La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

jeudi, 09.03.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention la banque centrale européenne (BCE) qui apportera (ou non) de la volatilité aux indices.

L'analyste de Mirabaud Securities

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les principaux indices américains évoluent en légère baisse au lendemain d’une nouvelle séance de consolidation et d’une très forte correction du prix du baril de pétrole (qui se poursuit ce matin).

Aujourd’hui c’est bien évidemment la réunion de la banque centrale européenne (BCE) qui va nous intéresser. Si l’institution de Frankfurt vient sans surprise de laisser ses taux directeurs inchangés (le taux de refinancement reste donc à zéro, le taux de la facilité de dépôt à -0,40% et le taux de prêt marginal à 0,25%) c’est bien évidemment la conférence de presse de Mario Draghi dans quelques minutes qui nous intéressera (et sera décortiquée dans notre Morning & Synthèse EU de demain). Mario Draghi entendra-t-il les nouveaux appels de l’institut allemand IFO qui vient de prier la BCE de commencer à réduire son programme massif d'achats d'actifs à partir du mois prochain, faute de quoi l'inflation pourrait atteindre un niveau trop élevé ?

Avant ce rendez-vous important, il nous semblait cependant important de relever la folle remontée des taux sur les obligations à 10 ans du Trésor américain qui reviennent à leur niveau de résistance de mi-décembre 2016 (2.60). Se pose alors une nouvelle fois la question de savoir si une hausse des taux est historiquement positive pour le marché des actions ou non. Et la réponse est normande : Oui et …non.

Si on prend l’exemple de 1994 la corrélation fut négative. En effet, début 1994, la Fed a entamé un cycle de remontée de son taux directeur qui va porter celui-ci de 3% à 6% fin 1994. Parallèlement, le taux sur les 10 ans américain aura bondi de 5,7% à plus de 8,0% fin 1994. Côté actions, l’indice S&P 500 baissera de 1,5% sur l’année.

Exemple contraire avec le Taper tantrum de Ben Bernanke en 2013 où de 1,7% le 26 avril 2013, les taux longs ont atteint 3,0% fin décembre. Pendant ce temps, le S&P 500 aura progressé de plus de 16%.

Historiquement, comme nous le rappelions il n’y a pas si longtemps de cela, on constate que la corrélation entre les taux et les actions n’est pas linéaire. Elle a été positive au début des années 30, entre 1955 et 1965 et depuis 2000. Ces périodes correspondent à des périodes de déflation ou de faible inflation. Inversement, elle est plutôt négative lorsque l’inflation est élevée.

On peut cependant affirmer qu’un contexte de remontée des taux entraine une importante rotation des valeurs au sein du marché actions. C’est ce qu’il faudra bien évidemment surveiller.

* Attention, ce commentaire prend en compte le fait que la BCE ne changera rien à ses taux d’intérêt.


Les indices américains ont fini sans réelle tendance hier soir dans l’interminable attente des chiffres de l’emploi (américain) de demain. C’est la 3ème séance de baisse consécutive pour le Dow Jones et le S&P 500 depuis notre appel à la prudence du 1er mars. C’est la plus longue série négative depuis l’élection présidentielle !

Il y avait pourtant de quoi se réjouir puisqu’au niveau macroéconomique, les chiffres l’ADP sur l'emploi privé sont ressortis bien meilleurs qu'attendu, les créations d'emplois s'affichant à leur plus haut en près de six ans. C’est la baisse du pétrole qui a plombé l’ambiance du jour.

Les cours du pétrole ont en effet chuté hier soir au plus bas de l'année, sous le coup de chiffres hebdomadaires franchement défavorables sur l'offre américaine, les stocks de brut ayant bondi tandis que la production a poursuivi sa reprise. Ce mouvement a précipité des valeurs pétrolières comme Chevron et ExxonMobil vers le bas en perdant respectivement 1,97% et 1,81%.

La perspective d'une hausse des taux la semaine prochaine de la part de la Fed a contribué à raffermir le dollar, remonté juste en-dessous d'un pic de deux mois touché la semaine dernière face à un panier de devises.

La conséquence directe de ce pari des investisseurs sur le mouvement de la Fed de la semaine prochaine se traduit bien évidemment par des positions spéculatives importantes sur les Treasuries.

La vigueur du dollar a continué à faire reculer l'or, qui se rapproche progressivement de 1.200 dollars l'once.

