EPFLoop à nouveau dans la compétition d'Elon Musk

mardi, 05.03.2019

Arrivée troisième en 2018, l’équipe d’EPFLoop fait partie de la vingtaine de candidats sélectionnés pour participer en été 2019 à l’Hyperloop Pod Competition, en Californie.

Une partie de l'équipe EPFLoop avec Elon Musk.(Alban Kakulya)

Le verdict de SpaceX est tombé: l’équipe EPFLoop, arrivée troisième l’an dernier, participera à nouveau à l’Hyperloop Pod Competition en 2019. Seule une vingtaine d’équipes ont été sélectionnées parmi les quelque milliers de candidates.

«Même si nous avons déjà passé des centaines d’heures pour constituer notre équipe, concevoir notre pod et rechercher des partenaires, le travail commence vraiment maintenant», avance Lorenzo Benedetti, responsable technique de l’équipe de cette année.

Le défi à relever a été lancé par le milliardaire Elon Musk en 2015. Le fondateur de Tesla et de SpaceX imagine un cinquième type de transport – après la voiture, le train, le bateau et l’avion: des capsules propulsées dans un tube sous vide, pouvant atteindre une vitesse de 1000 km/h.

Afin d’explorer la faisabilité technique de différents éléments de l’idée, SpaceX organise un concours destiné principalement aux étudiants. Le but de la compétition est d’atteindre la vitesse la plus élevée possible avec une capsule autopropulsée dans un tube sous vide d’environ 1,2km de long, et de s’arrêter après un freinage.

Comme l’an dernier, la compétition proprement dite aura lieu à lieu mi-juillet sur la rampe d’essai située près du quartier général de SpaceX, à Hawthorne en Californie.

Miser sur le rapport puissance/poids

Hormis le nom de la capsule, Bella Lui, l’équipe ne dévoile pour l’heure ni son apparence ni ses qualités technologiques. Concurrence oblige.

Mais on sait sur quoi se concentre sa stratégie: «La métrique la plus importante pour construire un pod gagnant est la capacité de fournir un rapport puissance/poids élevé. Les trois meilleures équipes de l'an dernier (TUM, Delft et EPFL) présentaient des capsules avec des valeurs très similaires et la finale a montré que les performances étaient toutes proches les unes des autres. Par conséquent, cette année, l'objectif est de réduire le plus possible le poids tout en augmentant la puissance disponible pour le système de propulsion», explique le responsable technique de l’équipe. 

L’équipe EPFLoop est pour l’heure composée de 38 personnes, dont 33 étudiants issus de sept sections de l'EPFL.






 
 

AGEFI



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