemment, le scrutin a été trop personnalisé et la réforme constitutionnelle est trop symbolique pour que Matteo Renzi puisse rester en cas de défaite.

La dissolution du parlement et la convocation d'élections anticipées serait vraisemblablement annoncé. C’est cependant le pire des scénarios car il sous-entend implicitement un séisme politique dont la zone euro n’avait pas besoin. En tout cas aujourd’hui. Le mouvement 5 étoiles (M5S) devrait donc être les grands vainqueurs de ce que certains considèrent comme une suicide politique. Cependant, pour avoir la majorité, le M5S de Bepe Grillo devra certainement s’allier avec la Ligue du Nord, Fratelli d'Italia (extrême droite) et le centre-droit berlusconiste qui reprendrait du poil de la bête.

Tenter de minimiser l’issue est extrêmement compliqué

Pour éviter ce tremblement de terre politique, le président italien pourrait cependant tenter de temporiser en nommant un gouvernement de transition jusqu’au élection de 2018. Ce qui pose le problème de savoir qui va diriger quel gouvernement de transition :

  • Un membre du PD ? Peu probable tant les tensions sont importantes au sein du parti
  • Un gouvernement technique qui « s’éteindra » en février 2018 ? La plus mauvaise solution pour la zone euro puisqu’aucune décision économique ne serait prise pendant 15 mois.

Dans ces 2 cas cependant les élections de 2018 pourraient ressembler à ce qui s’était passé en 2013 avec la percée de Beppe Grillo (25,5 % à la Chambre des députés) qui est devenu le premier parti politique italien.

Rappelons les perceptions concernant l’Italie

Si nous ne parlons en tout cas pas ici de l’appartenance de l’Italie à la zone euro, qui ne fait aucun doute aujourd’hui, rappelons cependant que selon une enquête publiée par le cabinet d'études allemand Sentix début novembre l'Italie est pour la première fois perçue comme étant plus menacée d'une sortie de la zone euro que la Grèce.

Les investisseurs interrogés par Sentix évaluent effectivement à 9,9% la probabilité d'une sortie de l'Italie au cours des 12 prochains mois, contre 8,5% pour la Grèce. C'est la première fois que l'Italie devance la Grèce depuis les débuts de l'enquête en juin 2012. Son résultat est toutefois loin de la probabilité de 70% qui était attribuée à une sortie de la Grèce durant l'année 2012, au plus fort de la crise de la dette….

Aujourd’hui

Aujourd’hui c’est la confiance du consommateur en zone euro qui tiendra le haut de l’affiche tout comme certaines statistiques sur l’immobilier américain.

Les indices européens devraient ouvrir en hausse ce matin dans le sillage du record historique des 3 principaux indices américains. Le titre du film auquel nous assistons actuellement pourrait s’intituler : « De la très brève déprime post-électorale à l’exubérance ».

Le mouvement d’euphorie pourrait maintenant tenter de traverser l’Atlantique et pourquoi pas permettre à l’Eurostoxx 50 de sortir de son canal latéral dans lequel il se trouve depuis mi-juillet 2016.

N’hésitez pas à nous redemander notre étude publiée hier sur ThanksGiving qui analyse entre autres le mouvement des marchés actions durant cette période.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en large hausse ce matin dans le sillage des nouveaux records pour les 3 indices principaux américains. La poursuite de la hausse du prix du baril de pétrole est aussi un élément qui alimente la tendance positive ce matin.

On aurait cependant pu croire que le tsunami déclenché ce matin par un séisme près de la centrale de Fukushima allait nous rappeler la période dramatique de 2011 qui (au-delà du drame humain) avait fait vaciller les indices asiatiques.

Signalons qu’après le sommet de l'Apec à Lima, le Premier ministre japonais Shinzo Abe s'est rendu en Argentine pour relancer le commerce bilatéral entre le Japon et la troisième économie d'Amérique latine.

Actualité

Une vague de 1000 cm de haut a atteint la côte de Fukushima après le violent tremblement de terre qui a secoué un peu plus tôt le nord-est du Japon, rapporte la chaîne NHK. L’alerte vient d’être levée.

La politique monétaire n'est pas suffisante. L'UE a besoin de fonds structurels équilibrés, de budgets nationaux solides et de politiques fiscales responsables dans les États membres, ont affirmé les députés. Le débat, organisé en présence du Président de la BCE, Mario Draghi, portait sur le rapport relatif aux activités de la BCE. Les députés ont également cité la faiblesse des taux d'intérêt, de l'inflation et de la demande, qui, selon eux, doivent être traités en priorité.