Le rendement à deux ans des emprunts du Trésor américain a grimpé à un plus haut de plus de sept ans et demi et celui du papier à 10 ans a aussi progressé malgré une forte demande pour une adjudication de 20 milliards de dollars à cette échéance.

Statistiques américaines

Il y avait hier des statistiques économiques importantes aux Etats-Unis et notamment concernant l’emploi américain. Voici ce que nous avons noté :

Très forte hausse de l’ADP

Selon l'enquête ADP, les créations d'emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis ont atteint en février leur plus haut niveau mensuel depuis près de 6 ans,. Le nombre d'embauches dans le secteur privé s'est établi à 298’000, dépassant de loin les attentes du consensus (187’000) et marquant une nouvelle accélération après un mois de janvier (261’000).

Le vice-président de l’ADP s’est même aller à dire que février avait été un mois incroyablement fort pour l'emploi avec des hausses sans précédent depuis plusieurs années, tout en soulignant le dynamisme dans le secteur des marchandises et de l'information.

C'est toutefois de nouveau l'industrie des services qui a porté l'indice avec 193’000 emplois créés en février, notamment dans les services aux entreprises (66’000) et dans les loisirs (40’000). Dans le secteur des biens, la construction a tiré l'indice (66’000) tandis que le secteur extractif a retrouvé des couleurs (8’000).

Enfin, notons que les entreprises de moyenne taille (50 à 499 employés) se sont taillés la part du lion, avec 122’000 créations d'emplois, suivies par les petites entreprises (104’000) et les grands groupes (72’000).

L’effet météo (extrêmement clément) a sans doute joué un rôle.

Hausse de la productivité

La productivité aux Etats-Unis a modestement augmenté au 4ème trimestre. En détail, la productivité a augmenté de 1,3% en rythme annuel d'octobre à décembre.

Le consensus s'attendait à ce que le gouvernement révise en hausse sa première évaluation à + 1,5%.

L'année 2016 a accusé la plus faible progression de la productivité moyenne annuelle depuis 2011, à +0,2% seulement par rapport à 2015, a précisé le ministère. Sur 12 mois, du 4ème trimestre 2015 au 4e trimestre 2016, la productivité a avancé de 1%. Au 4ème trimestre, la modeste hausse de 1,3% de la productivité résulte d'une augmentation de la production de 2,4% supérieure à celle des heures travaillées (+1%).

Le département du Travail a par ailleurs indiqué que le coût unitaire de la main d'œuvre (hors secteur agricole) a augmenté de 1,7% au 4e trimestre reflétant une hausse de 3% de la rémunération horaire associée à un progrès de 1,3% de la productivité.

Le coût unitaire de la main d'œuvre est le rapport du coût de l'emploi (rémunération et charges diverses) à la productivité du travail. Sur 12 mois, du 4e trimestre 2015 au 4e trimestre 2016, le coût unitaire de la main d'œuvre a avancé de 2%.

Sur l'année 2016, il est en hausse de 2,6% par rapport à 2015.

Hausse des stocks de brut

Les stocks de pétrole brut ont plus monté que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis, atteignant un nouveau record. En détail, lors de la semaine achevée le 3 mars, les réserves commerciales de brut ont augmenté de 8,2 millions de barils pour atteindre 528,4 millions de barils, alors que le consensus tablait sur une progression de seulement 2 millions. Les réserves stratégiques ayant été légèrement réduites, les stocks totaux de brut ont avancé de 8,0 millions. Le département de l’énergie a en revanche fait état d'une baisse de 6,6 millions de barils des réserves d'essence, alors que le consensus pariait sur un recul de 2 millions.

En ce qui concerne les stocks de produits distillés (gazole, fioul de chauffage...), ils ont reculé de 2,7 millions de barils, le consensus n'ayant tablé que sur une baisse de 1 million

Mario Draghi face à l’histoire

Alors oui je l’avoue, le titre est assez pompeux, mais ne vaut-il pas la peine de se poser la question de savoir si la réunion de la banque centrale européenne (BCE) de cet après-midi ne sera pas l’une des plus importante du mandat de Mario Draghi ? Synthèse et analyse.

