Bourse Zurich: coup de mou pour la première séance de la semaine

lundi, 04.05.2020

Le SMI a fini ce lundi sur un recul de 2,48% à 9390,27 points, avec un plus bas à 9389,66 et un plus haut à 9619,38.

Le SMI a terminé de peu au-dessus de son plus bas du jour. (Keystone)

La Bourse suisse a entamé la semaine sur une note négative. Le SMI, après avoir plongé de plus de 200 points en début de séance, s'est mis à évoluer dans une fourchette comprise en gros entre 9400 et 9500 points. Il a terminé de peu au-dessus de son plus bas du jour.

A New York, Wall Street évoluait en ordre dispersé en matinée, les investisseurs s'inquiétant de l'escalade des tensions entre Washington et Pékin après les accusations américaines sur l'origine supposée du nouveau coronavirus.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a ainsi accusé la Chine de mettre "le monde en danger" à cause de "laboratoires ne respectant pas les normes." Le président américain Donald Trump avait pour sa part menacé Pékin de sanctions vendredi en disant envisager des taxes punitives.

La place new-yorkaise réagissait également à des propos de Warren Buffett samedi lors de l'assemblée générale de sa holding Berkshire Hathaway. L'investisseur milliardaire, dont la moindre déclaration est scrutée par les marchés, s'est dit convaincu que "le miracle américain prévaudra(it) à nouveau" à l'issue de la crise économique liée au coronavirus.

Mais "l'Oracle d'Omaha" a aussi révélé que Berkshire avait vendu en avril tous ses avoirs détenus dans les grandes compagnies aériennes américaines. "Nous sommes surpris que le marché n'affiche pas une humeur plus pessimiste au regard des propos de M. Buffett, qui a dit ne voir aucun investissement attractif pour le moment", a commenté Patrick O'Hare de Briefing.

Sur le front macroéconomique, les indices des directeurs d'achat en Europe ont témoigné de l'ampleur de l'impact de la pandémie de coronavirus sur le secteur manufacturier en Europe, notamment en Suisse. Cela n'a pas été de nature à rassurer les détenteurs de capitaux. De plus, le baromètre du KOF pour l'emploi a atteint des abysses encore inédits, même pendant la crise financière de 2008.

Le SMI a fini sur un recul de 2,48% à 9390,27 points, avec un plus bas à 9389,66 et un plus haut à 9619,38. Le SLI a cédé 3,03% à 1367,14 points et le SPI 2,21% à 11'642,65 points. Sur les 30 valeurs vedettes, seuls Lonza (+3,2%), AMS (+0,8%) et Roche (+0,6%) ont fini en vert. Logitech a terminé inchangé.

Lonza a conclu un accord de collaboration stratégique de dix ans avec la biotech américaine Moderna. Moderna travaille à l'élaboration d'un vaccin contre le Covid-19. Dans le cadre de l'accord, les partenaires prévoient de mettre sur pied une installation de production de mRNA-1273 dans les usines américaines de Lonza et dans ses deux emplacements en Suisse.

Roche a décroché dimanche aux Etats-Unis l'homologation en urgence d'un test sérologique de dépistage qui doit permettre de déterminer si une personne a été exposée au SARS-CoV-2 et a développé des anticorps.

Nestlé et Novartis (chacun -2,1%) n'ont pas échappé à la tendance.

Swiss Re et Credit Suisse (chacun -6,1%) se partagent la lanterne rouge, derrière UBS (-5,7%) et Zurich (-5,6%).

Julius Bär (-4,9%) a cédé plus de 4%. Les courtiers ont parlé de prises de bénéfices sur les bancaires. Pour la banque aux trois clés, Berenberg a abaissé sa recommandation à "hold" de "buy". Julius Bär a relevé l'objectif de cours et confirmé "buy", Morgan Stanley a augmenté l'objectif et confirmé "equal weight"

Adecco (-3,5%) publie ses recettes trimestrielles mardi. Les analystes tablent en moyenne sur un recul de 13% du chiffre d'affaires. Comme les mesures de fermetures ou de confinement ont été prises à la mi-mars, le géant du travail temporaire ne devrait pas avoir trop souffert au 1er trimestre.

Sur le marché élargi, Newron (-71,2%) a essuyé un échec en étude clinique avancée sur le sarizotan contre le syndrome de Rett. La laboratoire transalpin va devoir concentrer ses efforts en matière de recherche et développement sur l'evenamide contre la schizophrénie et le ralfinamide contre les douleurs neuropathiques.

Dufry (-6,3%) a annoncé des changements à venir au sein de son conseil d'administration.

Le directeur général de Zur Rose (-0,9) a été officiellement mis en accusation dans le cadre des ventes de médicaments sans ordonnance en ligne.

Le producteur de dispositifs d'injection Ypsomed (+6,1%) a conclu avec Dexcom un partenariat dans le domaine du diabète.

Le boulanger industriel Aryzta (+0,2%) a adopté une batterie de mesures pour limiter l'impact de la pandémie sur ses liquidités. (awp)






 
 

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