La Morning note de Mirabaud Securities

vendredi, 19.05.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la confiance du consommateur en zone euro ainsi que l’intervention du chef économiste de la banque centrale européenne (BCE) Peter Praet.

L'analyste de Mirabaud Securities

Les principaux indices américains ont fini en hausse dans le sillage d’une accalmie concernant les polémiques qui entourent le président Donald Trump, de bons indicateurs économiques et d’une forte progression du titre Wal-Mart. Notons que les indices ont brièvement réduit leurs gains à la suite d'informations suivant lesquelles un véhicule avait renversé plusieurs personnes à Times Square (NY) et fait un mort.

Au niveau macroéconomique les inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé de manière inattendue, ressortant à leur plus bas depuis fin février, tandis que l'activité manufacturière dans la région de Philadelphie a encore accéléré en mai selon l'antenne locale de la Réserve Fédérale américaine (Fed). L'indice composite de l'activité économique Conference Board a progressé un peu moins que prévu mais cela concerne le mois précédent, sur lequel les investisseurs disposaient déjà de nombreuses informations.

Le secteur des banques a été entouré hier soir après les commentaires du secrétaire au Trésor concernant le fait que Washington serait opposée à un démantèlement des grandes banques même si était est favorable au rétablissement de dispositions d'une législation qui a séparé les activités de banque de dépôt et d'investissement de 1933 à 1999.

Au niveau des valeurs individuelles, la bonne nouvelle du jour est à mettre sur le compte de Wal-Mart qui a progressé de 3,22% après avoir annoncé pour le dernier trimestre un chiffre d'affaires en progression de 1,4% et un bénéfice ajusté par action meilleur que prévu. Le groupe continue sa percée dans le commerce en ligne tout en enregistrant une augmentation de la fréquentation dans ses supermarchés.

Facebook (+1,94%) n'a aucunement souffert de l'amende de 110 millions d'euros infligé par l'Union européenne, car le réseau social lui a fourni des renseignements inexacts pendant l'enquête sur son rachat de l'application mobile WhatsApp.

Enfin, Apple a récupéré 1,5%, après avoir subi son recul le plus vif depuis plus d'un an.

Au niveau des baisses, Cisco Systems qui a annoncé la suppression de 1’100 emplois supplémentaires et fait état d'objectifs financiers décevants pour le dernier trimestre de son exercice fiscal 2016/17 a décroché de 7,2%.

Les cours du pétrole ont légèrement avancé au terme d'une séance incertaine, les investisseurs peinant à prendre position à une semaine d'un sommet de l’Opep.

Le prix de l’once d’or, en tant que valeur refuge, a logiquement fléchi de 1,0% à 1.247,36 dollars.

Au niveau des devises, l’accalmie du « dossiers Trump » a permis au dollar de progresser face à un panier de devises. Le billet vert est cependant en baisse de 1% sur la semaine.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans s'affichait à 2,228% contre 2,218% la veille, et celui des bons à 30 ans à 2,899% contre 2,904%.

Statistiques américaines

Il y avait hier des statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons relevé :

Amélioration du Philly Fed

La croissance de l'activité économique dans le nord-est des Etats-Unis a rebondi de manière inattendue en mai après deux mois de déclin selon l'enquête de conjoncture mensuelle de la Réserve fédérale de Philadelphie. L'indice s'est élevé à 38,8 ce mois-ci, après 22,0 en avril. Le consensus s'attendait à le voir reculer à nouveau, à 19,5. Il avait atteint en février un pic de 33 ans à 43,3. Le sous-indice des nouvelles commandes a pour sa part reculé à 25,4 contre 27,4 en avril, tout comme celui mesurant le jugement des entreprises sur leurs perspectives d'activité à six mois, passé de 45,4 en avril à 34,8 en mai.

 

 

Le sous-indice de l'emploi a baissé à 17,3 après 19,9 en avril. Celui des prix payés est tombé à 24,2 après 33,7 en avril. Rappelons que cet indice est considéré comme l'un des premiers indicateurs mensuels sur la santé du secteur manufacturier américain.