Pris en porte à faux

Le président de l’institution de Frankfurt se retrouve pris en porte à faux comme il ne l’a peut-être jamais été avec d’un côté la tentation de dire que l’inflation n‘est toujours pas au rendez-vous (hors prix de l’énergie) et d’un autre côté l’Allemagne qui presse et pousse pour que la normalisation économique se produise plus rapidement que prévue. À cela on peut ajouter que la très forte probabilité d’une hausse des taux américain la semaine prochaine va encore plus accentuer l’écart (des taux) entre les deux côtés de l’Atlantique, ce qui, historiquement parlant, a rarement été une bonne nouvelle.

Behind the curve ?

Arrive alors la difficile question de savoir si le président Draghi et l’institution qu’il dirige sont behind the curve (en retard) ? Et la réponse n’est pas très clair. En effet, contrairement à la présidente de la réserve fédérale américaine (Fed) qui a toujours assumé être behind the curve ou même behind inflation pour ne pas casser la reprise économique, il semble que le président de la BCE ne sache pas réellement où se placer dans ce jeu d’échec face à l’économie. En saura-t-on un peu plus cet après-midi ?

Que faut-il attendre ?

Vraisemblablement il ne faut rien attendre de nouveau de la réunion de cet après-midi. La BCE maintiendra sa décision de commencer à réduire le montant de ses achats mensuels d'actifs en avril et de continuer à acheter des emprunts d'Etat à raison de 60 milliards d'euros par mois jusqu'en décembre. Nous pourrions assister à un petit changement si les banquiers centraux décidaient de débattre de la possibilité de normaliser le taux négatif de rémunération des dépôts.

Si cela devait être le cas Mario Draghi devrait insister sur le fait qu’avant toute décision, les membres de la BCE souhaiteront s'assurer que l'économie de la zone euro continue de profiter de la reprise cyclique de l'économie mondiale. Le président devrait aussi répéter que l’inflation core est toujours loin des objectifs de la BCE (environ 2%) et que ce sont toujours les prix de l’énergie qui tirent les prix à la hausse.

Quelle était le message précédent ?

Pour savoir si Mario Draghi pourrait changer son message cet après-midi il convient de se focaliser sur la dernière réunion du 19 janvier et d’analyser ce qu’il avait dit :

  • Emploi

Depuis 3 à 4 ans la reprise s'est progressivement affermie, tirée par la consommation et l'investissement grâce aux conditions de financement extraordinaires que la politique monétaire de la BCE a créées.

  • Endettement public

Nous considérons qu'aucun pays n'a une dette insoutenable.

  • Inflation

L'inflation publiée a récemment augmenté en grande partie en raison d'effets de base dans les prix de l'énergie. Mais les pressions inflationnistes sous-jacentes demeurent limitées. Le Conseil des gouverneurs continuera de regarder au-delà des changements de l'inflation harmonisée s'ils sont jugés transitoires et sans implication sur les perspectives à moyen terme pour la stabilité des prix.

Un degré très important d'accommodation monétaire est nécessaire pour que les pressions inflationnistes au sein de la zone euro augmentent et soutiennent l'inflation publiée sur le moyen terme.

Il n'y a pas encore de signes convaincants d'une tendance à la hausse de l'inflation sous-jacente.

  • Divergence au sein de la BCE

Nous ne pratiquons pas l'autocritique publique à la mode de la Chine maoïste. Nous avons eu simplement une discussion et il y a eu une satisfaction générale sur le fait que la politique fonctionne

  • Croissance

La mise en œuvre des réformes structurelles doit être considérablement accélérée les politiques budgétaires doivent aussi soutenir la reprise économique tout en restant compatibles avec les règles de la Commission européenne. La croissance économique au sein de la zone euro devrait être freinée par la lenteur du rythme des réformes structurelles.

  • Les achats d’actifs

Si cela est nécessaire pour atteindre ses objectifs, le Conseil des gouverneurs agira en utilisant tous les instruments disponibles dans le cadre de son mandat. En particulier, si les perspectives deviennent moins favorables, ou si les conditions financières deviennent incompatibles avec de nouveaux progrès vers un ajustement durable de la trajectoire d'inflation, nous nous tenons prêts à augmenter notre programme d'achat d'actifs dans son montant et/ou sa durée.

Hausse des prévisions de croissance

Un jour après l’OCDE, ce sont les autorités britanniques qui ont nettement relevé leur prévision de croissance pour le pays à 2% en 2017.

