PwC se focalise sur le cyber thinking lors de la huitième édition de son Digital Trust à Genève

mardi, 20.03.2018

Cybersécurité. Pour cette conférence, PwC remet l’humain au centre de la transformation digitale. Remise de prix à la start-up la plus innovante en sécurité sur un panel de neuf.

Elsa Floret

Pour la 8e édition de son évènement Digital Trust, à Genève, aujourd’hui, PwC remet l’humain au centre de la transformation digitale et de la cybersécurité.

«Au-delà de la seule protection des incidents - inévitables - nous nous focalisons sur la gestion des cyber-risques», expliquent à L’Agefi, Yan Borboën, Associé et Responsable Cybersécurité Suisse-Romande chez PwC et Mathieu Delavy, Senior Manager, organisateurs de cette conférence.

PwC, leader dans les domaines de l’audit, du conseil juridique et fiscal, du conseil économique et des services numériques, estime que les nouveaux défis en matière de cybersécurité se concentrent principalement dans l’appréhension, la mesure et le traitement du risque. «Nous adoptons une approche holistique de la cybersécurité, appelée cyber thinking, afin d’aider individus et entreprises à réduire les risques. Au-delà de l’IT des organisations, ce sont les données personnelles de chaque citoyen, qui sont en jeu», rappelle Mathieu Delavy chez PwC dont la mission est de développer la confiance dans la société et de résoudre des problèmes. Les participants de la conférence sont invités en matinée à rencontrer les start-up romandes actives dans le domaine de la sécurité - présélectionnées par PwC - puis à participer à l’élection de la start-up la plus innovante dans le cadre du «PwC SecTech Award 2018.» Un prix d’une valeur de 25.000 francs suisses sera offert par PwC sous la forme de services de conseil en accompagnement au lancement. «Les 9 start-up romandes que nous avons sélectionnées, possèdent toutes une composante novatrice en sécurité de l’information. Loin du buzz créé par la tendance fintech ou de la énième version du cloud sécurisé ou de l’ICO, les idées véhiculées par ces entrepreneurs accompagnent la transition digitale en réduisant les risques informatiques. C’est ce regard qui nous a semblé pertinent et digne de récompense», détaille Mathieu Delavy.  «Afin de garantir la protection des entreprises contre les nouvelles menaces, il était pour nous  essentiel de promouvoir l’innovation dans la cybersécurité», rajoute Yan Borboën.

Cyber thinking de l’évaluation des risques

La journée se poursuivra par une conférence plénière autour du thème central du Cyber thinking: de l’évaluation du risque de cybersécurité à sa réduction. Avec des orateurs du monde académique, politique, de l’industrie et de la finance, qui partageront leur savoir et expérience. Fathi Derder, conseiller national et, CEO de L'Agefi, présentera le rôle que devrait jouer l’Etat dans la révolution numérique (et face aux cyberrisques). Emmanuel Fragnière, Professeur et économiste, HES-SO Valais, détaillera le concept de Cyber Thinking, fondé sur le partage des savoir-faire. Marc-Olivier André, Chef de Domaine, Institut fédéral de métrologie METAS, décrira les enjeux de sécurité informatique pour la métrologie: du mètre étalon aux références dématérialisées. Pascal Clerc et Sergio Palomino, de Kessler & Co, expliqueront les enjeux du transfert de risque de cybersécurité à une assurance. Sébastien Kulling, Responsable Suisse Romande de Digital Switzerland, invitera les participants à collaborer pour faire face aux défis de demain. Laurence Bindner, du centre de recherche Threat Intelligence Expertise, abordera l’évolution et les menaces liées au Cyber-djihadisme. Et Jürgen Müller, associé, PwC, conclura avec la question: Digital, Leadership, Bonheur?

Les neuf start-up romandes sélectionnées par PwC avec leur domaine d’activités

1. Active dans le management des risques pour la mobilité, Securaxis à Genève (représentée par Glenn Meleder) poursuit l’objectif de concevoir et de produire un tableau de bord de la sécurité en ligne, en temps réel, géolocalisé et personnalisé, applicable à tout contexte de violence, d’insécurité ou de catastrophe. 