 

Repli des inscriptions au chômage

Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont reculé à leur plus bas niveau depuis fin février. En données corrigées des variations saisonnières, le ministère a recensé le dépôt de 232’000 nouvelles demandes d'allocations chômage pendant la semaine close le 13 mai, soit un repli de 4’000 alors que le consensus s'attendait à une hausse de 4’000. Pour les férus de statistiques, cela fait près de deux ans et demi que les inscriptions hebdomadaires au chômage se maintiennent ainsi sous la barre symbolique des 300’000. Sur un an, elles sont en retrait de 16,2%.

La moyenne des demandes sur quatre semaines s'est elle aussi affichée en baisse, à 240’750 (-2’750)

Hausse d’un indicateur avancé

L'indicateur avancé du Conference Board a encore une fois progressé le mois dernier. En détail, il s'est inscrit en augmentation de 0,3% en rythme séquentiel, une augmentation néanmoins légèrement inférieure à celle anticipée par le consensus (+0,4%) et qui fait suite à une précédente hausse de 0,3% en février (chiffre révisé de +0,4%).

Les Minutes de la BCE

Comme nous vous l’indiquons assez souvent, la banque centrale européenne (BCE) publie aussi ses Minutes. Les dernières étaient très importantes à décortiquer car elles pouvaient potentiellement nous donner des indications concernant la prochaine normalisation de la politique monétaire de l’institution de Frankfurt. Synthèses.

Prudence, prudence

Selon les Minutes de la réunion du 27 avril 2017, les membres du Conseil des gouverneurs de la BCE ont estimé que la BCE devait faire preuve d'une grande prudence avant de faire évoluer sa communication, même modestement, afin de ne pas provoquer de perturbations excessives sur les marchés.

Rendez-vous en juin

Les gouverneurs de la BCE ont souligné que les prochaines projections économiques de l'institut, attendues en juin, serviraient de base à leurs futurs débats. Les minutes ne fournissent aucun indice sur une éventuelle modification des indications prospectives de la BCE sur la forme que prendrait un retrait des mesures d'assouplissement.

La communication est la clé

Les membres de la BCE ont bien conscience que la communication sera la clé lors de la prochaine réunion du 8 juin. Pour se faire, une approche prudente laisse à penser que les responsables de la BCE pourraient être réticents à modifier les termes avec lesquels ils donnent l'orientation de leur politique monétaire lors de leur prochaine réunion. Ils pourraient se contenter d'une petite allusion à l'amélioration des perspectives de croissance dans la zone euro, de crainte qu'un changement de ton plus net ne modifie les attentes du consensus.

Une unité pas si évidente

Les Minutes montrent que même si l'évaluation des risques a globalement fait consensus lors de la réunion du 27 avril, certains gouverneurs ont jugé qu'ils étaient équilibrés.

Data dependency

Les Minutes signalent, tout comme la Réserve fédérale américaine (FED) que les indicateurs économiques et les prévisions qui seront disponibles pour la réunion de juin placeront les banquiers centraux en meilleure position pour faire le point et réévaluer la pérennité de la reprise et les perspectives d'inflation.

Conclusion

La réunion de la BCE de juin sera bien plus compliquée qu’il n’y parait avec d’un côté une amélioration de l’inflation ainsi que des conditions économiques et d’un autre plusieurs membres (dont Mario Draghi et Peter Praet) qui font bloc pour ne rien modifier avant (au moins) septembre prochain. Quitte à être behind the curve.

Brésil : Les impacts de la crise

Si les nuages s’accumulent au-dessus de la tête du président américain, il semble que la situation au Brésil soit beaucoup sérieuse (ou en tout cas avancée).

Si les rumeurs de pots-de-vin sont avérées (ce qui devrait être le cas), il est fort probable que le Brésil doive se choisir un (e) nouveau (elle) président (e). Analyse de la situation et implication pour les sociétés européennes.

Les faits

Comme nous le rappelions hier dès la sortie du potentiel scandale, paru dans le journal O. Globo, le nouveau président, Michel Temer, aurait été enregistré en train de donner son accord pour des pots-de-vin. Le journal écrit que ce dernier aurait a rencontré le 7 mars Joesley Batista, un des propriétaires du groupe J&F. Joesley Batista se serait enregistré secrètement alors qu'il expliquait au chef de l'Etat qu'il versait des sommes d'argent à Eduardo Cunha, ex-président de la chambre des députés, actuellement en prison, pour acheter son silence.

L’évolution de l’indice brésilien a d’ailleurs été le reflet de l’importance de la crise puisqu’il a plongés de plus de 10% en séance !