Ce chiffre est identique à la croissance du PIB enregistrée en 2016 et est bien plus élevé que le 1,4% prévu par l'OBR (Office for Budget Responsibility) lors du budget rectificatif de novembre dernier. Cerise sur le gâteau, cette prévision est quasiment la même que celle qui avait été faite avant le Brexit du 23 juin 2016 ! (+2.2%).

Seule ombre au tableau, les pouvoirs publics se sont montrés moins optimistes pour les années à venir, anticipant un ralentissement de la croissance au moment où le Royaume-Uni doit sortir de l'Union européenne. L'OBR a notamment révisé à la baisse ses prévisions à 1,6% pour 2018.

Malgré ces prévisions, le gouvernement britannique a présenté un budget économe en prévision des incertitudes liées au Brexit. Ce dernier devrait devoir emprunter quelque 16 milliards de livres de moins que prévu lors de l'année budgétaire d'avril 2016 à mars 2017, année au cours de laquelle le Royaume-Uni devrait faire passer son déficit public sous la barre des 3% du PIB.

Au final l’objectif du chancelier de l'Echiquier, Philip Hammond, reste le même : réduire le déficit public à moins de 2% du PIB d'ici à la fin de la législature à l'horizon 2020.

Aujourd’hui

Aujourd’hui c’est bien évidemment la banque centrale européenne (BCE) qui sera à l’honneur et qui apportera (ou non) de la volatilité aux indices.

Les indices européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin dans le sillage de la 3ème séance consécutive de consolidation pour le S&P 500 et le Dow Jones. La tendance pourrait d’ailleurs s’accélérer si la président de la BCE de donnait pas une lueur d’espoir aux investisseurs concernant une future normalisation de la politique monétaire de l’institution de Frankfurt.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en baisse ce matin excepté le Nikkei qui arrive tout juste à rester dans le vert grâce à la faiblesse du Yen face au dollar. La nervosité avec les chiffres de l’emploi américain étant bien évidemment la raison principale à ce mouvement. Il y avait pourtant une statistique encourageante ce matin en Chine. On a en effet appris que Les prix à la production en Chine avaient enregistré leur plus forte hausse depuis huit ans et demi le mois dernier. En détail, l'indice PPI des prix sortie d'usine, baromètre de la santé du secteur industriel et du renchérissement des matières premières, a grimpé de 7,8% (consensus à 7.7%) en février, contre 6,9% en janvier, soit le sixième mois consécutif de hausse.

Actualité

L'Etat d'Hawaï est fondé à engager une procédure auprès de la justice fédérale pour contester la validité du nouveau décret signé par Donald Trump interdisant l'entrée de ressortissants de six pays musulmans sur le sol des Etats-Unis. Le juge Derrick Watson a estimé que l'Etat d'Hawaï avait la possibilité d'introduire une action complémentaire à la procédure engagée contre le premier décret pris par le président des Etats-Unis le 27 janvier

Les Etats-Unis ont déployé une batterie d'artillerie des Marines en Syrie pour appuyer l'offensive sur Raqa, marquant une nouvelle inflexion dans la mission des soldats américains dans le pays, a indiqué un responsable américain.

Emmanuel Macron dépasse Marine Le Pen pour la première fois dès le premier tour dans une enquête Harris Interactive. Avec un gain de six points en deux semaines, le fondateur d'En Marche! réunit 26% des intentions de vote, contre 25% pour la présidente du Front national, qui reste stable, selon ce sondage réalisé pour France Télévisions. Au second tour, l'ex-ministre de l'Economie l'emporterait largement sur la présidente du Front national, avec 65% des voix (+5%) contre 35% (-5%).

Selon les relevés du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), à fin février 2017, 159’809 personnes étaient inscrites au chômage auprès des offices régionaux de placement (ORP), soit 4’657 de moins que le mois précédent. Le taux de chômage en Suisse a diminué, passant de 3,7% en janvier 2017 à 3,6% pendant le mois sous revue. Le chômage a diminué de 1’608 personnes (-1,0%) par rapport au mois correspondant de l'année précédente.

Energie / Utilities   

►               Suez a annoncé la conclusion, aux côtés de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), d'un accord pour acquérir GE Water & Process Technologies auprès de General Electric, pour une valeur de 3,2 milliards d'euros dans le cadre d'une opération en numéraire. Suez va sceller un partenariat avec CDPQ afin d'acquérir 100% de GE Water, société spécialisée dans le traitement de l'eau pour les industriels, dont les deux parties détiendront respectivement 70% et 30%.

