Patrick Odier, du secret fiscal international à l’échange automatique

jeudi, 15.09.2016

Après sept ans de présidence de l’Association Suisse des Banquiers (ASB), Patrick Odier passe le témoin à Herbert J. Scheidt, le président du groupe Vontobel.

Piotr Kaczor

Patrick Odier, président de l’ASB.

Lors de sa dernière intervention, jeudi à Zurich, en tant que président de l’ASB, Patrick Odier a présenté des perspectives confiantes après avoir brossé une rétrospective contrastée, marquée par le changement de paradigme intervenu durant sa présidence, changement qui a conduit notre pays, non sans pressions, «à passer du tabou que constituait toute remise en cause du secret bancaire fiscal, à la mise en œuvre naturelle de l’échange automatique de renseignements (EAR) et à l’acceptation comme une évidence du postulat de la conformité fiscale» ainsi qu’il l’a souligné devant les médias.

Jeudi, Patrick Odier a confié au directeur de l’ASB Claude-Alain Margelisch, le soin de détailler les enjeux des différents dossiers politiques - urgence de l’aboutissement de la Lois sur les Services Financiers (LSFin) / LEFin et importance cruciale de l’accès au marché européen - pour assurer l’avenir des emplois du secteur bancaire en Suisse. Tout en soulignant la position solide de la place financière au travers de ses différents métiers. Une place financière qui a entièrement joué son rôle durant cette phase de transformation.

Alors que la «mécanique encore plus efficace», pour parler d’une seule voix, mise à la disposition de son successeur devrait lui permettre de relever les nombreux défis à venir. Une responsabilité assumée avec d’autant plus de mérite par le banquier privé genevois que l’introduction des taux d’intérêts négatifs par la BNS début 2015 a constitué un autre défi de taille à relever pour le secteur bancaire, en particulier pour les banques de gestion privée.


 

 
 



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