Un fait pas nouveau

Selon la Fédération des industries de Sao Paulo, la corruption coûterait de 50 à 80 milliards de reais par an (environ 18 à 28 milliards d'euros), l'équivalent de 1,4 à 2,3% de toute la richesse produite ce qui correspondrait à ce que le gouvernement a investi en quatre ans (50 mds reais) dans son programme d'accélération de la croissance, en routes, aéroports, ports ou encore à la construction de près d'un million de logements ou de 57'600 écoles !

Selon l'ONG Transparency International le Brésil arriverait juste derrière la Chine parmi les pays émergents les plus corrompus.

Les raisons de la corruption

Si certains hauts dignitaires brésiliens considèrent la corruption comme un sport national, il y a plusieurs raisons à cela : l'immunité parlementaire, le fait que les élus ne peuvent être jugés par des tribunaux ordinaires, un secret bancaire excessif, le financement des campagnes électorales par des entreprises privées qui se voient attribuer ensuite des marchés publics. Et tout ceci avec, en toile de fond, la lenteur de la justice et l'impunité.

Plusieurs précédents dont … Petrobras

Rappelez-vous. Le scandale Petrobras, c’est une affaire de corruption politique, révélée en mars 2014, qui touchait à la fois l’entreprise pétrolière contrôlée par l’Etat, Petrobras, et les géants brésiliens du BTP.

Ces deux secteurs travaillaient ensemble sur des grands chantiers d’infrastructure, notamment ceux liés aux nouvelles réserves en eaux profondes découvertes au large du Brésil méridional. Les entreprises du BTP auraient formé un cartel pour se partager ces marchés et pour les surfacturer. En contrepartie, des pots-de-vin auraient été versés aux partis de la coalition gouvernementale de centre gauche, au pouvoir depuis la prise de fonction du président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).

Les malversations et dessous de table auraient pour principal objectif de financer des campagnes électorales, sans exclure que certains dirigeants d’entreprise ou hommes politiques se soient servis au passage.

Un impact évident sur les sociétés européennes

Globalement, l'exposition des entreprises et des banques européennes à l'Amérique latine, et en particulier au Brésil, est limitée, à l'exception des firmes espagnoles.

Sans négliger l'amélioration de la situation économique de l’Espagne que nous louons depuis près de 2 ans, l'exposition de l'économie espagnole au Brésil apparaît comme un facteur déterminant d’une potentielle sous-performance des actifs espagnols vis-à-vis de plusieurs voisins européens dont l’Italie.

Historiquement, la corrélation est en effet très forte entre l'évolution de l'écart de rendement à 10 ans entre l'Espagne-Italie et l'indice BRC des conditions économiques au Brésil d'une part, l'indice IBEX de la Bourse de Madrid et l'indice Bovespa de la Bourse de Sao Paulo.

La France aussi dans le cyclone

Si la France n’a pas une exposition aussi importante que l’Espagne au Brésil, plusieurs entreprises sont néanmoins exposées, parmi lesquelles : Carrefour, Casino, Saint-Gobain, Danone, Edenred, Ingenico, Renault, Seb, Technip et Vallourec.

Conclusion

Si la situation est grave au Brésil, force est de constater qu’elle n’est malheureusement pas nouvelle. Les derniers gouvernements ont aussi été pris « la main dans le sac » avec les conséquences que l’on connait. Il convient aussi de rappeler que l’indice Brésilien (Ibovespa) est toujours dans le vert depuis le début de l’année et que malgré sa correction, il a gagné plus de 60% depuis janvier 2016 ! On ne peut cependant nier ici que la volatilité devrait être extrêmement présente tout au long de l’année…

Aujourd’hui

Aujourd’hui nous surveillerons avec attention la confiance du consommateur en zone euro ainsi que l’intervention du chef économiste de la banque centrale européenne (BCE) Peter Praet.

Les indices européens devraient ouvrir en hausse ce matin dans le sillage du rebond des indices américains. Notons que la séance du jour sera extrêmement importante et nous permettra de déterminer si la forte baisse de mercredi était à mettre sur le compte d’une « saine » consolidation ou non…

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent sans réelle tendance au lendemain d’une séance de baisse assez importante initiée par les scandales qui entourent le président Trump. Le rebond n’est cependant pas aussi probant qu’il y parait, les investisseurs semblant maintenant préoccupés par la situation au Brésil. Gageons que la tendance devrait être plus marquée en début de semaine prochaine lorsqu’on aura eu plus d’information sur les deux scandales en haut lieu…

Actualité

Le directeur du Comité contre le terrorisme des Nations Unies a dit craindre un retour prochain en Europe des combattants étrangers du groupe Etat islamique (EI), qui ne cesse de perdre du terrain en Syrie et en Irak.