►               E.ON devrait publier au titre de l'exercice 2016 une perte nette supérieure à celle de 12,4 milliards d'euros anticipée par les analystes financiers, selon le journal Handelsblatt, qui cite une personne proche du groupe. Un porte-parole d'E.ON s'est refusé à tout commentaire. E.ON a passé dans ses comptes 6,1 milliards d'euros de dépréciations d'actifs relatives à Uniper, une entité scindée du groupe l'an dernier, et a prévenu que des charges supplémentaires étaient probables.

►               Meyer Burger a annoncé que la cour suprême du canton de Berne a autorisé l'adaptation de l'emprunt convertible de 100 mio CHF à partir du 17 mars. Cette décision permet ainsi au fournisseur de l'industrie photovoltaïque de finaliser son programme de recapitalisation.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole tente un rebond ce matin en Asie après la plus forte baisse journalière depuis près d’un an initiée par la publication des stocks de brut américain.

Industrie / Minières / Automobile

►               Lagardère a vu son bénéfice net part du groupe bondir de 136% en 2016 à 175 millions d'euros après de bonnes performances de la distribution dans les lieux de transports et de l'édition mais aussi à d'importantes cessions dans l'immobilier. Le groupe diversifié dirigé par Arnaud Lagardère a vu son résultat opérationnel courant progresser de 13,5% l'an dernier à 395 millions d'euros, dépassant son objectif initial, qui était de +10% en début d'année, et qui avait été relevé à +13% en février. Le groupe prévoit néanmoins un ralentissement l'an prochain de la croissance de cet indicateur clef, dans une fourchette de 5% à 8%. Pour résumer, Lagardère a fait "une très très bonne année 2016" et s'attend à "une bonne année 2017", a indiqué Arnaud Lagardère au cours d'une conférence consacrée aux résultats. Le résultat net ajusté, retraité d'éléments non récurrents, est en léger retrait à 238 millions d'euros, contre 240 millions un an plus tôt. Le groupe a notamment bénéficié d'un apport brut de 211 millions d'euros issu de la cession de l'immeuble Carré Daumesnil à Paris et de plusieurs biens immobiliers en Espagne.

►               AccorHotels a annoncé un plan de relance de ses hôtels économiques hotelF1, en perte de vitesse, qui passera par une cession de 62 établissements à la Société Nationale Immobilière, filiale de la Caisse des dépôts. Le groupe va céder un portefeuille composé de sept hôtels dont il est propriétaire et de 55 hôtels en location détenus par la société Silverstone. Il entend aussi devenir l’actionnaire majoritaire de la structure qui détient 102 hôtels non cédés, via une augmentation de capital de cette dernière, pour un montant de 51 millions d’euros. Implantés sur les grands axes routiers et aux abords des villes, ces hôtels premier prix, pionniers sur ce segment de marché dans les années 1980, souffrent d'un modèle vieillissant et d'une rude concurrence.

►               La Commission européenne devrait imposer de lourdes amendes à plusieurs compagnies aériennes, dont Air France-KLM, plus d'un an après le rejet par la justice de l'UE d'une précédente sanction d'un montant total de quasiment 800 millions d'euros pour entente sur les prix du fret aérien, a-t-on appris de deux sources proches du dossier. Le Tribunal de l'Union européenne, deuxième plus haute juridiction en Europe, a fait valoir en décembre 2015 que les motifs et le dispositif de la sanction décidée par la Commission européenne en 2010 contre 11 compagnies étaient contradictoires. Les compagnies étaient accusées d'avoir imposé des surcharges pour le carburant et la sécurité entre décembre 1999 et février 2006.

►               Novomatic envisagent une introduction en Bourse qui valoriserait l'entreprise plus de 6 milliards d'euros, ont dit trois sources proches du dossier. Cette IPO se ferait le plus probablement à Londres, a dit l'une des sources. Novomatic, qui appartient à la famille de son fondateur, le milliardaire Johann Graf, a réalisé un chiffre d'affaires de 3,9 milliards d'euros en 2015. Il a fait état d'un bénéfice d'exploitation (Ebitda) de 287 millions d'euros au premier semestre 2016 et emploie environ 28.000 personnes dans une cinquantaine de pays.

