Comment la Suisse peut encourager l’innovation

lundi, 12.02.2018

Innosuisse. Certains reprochent à l’ancienne CTI un manque d’efficacité. Les réponses du président André Kudelski.

Christian Affolter

Le passage de témoin entre la CTI et Innosuisse n’est pas qu’une pure formalité. Les critiques de Charles Baur, très actif dans le milieu des start-up le mettent en évidence. Selon lui, avec Innosuisse, aucune des start-up auxquelles il a participé n’aurait vu le jour. Plutôt que de prodiguer des conseils utiles et de favoriser l’interdisciplinarité, la nouvelle structure, composée essentiellement de juristes, se caractériserait par un rôle prédominant des aspects purement juridiques, limitant la liberté entrepreneuriale. Par conséquent, il juge Innosuisse moins performant pour favoriser l’innovation en Suisse que l’ancienne CTI. Face à ces reproches, nous avons invité le président du conseil d’administration d’Innosuisse André Kudelski à prendre position. Il apparaît qu’il veut au contraire renforcer l’aspect entrepreneurial au sein d’Innosuisse. Au sein d’un pool d’experts de qualité, les entreprises peuvent choisir celui qui paraît être en mesure de leur apporter le plus. Il estime que le problème est ailleurs: à juste titre de son point de vue, le Parlement a mis un terme à la possibilité des coaches d’investir dans les entreprises qu’ils conseillent. Ils avaient ainsi pu participer au succès d’une start-up sans devoir assumer les risques.






 
 

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