Donald Trump a déclaré qu'il était sur le point de choisir un nouveau directeur du FBI pour succéder à James Comey, et que son grand favori était l'ex-sénateur démocrate Joe Lieberman. Lieberman, que Donald Trump a rencontré mercredi, fut le colistier du candidat démocrate à la Maison blanche Al Gore en l'an 2000

Le Parlement grec a adopté de nouvelles mesures d'austérité de près de 5 milliards d'euros, réclamées par les créanciers, UE et FMI, devant permettre le versement d'une nouvelle tranche de prêts internationaux au pays, qui espère aussi un allègement de sa dette. Les principaux articles de la loi qui comprennent de nouvelles coupes dans les retraites et des hausses des impôts, ont été approuvés par la faible majorité de la coalition gouvernementale, soit 153 députés de la gauche Syriza d'Alexis Tsipras et du petit parti souverainiste Anel. Sur 281 députés présents, 128 ont voté contre.

Le Parti socialiste populaire (PPS) a quitté la coalition au pouvoir au Brésil à la suite d'informations mettant en cause le président Michel Temer dans le cadre de l'affaire Petrobras.

Selon cette enquête le nouvel exécutif français obtiendrait 280 à 300 députés à l'issue de l'élection législative es 11 et 18 juin prochains, sans tenir compte de l'Outre-Mer, de la Corse et des Français de l'étranger. La majorité absolue (tous sièges compris) est de 289 sièges, l'assemblée comptant au total 577 élus. La droite LR-UDI obtiendrait 150 à 170 sièges au Palais Bourbon, tandis que le PS et ses alliés auraient 40 à 50 sièges, la France insoumise 20 à 25 sièges et le FN décrocherait 10 à 15 sièges.

Energie / Utilities   

►               Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a confirmé l'objectif de réduction de la part du nucléaire à 50% à l'horizon 2025 mais a laissé entendre, avec grande prudence, qu'elle pourrait être supérieure.

►               Glencore et Carlyle se sont associés pour tenter d’acheter la seule raffinerie de pétrole au Maroc», rapporte l’agence Reuters. Glencor est un groupe de négoce, courtage et d'extraction de matières premières et Carlyle un investisseur en valeurs immobilières. La raffinerie nationale leur doit, àtous deux, 600 millions de dollars.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole rebondi ce matin en Asie et poursuit sa hausse initiée il y a maintenant 10 jours (+8.6%). La tension est cependant importante à 1 semaine de la réunion de l’Opep.

Industrie / Minières / Automobile

►               Aperam annonce l'amélioration de sa notation d'émetteur à long terme à "Investment Grade" par Standard & Poor's, en reconnaissance de sa performance opérationnelle durable et forte, ainsi que de ses paramètres de crédit. La notation à long terme d'Aperam par Standard & Poor's s'établit à BBB-, avec des perspectives stables.

►               Le département du Commerce des Etats-Unis a annoncé qu'il avait ouvert une enquête sur des déclarations de Boeing suivant lesquelles son homologue canadien Bombardier vendrait à perte ses CSeries sur le marché américain et bénéficierait de subventions illicites de l'Etat canadien.

►               Microsoft a tardé à diffuser gratuitement une mise à jour de sécurité qui aurait permis à certains ordinateurs de se prémunir contre la cyberattaque mondiale WannaCry, affirme le Financial Times

Financières

►               Les actionnaires de Deutsche Bank ont donné quitus à la direction de la première banque allemande, y compris pour d'éventuelles augmentations de capital à l'avenir. Réunis lors de leur assemblée générale annuelle, les actionnaires ont approuvé la ré-élection de Paul Achleitner à la présidence du conseil de surveillance pour un second mandat de cinq ans, ainsi que les décisions prises l'an passé par ce conseil et par le directoire.