Donald Trump a présenté son programme pour le premier jour de sa présidence qui prévoit notamment le retrait des Etats-Unis du Partenariat transpacifique (TPP) et une enquête sur les conditions d'octroi des visas de travail. Dans sa vidéo, Donald Trump prévoit aussi d'annuler certaines restrictions à la production d'énergie, notamment en matière de pétrole et de gaz de schiste et dans le charbon, ce qui, dit-il, créera "beaucoup de millions d'emplois bien payés". Il indique aussi qu'il demandera au département du Travail d'enquêter sur les abus en matière de visas octroyés aux non Américains qui veulent venir travailler aux Etats-Unis.

Le gouvernement écossais a demandé le droit d'avoir voix au chapitre et de bénéficier de conditions particulières dans les négociations entre Londres et Bruxelles sur les conditions de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

La Grèce a indiqué qu'elle comptait sur une croissance de 2,7% en 2017 après des années de récession quasiment ininterrompues, dans un budget qui prévoit un excédent primaire dépassant les prévisions. Le budget, qui sera approuvé par le parlement le 10 décembre, prévoit une taxation plus importante sur les voitures, les téléphones cellulaires, la télévision payante, les carburants, le tabac et la bière. L'économie grecque devrait cette année se contracter de 0,3%, selon les dernières estimations, poursuivant ainsi un glissement continu depuis 2009, à l'exception de l'exercice 2014.

La dette publique du Portugal s'est encore alourdie au troisième trimestre, passant à 133,1% du PIB contre 131,7% en juin, supérieure aux prévisions du gouvernement, selon des données publiées par la Banque du Portugal. En valeur absolue, la dette publique selon les critères de Maastricht s'élevait à 244,42 milliards d'euros fin septembre, précise le bulletin statistique mensuel de la banque centrale portugaise. Dans son projet de budget 2017, le gouvernement socialiste d'Antonio Costa table sur une dette de 129,7% du PIB pour cette année, qu'il compte ramener à 128,3% l'an prochain.

Près de 15.000 membres de la fonction publique ont été renvoyés et plus de 500 institutions et organes de presse ont été fermés en Turquie pour leur liens supposés avec le coup d'Etat manqué du 15 juillet dernier, annonce un décret officiel. Sur les 15.000 fonctionnaires renvoyés, près de 2.000 font partie des forces armées, plus de 7.500 de la police, 403 de la gendarmerie et plus de 5.000 d'institutions publiques. Plus de 110.000 personnes ont été renvoyées ou suspendues de leur fonction depuis le coup d'Etat manqué de juillet

Les Etats-Unis ont mis en garde leurs ressortissants au sujet d'un risque accru d'attentats en Europe, notamment durant les vacances de la fin d'année. Le département d'Etat demande aux voyageurs de se montrer vigilants lors de certaines manifestations organisées pour les fêtes, sur les sites touristiques ou encore dans les lieux de culte ou sur les marchés en plein air.

Energie / Utilities   

►               Sunoco Logistics a annoncé le rachat d'Energy Transfer Partners pour 21 milliards de dollars en actions dans le cadre d'une transaction qui vise à combiner et simplifier un réseau de sociétés exploitantes d'oléoducs contrôlées par le milliardaire américain Kelcy Warren.

►               Areva NP annonce la signature d'un contrat de plusieurs millions de dollars pour la centrale nucléaire de Palo Verde à Tonopah, en Arizona. Le contrat porte sur la fourniture et les opérations de remplacement de 12 systèmes de réchauffement de l'eau du circuit secondaire.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole poursuit sa folle remontée ce matin en Asie bénéficiant du regain de confiance des investisseurs concernant un accord sur le gel de la production des membres de l’Opec.

Industrie / Minières / Automobile

►               Boeing a annoncé, après la clôture de la Bourse de New York, le prochain départ de Ray Conner, qui dirige le pôle d'avions commerciaux du constructeur aéronautique américain. Kevin McAllister, actuellement directeur de General Electric Aviation Services, succèdera à Ray Conner à la tête de la plus importante division de Boeing.

►               Le syndicat allemand des pilotes a appelé à une grève de 24 heures mercredi à Lufthansa, faute d'accord salarial avec la direction, selon un communiqué de Vereinigung Cockpit (VC)

►               L'agence de notation Moody's a placé tous les ratings de LafargeHolcim en révision en vue d'une éventuelle rétrogradation. Cette décision a été prise après la journée des investisseurs de vendredi dernier avec l'annonce d'une augmentation du pay-out ratio et d'un programme de rachat d'actions, a indiqué l'agence. Cette promesse avait déjà été faite en son temps et est donc déjà prise en compte dans la note actuelle. Les experts veulent aussi examiner l'objectif d'EBITDA opérationnel ajusté de 7 mrd CHF d'ici 2018 au niveau des effets sur la situation de rating. Cet objectif a été raboté d'un mrd CHF par LafargeHolcim.

