Marine marchande: «Berne n’a rien vu venir»

mardi, 03.07.2018

Selon le spécialiste Olivier Grivat, le Conseil fédéral a ignoré les signaux d’alerte alors que la branche souffrait de la crise.

Maude Bonvin

Pour le spécialiste Olivier Grivat, le gouvernement porte une part de responsabilité dans la débâcle de la marine marchande helvétique. Le Conseil fédéral a ignoré les signaux d’alerte, au moment où la branche souffrait des effets de la crise financière de 2008 et connaissait des surcapacités. Sur ce point, la Suisse a fait preuve de trop de légèreté en octroyant des cautionnements. Les entreprises du secteur en ont profité, en investissant massivement dans de nouveaux bateaux, avant l’arrêt de cette pratique. 

L’auteur de deux ouvrages sur la marine helvétique plaide pour le regroupement des forces dans une seule unité. Le partage des tâches actuel entre le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) n’a, à ses yeux, plus lieu d’être. La Suisse a depuis mis fin à ses cautionnements. La Confédération ne garantit, en effet, plus de nouveaux prêts pour les navires de haute mer depuis l’été passé. Selon Olivier Grivat, cela va nettement faire baisser le nombre de bateaux battant pavillon helvétique. A l’horizon 2031, ces embarcations représenteront une espèce en voie de disparition, alors que le secteur connaît une embellie.






 
 

AGEFI


 

 



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