Bourse Zurich: le SMI termine dans le rouge, sous les 9700 points

jeudi, 30.04.2020

Après une petite incartade dans le vert en tout début de journée, le SMI a rapidement replongé.

Le SMI a fini en baisse de 2,39% à 9629,40 points, plus bas du jour et avec un plus haut à 9877,30.(Keystone)

La Bourse suisse a terminé sur une sérieuse déconvenue jeudi, dernière séance de la semaine avant le week-end prolongé du 1er mai. 

Dans le sillage des annonces de la BCE puis des données américaines sur les inscriptions hebdomadaires au chômage ainsi que le recul de Wall Street en début de séance, l'indice vedette de SIX a accentué ses pertes, jusqu'à terminer nettement sous la barre des 9700 points, à son plus bas du jour.

A New York, les principaux indices cédaient du terrain en matinée. Plus de 30 millions (+3,8 millions sur la semaine écoulée) de personnes se sont inscrites au chômage aux Etats-Unis depuis mi-mars et les entreprises publient des résultats contrastés.

"Les marchés font une pause après leur récente progression, dans le sillage d'une nouvelle salve de données économiques lugubres, qui semblent contrecarrer le récent optimisme lié à la réouverture de l'économie des Etats-Unis et les développements positifs sur le front des traitements contre le coronavirus", ont commenté les analystes de Charles Schwab.

Le SMI a fini en baisse de 2,39% à 9629,40 points, plus bas du jour et avec un plus haut à 9877,30. En compraison hebdomadaire, l'indice phare de SIX a quasiment fait du surplace (+0,04%). Le SLI a cédé 2,49% à 1409,84 points et le SPI 2,11% à 11'905,85 points. Sur les 30 valeurs vedettes, seul Geberit (+2,5%) a tiré son épingle du jeu.

Le spécialiste des installations sanitaires a fait état d'une baisse de la rentabilité au premier trimestre, qui s'est toutefois révélée supérieure aux attentes. Le groupe saint-gallois se refuse toutefois à articuler des prévisions précises pour l'année en cours, la situation étant "incertaine et volatile".

Swiss Life (-6,1% ou 22 francs, hors dividende de 20 francs) a écopé de la lanterne rouge, derrière AMS (-5,6%) et Swiss Re (-5,5%).

Le réassureur zurichois a subi de plein fouet l'impact du coronavirus, avec une perte entre janvier et mars, mais s'en tire mieux que prévu, malgré des ratios combinés décevants.

Parmi les principaux perdants du jour figure également Clariant (-5,1%). Le chimiste bâlois veut poursuivre les cessions de plusieurs activités, mais a mis son programme de suppressions de postes sur pause en raison du coronavirus. La pandémie et l'hiver doux ont affecté ses résultats sur les trois premiers mois de l'année.

Les bancaires Credit Suisse (-5,2%), Julius Bär (-4,6%) et UBS (-4,2%) ont aussi terminé dans le bas du tableau.

Credit Suisse a abaissé la recommandation de SGS (-3,5%) à "underperform" de "neutral" et raboté l'objectif de cours. Morgan Stanley a réduit l'objectif de cours et confirmé "equal weight". Selon l'analyste de la banque aux deux voiles, la demande des clients a probablement diminué en raison des restrictions de mouvements résultant de la pandémie de Covid-19, même si les opérations ont repris en Chine.

Malgré des ventes en repli, Swisscom (-3,3%) a accru son profit au 1er trimestre 2020. A la faveur d'un effet fiscal unique, le numéro un suisse des télécommunications a vu son bénéfice net progresser en l'espace d'un an de 2,9% à 394 millions de francs.

Lafargeholcim (-1,0%) a enregistré des résultats en baisse mais supérieurs aux attentes des analystes. Le groupe saint-gallois n'est pas encore en mesure de chiffrer l'impact du coronavirus sur la marche des affaires en 2020 mais il devrait s'accentuer au deuxième trimestre.

Lonza (-1,6% ou 6,90 francs) était traitée hors dividende de 2,75 francs.

Sur le marché élargi, Straumann (-2,0%) a vu son chiffre d'affaires chuter 4% au premier trimestre pour s'inscrire à 357,3 millions de francs. La direction sait que les objectifs initiaux pour l'exercice en cours ne seront pas atteints mais s'estime bien armée pour l'avenir.

Les assureurs Helvetia (-4,0%) et Bâloise (-3,8%) ont esquissé l'impact estimé de la pandémie de coronavirus sur leurs taux de solvabilité. Celui de Bâloise a reculé à environ 180% en mars, contre 201% en janvier. Pour Helvetia, le taux de solvabilité a chuté de 235% en janvier à environ 200% en mars.(awp)






 
 

AGEFI



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