Une PME reprend les armes contre les CFF

mercredi, 07.03.2018

Bétontec Gram poursuit sa lutte contre la régie du rail qui exige des réponses en allemand à ses appels d’offres.

Sophie Marenne

D’un côté du ring, Bétontec Gram. La société située à Villeneuve dans la Broye fribourgeoise emploie 35 collaborateurs et est intégrée au sein du groupe familial LSR Holding. De l’autre, la compagnie nationale de chemins de fer avec ses 33.000 équivalents temps plein qui transportent plus d’un million de passagers par jour. Un combat de David contre Goliath, moderne et helvète? La comparaison fait sourire mais n’est pas usurpée, selon André Lasserre, l’un des administrateurs de Bétontec Gram.  

A l’origine du différend, un appel d’offres pour des «caniveaux de câbles et de couvercles en béton», publié le 19 février. Les annexes techniques au document sont en effet rédigées uniquement en allemand qui est d’ailleurs la seule langue acceptée pour fournir une réponse. Une exigence qu’André Lasserre juge discriminatoire pour les entreprises romandes. «Il faut que les CFF respecte le multilinguisme inscrit dans la Constitution fédérale», dit-il. Face à cette pratique de l’entreprise publique, il introduira un recours devant le tribunal administratif fédéral, comme il l’a fait pour un cas similaire en 2017. Le tribunal lui avait alors donné raison dans sa lutte langagière et les CFF avaient été contraints de traduire un précédent document. Pourtant, la régie publique affirme être dans son bon droit car le cadre légal n’oblige pas les sociétés à publier dans toutes les langues nationales.






 
 

AGEFI



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