La prévoyance n’est pas en accord avec le travail

vendredi, 18.05.2018

Flexibilité. Accepter des mandats plutôt que des postes fixes à temps plein risque de détériorer la couverture vieillesse.

Christian Affolter

La prévoyance reste très attachée à l’ancien monde du travail. Ce dernier ne valorise pourtant plus la fidélité de l’employé à temps plein pendant une décennie ou plus. Ce qui compte, c’est d’acquérir des expériences, avoir fait ses preuves dans la réalisation de projets. Au point que les emplois se définissent toujours plus par mandats que par un poste fixe. Respecter ces nouvelles priorités implique cependant faire attention à la couverture du côté de la prévoyance. Sinon, au pire des cas, en cumulant plusieurs mandats à temps partiel, une personne risque de se retrouver totalement dépourvue de couverture! Car la déduction de coordination, respectivement le seuil d’entrée au deuxième pilier de 21.150 francs se calculent pour chacun des postes dans leur totalité, et non pas au pro rata, en fonction du pourcentage d’occupation. Seule la Fondation supplétive LPP peut offrir une solution. Que les chiffres de cette dernière soient en hausse dans tous les domaines ne relèvent donc guère du hasard. Rappelons-nous cependant que la mission de cette fondation est de servir de filet de sécurité au deuxième pilier. Qu’elle soit sollicitée plus qu’auparavant est donc un signal d’alarme plutôt qu’une évolution positive.






 
 

AGEFI



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