2. Active dans la cybersécurité, Exeon Analytics à Zurich (représentée par Sergio Solórzano), combat les cyber-attaques avancées en utilisant l’analyse des données volumineuses. Des milliards de paquets de données sont transmis quotidiennement dans les réseaux informatiques actuels. Son produit phare ExeonTrace s’appuie sur des algorithmes de big data et l’apprentissage automatique pour identifier les attaques APT secrètes et les infections de logiciels malveillants, qui se cachent dans le trafic réseau régulier. ExeonTrace se connecte à des solutions SIEM existantes, telles que Splunk et Elasticsearch et identifie les anomalies dans les données collectées à l’aide d’algorithmes développés à l’ETHZ.

3. Active dans la défense des réseaux d’entreprise, Agam Security à Lausanne (représentée par Stéphane Zrehen), développe des applications de cyber-défense de nouvelle génération. Ces solutions sont capables de bloquer les attaques concernant les couches 1 à 7 du réseau, en mode complètement automatique. L’intégration poussée et la communication rapide entre 300 programmes spécialisés dans un seul boîtier permet un renforcement mutuel, un auto-apprentissage dynamique et une amélioration du blocage des attaques par rapport aux approches traditionnelles.

4. Active dans la sécurité biométrique, Global ID à l’Innovation Park-EPFL (représenté par Lambert Sonna Momo) a été fondée en 2016 dans le but d’offrir pour la première fois une technologie 3D biométrique innovante pour la reconnaissance des empreintes de veines. L’idée a été développée par M. Lambert Sonna, un expert en cybersécurité et un entrepreneur expérimenté, en collaboration avec une équipe d’experts biométriques basés dans des instituts de recherche et des universités en Suisse.

5. Active dans la sécurité biométrique, Suissegarde à Prangins (représentée par Olivier Cochard) a développé KOHE, une plateforme d’intégration unique, qui réunit sous une seule application toutes les applications d’interaction sociale actuelles. KOHE, appuyée par deux innovations propriétaires uniques, offre une sécurité sans compromis tout en démocratisant la technologie blockchain et en la rendant transparente de façon à offrir la «Blockchain as a Service.» Grâce à la technologie blockchain, KOHE sécurise l’identité des utilisateurs et les données pendant l’usage des applications de leur choix, en transportant les données vers ses datacenters en Suisse et finalement en offrant l’accès aux contrats intelligents et à la validation de documents entre parties en quelques clics.

6. Active dans la sécurité biométrique, OneVisage à Lausanne (représentée par Christophe Remillet), développe des solutions logicielles uniques de biométrie faciale 3D et d’authentification graphique 3D, qui permettent aux grands services financiers et aux intégrateurs de cybersécurité de réduire considérablement les cyber fraudes et les voleurs d’identité. Contrairement aux solutions spécifiques au matériel telles que Face ID ou toute alternative d’authentification logicielle offrant une sécurité plus faible que le code PIN à 5 chiffres, OneVisage est le premier à surpasser la sécurité à 9 chiffres (1000 fois supérieure à Face ID) sur 1,2 milliard d’appareils mobiles au prix d’une solution basée sur un mot de passe.

7. Active dans le bien-être en ligne des enfants, Privately à l’Innovation Park-EPFL (représentée par Deepak Tewari) s’intéresse aux enfants. Ces derniers à l’âge de 10 ans passent 20% de leur temps de veille en ligne dans un environnement, qui ne leur est pas destiné. Privately a exploité la puissance de l’intelligence artificielle pour créer le premier assistant de sécurité et de bien-être en ligne pour les enfants du monde, qui les aide à utiliser les services en ligne de manière responsable et à développer une conscience et une résilience à long terme.

8. Active dans les solutions numériques pour prévenir les produits contrefaits, ScanTrust à l’EPFL (représentée par Justin Picard) a développé un code QR novateur, protégé par un brevet, qui sécurise les produits contre la contrefaçon et suscite l’intérêt des consommateurs. Grâce à une simple analyse des codes sécurisés de ScanTrust, chacun peut instantanément savoir avec certitude si le produit individuel qu’il achète est réel ou contrefait.

9. Active dans la protection des données, Cyberhaven à l’EPFL (représentée par Cristian Zamfir), a développé une plateforme d’isolation des données d’entreprise, qui protège toutes les données, telles que les courriels, fichiers, applications et informations d’identification contre les attaques, y compris les logiciels malveillants, non-malveillants, l’ingénierie sociale ou le piratage. – (EF)






 
 

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