Marignan 2019

samedi, 23.03.2019

À Marignan, le 14 septembre 1515 à midi, dix mille Suisses gisent sans vie sur le champ de bataille.

Pécub

La cavalerie Vénitienne de Bartolomeo d’Alviano, composée de Grecs, d’Albanais, de Bosniaques, de Croates, écrasa et mit en déroute les carrés de piquiers, les arquebusiers, les hallebardiers et les arbalétriers de Zürich, de Lucerne, d’Uri, de Schwytz, de Glaris et d’Unterwald. Les troupes Helvétiques étaient pourtant dirigées par d’excellent Généraux. Werner Steiner de Zug, Hugues de Hallwyl et l’avoyer Bernois de Watteville. Ce qui aura manqué c’est certainement le leadership d’Ulrich von Hohensax qui avait conduit les Suisses de victoire en victoire jusque-là. Une méchante grippe l’avait retenu loin des affaires à ce moment crucial. Et surtout, les Bernois, les Fribourgeois, les Valaisans et les Soleurois qui étaient rentrés chez eux, faute d’avoir été payée par le Duc de Milan, et estimant être très mal nourris. A l’époque la cuisine italienne n’était pas celle d’aujourd’hui.

30 000 contre 30 000, un face à face équilibré. Ce qui aura fait la différence c’est l’artillerie. Huit canons contre quatre-vingt. Le Roi de France, François premier avait un meilleur jeu.

Les Suisses sont stratèges, malins, ils ont du métier et ne reculent jamais. Le Suisse meurt et ne se rend pas. Ce que les Gardes Suisses du Roi de France confirmèrent le 10 août 1792 au Jardin des Tuileries à Paris. 630 soldats des troupes de Dürler et de Pyffer, sang-froid, ordre, fidélité, discipline faisant loi, furent massacrés par la Révolution Française. 156 Gardes faits prisonniers ce jour-là furent assassinés un peu plus tard.

Pour ou contre les Rois de France, à chaque bataille les Suisses trépassent. Décidément, il serait temps de tenir compte des réalités d l’histoire.






 
 

AGEFI



...