L’apprentissage est-il encore vraiment efficace?

vendredi, 09.02.2018

Industrie 4.0. Les exigences des entreprises vont évoluer à un rythme sans précédent auquel doivent s’adapter les CFC.

Christian Affolter

Le maintien de la qualité de la formation initiale reconnue au-delà de nos frontières passe par un rythme d’adaptation plus rapide. Des cursus pour l’obtention du CFC fraîchement revus sont déjà obsolètes en raison du manque d’intégration de compétences essentielles pour l’industrie 4.0. Il faut anticiper plutôt qu’enseigner des pratiques dont on sait qu’elles deviendront inutiles dans quelques années. Surtout si la prochaine révision n’est prévue que dans cinq ans. Cela implique également des efforts à accomplir du côté des compétences des formateurs. L’intégration de nouveaux éléments indispensables doit pouvoir se faire en dehors du rythme habituel. La Suisse ne forme pas assez d’ingénieurs pour laisser à cette seule profession la compétence de programmer les machines. Il faut également montrer comment la digitalisation peut rendre plus attrayants, voire plus polyvalents certains métiers dans l’industrie, qui peine aujourd’hui à recruter les employés qualifiés dont elle a besoin, notamment par le biais de la formation d’apprentis. Des passerelles plus perméables entre les apprentissages, les détenteurs d’un CFC et les HES, à l’instar d’un programme qui se met en place à Yverdon et à Neuchâtel, peuvent faire partie de la solution.






 
 

AGEFI


 

 



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