Revue de presse: les titres de ce dimanche 18 octobre

dimanche, 18.10.2020

Alors que le nombre de contaminations a drastiquement augmenté, la presse dominicale s’intéresse tout particulièrement au renforcement des mesures de lutte contre le coronavirus qui devrait être annoncé sous peu.

A côté de la lutte contre le coronavirus, les journaux s'intéressent au phénomène de désertion de l'élevage laitier traditionnel par les agriculteurs ou à la situation financière du parc Verticalp (Keystone).

Comme souvent ces derniers mois, le Covid-19 fait les gros titres des journaux du dimanche. Dans le reste de l’actualité, la presse parle de la situation financière critique du parc Verticalp, de la création d’une nouvelle plateforme de représentation des salariés et des agriculteurs qui rendent leur tablier.

Selon les informations de la SonntagsZeitung, le conseiller fédéral Guy Parmelin rencontrera jeudi prochain des représentants de l'économie et des syndicats pour une table ronde. Le sujet sera le renforcement annoncé des mesures de lutte contre le coronavirus. Des critiques se font déjà entendre. Pour Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'Union suisse des arts et métiers (usam), les nouvelles mesures vont restreindre sévèrement l'activité de nombreuses entreprises. Les chiffres d'affaires menacent de s'effondrer, souligne-t-il. L'usam s'oppose au port du masque obligatoire dans les petits magasins ainsi qu'aux directives relatives au télétravail. L'épidémiologiste bernois Christian Althaus ne comprend pas la résistance de certains secteurs de l'économie. Il s'avère que de nombreux pays qui ont contrôlé le virus ont eu des coûts économiques et sociaux moindres, relève-t-il dans une interview.

Une majorité de sondés (55%) serait prête à accepter davantage de restrictions de liberté, du type du couvre-feu à la française, pour lutter contre le coronavirus, rapporte le Matin Dimanche. Il se fait l'écho d'un sondage non représentatif effectué entre jeudi et samedi par les plateformes numériques de la Tribune de Genève et de 24 heures auquel 4998 personnes ont pris part. Ils sont en outre 6,8% à accepter un couvre-feu pour autant qu'il soit plus modeste qu'en France et ne concerne que les week-ends. Au total, 35% des répondants refuseraient un couvre-feu. Un peu plus d'une personne sur dix (11,3%) estiment que ces mesures iraient trop loin dans l'empiètement des libertés individuelles tandis que 17% pensent que l'importance de cette crise sanitaire est exagérée. 

La Rega interviendra si les hôpitaux atteignent leurs limites de capacité, rapporte la NZZ am Sonntag. La société suisse de médecine intensive et le Service sanitaire coordonné (SSC) de la Confédération ont chargé la Rega de prendre en charge la coordination des lits de soins intensifs en cas de surcharge d'une région, selon un concept de coordination nationale en cas d'afflux massif de patients dans les unités de soins intensifs. De son côté, la Rega souligne son rôle de centrale d'alarme nationale. Avec près de 70 ans d'expérience dans la coordination suisse des services de sauvetage aérien et une connaissance approfondie du paysage hospitalier, la Rega est prédestinée à assumer cette tâche au profit de la population suisse, indique-t-elle.

Malgré le bon développement des affaires, l'Association Immobilier Suisse, l'organisation de lobbying des principaux groupes immobiliers, fait tout ce qui est en son pouvoir pour s'opposer à la réduction de 60 % des loyers commerciaux envisagée suite au confinement. Les rapports semestriels des quatre plus grands groupes immobiliers cotés en bourse, PSP Swiss Property, Swiss Prime Site, Allreal et Mobimo, montrent des revenus locatifs stables voire légèrement en hausse, comme le montre une analyse du SonntagsBlick. La pandémie et les exonérations de loyer pendant la période du confinement n'ont pratiquement pas laissé de traces. Le combat du lobby de l'immobilier porte ses fruits. La réduction de loyer, qui avait trouvé une majorité au Parlement il y a quelques mois, est maintenant sur le balan. La commission des affaires juridiques du National a refusé le 9 octobre par 14 voix contre 11 d'entrer en matière sur le projet de loi.

Les CFF sont à la traîne par rapport aux compagnies ferroviaires des pays voisins en matière de protection contre le coronavirus, rapporte la SonntagsZeitung. Les trains italiens, par exemple, sont équipés avec du désinfectant, des masques et moins de places assises. Il y a également des masques à bord des trains allemands et autrichiens. Les chemins de fer autrichiens installent en outre des distributeurs de désinfectants dans les trains. En Suisse, en revanche, les mesures qui vont au-delà du nettoyage minutieux et de l'obligation de porter un masque ne sont pas thématisées. Selon les CFF, le concept suisse de protection dans les transports publics repose sur les recommandations et les mesures de la Confédération. Des masques et du désinfectant sont en vente dans de nombreux magasins dans les gares et dans les distributeurs automatiques

Dans le reste de l’actualité

Le parc Verticalp, en mains de la commune de Finhaut (VS), est dans une situation financière critique, rapporte le Matin Dimanche. Selon des documents que le journal s'est procurés, la perte cumulée atteint 2,7 millions de francs et les dettes se montent à près de 10 millions. Selon la loi et au vu de la situation des comptes, des mesures d'assainissement auraient dû être prises depuis 2017, ce qui n'a pas été fait. Le vice-président de la commune, Valentin Gay-des-Combes, indique que des discussions ont été entamées mais qu'elles dépendent de négociations en cours avec un actionnaire minoritaire. Il assure que "des mesures seront présentées d'ici à la fin de l'année ou au printemps prochain". Le journal souligne que près de 9 millions pourraient avoir été perdus par la commune si Verticalp n'est pas assaini.

Les deux faîtières des salariés, l'Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse, ont de la concurrence. La société suisse des employés de commerce, Employés Suisse ainsi que d'autres organisations ont lancé une nouvelle plateforme, rapporte la SonntagsZeitung. Elle représente 88'000 employés. Le conseiller aux Etats Daniel Jositsch (PS/ZH) justifie cela par le fait qu'une grande partie des salariés ne sont pas représentés par l'USS et Travail.Suisse. Politiquement, la nouvelle plateforme souhaite également représenter le centre. Elle veut augmenter le degré d'organisation des salariés. Les associations traditionnelles de salariés considèrent au contraire que la nouvelle plateforme n'a guère de légitimité démocratique et manque de structures, d'argent et de connaissances.

Un nombre croissant d'agriculteurs quittent l'élevage laitier traditionnel, selon le SonntagsBlick. De premières exploitations se sont reconverties dans la production du lait d'avoine. Les agriculteurs réagissent ainsi à la tendance aux produits végétaliens. Selon l'institut d'études de marché Nielsen, les ventes d'alternatives au lait de vache ont augmenté de 25% l'année dernière. Chez Coop, les ventes de lait végétal ont triplé au cours des dix dernières années. Récemment, de grandes entreprises telles que Nestlé ainsi que l'entreprise de transformation laitière Emmi ont commencé à proposer des alternatives végétaliennes aux produits laitiers. Le marché dépend toutefois fortement des produits importés. Les détaillants suisses aimeraient inclure davantage de produits alternatifs au lait de vache dans leur gamme. Une agricultrice citée par le journal est convaincue que le lait végétal remplacera le lait de vache à un moment donné. (ATS)






 
 

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