L’impôt sur la fortune est le plus critiqué

jeudi, 11.01.2018

Projet fiscal 17. La Suisse offre particulièrement peu d’exceptions à un impôt que d’autres pays n’ont pas.

Christian Affolter

Les premières réponses à notre questionnaire en ligne confirment que l’impôt sur le bénéfice au centre du Projet fiscal 17 n’est pas du tout en première ligne des préoccupations des entrepreneurs. Il apparaît que la TVA, prélevée sur la consommation, est le type d’impôt le mieux accepté, tandis que l’impôt sur la fortune est le plus souvent critiqué. Seulement six autres pays européens le connaissent, plusieurs l’ayant abandonné au cours des vingt dernières années, un dernier groupe étant formé par ceux qui ne l’ont jamais connu. La France autorise des exemptions qui permettent au moins de protéger l’outil de travail, ce qui n’est pas le cas de la Suisse. Lorsqu’il est question de concurrence fiscale internationale, l’impôt sur la fortune devrait donc trouver sa place, même s’il est prélevé au niveau des personnes physiques. Les répondants reviennent aussi sur le fardeau administratif et l’inflation juridique, mettant le doigt sur des procédures peu adéquates et l’attitude des fonctionnaires. Le besoin d’agir se fait ressentir tant au niveau des impôts que du côté des procédures. Une réglementation trop lourde désavantage les PME face aux entreprises de taille plus importante.

Une participation plus active des entrepreneurs au débat sur le Projet fiscal 17 permet dès lors également d’élargir celui-ci. Notre questionnaire en ligne reste ouvert pour accueillir vos prises de position.



 
 
 

Agrandir page UNE

agefi_2018-01-11_jeu_01

Testez notre nouvelle App smartphone




...