L’initiative veut rendre le monopole à la BNS

lundi, 16.04.2018

«Monnaie pleine». Les banques ne pourraient plus créer de la monnaie scripturale représentant 85,9% de la masse.

Christian Affolter

Les initiants de «Monnaie pleine» veulent mettre un terme à la création de monnaie sauvage par les banques qui a été parmi les principaux facteurs responsables de la dernière crise financière. Par conséquent, seule la BNS devrait avoir le droit d’émettre de la monnaie entrant dans la définition de la masse monétaire M1 (numéraire en circulation, dépôts à vue, comptes de transactions). Aujourd’hui, la BNS n’a le contrôle direct que sur 14,1% de cette masse, celle des billets de banque et pièces de monnaie en circulation. En cas d’acceptation de l’initiative, environ 550 milliards de francs seraient transférés sur des comptes de consignation et sortis des bilans des banques. Ces dernières n’auraient plus des créances envers les clients, mais envers la BNS. Une dette qu’elles devront rembourser, contrairement à ce qui s’est passé récemment avec les dépôts à vue, qui ont doublé depuis début 2009 pour atteindre 411 milliards en février. Ces dépôts doivent certes être tenus à disposition, mais sans qu’il ne soit question d’en rembourser la totalité.

La question des dépôts à vue est également centrale pour juger de l’impact de l’initiative sur la coapacité d’attribution de crédits des banques. Si la part de ceux-ci par rapport à la totalité des dépôts de la clientèle n’a que légèrement grimpé au sein des grandes banques, elle a nettement gagné en importance au sein des établissements plus petits.






 
 

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