►               Caixa geral de depositos (CGD) a divisé par deux sa perte nette au premier trimestre, à 38,6 millions d'euros, malgré les coûts élevés de son plan de restructuration, a-t-elle annoncé. Le résultat de la CGD, qui avait subi une perte de 74,2 millions d'euros un an auparavant, a été pénalisé à hauteur de 58 millions d'euros par les coûts liés au plan de départ volontaire proposé à ses employés, fait valoir la banque dans un communiqué. "Les résultats, marqués par l'amélioration de la marge financière et du produit bancaire, sont conformes à notre plan stratégique", a assuré devant la presse le président exécutif de la banque publique, Paul Macedo.

►               Banco Popular ne doit pas s'attendre à recevoir de l'argent public, a déclaré le ministre de l'Economie, ce qui renforce la pression sur la banque pour qu'elle trouve rapidement un partenaire de fusion. Ployant sous une montagne de 37 milliards d'euros d'actifs immobiliers non-performants issus de la crise financière espagnole, la direction de Banco Popular a fait savoir qu'elle considérait une fusion comme étant une solution.

►               Zurich, par le biais de sa filiale Farmers New World Life, a conclu un contrat avec Reinsurance Group of America. L'accord porte sur la réassurance d'une partie des rentes aux Etats-Unis, représentant des réserves de près de 2,3 mrd USD, indique le groupe

►               Bâloise sollicite une couverture supplémentaire en matière de rating de crédit auprès de Standard & Poor's. En supplément du rating dont bénéficie déjà la société Bâloise Versicherung, le groupe rhénan souhaite que l'agence de notation lui en attribue un second pour la holding Bâloise dans son ensemble d'ici la fin du mois de juin

Informations et Technologies

►               Les régulateurs américains du secteur des télécommunications ont décidé d'annuler une décision de 2015 obligeant les fournisseurs d'accès à traiter tous les services en ligne de la même manière.

►               Sharp, sauvé de la déroute par le taïwanais Hon Hai/Foxconn, a annoncé sa participation au fonds d'investissement technologique de son compatriote SoftBank Group.

Consommation

►               Danone a légèrement réduit son objectif de croissance d'ici 2020, mais a indiqué viser une forte progression de sa marge opérationnelle, visant à la porter à 16% au même horizon, contre 13,7% l'an dernier. Dans un communiqué publié à l'issue d'un séminaire dédié aux investisseurs, le groupe français a précisé tabler désormais sur une progression de ses ventes de 4 à 5% en données comparables, alors qu'il prévoyait jusqu'ici une croissance supérieure ou égale à 5%. Mais parallèlement, le groupe a dit viser "une marge opérationnelle courante supérieure à 16%", contre 13,7% l'an dernier, soit une amélioration supérieure à 2 points de pourcentage. Pour atteindre cet objectif ambitieux, Danone va s'appuyer sur "Protein", un plan d'économies de 1 milliard d'euros d'ici 2020 dévoilé en février, et sur l'acquisition du champion américain du bio WhiteWave, qui doit doper de 300 millions de dollars son résultat opérationnel courant en année pleine à l'horizon 2020. Danone indique en outre qu'il vise pour 2020 sur un ratio d'endettement (dette nette sur excédent brut d'exploitation) inférieur à 3, ainsi qu'un taux de retour sur capitaux investis "d'environ 12%" à cette même date. Parallèlement, le groupe a confirmé ses objectifs pour 2017, continuant d'anticiper "une croissance modérée de son chiffre d'affaires", accompagnée d'"une amélioration durable" de sa marge opérationnelle courante, tenant compte de l'intégration de WhiteWave et des premières synergies de coûts. Le tout devrait toujours se traduire par "une croissance à deux chiffres" du bénéfice net par action courant et à taux de change constant.

Pharmaceutique

►               Au 1er trimestre 2017, la perte nette de Erytech Pharma s'élève à -6,5 millions d'euros (-4,3 ME pour la même période de l'exercice précédent). L'augmentation de 2,2 ME est due à la progression des dépenses engagées dans les programmes de développement préclinique et clinique de la société, notamment des frais de prestations de services et de sous-traitance liés principalement aux aspects cliniques et réglementaires des projets en cours de développement, ainsi qu'à une hausse des frais de personnel, des postes clés ayant été pourvus dans les domaines préclinique, clinique et pharmaceutique. Les autres revenus, composés principalement du crédit impôt recherche et de subventions, ont augmenté dans les mêmes proportions.

La statistique du jour


 

 
 



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