Prévoyance: réduction des risques politiques

mardi, 03.07.2018

Laisser le deuxième pilier en suspens a des conséquences. Des prises de décisions irréversibles auraient pu être évitées.

Christian Affolter

Le débat politique portant sur les problèmes à résoudre dans le domaine de la prévoyance aboutit à des guerres de tranchées. Il n’est ainsi guère possible de prévoir les contours d’une réforme future, encore moins quand elle finira par passer les obstacles du Parlement, et probablement du peuple. Dans ce contexte de risques accrus du côté politique, alors que subsistent aussi d’importants risques opérationnels, certains acteurs les réduisent en prenant des décisions irréversibles, mais qui auraient probablement pu être évitées si les réformes étaient arrivées à temps. La décision d’AXA d’abandonner l’assurance complète dans le deuxième pilier est révélatrice. 

Il faudrait notamment arriver à débloquer le dossier du deuxième pilier, laissé entre les mains des partenaires sociaux consultés suite à l’échec de Prévoyance vieillesse 2020. Il s’agit d’éviter que les assurés qui sont sur le point de partir à la retraite ne perdent trois fois: en participant au subventionnement croisé entre actifs et retraités, en subissant une baisse du taux de conversion, et en ne pouvant plus voir leurs conditions révisées à la hausse, comme le souligne le responsable de recherche en politique sociale d’Avenir Suisse Jérôme Cosandey. Plutôt que de se focaliser sur les problèmes, il faudrait relancer le débat sur des principes directeurs porteurs, sur les objectifs que doit atteindre le système de prévoyance.






 
 

AGEFI



...