Il faut professionnaliser les structures de start-up

jeudi, 05.04.2018

Projets. La réalisation est rendue très difficile par des problèmes culturels et des obstacles légaux pour le financement.

Christian Affolter

Le fondateur et CEO de l’entreprise fribourgeoise DAHU Sports Nicolas Frey relève une multitude de dysfonctionnements au sein de l’univers de start-up suisse. Mettre ses difficultés sur le compte du fait que son activité soit quelque peu atypique, située ni dans les sciences de la vie, ni dans la technologie, mais dans la fabrication de chaussures de ski avec un concept novateur, serait une excuse trop facile. Il apparaît que la structure donnée à une start-up est un facteur très important pour son succès futur. Car la question n’est pas de pouvoir lancer son projet – cette étape-là est plutôt facile à franchir en Suisse – mais d’être ensuite en mesure de consacrer ses moyens à sa réalisation à l’échelle internationale, sans trop d’obstacles. La recherche de financements ressemble pourtant exactement à cela, à une course d’obstacles. Le fait qu’en Suisse, les investisseurs, de peur de prendre des risques, se focalisent plutôt sur la réalité des chiffres que sur le potentiel d’un projet, n’en est qu’un élément. DAHU Sports est aujourd’hui majoritairement financée par des investisseurs étrangers. Mais il y a aussi des obstacles légaux qui limitent l’envergure de tours de financement, excluant ainsi des investisseurs potentiels.






 
 

AGEFI



...