Le nouveau directeur d'ABB gagnera moins que son prédécesseur

mercredi, 26.02.2020

Alors que la rémunération totale ciblée pour l'ancien directeur d'ABB Ulrich Spiesshofer se situait à 7,58 millions, pour son successeur Björn Rosengren, elle ne se situe qu'à 5,95 millions.

Björn Rosengren entrera en scène début mars, prenant la suite d'Ulrich Spiesshofer, près d'un an après son départ en avril dernier. (Keystone)

Le nouveau directeur d'ABB, Björn Rosengren, ne sera pas logé à la même enseigne que son prédécesseur, Ulrich Spiesshofer, qui a quitté l'entreprise l'année dernière. Sa rémunération sera revue à la baisse. M. Spiesshofer a touché 13 millions de francs après son départ, en compensation de l'application de la clause de non-concurrence.

Oeuvrant précédemment pour le concurrent suédois Sandvik, M. Rosengren entrera en scène début mars, prenant la suite d'Ulrich Spiesshofer, près d'un an après son départ en avril dernier. Le changement de directeur a été l'occasion de réviser le modèle de rémunération pour ce poste, qui a été adapté, d'après le rapport annuel publié mercredi.

La révision s'est faite nettement à la baisse. Le comité de rémunération a examiné la politique de rétribution pour le poste de directeur. La valeur ciblée pour le salaire de M. Rosengrens a été 22% inférieure à celle de son prédécesseur.

Alors que la rémunération totale ciblée pour M. Spiesshofer se situait à 7,58 millions, pour M. Rosengren, elle ne se situe qu'à 5,95 millions. La rémunération effectivement versée peut toutefois fortement varier. Au maximum, M. Rosengren pourra obtenir un salaire de 9,35 millions alors que pour M. Spiesshofer, le maximum était fixé à 12 millions.

ABB a réduit les bonus à court et à long terme afin de mieux refléter les pratiques usuelles sur le marché, selon les explications du rapport annuel. Alors que le salaire de base de 1,7 million de M. Rosengrens est légèrement plus élevé que celui de M. Spiesshofer, la rémunération variable a court terme (STI) et celle à long terme (LTI) ont été chacune réduite de respectivement 150 à 100% et 200 à 150% du salaire de base.

Indemnités de départ élevées

M. Spiesshofer a reçu une indemnité de départ très généreuse d'environ 13 millions de francs. Pour le délai de résiliation d'un an, de mai 2019 à fin avril 2020, ABB lui a versé 8,58 millions, auquel s'ajoute 4,47 millions pour compenser la clause de non-concurrence qui s'applique jusqu'à fin avril 2021.

En 2018, M. Spiesshofer a touché une rémunération totale (salaire de base, part variable, avoirs de prévoyance et actions de l'entreprise) de 8,54 millions de francs.
Si M. Rosengren quitte ABB, il n'aura pas droit à une rémunération en raison de la clause de non-concurrence. ABB n'est en effet pas obligé de dédommager le nouveau directeur pour la période d'un an pour laquelle cette clause s'applique, détaille le rapport.(awp)






 
 

AGEFI



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