►               C'est le plus long conflit de son histoire : la grève sur le site chilien d'Escondida (propriété de BHP Biliton), première mine de cuivre au monde, entre aujourd’hui dans son deuxième mois, sans perspective de sortie à court terme de cette crise scrutée par les marchés. La mine, qui produit près de 5% du cuivre mondial en plein désert d'Atacama (nord), est paralysée depuis le 9 février après l'échec d'une négociation qui visait à renouveler les accords collectifs signés il y a quatre ans.

►               SGS annonce le rachat du laboratoire canadien ILC Micro-Chem, pour un montant non spécifié. Dans son communiqué, le géant genevois de l'inspection et de la certification de marchandises précise que sa nouvelle acquisition a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 1,3 mio CAD (0,75 mio CHF au cours actuel) et emploie une quinzaine d'experts.

►               LafargeHolcim se dit prêt à vendre son ciment pour le mur anti-clandestins promis par Donald Trump, assure son PDG dans un entretien à l'AFP.

►               Akzo Nobel a annoncé qu'il avait rejeté une offre hostile de 83 euros par action de son concurrent américain PPG Industries, jugeant qu'elle le sous-évalue. Le fabricant de peintures et de revêtements néerlandais songe à la place à introduire en Bourse ou vendre sa division de chimie spécialisée (Specialty Chemicals), qui a réalisé un chiffre d'affaires de 4,8 milliards d'euros en 2016

Informations et Technologies

►               Foxconn a contacté le fondeur sud-coréen SK Hynix en vue d'étudier une offre commune sur la filiale mémoires de Toshiba, écrit le Nikkei. Toshiba, numéro deux mondial des mémoires NAND derrière Samsung Electronics, envisage de vendre la majorité, voire la totalité, de cette activité pour compenser une dépréciation de 6,3 milliards de dollars liée à sa filiale nucléaire américaine Westinghouse.

►               SFR, filiale à 84% de Altice, a publié des résultats annuels qui ont basculé dans le rouge sous l'effet d'une forte pression concurrentielle et d'une augmentation de ses investissements. En 2016, le groupe a accusé une perte nette de 138 millions d'euros, contre un bénéfice net de 682 millions d'euros un an plus tôt. Son chiffre d'affaires a diminué de 0,4%, à 10,99 milliards d'euros. L'activité est toutefois revenue à la croissance (+0,6%) au cours des trois derniers mois de 2016, après 24 trimestres consécutifs de recul. L'Ebitda ajusté est ressorti à 3,84 milliards d'euros l'an dernier, en recul de 0,6%, d'où une marge d'Ebitda quasiment stable à 34,9%, contre 35% un an plus tôt. Selon le consensus, les analystes tablaient en moyenne sur un résultat net de 125 millions d'euros et sur un Ebitda de 3,84 milliards d'euros, précisément. Pour 2017, le groupe estime que ses revenus "devraient se stabiliser par rapport à l'exercice 2016 sur une base pro forma et organique", grâce à des investissements supplémentaires dans le déploiement des réseaux fibre et 4G/4G+ et dans les contenus.

►               Eutelsat Communications et STMicroelectronics ont franchi une nouvelle étape avec le développement d'un circuit de nouvelle génération qui sera intégré au cœur du terminal interactif SmartLNB d'Eutelsat

►               Samsung Electronics envisage de rapatrier la production de certains de ses sites mexicains vers les Etats-Unis, rapporte le Wall Street Journal (WSJ). Le groupe sud-coréen d'électronique discute de l'implantation d'un nouveau site de production d'électroménager aux Etats-Unis, a dit un porte-parole de Samsung, ajoutant que ce dernier avait lancé "au début de l'automne" l'examen de ses capacités de production.

►               Le chantier naval Damen Shipyards Group choisit la plateforme 3DEXPERIENCE de Dassault Systèmes pour la transformation numérique de ses activités

►               Altran a annoncé une nette hausse du nombre de ses grands clients et constaté des tendances positives de son marché après une année 2016 marquée par le redressement de son activité en Allemagne. La SSII fait état dans un communiqué d'un bénéfice opérationnel courant en hausse de 18,2% à 219,7 millions d'euros en 2016, tandis que son bénéfice net part du groupe a progressé de 21,9% à 122,5 millions. Les analystes attendaient en moyenne pour 2016 un bénéfice opérationnel (Ebit) de 239 millions d'euros et un bénéfice net de 162 millions, selon le consensus. Le groupe propose un dividende de 0,24 euro au titre de 2016 contre 0,19 euro pour 2015. Altran précise que le nombre de clients avec lesquels le groupe réalise un chiffre d'affaires annuel supérieur à 20 millions d'euros a augmenté de 16% en 2016 et le nombre de contrats supérieurs à un million d'euros a progressé de 25%.

