Défendons nos médecins et nos cliniques: nous en avons besoin!

vendredi, 13.04.2018

Vincent Subilia*

Leur rôle décisif dans le système de santé contribue à l’attractivité de Genève et plus largement à l’essor de la «Health Valley» lémanique.

Le réseau de santé suisse est l’un des plus remarquables au monde. Ce pôle d’excellence est fréquemment mis en lumière en dehors de nos frontières. Nos établissements hospitaliers publics comme privés jouissent en effet d’une réputation de premier plan à l’étranger; en témoigne l’attrait que suscite ce secteur lors des missions économiques conduites par la Chambre de commerce, ou de l’accueil de délégations internationales.

Une composante dynamique

A l’heure où les coûts de la santé cristallisent l’attention de la population et constituent l’un des enjeux principaux des prochaines élections genevoises, il paraît essentiel de garder à l’esprit que la santé constitue l’une des composantes les plus dynamiques de l’économie romande; cet élan est notamment symbolisé par le Campus Biotech, véritable phare de cet écosystème, dont le taux de croissance annuel tutoie les 5%. Au niveau mondial, la désormais fameuse «Health Valley» se hisse au troisième rang derrière Shanghai et Cambridge.

Les acteurs locaux de la santé apportent une valeur ajoutée indéniable à l’attractivité internationale de la région, tant au niveau des compétences qu’au niveau des infrastructures médicales mises à disposition pour la formation et la recherche. Et cela autant dans les hôpitaux universitaires que grâce au soutien de fondations de droit privé.

L’image de Genève

Dans ce contexte, les cliniques privées genevoises et lémaniques constituent également des acteurs économiques de premier plan, dont la légitimité doit être valorisée. Leurs activités alimentent en effet de nombreux emplois et génèrent des retombées directes, comme indirectes, pour l’économie cantonale. Elles comptent ainsi plus de 2.000 collaborateurs, à Genève; près d’un actif sur cent collabore en lien plus ou moins étroit avec ces structures, dans notre canton.

Leur pleine intégration au tissu économique local et, plus généralement, leur apport à l’économie suisse s’impose comme un fait; à ce titre, comment expliquer que ces agents économiques ne soient pas mieux pris en compte par les autorités alors même que la loi les y encourage?

Les différentes passes d’armes qui ont récemment marqué le débat public paraissent à cet égard contreproductives; elles ternissent l’image de Genève, que nous nous employons constamment à promouvoir dans un contexte de concurrence internationale toujours plus aigüe.

Les cliniques sont à Genève ce que les pharmas sont à Bâle, des acteurs historiques compétitifs et reconnus pour leur excellence. Au même titre que l’Etat travaille main dans la main avec certains établissements bancaires pour accompagner la digitalisation, l’autorité publique devrait faire des cliniques son partenaire de confiance, afin de dégager les synergies qu’impose notre rayonnement.

Une exigence de complémentarité que dictent également des considérations comptables; davantage de mutualisation se traduit par des gains d’efficience, lesquels généreraient une meilleure maîtrise des coûts, en faveur des assurés.n

* Directeur général adjoint CCIG, candidat PLR au Grand Conseil genevois






 
 
agefi_2018-04-13_ven_02




...