Acquisitions et entrées en Bourse en hausse au premier semestre

lundi, 02.07.2018

Au premier semestre, le cabinet d'audit comptable et de conseils KPMG a recensé pas moins de 168 transactions impliquant une participation suisse, soit une hausse de 5%.

Le marché suisse des fusions et acquisitions a connu une accélération au premier semestre 2018. (keystone)

Affichant une période faste, le marché suisse des fusions et acquisitions a connu une accélération au premier semestre 2018. Sur la période sous revue, le cabinet d'audit comptable et de conseils KPMG a recensé pas moins de 168 transactions impliquant une participation suisse, soit une hausse de 5% au regard des six premiers mois de l'an dernier.

Bondissant de 13% à 78 milliards de dollars (76,63 milliards de francs), les volumes ont quant à eux présenté une croissance encore plus soutenue que celle des transactions, note lundi KPMG. Bénéficiant de nombreuses entrées en Bourse, l'activité, particulièrement soutenue dans les secteurs pharmaceutique et des biens de consommation, a aussi tiré profit de l'appétit des investisseurs spécialisés dans les prises de participations dans les sociétés non cotées (private equity).

Les sociétés de private equity ont ainsi été impliquées dans 50 transactions, soit pas loin du tiers de l'ensemble. De l'avis de KPMG, le phénomène s'explique en particulier par des taux d'intérêts demeurant à un très bas niveau.

En termes de volume, la vente pour 13 milliards de dollars par le géant pharmaceutique bâlois Novartis au britannique GlaxoSmithKline de sa part dans leur entreprise commune a représenté la plus grosse transaction de la première partie d'année. Le laboratoire rhénan a dans la foulée réalisée une grosse acquisition en s'emparant d'AveXis pour 8,7 milliards. Nestlé pointe au 3e rang à la faveur de son accord de collaboration avec le spécialiste américain du café Starbucks pour plus de 7 milliards.

Pour le seul secteur de l'industrie pharmaceutique, les transactions ont culminé à 26 milliards de dollars, les deux plus grosses opérations reflétant une concentration sur les priorités stratégiques, commente KPMG. Du côté des biens de consommation, l'effervescence du marché des fusions et acquisitions s'explique notamment par la convergence des activités de la branche de l'alimentation, des soins et de la santé, ainsi que des progrès technologiques.

Evoquant la deuxième partie d'année, le cabinet de conseils zurichois table sur une poursuite de la dynamique. Ce derniers table sur de nouveaux partenariats stratégiques, créations d'entreprises communes et acquisitions. (ats)






 
 

AGEFI



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