Consommation

►               Hugo Boss anticipe une stabilisation des ventes, ajustées des effets de change, cette année et un redressement de sa rentabilité, l'enseigne allemande ayant réussi à améliorer la situation en Chine après avoir fortement réduit ses prix. Le chiffre d'affaires a diminué de 4% en 2016, à 2,69 milliards d'euros, ce qui est conforme au consensus. Hugo Boss projette une variation de plus ou moins 3% de son excédent brut d'exploitation ajusté cette année, après qu'il eut diminué de 17% à 493 millions d'euros en 2016. Il anticipe aussi une hausse à deux chiffres du bénéfice net en 2017. Ce dernier a chuté de 39% à 194 millions d'euros l'an passé. Un dividende de 2,60 euros par action sera versé au titre des résultats de 2016.

►               Carrefour a vu ses résultats annuels reculer en 2016, après quatre ans de hausses consécutives, plombés par ses contre-performances en France où les hypermarchés sont restés à la traîne. Le résultat opérationnel courant du deuxième distributeur mondial a baissé de 3,8% à 2,35 milliards d'euros, un chiffre inférieur au consensus Reuters de 2,37 milliards. Sa rentabilité opérationnelle a cependant limité son recul à 10 points de base, à 3,1%. Dans l'Hexagone, la marge a chuté de 40 poins de base à 2,9%, pénalisée par les pertes de Dia et l'intense activité promotionnelle visant à redynamiser les hypers, dont les ventes ont reculé de 1,5% en comparable. Cette performance contraste avec la solide dynamique du groupe à l'international, en particulier en Europe, où le ROC a grimpé de 25,7% tandis que la hausse a été plus modérée en Amérique latine (+3,7%), pour cause de crise au Brésil. Par ailleurs le groupe a creusé ses pertes en Chine, pour un montant non communiqué. Le cash-flow libre progresse à 1,039 milliard (contre 687 millions), le résultat net ajusté recule de 7,4% à 1,03 milliard d'euros et le dividende est inchangé à 0,70 euro. Pour 2017 le groupe table sur une croissance organique de ses ventes comprises entre 3% et 5% et des investissements en légère baisse à 2,4 milliards d'euros, contre 2,5 milliards en 2016.

Pharmaceutique

►               Novo Nordisk a contacté la biotech américaine Global Blood Therapeutics, spécialisée dans les maladies du sang, en vue d'une possible acquisition, a-t-on appris de sources proches du dossier. Global Blood Therapeutics étudie sa réponse avec le concours d'une banque d'investissement et il n'y a aucune certitude à ce stade qu'elle acceptera d'ouvrir des négociations avec Novo Nordisk ou envisagera de se vendre, ont précisé les sources.

►               Le Munich Leukemia Laboratory lance avec IBM Watson et Illumina une recherche collaborative visant à améliorer les diagnostics et à mettre au point des traitements personnalisés contre la leucémie et le lymphome

►               Ipsen a annoncé une présence accrue cette année au congrès de l'European Neuroendocrine Tumor Society (ENETS), la société scientifique d'étude des tumeurs neuro-endocrines, avec 23 présentations au total consacrées à trois de ses produits. Le lanréotide, commercialisé sous la marque Somatuline Autogel, fera l'objet de 17 présentations, dont deux orales, le télotristat éthyl de cinq présentations et la molécule expérimentale Lu-OPS201, d'une présentation.

►               Merck KGaA estime que son bénéfice brut stagnera cette année, la forte demande exercée sur ses pôles systèmes de pointe et produits chimiques high tech et risquant d'être compensée par la concurrence existant dans son segment pharmaceutique. L'excédent brut d'exploitation ajusté "devrait rester à peu près stable comparé à 2016; cela implique une légère fluctuation en pourcentage négative ou positive autour du solde de l'année précédente". Le groupe prévoit en outre une croissance organique en hausse légère ou très légère. Au quatrième trimestre, l'Ebitda ajusté est ressorti en hausse de 15% à 1,08 milliard d'euros, conforme au consensus.

La statistique du jour


 

 
 

 
 

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