Alibaba veut racheter l'opérateur de malls Intime pour 2,4 milliards

mardi, 10.01.2017

Alibaba, numéro un chinois du commerce électronique, se propose d'acquérir une participation majoritaire dans l'opérateur de centres commerciaux Intime, une opération évaluée à 2,42 milliards d'euros.

A l'heure où les achats en ligne des consommateurs chinois continuent de s'envoler, Alibaba diversifie tous azimuts ses sources de croissance, investissant aussi bien dans des applications et dans le divertissement, avant d'explorer le commerce de détail en dur.

Alibaba, numéro un chinois du commerce électronique, se propose d'acquérir une participation majoritaire dans l'opérateur de centres commerciaux Intime, une opération évaluée à 2,42 milliards d'euros qui lui permettrait de renforcer ses interactions entre ses plateformes et des magasins en dur.

Le mastodonte du web veut s'associer au président d'Intime, Shen Guojun, pour retirer l'entreprise de la Bourse de Hong Kong en rachetant leurs titres aux actionnaires actuels au prix de 10 dollars hongkongais par action (1,22 euro), selon un communiqué diffusé mardi.

C'est une nette surcote (+42%) par rapport au cours du titre avant sa suspension fin décembre. Au total, l'opération suppose un montant en liquidités d'environ 19,8 milliards de dollars de Hong Kong (2,42 milliards d'euros), selon Alibaba.

Le groupe emblématique fondé par le milliardaire Jack Ma possède déjà 28% d'Intime, et à l'issue de la transaction proposée, il espère en contrôler "environ 74%".

Intime opère en Chine 17 centres commerciaux mais aussi 29 grands magasins, essentiellement dans les plus grosses métropoles de l'est du pays.

A l'heure où les achats en ligne des consommateurs chinois continuent de s'envoler, Alibaba diversifie tous azimuts ses sources de croissance, investissant aussi bien dans des applications et dans le divertissement, avant d'explorer le commerce de détail en dur.

Un apparent paradoxe: les centres commerciaux chinois ont vu leurs ventes se tasser face au succès des plateformes de commerce électronique.

"Nous ne divisons pas le monde entre l'économie réelle et l'économie virtuelle, seulement entre un vieux modèle et un nouveau", s'est justifié Daniel Zhang, directeur général d'Alibaba cité dans le communiqué.

"Les commerces en dur peuvent continuer à produire de la valeur s'ils intègrent le pouvoir des applications mobiles, les réponses des clients en temps réel, et les technologies capables d'améliorer leur efficacité", notamment en termes de stocks et de sélection des produits, a-t-il expliqué.

Le groupe détaille l'érosion des frontières entre commerce électronique et shopping en magasin: "Les usagers chinois ne font plus d'achats en ligne depuis leur ordinateur à la maison, mais de partout et n'importe quand, grâce à leur téléphone. Ce qui nous permet d'aider des magasins en dur à toucher des clients à la fois en ligne et hors ligne".

De fait, nombre de jeunes Chinois font désormais du lèche-vitrine tout en consultant leur écran de portable, afin de comparer les prix et éventuellement commander en ligne, tout en ayant examiné ou essayé l'objet réel en magasin.

Près de 80% des achats réalisés sur les plateformes d'Alibaba sont réalisés via un smartphone.

Le secteur de la vente de détail, qui pèse 4.270 milliards d'euros selon Alibaba, croît de plus de 10% par an, soutenu par un gouvernement désireux de doper la consommation intérieure. - (awp)


 

 
 



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