Quand les labels font bouillir la marmite

vendredi, 13.04.2018

Restauration. La multiplication des labels dans la restauration permet de mettre du beurre dans les épinards.

Maude Bonvin

Freegluten, Fourchette verte, Fait Maison, Chickids: les labels dans la restauration se multiplient, au risque de perdre le consommateur en route. Les initiateurs de ces références culinaires se défendent toutefois de faire dans la surenchère, chaque distinction poursuivant des buts distincts.

La plus vielle d’entre elle, la Fourchette verte, prône la santé par l’estomac, en mettant en évidence des établissements qui cuisinent à l’aide d’aliments sains. Le dernier né en la matière, le label Fait Maison, mise lui sur la préparation de produits frais et fait la part belle à l’artisanat. Pour Gilles Meystre président de GastroVaud, le scandale de la viande de cheval a suscité une prise de conscience auprès de la population. «Les Suisses sont très demandeurs en matière de transparence et d’origine des produits», déclare-t-il. Le professionnel de la restauration voit d’un bon œil le Fait Maison dans le sens où il pousse à de bonnes pratiques.

L’historien de la gastronomie, Philippe Ligron, se montre plus sceptique: «Un passionné fera bien son métier avec ou sans label.» Pour lui, le cuisinier doit se réapproprier son artisanat.  Les labels permettent toutefois d’attirer de nouveaux clients et de se démarquer de la concurrence. 






 
 

AGEFI




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