►               Zodiac Aerospace a annoncé qu'il comptait retrouver son niveau de rentabilité historique d'ici l'exercice 2019-20 après avoir supprimé la plupart de ses surcoûts et certains aléas de production. Le groupe précise dans un communiqué qu'il compte améliorer de 10 à 20% son résultat opérationnel courant en 2016-17 et dégager une marge à deux chiffres au cours de l'exercice suivant. Sur l'exercice 2015-2016 clos le 31 août, le groupe a vu son résultat opérationnel courant baisser de 14,1% à 269,6 millions, donnant une marge de 5,2%, en recul de 1,2 point. Les analystes attendaient un bénéfice opérationnel de 268 millions d'euros. Zodiac, dont le résultat net part du groupe a chuté de 41,5% à 108,1 millions d'euros au cours de l'exercice écoulé, prévoit un dividende inchangé à 0,32 euro par action.

Financières

►               Vontobel réorganise son actionnariat après le décès en début d'année du patriarche Hans Vontobel. Les familles propriétaires ont notamment créé une société de participation afin de poursuivre leur engagement. Dans le cadre de la nouvelle structure actionnariale, un groupe composé d'un pool central et d'un pool élargi a été créé réunissant au total 50,7% des actions, a indiqué la banque. A lui seul, le pool central comprend 43,9% des actions. Ces dernières se répartissent ainsi : outre la fondation Vontobel (Vontobel-Stiftung) et la holding Pellegrinus qui détiennent 19,6% des actions, ainsi que la holding familiale Vontrust avec ses 14,3%, 10% iront à la nouvelle société de participation Advontes qui reprendra toutes les actions de Hans Vontobel.

►               UBS fermera d'ici la fin de l'année ses succursales allemandes de Cologne et Bielefeld. La banque veut réduire les régions couvertes à trois, contre quatre auparavant, dans le secteur de la gestion de fortune en Allemagne, indique le portail d'informations "Private Banking Magazin".

Informations et Technologies

►               Oracle a annoncé le rachat de la société Dyn, qui s'était fait involontairement connaître du grand public en octobre après avoir été victime d'une attaque informatique massive qui a rendu de nombreux sites internet très populaires inaccessibles.

►               NBCUniversal (Comcast), a doublé son investissement dans le site d'informations en ligne BuzzFeed, ont annoncé les deux entreprises, qui disent aussi vouloir renforcer leurs liens dans la publicité.

Consommation

►               Essilor a confirmé ce matin qu’il renonçait à l'objectif de croissance de 4,5% fixé pour 2016. La croissance en base homogène se limitera à 3,5% cette année, à cause du ralentissement conjoncturel du marché de l`optique ophtalmique dans plusieurs grandes géographies, dont les Etats-Unis. En juillet, Essilor avait déjà révisé une première fois en baisse ses prévisions fixées initialement à 5%. Le groupe révise aussi en baisse sa prévision de marge opérationnelle ajustée ("contribution de l'activité") à 18,5% contre 18,8% précédemment estimé, à cause de la croissance plus faible et de la dilution née de l'accroissement des acquisitions. A ce propos, le management annonce en parallèle de son avertissement le rachat de 50% de la société de Hong Kong Photosynthesis Group (lunettes de soleil et correctrices) et de 55% de chinois Jiangsu Creasky Optical (producteur et distributeur). Ces opérations devraient contribuer, avec les précédentes, à amener un effet de périmètre de +4% sur l'année.

►               Le processus d’arrivée en bourse de Camilla, la foncière de Carrefour dotée d'un patrimoine de 4,6 milliards d'euros, se poursuit. Le groupe a commencé à publier des communiqués détaillant l'actualité de sa filiale, notamment des rachats d'actifs qui ont porté sa détention à 193 centres commerciaux dans trois pays. Une autre étape semble avoir été franchie, a appris l'Agence Bloomberg, avec le choix de Morgan Stanley et de la Société Générale pour mener à bien l'opération.

Pharmaceutique

►               Sanofi a annoncé que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a approuvé Soliqua™ 100/33 (insuline glargine et lixisénatide, solution injectable) 100 unités/ml et 33 mcg/ml en une injection par jour dans le traitement du diabète de type 2 de l'adulte contrôlé inadéquatement par une dose d'insuline basale (inférieure à 60 unités par jour) ou par lixisénatide.

La statistique du jour

* Mirabaud Securities LLP


 

 
 



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