Alpiq a réduit sa perte nette au premier semestre

lundi, 24.08.2020

Alpiq affiche une perte de 84 millions de francs au premier semestre contre 206 millions à la même période l'an dernier.

Le groupe Alpiq a assisté à une baisse massive de la demande d'électricité dans l'industrie pendant le confinement en avril et en mai surtout. (Keystone)

L'énergéticien Alpiq a contenu son déficit sur les six premiers mois de l'année, avec une perte sèche de 84 millions de francs à comparer avec un découvert de 206 millions un an plus tôt. Le chiffre d'affaires s'est contracté de 18% à 1,83 milliard, mais les amortissements et dépréciations ont fondu de 324 à 65 millions.

Le déficit avant intérêts et impôts (Ebit) a ainsi pu être ramené à 70 millions, contre 206 millions sur la première moitié de 2019, indique le rapport à mi-parcours diffusé lundi.

Le résultat opérationnel brut (Ebitda) ébavuré des amortissements a été multiplié par plus de deux à 116 millions.

Si sur les six premiers mois de 2019 les correctifs de valeurs et amortissements avaient constitué l'essentiel des effets non récurrents négatifs, le handicap au premier semestre 2020 est largement attribué à l'évolution des fonds de désaffection et de gestion des déchets radioactifs pour les installations nucléaires.

L'alimentation de ces fonds a nécessité l'injection de 63 millions, alors que les excédents avaient généré une contribution unique de 78 millions sur la période de comparaison.

La cession des centrales à charbon pèse

Le résultat brut ajusté de la production d'électricité en Suisse est passé en positif pour 37 millions, contre une perte de 56 millions. La production non autochtone a généré un résultat élagué de plus de moitié à 24 millions, attribué notamment à la cession des centrales à charbon tchèques de Kladno et de Zlín. Le négoce international d'énergie a dégagé un Ebitda ajusté étoffé de 5 millions à 58 millions.

Le groupe souligne avoir certes assisté à une baisse massive de la demande d'électricité dans l'industrie pendant le confinement en avril et en mai surtout, qui s'est traduite par un affaissement des prix. La couverture de sa production sur deux ou trois ans lui a néanmoins permis d'être prémuni contre ces effets négatifs.

Les contrats à terme comprennent en effet pour l'année en cours un prix par megawattheure de 39 euros, pour la suivant de 47 euros et pour 2022 de 52 euros, a explique en conférence de presse le directeur financier Thomas Bucher.

Grâce notamment à un flux de trésorerie opérationnelle amélioré de 100 millions à 180 millions, l'énergéticien a pu ramener son endettement net à 64 millions de francs, contre 206 millions six mois plus tôt.

La direction escompte pour l'ensemble de l'exercice se maintenir au-delà du seuil de rentabilité opérationnelle en termes ajustés. (awp)






 
 

AGEFI



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