La santé suisse reste très réticente à la technologie

mercredi, 20.06.2018

Les entreprises suisses qui sont actives dans l’e-health acquièrent parfois plus d’expériences à l’extérieur du pays.

Christian Affolter

La Suisse aurait tout pour se trouver à la pointe mondiale de la médecine basée sur les données. L’exemple de Sophia Genetics montre cependant qu’il y est très difficile d’obtenir des expériences sur le terrain. Deux peurs puissantes sont à l’œuvre: la transmission de données sensibles au-delà du cercle de personnes autorisées, et le remplacement de l’être humain par la technologie. La première paraît pourtant au moins aussi maîtrisable qu’en ayant recours à des documents en papier: la transmission électronique laisse des traces. Pour la seconde, les entreprises actives dans le domaine ne cessent de répéter que la technologie est précisément là pour remettre l’humain au centre du système de santé, en prenant en charge tous les travaux fastidieux, tant du côté de l’analyse que de l’administration. Elle offre tant un potentiel d’amélioration du suivi des patients que de réduction des coûts. Sans parler des diagnostics plus précis.

Mais les Suisses semblent s’être faits à l’idée que les primes d’assurance-maladie augmentent chaque année à un rythme bien supérieur au renchérissement, qui n’en tient pas pleinement compte. Il ne faut en tout cas pas espérer que 2019 marquera un répit, selon Comparis.






 
 

AGEFI



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