Eco-fiction Sika: l’issue non juridique existe

mercredi, 15.03.2017

Alors que Saint-Gobain a réaffirmé fin février son projet de prise de pouvoir sur son concurrent zougois, les membres de la direction et du conseil d'administration continuent de s'y opposer fermement.

Stéphane Gachet

Un bras de fer oppose depuis décembre 2014 la direction et le conseil d'administration de Sika à la famille Burkard.

Le 11 avril prochain, le conseil d’administration de Sika tiendra sa troisième assemblée générale depuis le conflit ouvert avec la famille Burkard, qui détient 52% des droits de vote mais seulement 16% du capital et destine son bloc de contrôle au français Saint-Gobain.

La toile de fond est connue et la seule avancée depuis 2014 est une décision du Tribunal cantonal de Zoug en défaveur de la famille Burkard, engagée depuis devant le Tribunal de seconde instance. L’issue ne pourra pourtant pas être juridique et il faudra bien à un moment donné dépasser les aspects techniques du conflit et trouver des termes acceptables pour tout le monde.

En l’état, le problème semble impossible à résoudre, mais quand la solution aura été trouvée elle semblera évidente. La seule question à se poser à ce stade est comprendre vraiment ce que veulent les trois parties prenantes et de dénouer des scénarios possibles. Ce qui, pour l’instant, n’est encore que de l’éco-fiction.

  • Développement dans l'édition de jeudi de L'Agefi

Sika: tous les administrateurs sortants candidats à la réélection

Tous les administrateurs sortants de Sika sont candidats à leur réélection lors de la prochaine assemblée générale, le 11 avril, a indiqué le chimiste du bâtiment mercredi. Alors que Saint-Gobain a réaffirmé fin février son projet de prise de pouvoir sur son concurrent zougois, les membres de la direction et du conseil d'administration continuent de s'y opposer fermement.

Un bras de fer oppose depuis décembre 2014 la direction et le conseil d'administration de Sika à la famille Burkard - héritière du fondateur de l'entreprise - quand Saint-Gobain avait proposé 2,83 milliards de francs à cinq de ses membres pour reprendre leurs parts, qui se montent à 16,1% du capital mais représentent 52,4% des droits de vote.

Dernier épisode marquant de cette saga, le tribunal cantonal de Zoug a rejeté en octobre la plainte déposée par Schenker Winkler Holding, qui représente les intérêts des héritiers, contre les décisions prises à l'assemblée générale d'avril 2015. Le conseil d'administration avait alors décidé de limiter les droits de vote de SWH à 5% sur certains points à l'ordre du jour, notamment concernant la cession de leurs parts à Saint-Gobain.

SWH a depuis déposé un recours contre cet avis de justice devant la Cour suprême du canton de Zoug. - (awp)


 

 
 



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