Chômage, une question de calcul

mercredi, 11.07.2018

Travail. La Suisse procède à deux évaluations du taux de chômage conduisant à des résultats sensiblement différents.

Maude Bonvin

En comparaison internationale, la Suisse se félicite d’être bonne élève en matière de chômage. En juin, le taux de chômage, dans notre pays, a atteint 2,4%, selon le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), du jamais vu depuis la crise financière de 2008. Selon les méthodes de calcul cependant, ce chiffre fluctue fortement. Ainsi si l’on considère l’évaluation de l’Office fédéral de la statistique (OFS), la Suisse a enregistré un taux de sans-emploi de 5,2% au premier trimestre. Pour parvenir à un tel résultat, l’OFS se base sur les critères du Bureau international du travail (BIT), qui permet des comparaisons internationales même si les demandeurs d’emploi pris en considération dans ces calculs varient fortement d’un pays à l’autre. La France, par exemple, ne comptabilise que ses chômeurs de première catégorie sur les cinq qu’elle possède. Idem pour l’Allemagne qui oublie dans ses enquêtes certains types de chômeurs. Quant aux données du SECO, elles ne dénombrent pas toujours les indépendants, les jeunes ayant terminé une formation et les personnes en fin de droit. «Près de la moitié des gens retrouve du travail dans les 12 mois après une arrivée en fin de droit», précise Bernhard Weber, du SECO.






 
 

AGEFI


 

 



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